La Ronde
Note moyenne
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45 critiques spectateurs

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benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juillet 2012
Un conte tout en finesse et distanciation sur la primauté du désir sexuel, son indifférence, ou plutôt sa prééminence par rapport aux étiquettes et aux conventions sociales. L’auteur autrichien (de l’Empire austro-hongrois finissant) de « La ronde », Arthur Schnitzler, était le plus freudien des écrivains. La réalisation de Max Ophüls frôle la perversité dans sa manière de garder les apparences d’une viennoiserie d’opérette (ou de comédie musicale) dans une évocation manifeste de la sexualité en tant que telle. La photographie, les décors, les costumes, sont d’une beauté éblouissante. Le film bénéficie des interprétations d’une brochette de comédiens formidables et au mieux de leur art.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 octobre 2018
Comme avec Madame de..., on a parfois l’impression de lire du Zola ou du Maupassant pour le mélange de lucidité cruelle et de tendresse à l’égard des personnages. La différence, c’est que Zola et Maupassant proposaient des oeuvres modernes pour leur époque, alors qu’ici tout prend un air suranné qui m’a laissé un peu froid. Pour un film dont le personnage principal est la sexualité et qui est adapté d’une pièce longtemps censurée, tout ça est très gentillet et aussi vaguement ennuyeux, même si l’indéniable maîtrise visuelle sauve le film. Les comédiens sont aussi très bons, surtout Danielle Darrieux, qui fait des merveilles et dont le personnage, très drôle, m’a un peu réveillé.
Benjamin A

807 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juin 2015
L'amour... que ce soit dans le milieu aristocrate, des artistes ou de l'armée, que ce soit secret, caché, libre ou au coin d'une rue, ça reste l'amour et c'est l'histoire de tout le monde...

Merveille d'ouverture, tout en plan-séquence, où le conteur nous emmène dans divers décors de scènes jusqu'à un manège où, le temps d'entamer un dialogue avec Simone Signoret, il nous fait entrer dans la ronde...

Et quelle ronde ! Pour son retour en France après l'avoir quitté pour les États-Unis à cause de la Seconde Guerre mondiale, Max Ophüls nous emmène dans le Vienne du début du XXème siècle pour nous faire suivre plusieurs histoires d'amour allant d'un soldat avec une prostituée à l'aventure d'un jeune homme avec une femme mariée. Dès l'ouverture, le voyage dans ce Vienne est un régal, qui ne baisse jamais en saveur plus on avance dans le récit.

Charme, légèreté, élégance et enchantement sont les maitres-mots de cette ronde, tant dans le fond que dans la forme. Ophüls enchaîne les différentes histoires avec fluidité où le conteur apparaît régulièrement et ce de manière aussi savoureuse qu'élégante, que ce soit pour s'adresser au spectateur, pour couper certaines scènes ou jouer le rôle d'un ange gardien pour les protagonistes. Mais derrière cette légèreté, se cache multiple réflexion ou pensées sur le couple et l'amour, souvent d'un œil désabusé, et secoue la morale alors en vigueur.

Max Ophüls soigne ses cadres, parfois de manières audacieuses et fait preuve d'une précision millimétrée lorsqu'il sublime Vienne et ses décors. L'écriture est soignée et les dialogues pétillants, le tout dicté par des interprètes sans failles, allant de Serge Reggiani à Danielle Darrieux en passant par Gérard Philipe. Les bonnes idées sont nombreuses et bien souvent exploitées avec brio et les différentes histoires, souvent reliés entre elles, sont toutes de qualité et offrent quelques vrais moments de magie.

...Et pour finir, le conteur ferme la ronde et boucle la boucle de manières savoureuses, pour une oeuvre aussi charmante que pétillante et élégante. Un régal !
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 655 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2021
L’artificialité du dispositif mis en place par Max Ophüls, revendiqué comme tel dès l’ouverture au cours de laquelle un bonimenteur nous accueille et assure la narration en revêtant divers costumes, a l’intelligence d’offrir au cinéma une mise en abyme dans laquelle se reflètent les fictions que construisent les hommes autour de l’amour, mais souffre également de personnages creux auxquels nous peinons à nous attacher. L’enchâssement des petites histoires devient ainsi plus captivant que les histoires elles-mêmes, dont les enjeux communs s’avèrent rapidement perceptibles. Nous sommes loin de l’adaptation formidable du Décaméron par Pasolini, qui restituait aux nouvelles une fraîcheur et une vitalité ici absentes, justement absentes certes, puisqu’il s’agit de peindre l’amour comme une constante qui se confond avec l’attraction de la chair et les plaisirs faciles. Ce qui intrigue alors dans La Ronde, c’est la réalisation, pleine de trouvailles qui convertissent le motif du cercle en un parti pris de mise en scène : travellings circulaires, architectures sphériques, escaliers en colimaçon. Tout tourne, des personnages aux mouvements de caméra, en passant, bien évidemment, par le manège, moyeu autour duquel gravitent les trajectoires individuelles. L’autre subtilité de réalisation tient au soin porté à la cassure des plans, les couples étant séparés en leur centre par un objet du mobilier à l’instar d’un rideau, d’un voile, d’un pilier de lit ou d’une porte ; est ainsi retranscrite à l’écran l’illusion d’un ensemble et d’un partage, alors qu’il ne s’agit que d’un échange de bons procédés entre deux solitudes qui trouvent dans l’autre un miroir leur réfléchissant des fantasmes à assouvir – fantasmes souvent liés au désir de voir un tiers inséré dans la relation, telle la menace nécessaire à la survie de tout couple. Le mariage est alors décrié, lors d’une séquence au lit des plus mémorables, morceau de bravoure d’un film audacieux et techniquement superbe.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2014
C'est avec regret que je mets 3 étoiles mais le climat de ce film est si fabriqué, si dénué d'intérêt psychologique, sans réel scénario et sans aucun personnage autre que des marionnettes recherchant l'amour et ne trouvant qu'un pauvre plaisir passager que je n'arrive pas à y entrer.Bien évidemment, je vois la superbe mise en scène d'une élégance incomparable, le jeu fin et subtil des actrices plus que des acteurs d'ailleurs, sauf en ce qui concerne Fernand Gravey. J'adhère au dialogue guère profond mais subtilement romantique et j'apprécie le charme suranné des années 1900 à Vienne vues par une camera des années 50. Reste que pour moi le cinéma c'est avant tout des humains de chair et d'os avec leur aspirations profondes angéliques ou diaboliques et j'ai besoin de leurs émotions pour être ému moi-même. Dans ''la ronde'', Ophuls à poussé le baroque trop loin comme il le fera dans ''Lola Montes''…Je laisse cela aux spectateurs qui aiment vraiment cette façon artistique de créer de telles ambiances, ils existent.
blacktide
blacktide

79 abonnés 795 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2017
C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
Et de l'aventure

Il est souvent intéressant de penser un thème aussi ample et incertain que l’Amour en considérant l’époque dans laquelle il s’inscrit. Car, fondamentalement, rien ne change ; l’Homme reste ce cœur volage, cabriolant autour de ces grandes vérités, qui nous échappent et nous modèlent. Un Amour se dérobant au pouvoir destructeur du temps, pour se perpétuer dans la nostalgie d’une éternelle mélodie : celle du va-et-vient entre les amants d’un jour et l’ivresse des corps. Les époques n’en deviennent que des façades, cristallisant les pulsions amoureuses sous les apparences évolutives de la moralité. Un air familier, qui ne cesse de nous poursuivre, pour ne jamais nous quitter. Comme si cette ronde de liaisons se transposait en ce temps libérateur de l’amour. Un temps où les désirs tourbillonnent dans les agitations d’une libido à assouvir.

Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures

Et de cette douce mélodie du cœur, La Ronde n’en devient que plus troublement aguicheur. De ces « sketchs » liés par un même mouvement, Max Ophüls place ses personnages sur la même ligne du temps, pour mieux en extirper la frénétique dynamique du plaisir tout en mélancolisant chaque aspect de cette course secrètement désespérée. Une continuité aussi paradoxale qu’elle en est révélatrice de ce qu’est l’Amour, cette maladie qui court et qui court, et foudroie dans la rue cet inconnu qui passe.

Une affection transmise de personnages en personnages, comme pour cadencer en une valse les maux du désir: adieu la bienséance, bonjour l’inconvenance. Car, de ces pas à couple fermé, la valse se fait libératrice des promiscuités libidineuses : « Elle a son pucelage, moins la valse » disait d’ailleurs, non sans ironie, le chevalier de Ségur. Dans cette Vienne impériale du début du XXème, tout se doit ainsi de passer par la dissimulation : de l’adultère au macadam, du libertin aux élans charnels, tout se fuit, tout s’embrasse et tout se cache.

Car le temps de l'amour
C'est long et c'est court
Ça dure toujours
On s'en souvient

Quelque chose de quasiment désabusé sur l’amour au final. Cet idéal faussement atteignable que les Hommes compensent en une succession d’acoquinements sans lendemain. La fureur dans le sang, la chaleur dans le corps, la passion sans l’amour. Un mouvement sans cesse renouvelé par le précédent ; un motif qui, de boucle en boucle, est voué à la répétition. Car le vertige du cœur est un symptôme permanent, nourri par le cheminement inattendu que peuvent prendre nos vies, un peu comme ces boucles d’oreilles en leitmotiv amoureux, de mains en mains, du lucide mensonge à la tragique vérité, dans Madame de….

D’échanges amoureux en échangisme des corps, la passion comme force motrice des êtres et de leur place dans le manège de l’existence. Seulement et simplement l’histoire d’amants qui se rejoignent et se quittent. L’humain dans tout ce qu’il a de plus benêt et passionné : une tragédie sans frontière ni différence ; juste des Hommes et des Femmes, libres et égaux dans leur attachement et enchaînés dans l’ordinaire comportement. Ophüls ne les accable à aucun moment, mais porte sur eux la tendresse d’un père sur ses enfants, d’un créateur sur ses expériences. Une bienveillance qui ne s’apprécie qu’à travers ce ton si poétique, ce melting-pot social de jouissance dans l’instant et ce battement cardiaque d’un plaisir aussi éphémère et vigoureux que sont les sentiments.

Une sensibilité étoffée par des monstres de l’écran, des joyaux à sentiments : de Simone Signoret à Serge Reggiani, de Gérard Philippe à Simone Simon, la perfection du casting n’a d’égale que la beauté faussement superficielle de son actrice phare, Danielle Darrieux dévorant chaque morceau de pellicule où son visage d’ange apparaît. Tout n’est qu’une question de charme au fond. A ce jeu de l’amour, il suffirait presque d’un plan-séquence pour catalyser toute la gymnastique passionnelle. Dans le cas Ophüls, toujours entouré des meilleurs techniciens, la fluidité du récit n’est pas quelque chose à prendre à la légère. Et pourtant, toute cette dynamique extrêmement mobile se veut empreinte d’une légèreté à l’élégante simplicité. Une forme incroyablement soignée contribuant à en bonifier le fond.

Le prologue, d’une virtuosité certaine, est le plus à même de rendre compte de l’illusion travaillée comme mise en scène. Là où le narrateur s’interroge sur sa place au sein même du récit, celui-ci (incarné par un merveilleux Anton Walbrook en meneur de jeu) semble nous promener, nous manipuler, comme pour mieux nous perdre dans les décors d’un lieu qui n’existe pas, ou plutôt, qui se crée au gré de ses convenances. Un personnage créateur de sa propre illusion en somme. Sa présence dans chaque scène renforce son caractère quasiment divin, surnaturel ; une sorte d’ange gardien ou de Dieu (Cupidon ?), un technicien veillant au bon fonctionnement du carrousel des ébats sexuels.

La scène de coupe dans la pellicule est particulièrement amusante : comme un affront d’Ophüls à la censure, le narrateur se fait juge des bonnes mœurs, de la morale d’antan, et coupe l’explicite pour mieux en divulguer l’implicite. Un personnage central donc, qui s’offre le privilège de faire tourner ses personnages en une boucle de rencontres. Et ainsi, voir toutes les facettes de la réalité pour percer l’illusion. Il se fait la conscience même des personnages, qui se créent une pensée pour copuler. Et en brisant le quatrième mur, le spectateur est rendu complice de cette transgression narrative. Car l’amour n’est pas quelque chose qui doit rester derrière un écran…

Sur une pièce d’Arthur Schnitzler, dont le caractère soi-disant pornographique a su marquer son temps, Max Ophüls soumet ses personnages au doux supplice du libertinage. Comme porté par cette sensation de n’appartenir à aucun temps, La Ronde fait tourner nos cœurs dans un enchantement Viennois à voix et à passions, et plus si affinités. Expérimentant avec une rare élégance et un humour subtil les tourments amoureux jusqu’à l’étouffement, Ophüls creuse la solitude sous la valse du désir ; comme une volonté de montrer le déséquilibre de ces séductions vouées à l’oubli, un vertige stendhalien où l’artifice cinématographique illuminerait notre éternelle quête en amour. Un requiem pour tous ces fous, tous ces alanguis, tous ces (des)illusionnés, tous ces épris, tous ces bien-aimés… Car on a tous quelque chose en nous d’exalté. Don’t you need somebody to Love ?

Libre échange
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 juillet 2025
Malgré un excellent casting "La Ronde" ne m'a jamais transporté. Je n'ai rien à reprocher à la mise en scène ou aux acteurs, mais l'ennui s'est vite installé face à ces petites aventures amoureuses sans grand intérêt !
chrischambers86

16 164 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2025
L'amour est un manège qui nous fait tourner la tête! Entrez dans cette « ronde » de Max Ophüls que prèsente une nouvelle fois le Cinèma de minuit, d'après la pièce de Schnitzler dont s'inspire l'oeuvre! Le meneur de jeu se nomme Anton Walbrook et c'est lui qui mène "La ronde" (1950) autour de plusieurs histoires galantes à la mise en scène tout en finesse et en èlègance! Une petite promenade dans le temps (Vienne, 1900) avec de grandes vedettes de l'èpoque (Signoret, Reggiani, Darrieux, Gèrard Philipe...) qui aguichent, sèduisent, dèniaisent ou s'enfuient! Quinze ans après ce grand classique du cinèma français, Roger Vadim signera (hèlas!) une nouvelle « ronde » des amours n'apportant rien de bien nouveau et de nuancèe malgrè sa prestigieuse distribution...
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2021
Un film d'une grande élégance qui finalement met au même niveau la soubrette et la femme du monde. L'homme ne les dédaigne ni l'une ni l'autre.
Il y a ces dialogues charmants et malicieux et une pléiade d'acteurs formidables
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2017
Max Ophuls insuffle un mouvement enivrant à la pièce statique de Schnitzler en recréant une Vienne de 1900 semi-rêvée et filmée en travellings latéraux élégants. Son génie de metteur en scène, évident ici, ne conjure pas toujours le caractère répétitif de ces dix dialogues tournant autour de passades sexuelles (l'acte sexuel lui-même restant hors champ), mais l'atmosphère mélancolique du film, à mi-chemin du rêve et de la réalité, finit par emporter l'adhésion. Une rétrospective Max Ophuls commence ce jour à la cinémathèque. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
Caine78

7 754 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Trois étoiles généreuses. Parce qu'il faut reconnaitre que la mise en scène de Max Ophuls est brillante et que certains numéros d'acteurs excellents. Mais toutefois, l'ensemble est parfois ennuyeux, et même si le principe est de qualité, ce film est tout de même très inégal. Mais on ne peut l'ignorer.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 13 mai 2012
Amusant avec une belle mise en scène. Ophuls réalise un film atypique.
gimliamideselfes

3 431 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 avril 2010
Film d'une douceur un véritable bonheur, d'une malice, d'un délice, un véritable régal, sans nul égal. Un des meilleurs films du maître.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 décembre 2017
Un film charmant mais très daté et c'est peu dire que les femmes étaient mal traitées condamnées à se prostituer ou se marier pour être vite baisees et encore plus vite abandonnées
Audrey L

804 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 avril 2023
Infect. On n'a pas d'autres mots pour qualifier ce film qui, au détour d'une saynète, encourage carrément le viol. Certains spectateurs essayaient de croire à une approche parodique, satirique, ce à quoi on n'a jamais cru du fait de son ton empesé, de l'absence de marqueurs d'ironie dans ladite scène (le personnage principal n'est pas montré comme malveillant, au contraire il est valorisé), d'un fond assez vieillot qui marque "le cinéma de Papa" (Papy, plutôt). Alors donc, faites-vous votre avis, devant ce vieil homme riche qui drogue une jeune fille pour qu'elle s'allonge de fatigue sur le divan, et pouvoir en abuser sexuellement, en concluant : "Il n'y a pas de mal, quand deux jeunes gens se plaisent, à aider l'amour par quelques artifices.", et le gus à la manivelle (le narrateur) de souligner "C'est l'amour !". On veut croire à l'ironie, vraiment, on le veut, car autrement ce propos nous donne envie de balancer notre fauteuil sur l'écran. Mais le reste du film n'affiche pas franchement un ton des plus ironiques (les autres scènes ne valorisent pas non plus les femmes... ce qui nous fait douter sur ses intentions), n'a rien pour lui non plus narrativement parlant, n'étant qu'une suite d'historiettes amoureuses entre l'étudiant et la riche, l'amant et la femme mariée, etc... Sans grande histoire, ces tableaux semblent fades, ne nous impliquent pas du tout sur leur courte durée, montrent sensiblement la même mécanique de flirt (on en arrive à confondre les couples), reviennent inlassablement au gus qui tourne sa manivelle qui lance sa petite phrase, et en avant on rembraye avec un autre tableau... On ne sait pas comment descendre de ce manège, on essaye continuellement de mettre un pied en-dehors de ce carrousel vieillot, aux tentatives d'humour poussiéreuses (la manivelle qui casse lorsque l'amant est "en panne", et que le narrateur la remet dans le trou en forçant, que c'est fin, vraiment...), aux tableaux répétitifs, et dont l'ironie, si tant est qu'elle existe (on n'y croit pas une seconde), n'est pas assez marquée pour nous détourner de son message nauséabond.
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