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Un visiteur
5,0
Publiée le 25 février 2009
Un des plus grand chefs d'oeuvre du septième art. Cela va au delà du simple film de guerre, c'est un véritable questionnement sur l'existence et l'amitié. Les acteurs sont tellement bons qu'on ne se rend même plus compte qu'ils jouent la comédie. Et que dire de la réalisation sinon qu'elle est insolente de virtuosité et de facilité ( voir la scène du viol ). Eh oui, on peut vraiment dire que Henri Verneuil est un des plus grands réalisateurs de tous les temps. Merci Maître pour cette leçon de cinéma.
Se déroulant dans un espace limité,principalement une plage,ce film de guerre sorti en 1964,est un peu surréaliste voire singulier par bien des côtés,de par son atmosphère débonnaire et la nonchalance guidant ses soldats français semblant étranger et peu concerné du chaos qui les entourent.De plus,la fin tombe comme un cheveu sur la soupe,mais l'interprétation des comédiens est convaincante,et il évite la sensiblerie et le misérabilisme.
Les tribulations du soldat Julien Maillat (Belmondo) et de ses copains, bloqués par les allemands dans la poche de Dunkerque en juin 1940. Paradoxalement, car le film est à grand spectacle, il s'agit d'un huis clos. La réussite tient dans ce cas à la densité des émotions exprimées ou à l'intensité de l'action. Or sur ces deux plans, le résultat est mince. Il s'agit bien sur aussi d'un film de guerre, avec ses passages obligés: camarades tués, rencontre avec une jeune fille, amitié virile, rapport à la hiérarchie, etc. Or dans ce registre, le scénario ne fait preuve d'aucune originalité. Par ailleurs, Verneuil, dans le souci de rentabiliser les importantes ressources mises à sa disposition, les sur emploie: on ne compte plus les passages de Stukas, et les mouvements de soldats. Une pénible impression de répétition gratuite en résulte. Enfin, le film pourrait être une étude sociologique sur la guerre, la défaite, l'incompétence du commandement français, mais il ne fait qu'effleurer ces sujets. Une déception donc, bien que quelques scènes soient spectaculaires (attaque aérienne des bateaux par exemple) et que Marielle convienne parfaitement en curé. Que ,'a-t-on confié les dialogues à Audiard !
L’association Verneuil derrière la caméra Belmondo devant fait une nouvelle fois merveille dans cet excellent film sur la bataille de Dunkerque. Film ambitieux sur la forme, Week end à Zuydcoote montre des soldats paumés qui ne comprennent pas comment ils en sont arrivés là et où il doivent aller. Assez désabusé et cynique, il bénéficie comme je le soulignais d’une mise en scène ambitieuse et maîtrisée mais aussi d’un superbe casting. Jean Paul Belmondo est au sommet de son art, à ses côtés on trouve notamment Jean Pierre Marielle avec un intéressant rôle de prête soldat. Les personnages du film sont des bijoux d’écriture, chacun à sa particularité, sa manière de voir les événements et pourtant ils sont tous très banals. Car on est pas ici dans un film de guerre héroïque, ici les guerriers sont fatigués, paumés, apeurés… C’est magnifique dans la forme, passionnant dans le fond.
Quel film intéressant sur fond d'épisode dramatique de la deuxième guerre mondiale vue à travers les yeux d’un français que nous aimons tous ! Il est entouré d’acteurs sympathiques et talentueux dans des circonstances déroutantes ce qui ne laissent rien prévoir du sort final des personnages. L’histoire d’amour est insolite, Henri Verneuil est toujours aussi gauche lorsqu’il filme une scène de lit, c’en est même attendrissant. Un acteur secondaire se distingue en mitrailleur (Pinot), c’est Georges Géret, son ‘’ aussi sec’’ ne s’oublie pas. C’est une belle trouvaille de dialoguiste à condition d’avoir l’interprète idéal ce qui est le cas.
Un blockbuster français, qui n'a rien envier, à Spielberg ou Nolan. Un week end à Dunkerque, en juin 1940, en pleine guerre mondiale, Belmondo cherche a s'enrouler dans l'armée anglaise, mais l'amour se présente sur son chemin. Les moyens sont exceptionnels, avec ses effets spéciaux, ses multiples figurants, ses seconds rôles. Une page méconnue de l'histoire. La plage sous un soleil sanglant. Vibrant et brillant !
La vie ordinaire de quelques soldats anonymes qui cherchent juste à survivre pendant une débâcle mémorable. Je pensais voir un film fauché avec beaucoup de parlotte et peu de décors vu son peu de popularité mais pas du tout, ça bombarde à tout va, les décors sont grandioses et le nombre de figurant impressionnant. On y voit l'amitié, le courage, le cynisme et la lâcheté de certains soldats, la guerre en somme. Belmondo, encore très jeune, démontre tout l'étendu de son talent.
Film de guerre incroyablement réaliste avec des décors et des histoires très vraisemblables. Avec des héros, des lâches et des salauds, des combinards et un curé pratique. Le regard de Belmondo sur notre armée en déroute exprime davantage que tous les plus longs discours.
Henry Verneuil signe ici un des plus grands films de guerre. Casting impeccable, le courage de Bebel s'accorde avec le ton majestueux de Jp Marielle et de la gouaille imparable de Pierre Mondy ! Chaque réplique rappelle l'atrocité de la guerre, le sang et la souffrance qui en découle. Le film perturbe, interloque le spectateur puis l'enveloppe de son animalité. NB : Cocorico oblige, Dunkirk sorti il y'a peu, reste une pâle copie hollywoodienne de Week-end à Zuydcoote.
Adapté d'un roman de Robert Merle, porté par une superbe musique symphonique signée Maurice Jarre, Week-end à Zuydcoote revient sur un épisode de la bataille de Dunkerque, en juin 1940, au cours duquel les forces britanniques furent évacuées par voie navale tandis que les soldats français se retrouvèrent immobilisés, impuissants, sur les plages du nord de la France. Ce film d'Henri Verneuil joue avec habileté sur deux fronts : celui du spectaculaire – le long-métrage bénéficie d'un budget conséquent et plusieurs séquences sont impressionnantes de réalisme – et celui de l'intime, à travers l'errance d'un groupe de soldats – Jean-Paul Belmondo, génial, en tête – qui va être confronté aux horreurs et à l'absurdité de la guerre, qui bien souvent fait ressortir les côtés les plus vils de l'âme humaine (le long-métrage ne nous épargne rien de cet aspect des choses). Terrible, fin et intelligent.
Film de guerre intimiste au milieu d'une armée de figurants. Gros moyens pour une réalisation française qui vaut tous les films de guerre hollywoodiens. Belmondo, désabusé face à l'absurdité de la guerre, fait merveille.