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Aubin T.
12 critiques
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3,5
Publiée le 29 août 2017
J'ai à la fois bien aimé ce film, car il restitue bien la situation à Dunkerque en 1940 : la ville détruite, les bombardements incessants et les soldats francais démoralisés attendant une évacuation incertaine. Le personnage de Belmondo rencontre plusieurs autres personnages différents, mais qui ne sont pas assez approfondis. Mais j'ai aussi trouvé que l'amourette entre le personnage Belmondo et la jeune femme qu'il rencontre dans Dunkerque inutile à l'histoire, naïve et mal jouée par celle ci. Dommage, car ce film avait les moyens d'être un grand film
Une adaptation formidable du livre - un film poignant qui écrase à mes yeux les autres films de guerre, en parallèle aux vieux fusil tout aussi poignant.
Il me semble intéressant de parler de ce film que j'ai vu à sa sortie en salle et qui m'avait fait grande impression. Revu en DVD dernièrement, ce Week End n'arien perdu de sa force d'évocation. Il s'est même bonifié et porte bien ses cinquante cinq années. En 1964, le cinéma français abordait enfin le sujet jusque là tabou de la débâcle survenue vingt cinq ans auparavant. Des contingents de l'armée avaient même été mobilisés pour assurer la figuration et ont contribué à la crédibilité des scènes se déroulant sur la plage. Mais ce qui est fort bien rendu, c'est le vie continuant malgré tout au milieu des ruines, des mitraillages meurtriers, des rencontres fortuites et des bombardements des navires tentant d'organiser l'évacuation des troupes anglaises. Les rapports entre de jeunes ou moins jeunes hommes que pour leur malheur, le hasard a rassemblé sur cette plage sont ici traités avec sobriété avec une grande justesse de ton et le roman de Robert Merle n'est nullement trahi. L'impression d'une tragédie inéluctable plane en permanence tout le long de ce film sinistre qui se clôt sur un bombardement qui n'a rien à envier au cinéma actuel. uelo
Henri Verneuil signe la une très beau film, qui présentes au travers du quotidien de ses personnages attachants une page de l'histoire de manière très intéressante et réaliste.
Un chef d'oeuvre avec des super acteurs . Tourne sur les lieux mêmes. Une superproduction digne dholywwod et le meilleur film qui retrace l'opération dynamo loin de la purge du Nolan qui ressemble a un téléfilm compare a celui de Verneuil. A voir absolument ..
Weekend à Zuydcoote est un film méconnu et pourtant magnifique. Tous les dialogues sont affûtés et tranchants, les répliques culte, tout est signifiant, il n'y a pas de matières grasses superflues dans ce film ! Mise en scène et interprétation magistrales, acteurs épatants, comment expliquer que ce film quasi-épique soit tombé dans les oubliettes ? C'est un mystère. A signaler aussi la superbe bande son de Maurice Jarre.
Etonnant de réaliste, ce film redonne sa place, contrairement aux comédies "genre 7è compagnie", aux français qui se sont sacrifiés et ont souffert pendant les 6 semaines de la bataille de France en mai-juin 1940. Les dialogues sont digne d'Audiard !
J'ai vu ce film lors de sa sortie en salle, et lors de ses nombreux passages à la télévision. Je n'ai pas lu le roman de Robert Merle mais Verneuil, comme d'habitude (Ah, un singe en hiver !!!, en fait un film excellent que Belmondo traverse, désabusé, au milieu de personnages hauts en couleurs (Jean-Pierre Marielle, François Périer, Georges Géret, le gars de Bezons ; "aussi sec!" et Catherine Spaak, seul personnage féminin perdue dans ce bordel inimaginable de la défaite. s'accrochant désespérément à sa villa. JP Belmondo à Zuydcoote, c'est-ce pas un peu de Fabrice del Dongo à Waterloo ?
Ce film est un gros navet dont la majorité des scènes pour ne pas dire toutes sont invraisemblables. Mal filmées et en surabondance les scènes de bombardement sont ridicules. Seul Belmondo relève un peu le niveau du film et nous empêche de nous endormir mais c'est limite. La scène fin du film est encore plus invraisemblable que les autres. Passez votre chemin à moins que vous ne soyez un grand fan de Belmondo au point de vouloir voir absolument tous ses films.
Samedi 1er juin 1940. Début d'un étrange week-end au cours duquel près de Dunkerque, les Français ne se battent plus, les Anglais non plus, tandis que les Allemands bombardent et mitraillent depuis leurs stukas. Un film dans lequel on entend parler de Bezons, d'où Pinot (George Géret) est originaire. Je n'ai pas souvenir d'avoir entendu parler de cette ville dans un autre film. Un film dans lequel Pierre Mondy n'a pas encore été promu chef bien que faisant déjà preuve de couardise et d'un brin d'autorité lorsque c'est nécessaire. Au fil des scènes, on sent une forme de désarroi de ces soldats livrés à eux-mêmes, éloignés de leurs troupes, ne pouvant pas embarquer pour l'Angleterre, sauf au risque de leur vie, ne pouvant pas non plus rester sur la plage, au risque de la perdre. Dans ce capharnaüm, Julien Maillat (Jean-Paul Belmondo) est un soldat qui préfère éviter de tuer, une sorte d'objecteur de conscience en uniforme. Laquelle conscience l'amène à agir pour sauver Jeanne (Catherine Spaak). Tandis que son manque de confiance en Dieu lui sera fatal. Le tout au milieu d'un nombre considérable de figurants et d'explosions. Un film de guerre bien étrange, autant que la débandade qu'il illustre.
« Week-end à Zuydcoote » est un très bon film de guerre réalisé par Henri Verneuil en 1964. C'est une adaptation du roman de Robert Merle, Prix Goncourt en 1949, qui raconte la débâcle de l'armée française à Dunkerque en 1940. Le rôle principal est tenu par Jean-Paul Belmondo (Sergent-chef Maillat), il est entouré d'une excellente troupe de seconds rôles qui incarnent différentes facettes de la débâcle : Jean-Pierre Marielle (l’abbé Pierson), François Périer (Alexandre), Pierre Mondy (Dhéry), Catherine Spaak (Jeanne) et Georges Géret (le fusilier-mitrailleur Pinot). Le sujet du film est l'absurdité de la guerre. Le film montre l'effondrement des structures morales : des soldats qui pillent, d'autres qui perdent la raison, et la bureaucratie militaire qui continue de tourner à vide au milieu des ruines. Henri Verneuil a bénéficié de moyens colossaux pour reconstituer la poche de Dunkerque. Il insiste aussi sur l'immensité du désastre : les plages à perte de vue jonchées de matériel abandonné, de véhicules calcinés et de milliers de soldats en attente d'un rembarquement hypothétique créent une atmosphère de fin du monde très réussie. Henri Verneuil montre aussi la mort de manière abrupte et arbitraire, soulignée par les sifflements terrifiants des bombardiers allemands Stukas. A voir.