L'un des tout meilleurs Belmondo. Le film ce passe en France durant les 30 Glorieuses. Il y est question d'un homme revenu pour ce venger! Superbe film avec en prime la magnifique Marie-France Pissier, Michel Audiard aux dialogues et une excellente bande son.
Un excellent thriller à la française porté par un très bon Belmondo (se rapprochant du talent d'un Dewaere en quelques occasions, dont ce film) et un, et là je manque de superlatifs, on dira "exceptionnel" Bernard Blier, crevant l'écran. François Perrot, Claude Brosset et Nicole Garcia complète ce tableau d'acteurs au top, on regrettera juste une Marie-France Pisier plus inégale et une fin sans surprise.
Encore une excellente association Verneuil-Belmondo. L'acteur laisse de coté les pitreries et le cabotinage (domaine où pourtant il excelle) pour interpréter à merveille un héros blessé assoiffé de vengeance. Peu drôle mais très fort émotionnellement. Tiré d'un bouquin, les enjeux et personnages sont donc multiples et on est parfois même un peu frustré de ne pas avoir plus d'explication (le personnage du père du héros par exemple disparait assez vite), c'est tellement plaisant que le film aurait pu durer 02h30 mais c'était très rare pour l'époque. Belmondo n'est pas seul à l'écran les seconds couteaux, Blier et Marie-France Pisier en têtes, sont excellents et la bande originale entêtante.
De tous les films que j'ai vu de Bébel, celui-ci est mon préféré. Un film émouvant, dramatique, romantique et nostalgique, avec parfois une pointe d'humour. Belmondo joue remarquablement ici un personnage mélancolique, désireux de vengeance qui nous montre ses meilleurs et pires souvenirs. Le tout sur une Bande Originale de Film absolument magnifique de Francis Lai. Bref, tout ce qui fait la beauté de ce chef d'oeuvre. A mettre dans les inoubliables de Bébel.
Un film bizarre. J'aime revoir les films d'Henri Verneuil: I comme Icare, Le clan des siciliens, Le casse, Week-end à Zuydcoote, Un singe en hiver... Mais celui-ci me laisse un goût amer. Une sorte d'histoire pas aboutie et sans intérêt. La province, c'est déjà pas excitant, mais alors la province au cinéma, c'est d'un ennui... La ville est sans vie, sans âme, sans intérêt. "Un temple tout entier voué au textile..." dit Belmondo. Une ville qui est censée tourner à plein régime, mais tout est creux, sans épaisseur, sans crédibilité, aseptisé. Je ne m'explique pas pourquoi Verneuil s'est appliqué à filmer une ville vide alors que le film constitue une critique politique des possédants manipulant les prolétaires. Franchement, ça met mal à l'aise. Les rues sont désertes, le stade aussi, les barres de logement aussi... quand elles ne sont pas en chantier... Bienvenue en enfer... Brrr... Le temps passe à observer Belmondo détricoter une embrouille de notables mouillés dans un traffic de drogue dont ils lui ont fait porter le chapeau. Belmondo laissé à lui-même, naïf, victime, contre-employé... On y croit pas. On sent que Verneuil est aux prises avec un sujet qu'il maîtrise mal: le vice, la musique, les boites de nuits, la drogue, les femmes... Il y a une scène indescriptible où une centaines de notables accompagnés de leur légitime, assistent à un strip-tease sur un très mauvais pastiche de "Money" des Floyds. A mourir de rire. Pas parce que ça a vieilli, mais parce que c'était déjà ridicule à l'époque. Et curieusement, chaque fois qu'il repasse à la télé, je le regarde à nouveau pour vérifier mon sentiment. Allez comprendre...
Un polar mettant en scène les turpitudes d’une bourgeoisie de province, en l’espèce celle du Nord. Une production assez typique des années 70, des dernières années des trente glorieuses. Le film se distingue par une histoire intéressante, assez vraisemblable, et surtout par une construction en flash-backs et associations sophistiquée. Belmondo joue comme d’habitude les rigolos tout en bagout, c’est un peu énervant mais il a heureusement un rôle assez consistant et il est bien dirigé. Pas mal.
Bon film noir qui au-delà de son histoire d'ascension et de chute puis de vengeance vaut pour la descrisption mordante de la bourgeoisie industrielle de province par Audiard, la construction narrative faite d'allers et retours dans le temps et les interprêtes commes toujours solides.
Un film que j'ai découver il y a quelque jour, je le conaissé, mai ne l'avé pas vu. Et bien a la fin du film je me sui dit "mais quesque jai attendu avoir de voir ce film?" il est vraiment excellent !! Et pui c'est une merveille cette musique. Encore un trés trés bon film avec bebel.
Encore un chef d'oeuvre, un regard sans concession sur une catégorie de patrons cyniques et sans scrupules. Une peinture authentique du monde du textile dans le nord, (ou je suis né et ou j'ai débuté ma carrière d'Ingénieur, suite à la crise du textile, j'ai émigré à Marseille ) Quelle ne fut pas ma stupéfaction en découvrant la gare et les rues de Tourcoing (dont le nom est transformé en Cournai ) ainsi que les filatures Desurmont, ou mon père fit sa carrière peu après la guerre. Bernard Blier y est génial, quand à Bébel, toujours fabuleux ! à voir et revoir sans limites.
Encore un chef d'oeuvre, un regard sans concession sur une catégorie de patrons cyniques et sans scrupules. Une peinture authentique du monde du textile dans le nord, (ou je suis né et ou j'ai débuté ma carrière d'Ingénieur, suite à la crise du textile, j'ai émigré à Marseille ) Quelle ne fut pas ma stupéfaction en découvrant la gare et les rues de Tourcoing (dont le nom est transformé en Cournai ) ainsi que les filatures Desurmont, ou mon père fit sa carrière peu après la guerre. Bernard Blier y est génial, quand à Bébel, toujours fabuleux ! à voir et revoir sans limites.
une histoire classique du cinéma, un Belmondo convainquant mais une histoire qui reste sur le même rythme du début à la fin, dommage kon nvoit pas Bernard Blier !!!
Au milieu de sa période la plus populaire,Belmondo redécouvrait le charme des vrais rôles de composition en sourdine avec "Le corps de mon ennemi".Avec son compère de toujours Henri Verneuil aux commandes,Bébel orchestre une vengeance minutieuse contre les notables qui l'ont trahi et envoyé 7 ans en prison pour un double meurtre dont il est innocent.Astucieusement construit en flash-backs harmonieux et révélateurs,ce policier singulier a beaucoup d'atouts dans sa manche.Une critique acerbe de la bourgeoisie financière provinciale,avec un Bertrand Blier serpenteux à sa tête.Une plongée dans une modeste ville industrielle du Nord,régie par le textile et le foot,et donc hiérarchisé à 2 étages:les notables et les ouvriers.Les vices cachés de la haute et ses manipulations incessantes.La corruption du système judiciaire.Toute une ambiance fidèlement retranscrite par un Verneuil,que l'on sent très impliqué dans son sujet.La vengeance de Belmondo sera implacable et mettra à jour le complot.Presque une ville totalitaire!Ici,point de cascades ni de revolvers,Belmondo enquête tout en oeillades(avec Marie-France Pisier et Nicole Garcia)et bons mots(signés Audiard).La structure en flash-backs donne un cachet supplémentaire au film,dont le propos a peut-être un peu vieilli,mais dont le scan reflète toute la mentalité d'une certaine catégorie sociale.