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Gablivildo62
8 abonnés
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3,0
Publiée le 13 juin 2026
« Le Corps de mon ennemi » est un thriller réalisé par Henri Verneuil en 1976 avec Jean-Paul Belmondo (François), Bernard Blier (Liégard) et Marie-France Pisier (la fille de Liégard) dans les rôles principaux. Les seconds rôles sont notamment interprétés par Daniel Ivernel, Claude Brosset, François Perrot, Michel Beaune et Nicole Garcia. Les dialogues sont signés Michel Audiard. L'intrigue est intéressante malgré quelques longueurs et parfois un manque de rythme en raison de l'alternance constante entre le présent et les nombreux flashbacks. Belmondo joue ici un rôle sobre, teinté d'amertume et de mélancolie. Le film est une satire de la bourgeoisie de province. Henri Verneuil montre les collusions entre le pouvoir politique, les barons de l'industrie textile et le milieu de la nuit. Le film montre aussi comment les élites locales peuvent broyer un "intrus" pour protéger leurs intérêts et leur respectabilité de façade. A noter que la musique du film est composée par Francis Lai, l'auteur de « Un homme et une femme » et de « Love Story ».
C'est un film formidable. Tourné vraiment dans le Nord. La scène où le Number One est en travaux se situe au Nouveau siècle . Le Number One est en fait l'ancien Macumba . Vers la fin , la scène de la gare se situe à Tournai en Belgique . Outre l'interprétation magistrale des acteurs, ce film a un excellant scénario , et vous montre les beautés du pays des chtis
Ce film d’Henri Verneuil construit sur une succession de flash-back finit par diluer son fil narratif qui peine à captiver en dépit d’une réalisation très appliquée du cinéaste reposant sur des dialogues brillants et la prestation toute en verbe de Jean-Paul Belmondo. Malgré tout, le long-métrage ne trouve jamais son rythme et cette trouble histoire de vengeance dans la région nordiste finit par prendre l’eau.
Adapté d'un roman de Félicien Marceau, académicien français d'origine belge ( au passé contesté ) " le corps de mon ennemi " (1976 ) représente l'avant dernière collaboration entre le cinéaste Henri Verneuil et Jean-Paul Belmondo.
Belmondo vient de tourner sous l'oeil de Verneuil ( considéré à l'époque comme le plus américain des cinéastes français ) deux polars, grands succès public, ( " le casse " et " peur sur la ville " ).
" Le corps de mon ennemi " s'inscrit finalement dans le registre du film noir, sur fond d'une histoire de vengeance ayant pour cadre la grande bourgeoisie du nord ( les ancêtres de Félicien Marceau venaient de cette région ).
De mon point de vue, le film n' a pas très bien vieilli. Il y a le cadre de l'action ( on pense à Chabrol ), un casting relevé ( Marie-France Pisier remarquable, Nicole Garcia formidable notamment) le scénario manque trop de fluidité.
Jean-Paul Belmondo semble en roue libre, fait du Bebel mais curieusement ce style ( je l'affectionne comme beaucoup ) qui a fait son succès, ne me semble pas être mis au service d'un film qui se veut surtout psychologique.
Verneuil avait proposé le scénario à Belmondo en ayant en tête de montrer au public un autre aspect du talent de l'acteur et c'est bien ce qui ne fonctionne pas vraiment.
De trop nombreuses scènes ne sont pas très réussies et même si j' ai passé un moment sympatoche et bercé de nostalgie en le regardant, j'ai aussi éprouvé un brin de déception.
Toutefois, même si " le corps de mon ennemi" n' est pas exempt de défauts, les amateurs des interprétations de cet acteur mythique du cinéma français des années 1960 et surtout des années 1970 ( on y est donc ) et 1980, ne le manqueront pas. Quant à Verneuil, il a souvent fait beaucoup mieux.
on ne comprend pas vraiment l’histoire entre les flashbacks ou bébel ne rajeunis pas ni ne vieillit on ce retrouve face à un film très long ce qui rattrape c’est le jeux d’acteur de bebel qui signe une belle performance bref en conclusion très loin d’être son meilleur film
un Belmondo un peu surprenant . Il quitte le thriller traditionnel, pour le thriller politique. L'ensemble est bien ficele tous les acteurs jouent leur partition avec réussite, et les flash back fonctionnent à merveille. Une fois de plus le duo Verneuil Belmondo fait mouche
C'est un polar français des années 70, plutôt classique, mais très efficace de part son scénario implacable et une construction sous forme de flash-backs qui fonctionne bien. Bien que quelquefois on soit un peu perdu, mais ça dure pas longtemps, car c'est le même Belmondo qui joue aussi bien le nouveau que l'ancien si j'ose dire. L'histoire n'est pas sans rappeler d'autres du même genre, en tout cas au début, quand le prisonnier sort de prison effectivement et va au petit matin saluer ses anciens amis. La musique de F. Lai est aussi sympa. Seul le nom de Courtrai, pour désigner la ville en expansion, celle où tout s'est passé sonne un peu faux.
Je ne suis ni très Verneuil ni très Belmondo, dont le personnage est encore une fois très narcissique, cynique, distributeur de beignes.... Marie-France est caricaturalement snob, le scénario est confus et peu crédible criminologiquement parlant, n'est pas Scorsese qui veut !
Belmondo revient en ville après sept ans de prison et ça va chauffer pour les notables qui l'ont fait injustement condamné pour meurtre. Le film d'Henri Verneuil est un virulent pamphlet contre la bourgeoisie de province, plus brutal, façon Clouzot, que corrosif, à la manière d'un Chabrol. Mais Verneuil n'ayant le talent ni de l'un ni de l'autre et, de surcroît, s'associant à un Michel Audiard ont les formules et sentences populistes à l'encontre des notables sont aussi complaisantes que réductrices, le film tourne vite à la démonstration méprisante et grossière, pleine de clichés sociaux autant que cinématographiques. On a même droit à la maison de passe ou l'on rencontre quelques personnalités locales en fâcheuses postures. C'est dire si elles sont détestables... La caricature est épaisse, le discours "politique" nul.
En matière de mise en scène, le film alterne les flashback relatifs à l'histoire de François Leclercq et aux péripéties qui l'on conduit à endosser un crime, et sa journée à Cournai où il déambule en attendant de régler ses comptes. En fait, son histoire est excessivement banale et très conventionnelle sur les plans scénaristiques et dramatiques. La plupart des retours en arrière ne s'imposent pas: on a déjà tout compris. Il est vrai que l'ellipse et les subtilités narratives, ce n'est pas l'apanage de Verneuil. Quant au héros, mi-Leclercq, mi-Belmondo (plus Belmondo, d'ailleurs, tant l'acteur compose peu ce personnage creux, sans matière, dont le mépris et la rancune garantissaient pourtant une certaine profondeur), on suit ses pas dans la ville avec un ennui toujours plus grand.
La vengeance est un plat qui se mange froid. Sur fond de gros sous, d'influence, de politique, de trafic, François Leclercq (Jean-Paul Belmondo), mène l'enquête à sa sortie de prison. Il convient d'être attentif car Henri Verneuil abuse de flashbacks pas toujours évidents à distinguer, puisqu'aucun effort n'a été fait pour rajeunir les protagonistes. Une astuce pour se repérer : Bébel porte un imperméable dans toutes les scènes qui se passent après sa sortie de prison. Le script est efficace, on reconnait la patte de Michel Audiard, comme lorsque le taxi indique au héros à propos d'un match de foot : "Les Allemands sur leur terrain, faut jamais les sous-estimer." Réponse de François : "Parfois même sur le nôtre..." Le retour dans la rue commerçante de Cournai est l'occasion d'une belle critique de la société de consommation de 1976. Que dirait François en 2024 de ces produits qui "ne servent à rien d'autre qu'à être achetés" ? Les amateurs de strip-tease apprécieront la prestation de Frida de Düsseldorf, marqueur fort des années 1970 où ça ne gênait personne de voir une paire de seins dans un film grand public. Enfin les amateurs de golf apprécieront le swing Bernard Blier. Au final, un bon film avec Belmondo, sans cascade, sans poursuite en voiture, avec un montage un peu compliqué à mon goût.
Le corps de mon ennemi est un film surprenant puisque, malgré la présence au casting d'un Belmondo incarnant comme à son habitude un personnage intègre, rigolard et dynamique nous sert une intrigue riche et relativement complexe s'étalant sur plusieurs temporalités et mettant en scène les pions, très nombreux d'ailleurs, d'un vaste complot dont François tentera de se venger après en avoir subi les conséquences durant des années.
Derrière le ton détaché et plutôt humoristique dû à l'innénarable talent d'écriture de Verneuil et de Audiard, j'ai ressenti durant tout le visionnage de ce film un malaise, malaise très tôt exprimé par François dans le film prenant la forme d'une haine latente le forçant à se dissimuler. Ainsi, la gaudriole et le mot juste (j'ai vu le film dans une petite salle de ciné club et le public rigolait littéralement toutes les minutes) cachent en réalité une intrigue plus sombre et triste dont notre protagoniste devra se défaire.
Loin du chef d'oeuvre d'action qu'était Peur sur la ville sorti l'année précédent Le corps de mon ennemi, Henri Verneuil nous livre ici un tout autre style de narration.
Pour moi qui n'aime pas les films à flashbacks il faut dire que celui-ci oeuvre avec brio: c'est omniprésent mais d'une clarté et d'une harmonie que ça en devient un véritable atout, je n'ai pas vu les deux heures passer. Dans les autres atouts il y a aussi une direction d'acteur d'une très haute qualité et une image très réussie accompagnée d'un Francis Lai aux petits oignons ! On est pris, on est ému, on rit aussi... par ce Bebel qui excelle en dehors des cabrioles... Mérite sa réputation !
En pleine période "Bébel", Jean-Paul Belmondo nous régale d'un film intimiste, efficace et sans scène tape à l'oeil. La réalisation montée toute en flashbacks est très bien maitrisée par Henri Verneuil. Une pure merveille !
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2,5
Publiée le 16 décembre 2021
Quand l'insolent et dèsabusè Jean-Paul Belmondo revient dans la ville pour règler ses comptes à sa manière, ça donne un polar psychologique du tandem Henri Verneuil / Belmondo qu'on a pas trop l'habitude de voir! S'il se contentait dans ses annèes là de briller dans le seul domaine du policier où il excellait tout particulièrement, on ne peut pas dire que "Le corps de mon ennemi" soit la plus belle rèussite de ce duo gagnant! Dèambulation du personnage principal, procèdè de narration par flashback, l'oeuvre dèconcerte quelque peu! Mais le casting est allèchant : Bèbel en tête bien èvidemment avec ses potes de toujours ( Charlot, Beaune...) mais aussi Bernard Blier, François Perrot, Bernard-Pierre Donnadieu, Claude Brosset qui se recycle dans le travelo sur le chantier de la guerre et le sourire fragile de la belle Marie-France Pisier! C'est efficace sur le papier mais mineur! Dialogues jubilatoires d'Audiard (« C'est jamais la solution le coup de tête...mais c'est une idèe ! ») et jolie musique de Francis Lai pour le petit plus...
J'ai vu un film... comme on en fait plus... Il y a du style, de l'élégance, de la qualité dans la mise en scène, et un casting qui reprend tout ce le gratin du second-rôle du cinéma français a connu de mieux... (bon, il en manque quand même qq uns)...Jean-Paul Belmondo est d'un charme inouï, d'un charisme total... et même s'il en fait trop, beaucoup, eh bien... ce n'est pas grave... On suit en mode falsh-back, les pérégrinations d'un homme jeune, issu d'un milieu modeste, s'élever dans la haute, très haute de la bourgeoisie du textile du Nord, et finalement retomber de haut, victime d'une machination car trop hâbleur, trop gêneur, trop indépendant... Marie-France Pisier est d'une beauté époustouflante, et Bernard Blier extraordinaire... On suit donc cette histoire de vengeance avec un nombre incalculable de protagonistes, tous ayant joué un rôle dans cette leçon au personnage interprété par Belmondo... A noter quelques séquences mémorables (Daniel Ivernel/Claude Brosset en Sado-maso, et bien sûr, Frida de Düsseldorf... Alors là, c'est puissant... Et les décors du Nord, les architectures "modernes"... C'est un excellent film populaire...