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Charlotte28
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4,5
Publiée le 1 juin 2023
L'arrivée aux travaux forcés de notre anti-héros couronne implicitement un parcours d'enfant souffrant et d'adulte désoeuvré ainsi que la scène avec sa mère nous le fait comprendre, de même que le dénouement inéluctable se manifeste dans le symbolisme de la mise en scène. Riche de détails signifiants (telle l'eau restante jetée avec dédain par un gardien ou le biblique numéro 37) et de truculents seconds rôles appuyant la vraisemblance d'un quotidien en détention, ce drame au confluent du cheminement personnel, de la fiction carcérale et du buddy movie s'appuie sur l'interprétation intense de Paul Newman, mystérieux, fascinant, pathétique - comme lors de sa prestation musicale ou de l'adresse à Dieu. Baignés d'une écrasante lumière, les forçats présentés comme fraternels et fatalistes manquent parfois de nuances mais forment une attachante communauté. Itinéraire d'un aveuglant jusqu'au-boutisme: absurde ou cruel...
Film en demi-teintes, très américain dans le sens où il veut mettre en scène de grandes valeurs, la liberté, l'indépendance, le courage, etc., et qu’il survole l’ensemble avec plein de maladresses et peu de profondeur. Ça se veut dur et sans concessions, on y trouve des gens sans relief, des situations artificielles et un montage brouillon. À revoir exclusivement pour Paul Newman et George Kennedy.
Paul newman au sommet , scénario ingénieux , excellents second rôles , tout cela pour dire que rien ne manque pour passer un excellent moment devant ce grand classique au final émouvant et inoubliable.
"Cool Hand Luke", le flegme par excellence. Pour qui veut découvrir Paul Newman, cette histoire de camaraderie-fraternité dans l'univers carcéral est un excellent choix. L'acteur habite le film, est de presque tous les plans et se mouille vraiment la chemise en composant un personnage très difficile. spoiler: (Incarner quelqu'un qui semble n'avoir aucune motivation, flegmatique, sans réel but dans l'existence et enveloppé de mystère n'est pas aisé) Et c'est cette nonchalance, cette légèreté dans le grave (La prison) qui rend le film si atypique, et permet à l'histoire d'amorcer un vrai virage dramatique. Au fur et à mesure de l'histoire, le ton devient plus grave, et le comique cède définitivement sa place à l'émotion. Quand à la fin ... Mystère. Un bon film.
Un film classique de prisonnier rebelle avec Newman parfait dans un rôle habituel de malin déterminé mais un peu paumé. Une ambiance réussie et des passages d'anthologie mais quelques faiblesses dans le rendu général, a noté la présence forte du gardien au Ray-ban miroir qui a pu inspiré certains réalisateurs.
Paul Newman est parfait dans le rôle titre. Son illustration d'une certaine désillusion et d'un désir de provocation post adolescente est remarquable. Luke est le personnage abouti représentatif d'une jeunesse américaine déboussolée à la recherche d'un idéal autre que la réussite liée à l'argent. Comment brûler la vie dans un monde d'où on ne peut s'échapper, illustré d'ailleurs par le monde carcéral qui sert de lieu d'action à l'évolution du personnage central. Réalisé en 1967 par Stuart Rosenberg et mettant en scène un Paul Newman en pleine gloire, ce film raconte l'histoire d'un asocial envoyé dans une sorte de prison / camp de redressement pour délinquants. Il ne fera que reproduire le même schéma d'incivilité au sein de ce groupe de durs à cuire et de gardiens en mal d'autorité.
La séquence d’ouverture de Cool Hand Luke : un Paul Newman à la dérive, une nuit d’ivresse, vaquant à des occupations absurdes ; ici la décapitation minutieuse de parcmètres. Elle illustre ici un goût presque poétique pour la contestation, dénué de tout discours. Luke en fera de même pour gober 50 œufs durs ou décider, un beau jour, de fédérer tous ses codétenus pour les rendre plus efficaces dans leurs travaux de forçat sur une route. C’est d’ailleurs ce que l’un de ses rivaux initiaux lui reconnaîtra comme principale qualité : jouer avec rien dans la main : que ce soit au poker ou à la boxe, ou ill encaisse les coups sans jamais pouvoir rester au sol. L’univers carcéral, bien restitué par la mise en scène, est indexé sur le principe de la ligne droite : des numéros, des horaires, un mitard ( la " boite " ) et de longues routes au bord desquelles on purge sa peine dans un travail harassant. Face à eux, un personnage mutique de garde chiourme n’existant que par son fusil tout aussi rectiligne, et ses lunettes miroir ; dans celles-ci se reflètent une voie se perdant vers un horizon inaccessible . Dans ce cadre orthonormé, Luke est l’électron libre. Paul Newman est le comédien idéal pour un tel rôle : de la malice dans les yeux et sans trop en dire, il dégage un charme qui fait des ravages : sur les détenus, qui vivent par procuration sa vie de défis et d’évasions, et sur l’administration qui va tout faire pour le briser et le mettre au niveau des autres. Interlocuteur insolent d’un Dieu absent, Luke a cette qualité fondamentale de la lucidité : il est la légende et le démystificateur à la fois, celui par lequel ses compagnons espèrent et celui qui leur dit aussi la vérité. Il refuse d’être le guide de quiconque : bouffon et brave , borné et imprévisible, image du Christ posé sur la table ... Mention spéciale pour le fameux discours du directeur : What we've got here is... failure to communicate. Some men you just can't reach ... Ce seront les dernières paroles de notre héros ...
Cultissime!!! Sans doute l'un des roles les plus marquants de la carrière de Paul Newman dans la peau de Luke réalisé par Stuart Rosenberg. Ca faisait trés longtemps que je n'avais pas vu ce film, depuis tout petit, j'en gardais un trés bon souvenir et cela se regarde toujours avec plaisir plus de 40 ans aprés sa sortie. Luke, prisonnier pour vandalisme dans un camp de travail dans les années 50, est un casse cou qui s'entend à merveille avec ses camarades se faisant des jeux comme la boxe ou manger des oeufs par dizaine. Suite au décés de sa mère, Luke tente plusieurs fois l'évasion malicieusement mais avec échec...Un film auquel on passe de bons moments avec ses prisonniers sympathiques trés bien réalisé par Stuart Rosenberg dans des décors ruraux et paysannes. Paul Newman livre une interprétation de toute classe au coté de George Kennedy dont la prestation est salué par un Oscar du meilleur second role en 1967. Un film indémodable qui est un chef d'oeuvre!!!
Le magnétisme de Paul Newman agit à plein régime dans ce film qui serait presque anodin sans sa présence. Il EST son personnage, un libre penseur indexé par un système à la répression démesurée. Ce film est extrêmement populaire aux Etats-Unis car il incarne un certain état d'esprit beatnik cher aux américains. Dans le style film de prison c'est clairement une référence, avec personnages secondaires attachants, surveillants tortionnaires, et héros charismatique. La dernière partie est plus sombre, et met en relief l'insouciance de la première. Très bon film.
Le réalisateur Stuart Rosenberg relate l'existence de prisonniers américains soumis au travail forcé et aux brimades, voire au sadisme,de leurs géôliers. Parmi les forçats, Luke est un type énigmatique, taciturne et insolent, dont l'esprit rebelle, la détermination spoiler: et les tentatives d'évasion font très vite l'admiration de ses co-détenus. La personnalité de Luke et principalement sa force de caractère s'imposent comme le coeur du sujet. Surtout, qu'à revoir le film, l'absence de réalisme saute aux yeux. La vie en baraquement des prisonniers ressemble à celle d'un dortoir d'internat et Rosenberg n'a pas su restituer la souffrance mentale et physique des personnages, tous de gentils gars, bien blancs par ailleurs. On se demande bien ce qu'ils font au bagne...Le réalisateur passe par de nombreuses maladresses ou complaisances pour les décrire, et l'intérêt pour le film ne tient qu'à ses moments d'action et à l'expectative dans laquelle nous maintient le réalisateur, relativement à la bonne fortune qui sourira ou pas à Luke la main froide. Qui gagnera, de lui ou de la société qui veut le mettre au pas? Réponse à la fin bien sûr, laquelle sera théatrale et, dans sa portée philosophique, plutôt balourde.
Il est l’un des films les plus célèbres dans lequel Paul Newman tient la vedette, un véhicule involontairement taillé à sa gloire…et le célèbre acteur n’a d’ailleurs pas grand chose d’autre à faire que de jouer de son charme et de son charisme naturel pour incarner ce taulard nonchalant. Ecrit par le scénariste Donn Pearce, qui avait lui-même tâté du pénitencier dans les années 40, ‘Luke la main froide’ est une charge virulente contre le système carcéral, contre la démesure des châtiments infligé pour des délits mineurs sans victims et contre l’inhumanité qui corrompt immanquablement ceux qui ont la charge de garder leurs semblables enfermés sous la menace. Néanmoins, les péripéties du film semblent parfois aujourd’hui un peu datées, voire même puériles (la scène d’ingestion des oeufs, par exemple), même si il est plausible que des hommes privés de toute perspective sont susceptibles de faire n’importe quoi juste pour que le temps passe moins lentement et même si les mesures de rétorsion des gardiens viennent rappeler que la prison n’a rien du camp de vacances pour adultes auxquelles ces séquences plus légères le font parfois ressembler. C’est bien sûr le personnage de Luke la main froide qui s’avère le plus intéressant (même si c’est le second rôle George Kennedy qui rafla l’Oscar cette année-là) : de prime abord, il semble être un détenu modèle, solitaire mais raisonnable, conscient qu’il vaut mieux que les deux ans qu’il doit tirer se déroulent dans la discrétion, bien qu’on décèle de nombreuses failles dans sa personnalité que le film dévoile avec un sens du timing irréprochable. . L’absurdité du système finira pourtant par venir à bout de ces bonnes dispositions et par en faire un adversaire résolu à ne plus rien céder à l’autorité, quitte à en payer le prix ultime. Cette logique jusqu’au-boutiste qui s’emparer du héros va jusqu’à lui faire supporter un fardeau purement christique, explicité à travers un symbolique un peu lourde : Luke est un meneur qui n’a pas cherché à l’être, que les circonstances façonnent au point qu’il semble “destiné” à ce statut et son sacrifice est une façon de “lancer le mouvement, de faire en sorte que rien ne soit plus jamais comme avant. Il faut dire qu’en 1967, entre le Vietnam, la lutte pour les droits civiques et la contre-culture naissante, une partie de l’Amérique ne se reconnaît plus dans une société qui se maintient en fixant des règles dépourvues de sens qui dressent les gens les uns contre les autres. Une figure comme Luke, désinvolte vis-à-vis de la hiérarchie et rebelle par contrainte morale ne pouvait que parler à la masse silencieuse de ceux qui avaient mené jusque là une vie sans histoire mais estimaient ne plus pouvoir rester à l’écart des luttes de leur temps et du changement qui s’annonçait.
Difficile d'oublier le regard bleu acier et le sourire malin de Paul Newman,dans ce drame pénitencier,qui fit de lui une immense star."Luke la main froide" comporte de nombreuses scènes cultes,et oscille entre critique de l'inhumanité des gardiens de prison et camaraderie virile.Stuart Rosenberg récidivera dans le même genre avec "Brubaker".Même si l'on peut regretter une intrigue simpliste,et une trame sans ligne directrice claire,le film se révèle accrochant,grâce à la remarquable prestation de Paul Newman.Insoumis,rebelle,tête forte autant que flegmatique et jovial,Luke est réfractaire au système,et pense pouvoir être plus habile que lui.Erreur de jugement qui lui coûtera cher...Mais qu'on ne s'y trompe pas,l'ambiance reste assez légère.On retiendra bien entendu le défi impossible des 50 oeufs durs gobés,ou la triple évasion de Luke.George Kennedy,oscarisé en second rôle,est très attachant,en détenu qui roule des mécaniques,au final naïf et admiratif de Luke.La photographie,baignée d'ensoleillements au zénith est superbe,et les quelques notes de Lalo Schifrin très belles.Le film,est tout entier dédié à sa star,quitte à faire passer au second plan la portée humaniste et anti-autoritaire délivrée en filigrane.Un classique.
Stuart Rosenberg n'a pas laissé un grand souvenir parmi la critique hexagonale et la réédition en salle de " Luke..." ne me conduira pas à la contredire.
Certes, la présence de Paul Newman et une photo léchée relativise l'échec du film mais le scénario est d'une telle médiocrité qu'on se demande comment Newman a pu se laisser entraîner dans une pareille galère.
La première heure est très mauvaise ( tourne en rond sans presque rien proposer) et il faut attendre la seconde partie pour trouver un petit frémissement à cette histoire qui promeut la joie de vivre même dans l'adversité la plus aiguë.
Situé dans une prison à ciel ouvert, dans la campagne, " Luke..." offre quelques vues chatoyantes sur des champs cultivés, mais pas grand chose d'autre au plan des décors.
A part les gros plans sur Paul Newman ( il crève l'écran de son charme légendaire) , une photo formidable, un casting bien trouvé ( George Kennedy produit ici une des meilleures prestations de sa carrière), " Luke..." n'offre rien d'autre.
Après avoir cassé des parcmètres, Luke est envoyé faire des travaux forcés pour deux ans (attention, on ne plaisante pas). Le film, certes divertissant, frôle parfois la mièvrerie sur plusieurs aspects, à commencer par son personnage principal, Luke, qui est un archétype sur pattes, et malgré le charisme de Paul Newma, ce "Luke à la main froide" est tellement stéréotypé qu'il en devient on ne peut plus fade. Le tout baigne dans un scénario qui sonne très faux (aucune réelle rivalité entre détenus, tout le monde est gentil... alors qu'il ne faut pas oublier qu'ils sont des détenus).
Si le tout reste divertissant, le traitement du sujet finit par agacer grandement.