Produit par Steven Spielberg, ce divertissement a constitué en son temps un événement en matière technique, réunissant à l’écran, de manière fluide et convaincante, des personnages « réels » (campés par des acteurs en chair et en os) et des personnages animés (inventés ou issus des collections Warner et Disney). La réalisation est étonnante. Au niveau narratif, le concept est réjouissant : pastiche de film noir, comédie débridée, aventure dingo… Même si le niveau des gags est inégal, on apprécie le côté déjanté de l’ensemble, ainsi que certains jeux de mots, répliques absurdes ou allusions grivoises. Même si le final est un peu lourd, on se laisse précédemment emporter par un récit rocambolesque et hybride, développé sur un rythme effréné. Cette inventivité tous azimuts frise parfois la surchauffe et l’overdose, mais le résultat demeure unique.
Who Framed Roger Rabbit constitue la quintessence du cinéma de Robert Zemeckis, tout entier tourné vers le choix d’une thématique collective abordée par le prisme d’un individu qui se situe en marge, ici un toon secondaire exploité dans une série où il ne cesse d’être violenté, traité à la manière d’un défi technique et technologique : intégrer ces êtres dessinés au sein de prises de vue réelles dans les studios hollywoodiens, redoubler le monde des hommes par Toonville dans laquelle s’égarera un temps notre enquêteur. La maestria de réalisation n’a d’égale que les libertés de tons et l’humour à égale destination des enfants et des adultes : les propos graveleux, les sous-entendus licencieux émaillent un burlesque d’ensemble qui assure le spectacle sans jamais corrompre un sentiment diffus mais tenace de mélancolie. Burlesque qui entend, comme l’indiquent les propriétés dudit genre, représenter un sujet grave avec légèreté : le bien-nommé juge DeMort, allégorie de la faucheuse, terrifie le spectateur en incarnant cet esprit de contrôle et de rigueur morale à même de censurer les toons, en témoigne sa mixture capable de les dissoudre. La révélation en clausule, qui range le bourreau parmi les êtres de fiction, figure une menace intestine des plus sournoises pouvant raisonner métaphoriquement avec la situation du cartoon à la fin des années 80. Voici donc un polar hautement parodique, et en cela cinéphile, qui multiplie les hommages et références cachées avec gourmandise pour mieux habiller un propos plus sinistre : la formule « that’s all folks » clôt le dernier tour de piste des dessins animés découverts et aimés par plusieurs générations auxquelles appartiennent cinéaste, producteurs, artistes et artisans à l’œuvre ici. L’idée d’utiliser l’expression « mourir de rire » au sens propre nous le rappelle au passage. Un petit bijou.
Une enquête mêlant humains et personnages de cartoon, il fallait le faire. Un mélange parfaitement mis en scène avec une pléiade de personnages savoureux, un lapin gaffeur, un Bob Hoskins génial en inspecteur bougon, un juge cruel, la très sexy Jessica Rabbit et plusieurs toons familiers de la Warner et de Dysney . Un cocktail savamment orchestré entre film noir des années 40 en hommage à l’âge d’or de Hollywood et séquences cartoonesques survoltées. Bijou de créativité, véritable prouesse technique pour l’époque, ce film n’a pas pris une ride
Le concept de mélanger animation et prise de vue réelle, les clins d'oeil à des films d'animation et le côté parodie sont régalant, d'autant plus que les effets spéciaux sont très réussis. Malheureusement l'humour s'avère la plupart du temps soit nul soit lourd. Les acteurs sont mauvais mais c'est surement fait exprès et la musique est oubliable. Les personnages par contre son cools. Classique surcoté, Robert Zemeckis n'a pas réussi tous ses films.
Simplement unique... aucun équivalent dans le monde du cinéma. Et ne vieillit pas ce qui est fascinant alors que les images numériques n'existaient pas à l'époque... Un bijou !
« Qui veut la peau de Roger Rabbit » est un autre classique des années 80. Malgré son âge et quelques incohérences, la nostalgie de retrouver Bugs Bunny, Daffy Duck, Donald, Mickey, et bien d'autres dans une même œuvre est une prouesse technique et scénaristique. Les performances de Bob Hoskins et Christopher Lloyd, respectivement face à des personnages imaginaires et dans le rôle du juge, sont remarquables, donnant vie à ce monde mixte avec une crédibilité étonnante. La collaboration entre Warner et Disney offre une expérience unique, malgré une animation qui a vieilli et un méchant un peu décalé par rapport à l'univers toon. L'histoire, plus complexe qu'il n'y paraît, et certaines scènes cultes comme celle de Jessica Rabbit, maintiennent le film comme un divertissement de qualité. Robert Zemeckis a su créer un spectacle visuel qui, malgré les années, conserve son charme. Ce film reste un divertissement familial incontournable, marquant par sa prouesse technique et son humour, même si certains aspects n'ont pas aussi bien vieilli. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Qui veut la peau de Roger Rabbit, réalisé par Robert Zemeckis, est une œuvre cinématographique d’une ambition remarquable. Mélangeant habilement animation et prises de vue réelles, ce film propose une immersion dans un Hollywood alternatif des années 1940, où humains et personnages animés (ou "toons") coexistent dans un univers aussi captivant que complexe. Si quelques aspérités subsistent, cette audace technique et narrative marque un jalon dans l’histoire du cinéma.
À la croisée du film noir et de la comédie burlesque, le scénario propose une enquête policière menée par Eddie Valiant (Bob Hoskins), un détective désabusé et meurtri par son passé. Son chemin croise celui de Roger Rabbit, une star toon exubérante accusée à tort de meurtre. L’histoire tisse avec habileté des thématiques de trahison, de rédemption et de cupidité, tout en parsemant le récit d’humour et de moments de tension bien dosés.
Si l’intrigue principale manque parfois d’un rythme plus soutenu, elle parvient à captiver grâce à une écriture solide et des rebondissements savamment orchestrés.
L’intégration entre les personnages animés et les acteurs réels demeure l’un des aspects les plus impressionnants du film. Chaque interaction semble tangible, qu’il s’agisse de Roger manipulant des objets ou de Jessica Rabbit hypnotisant son public. Cette prouesse repose sur un travail méticuleux de synchronisation entre l’animation dessinée à la main et les séquences live-action, une innovation technique qui a redéfini les attentes pour ce type de production.
Les scènes à Toontown, avec leur exubérance visuelle et leur rythme frénétique, illustrent parfaitement l’expertise de l’équipe artistique. Cependant, cette virtuosité visuelle peut parfois détourner l’attention des enjeux narratifs.
Bob Hoskins livre une performance magistrale en incarnant Eddie Valiant, un détective cynique mais profondément humain. Il navigue avec aisance dans un monde où la réalité et l’animation s’entrelacent, rendant crédibles ses interactions avec des personnages animés. Christopher Lloyd, en juge Doom, impose une présence inquiétante et mémorable, tandis que Charles Fleischer insuffle à Roger Rabbit une énergie débordante et un humour communicatif.
Jessica Rabbit, bien que rarement à l’écran, marque les esprits par son charisme et son design inoubliable. Sa réplique emblématique, "Je ne suis pas méchante, c'est juste qu'on m'a dessinée comme ça", résume l’ironie et la profondeur du personnage.
Le film déborde de références à l’âge d’or des cartoons, réunissant des personnages emblématiques de studios rivaux tels que Disney et Warner Bros. Ces moments d’interaction entre icônes, comme Mickey Mouse et Bugs Bunny partageant une scène, témoignent d’une collaboration sans précédent dans l’histoire du cinéma.
Bien que cette richesse de clins d’œil puisse ravir les amateurs d’animation, elle risque parfois de surcharger le récit, en reléguant l’histoire principale au second plan.
Sous son apparence légère et burlesque, le film adresse des sujets plus profonds, tels que la corruption et la transformation urbaine, inspirés de faits réels comme le démantèlement des tramways à Los Angeles. Ces thèmes sont évoqués avec suffisamment de subtilité pour enrichir le film sans alourdir son ton général.
Avec son audace visuelle, ses personnages mémorables et son hommage vibrant à l’âge d’or de l’animation, Qui veut la peau de Roger Rabbit demeure une œuvre à part. Si quelques longueurs et un penchant pour l’extravagance visuelle empêchent le film d’atteindre la perfection, il reste un témoignage éclatant du pouvoir de l’innovation et de la collaboration dans le cinéma. Un incontournable qui allie nostalgie et modernité avec une maîtrise indéniable.
ah la la ce film je connaissais un paquet des répliques et chanson...Picoti Picota...on rase gratis...la trempette...Moi...Jessica...le monde des toons...etc ce fut plus qu'un réel plaisir de revoir ce film mais là encore une fois, sur grand écran cela donne ce truc en plus!!! Bon ok j'ai dégusté à l'école avec ce film mais toujours adoré ce film et vu la femme que "j'avais" je pouvais répondre!^^
Film au rythme et à l’humour dévastateurs qui mélange génialement toons et êtres de chair. Et tous sont presque à la même cadence effrénée. C’est drôle et très, très bien monté, très, très bien réalisé. Le mixage époustouflant de l’animation et de la réalité est sidérant quand on pense que tout ça fut fait avant le règne du numérique. Bob Hoskins est parfait dans son rôle. Gros succès en son temps bien mérité et qui n’a pas pris une ride. Seuls quelques accrocs dans la fluidité montrent que tout ça ne fut pas fait par une grosse machine informatique. Génial !
Je m’attendais à ce que les effets spéciaux aient pris une sacré ride, il n’en ai rien, c’est honnête et toujours réussi. Par contre (et déjà il y a une trentaine d’année) je trouve que l’humour n’est pas terrible et l’histoire tout juste honnête. Bref, 2,5 étoiles pour ce film moyen qui vaut surtout par cette idée originale de mélanger des Toons au monde réel et l’interprétation convaincante de Bob Hoskins.
Véritable prouesse technique et artistique pour mêler acteurs et personnages de dessins animés. Avec un scénario crédible et de nombreux gags très comiques.
il était temps! 45 ans d'attente! Un petit chef d'œuvre! Qu'est-ce que je dis, un gigantesque chef d'oeuvre! pas un ride, mais c'est normal la peau de lapin ça ne vieillit pas.