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Qui veut la peau de Roger Rabbit ?
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J.Dredd59
122 abonnés
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5,0
Publiée le 14 juin 2026
Comme tout le monde j’adorais étant petit : un film réunissant tous les toons d’un coup et qui tentait de les intégrer au monde réel c’était extra, tellement que ça m’a poussé à mater son petit frère Space Jam (pas la suite, j’ai encore ma tête)… Et après j’ai grandi et là… ben la magie opère toujours. J’ai pu alors remarquer à quel point le résultat était soigné et travaillé : les animations (surtout pour l’époque) c’est juste dingue, jouer dans le vide et avoir ce résultat c’est bluffant. Les toons, et les stars (gros casting), ne sont pas là pour ajouter de la hype, tous servent le récit car c’est avant tout une bonne histoire, genre polar sur fond d’enquête policière, presque comparable à un . Confidential notamment dans l’ambiance. D’ailleurs on reste dans Hollywood, version moins glauque car ça critique pas mal le star system et les méthodes des majors du cinéma. Entre ça, l’humour décapant à la Tex Avery et Jessica Rabbit, on voit qu’on n’est pas tant sur un film pour enfant en fait… Rajoutons les voix et les expressions qui collent bien même en français, du réalisme mais cartoonesque, des gags qui marchent donc des rires (pas si fréquent surtout dans les comédies actuelles), une musique qui contribue à l’ambiance, un visuel dans le ton, des longueurs qui servent là aussi le style qu’on veut donner à l’enquête et un rythme qui se tient, on a tout. Bref c’est bien fait (4 Oscars), on a une double lecture selon le degré de maturité, on n’a jamais atteint de nouveau ce résultat, tout est top, ça demeure culte des décennies après et ça continue d’emmener tout le monde qui le regarde car ça n’a pas vieilli, donc rien à redire.
En 1988, Robert Zemeckis obtient un nouveau succès commercial après celui de « Retour vers le futur ». Quelques années avant l’arrivée des images de synthèse, il réalise le tour de force d’intégrer des personnages de dessin animé dans des prises de vues réelles. Avec le temps certains effets spéciaux ont pris quelques rides, mais ils conservent un charme fou. D’autant plus que l’histoire reste un vibrant hommage aux célèbres personnages des cartoons américains (Mickey Mouse, Bugs Bunny, Betty Boop, Porky Pig, etc.). Tout ce beau monde est réuni au sein d’une intrigue policière mêlant humour, action et sensualité. Il y en a pour tous les goûts ! Bref, un pur divertissement familial.
Chef d'œuvre du film d'animation parce qu'il est le premier à mêler cartoons et images filmées. Avec en plus une qualité d'images dignes de Walt Disney et un scénario original.
le concept de mélanger les tonnes avec le monde humain et tres bien trouvé, cela nous rappelle des souvenirs et permet de re-découvrir cette univers ou avec un cartoons ont pouvait tout faire
Sous l’impulsion de Steven Spielberg, Zemeckis ne se contente pas d’un exploit technique (faire cohabiter acteurs et personnages animés dans un même plan) mais inscrit cette prouesse dans le Los Angeles de 1947 où Eddie Valiant enquête pour innocenter Roger Rabbit. L’espace se scinde alors entre la grisaille fonctionnelle de la ville et l’exubérance courbe de Toontown, une opposition qui met en scène une hiérarchie où les Toons divertissent tout en restant assignés au spectacle, tolérés tant qu’ils ne menacent pas l’ordre économique. Le complot immobilier qui pèse sur Toontown prolonge cette idée en ancrant la fiction dans l’histoire urbaine américaine, où l’imaginaire finit sacrifié au profit.
Le film va plus loin. Jessica Rabbit, icône hyperbolique, dévoile la fabrication même du fantasme « I’m not bad, I’m just drawn that way. », tandis que la “dip”, capable de tuer définitivement un Toon, introduit une brèche où le burlesque rencontre pour la première fois la possibilité de la mort. Quant au juge Doom, il cristallise la volonté d’écraser le chaos, jusqu’à révéler que l’autoritarisme procède du même matériau que le cartoon, simplement perverti.
De cette friction permanente entre élasticité et gravité, le film célèbre l’anarchie du dessin tout en enregistrant sa précarité, rappelant que le cinéma repose toujours sur une coexistence entre illusion et matière, enfance et désillusion.
Un film audacieux et inventif, qui reste une prouesse technique et narrative plus de trente ans après sa sortie. En mêlant animation et prises de vues réelles avec une fluidité remarquable, Robert Zemeckis crée un univers unique, à la fois hommage au film noir classique et célébration du cartoon.
Le récit fonctionne comme un véritable polar, avec une enquête bien menée et une atmosphère sombre contrebalancée par l’humour et l’énergie débridée de Roger Rabbit. Bob Hoskins est excellent, donnant une vraie crédibilité émotionnelle à cette cohabitation improbable entre humains et personnages animés.
Au-delà de l’exploit visuel, le film aborde avec intelligence des thèmes comme la nostalgie, la peur du changement et la fin d’un âge d’or. Un divertissement brillant, intelligent et toujours aussi plaisant à revoir
Le mélange des images réelles et de dessins animés est vraiment incroyable. Revoir les personnages de mon enfance me rappela de jolis souvenirs. Mais ici, je trouve qu'ils sont beaucoup trop agités. À force, ça en devient lassant, malgré la qualité de la réalisation et la magie n'a pas opéré. Vu pour la première fois en 2025, soit trente-sept ans après sa sortie, ce film a marqué son époque mais je l'ai sans doute vu beaucoup trop tard. Et puis avec Christopher Lloyd au casting, je ne pouvais m'empêcher de penser à Retour Vers Le Futur, sorti à la même époque et qui m'a beaucoup plus marqué.
Mélange réussi entre des Tunes attachants et drôles et une enquête agréable à suivre sur fond de critique du capitalisme américain. Un Disney original, qui reflète bien son époque et mérite d’être vu.
Un mélange inventif et magique ! "Qui veut la peau de Roger Rabbit" est un film audacieux qui marie prises de vues réelles et animation avec une maîtrise impressionnante pour l’époque. L’univers est original, drôle et un peu sombre, avec une intrigue de film noir revisitée à la sauce cartoon. Bob Hoskins est excellent dans son rôle, et l’interaction entre les acteurs et les personnages animés reste bluffante même aujourd’hui.
Mêlant prise de vue réelle et animation « Qui veut la peau de Roger Rabbit » met en scène un détective enquêtant sur un meurtre commis par un carton dans un monde où ils vivent avec les humains. Entre les trouvailles visuelles, le numéro hilarant de Bob Hoskins, le film de Robert Zemeckis est une réelle réussite, non seulement techniquement impressionnant mais surtout très drôle et remplie de personnages de cartoons qu’on prend un réel plaisir à voir interagir avec les humains.
Inventif et irrésistiblement fun, Qui veut la peau de Roger Rabbit mêle habilement film noir et cartoon avec une virtuosité technique remarquable pour l’époque. L’univers est déjanté, les clins d’œil abondants, et l’ensemble reste une belle réussite nostalgique.
Mais quel film ! Un scénario digne des plus grands, des personnages extraordinaires et inoubliables (Betty ma préférée), une originalité et une énergie débordante, un mix Cartoon/vie réelle qui marche à merveille, des blagues toutes plus drôles les unes que les autres : trop bien !
Entre deux "Retour vers le futur", Robert Zemeckis nous offrait cette incontestable réussite qu'est "Qui veut la peau de Roger Rabbit ?". Entre hommage au film noir des années 40 et comédie déjanté fusionnant toons et disney, ce petit bijou d'inventivité n'a pas pris une seule ride, et fût recompensé par l'oscar des meilleurs effets spéciaux, bien mérités car si certains ont pris quelques rides, ils furent particulièrement poussés et novateurs pour l'époque. À noter une très bonne BO d'Alan Silvestri et une interprétation de Christopher Llyold qui terrifia tout les enfants qui ont vu le film.
Alors, autant je fait partie des quelques personnes au monde qui n'aime pas spécialement la trilogie Retour vers le Futur, autant ce film est un véritable classique pour moi ! Déjà, je défie quiconque de me nommer un film mêlant dessin animé/réalité qui atteint une qualité qui soit au minimum égal sortie depuis. Des personnages iconiques et bien interprété comme doublés, des caméos absolument dingues, des scènes iconiques, bref ce film est, en plus d'être génial, un film intemporel !