La Poursuite impitoyable
Note moyenne
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133 critiques spectateurs

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Julien D
Julien D

73 abonnés 696 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juin 2011
Un superbe scénario palpitant aux personnages fouillés interprétés par un casting en or et une mise en scène d'une efficacité redoutable. Ce film est un pur bijou à découvrir d'urgence si vous ne l'avez pas vu. Un chef d'oeuvre qui n'a pas pris une ride.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juillet 2014
Un film coup de poing, l'exposition est longue mais nécessaire et intéressante. Puis Arthur Penn fait surgir simultanément la violence et la bêtise qui conduira au passage à tabac de Brando, puis à cette fabuleuse très longue scène finale. "La foule est la bête élémentaire, dont l'instinct est partout, la pensée nulle part" disait quelqu'un, ce film en est une démonstration éclatante qu'on reçoit en pleine gueule. La direction d'acteurs est un véritable sans faute, même si on est bien obligé d'admettre que Brando domine le lot. On remarquera l'excellence du casting féminin composé outre de Fonda et de Dickinson, de Janice Rule avec ses décolletés plongeants et de Martha Hyer en pocharde. Excellente musique également (John Barry) Seul bémol le couple incarné par Brando et Dickinson est trop parfait, pas le moindre petit défaut, trop intègre, trop juste, trop gentil. L'affubler de quelques menus travers n'aurait en rien nuit à la démonstration, bien au contraire.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un excellent film signé Arthur Penn. Tout y est remarquable, que ce xoit l'interprétation, la mise en scène ou encore l'atmosphère particulièrement tendue du film. L'ensemble est sinistre et presque désespérant, mais néanmoins très intense, avec de très beaux personnages et quelques scènes d'une grande puissance. A voir.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 février 2007
Le chef d'œuvre d'Arthur Penn. A mon sens, son meilleur film, plus réussi encore que Butch Cassidy... Marlon Brando au sommet de son art, Redford qui lui donne la réplique à merveille, Jane Fonda plus belle que jamais, un scénario maîtrisé de bout en bout... Une vision quasi apocalyptique de l'humanité, une ligne claire, une histoire simple et forte, une mise en scène qui tient du génie... Bref, un film quasi parfait.
Gaspard Conan
Gaspard Conan

10 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2023
Arthur Penn débute là où Frank Darabont, avec Les Evadés (1994), termine : deux hommes s’évadent de prison et remuent ciel et terre pour s’en sortir indemnes. Raté ! L’un des deux prisonniers, Bubber, interprété par un Robert Redford encore à ses débuts, est trahi par son compagnon de cellule, et erre seul dans les plaines du pays de l’Oncle Sam. 6 ans avant Le Parrain, Marlon Brando, érigé en symbole de la justice, va tout faire pour le poursuivre, d’une façon galvanisée et, a fortiori, impitoyable. Mais ce qui est impitoyable dans le chef d’oeuvre d’Arthur Penn, c’est bel et bien la réaction apodictique des citoyens face la fuite de « Bubby ». Vice exacerbé, justice ébranlée. Voilà donc le message inhérent à l’oeuvre de Penn : même à l’heure de sociétés modernisées et éveillées, algarades et injustices demeurent primus inter pares. Comment faire régner une justice collective dans un pays torpillé, transcendé et tourmenté par les rancoeurs individuelles ? Le shérif texan Marlon Brando veut faire primer la loi, là où les habitants privilégient une justice par eux-mêmes, par bassesse ou par vengeance. Nous tenons ici la plus grande force résidant dans ce film, qui résonne encore davantage aujourd’hui : Arthur Penn se permet d’esquiver les interminables soubresauts des intrigues du genre pour ne peindre ce qu’il entoure, ce qu’il perçoit, ce qu’il vit et ce qu’il voit. Au spectateur de se créer un avis. Toute la société se cristallise et se fragmente de façon éclatante autour de cette poursuite impitoyable, violente, mesquine et presque méphistophélique. Ainsi, le film témoigne de l’atmosphère intrinsèque des Etats-Unis à la croisée des années 60 : raciste, sexiste et violente. Elle ne va pas sans rappeler des films tels que Detroit ou Mississippi Burning. La traque infernale manque, certes, subrepticement de suspense. Toutefois, assez savamment, le film enivrant de Arthur Penn réussit à mettre les mots sur les maux.
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 460 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 avril 2024
Rien d’une poursuite dans ce film et peu de rythme, pendant une heure trente il ne se passe pas grand-chose, juste des cocktails et des échanges mondains. L’ambiance et les personnages se mettent lentement en place dans cette ville où les tensions raciales, la stupidité, la haine, le pouvoir et l’argent règnent en maîtres. On ne comprend pas vraiment le personnage de Robert Redford et le déchaînement de passions qu’il entraîne si ce n’est de satisfaire l’orgueil du magnat local, père riche qui tente de sauver l’honneur de son fils. Marlon Brando s’en sort bien et Arthur Penn était courageux de s’impliquer en 1966 sur ce sujet, mais pas vraiment convaincu par cet espèce de western qui n’a rien d’impitoyable et où la tension est peu présente. Le titre anglais « The chase » (la chasse) n’est d’ailleurs pas plus représentatif.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 novembre 2012
Attention de ne pas se faire piéger par le titre : il ne s'agit pas d'un film d'actions avec course-poursuites à la clé mais une véritable intrigue psychologique. Intrigue très longue, lente à démarrer mais qui présente les personnages, pourris et honnêtes d'une petite ville américaine, qui se disputent la dépouille d'un fugitif innoncent. Habitants décadents et brutaux qui n'hésitent pas à tabasser leur shériff pour arriver à leurs fins. Critique d'une société raciste et amorale, l'oeuvre de Penn se vaut pour son intrigue et sa vision d'un monde où la justice est remplacée par la folie.
Thomas Roavina
Thomas Roavina

27 abonnés 348 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 décembre 2007
"The Chase" de Arthur Penn en 1966 s'inscrit parfaitement dans la logique du cinéaste américain. Faire d'un western modern un phamplet sur les moeurs américaines. Bonnie & Clyde était le plus reussi, The chase moins et Missouri breaks encore moins. Voulant instaurer une ambiance de tension dans toute une bougarde. A.Penn y arrive difficilement, il a grandement besoin de l'aide d'un Brando qui fait un merveilleux contre poid à toute la bande de lyncheur. C'est ainsi que l'on comprend ce qu'a voulu signifier Arthur Penn. La logique de desespoir comme pour Bonnie and Clyde est moins maitrisé car le film part un peu dans tout les sens en voulant contés plusieurs récits. Celui de Redord totalement inutile. Comme ce qui ma géné pour Missouri breaks et B&C, la photographie est je trouve sale, pas agréable à regarder. L'ambiance est moyennement reussite, je garde surtout une scène en tête quand le sheriff tombe de son bureaux ou dans les escaliers. Des moments marquants.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2015
Une introduction assez longue et fastidieuse pour nous présenter les personnages. Un thriller un peu mou ou dirai-je raisonnablement assez lent pour ménager la tension. Mais qu'ont-ils à craindre de lui: "il paraît qu'il s'est évadé!" On attend aussi de savoir dans une ambiance à la Columbo. Je suis un peu décontenancé. Le titre annonçait un western mais l'époque semble révolue quand on voit le film. Puis petit à petit la violence met un terme à l'attente. Ça y est le film trouve sa justification. Il devient plus dense et froid. Le racisme, la vengeance. La fin est assez brutale (pas dans le sens physique) mais abrupte, sèche. Grands acteurs
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2020
Samedi soir, dans une bourgade du Texas. La fête et l’alcool battent leur plein, jusqu’à ce qu’une nouvelle n’échauffe les esprits : Bubber, un voyou local, vient de s’échapper de prison, et retournerait peut-être en ville. Le shérif Calder, plus tempéré que la population, va tenter de calmer le jeu… « The Chase » est tout d’abord un drame intelligent, proposant des personnages nuancés et profonds, interprétés par des acteurs de premier choix. Marlon Brando est bien sûr excellent en policier déterminé à être intègre… et dépité par le fait que tous les habitants sont persuadés qu’il est corrompu par le magnat local ! Celui-ci, joué par E.G. Marshall, loin d’être un millionnaire abjecte et arrogant, est avant tout un père aimant, et un homme maladroit, qui a du mal à créer des relations autrement que par le pouvoir et l’argent. Le so british James Fox campe quant à lui de manière étonnante son fils, qui ne parvient pas à être heureux. On y retrouve également Robert Redford (alors peu connu) dans le rôle d’un voyou avant tout malchanceux et victime de son destin, ou encore Jane Fonda en femme tiraillée, et Robert Duvall dans un petit rôle appréciable. Bref, du tout bon ! Tout ce petit monde va interagir et constituer les rouages d’un véritable tragédie, filmée de manière sobre et sombre, avec plusieurs scènes marquantes (l’affrontement dans le bureau étant peut-être la plus célèbre). Mais « The Chase », c’est aussi un portrait au vitriol du Texas. Le film pointe du doigt les problèmes sociaux (ghettoïsation des immigrés mexicains, racisme anti-noir…) mais surtout le comportement de la population. Violence et sentiment d‘auto-justice exacerbés par l’alcool et le port d’arme généreux, lâcheté et commérage cynique, émancipation sexuelle engendrant de la tension plus que de la libération : l’image est loin d’être reluisante ! Plutôt qu’un polar, « The Chase » est donc surtout un drame fin et réussi, accessoirement porté par la jolie BO de John Barry.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2024
Hommes, femmes et enfants. Personne n'est sorti épargné de cette dénonciation virulente de la bêtise humaine. Mais cette "Chasse impitoyable" ne s'arrêtait pas là. D'une manière peut-être moins évidente à discerner (quoi que...), elle pointait déjà du doigt les dérives de la démocratie américaine des années 60, que les États-Unis disaient être la meilleure au monde. Or, si la démocratie est liberté, elle ne peut être laxisme. Ce que l'on voit ici est fruit du laxisme. Foule sans limites, instigatrice et inquisitrice pour une partie, spectatrice attentive pour l'autre. Avec la même violence pour les deux. D'ailleurs, à ce titre, la dernière partie du film, celle où tout dérape et tout explose, est un modèle d'orfèvrerie de mise en scène, dont un très grands nombre de cinéastes d'aujourd'hui feraient bien de s'inspirer. C'était un très grand film, d'un très grand cinéaste que l'Histoire semble avoir oublié et mené par une distribution de haute classe, avec notamment un Marlon Brando dans ce qu'il a de meilleur.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2014
Un très bon film, sombre, pessimiste et qui n’a guère vieilli. D’autant que la stupidité cruelle qu’il montre reste d’une brûlante actualité, au Texas, aux USA et dans le reste du monde ! L’histoire de l’hystérie collective d’une bande d’abrutis – ici par l’alcool, mais ça peut être la religion ou tout autre drogue – qui rejette “l’autre”, le noir, le délinquant, sans surtout chercher à comprendre quoi que ce soit. Seule réponse à ce qui chagrine… la violence. Une très belle démonstration du fonctionnement de notre société telle qu’Arthur Penn sait le faire, bien que ce ne soit pas ici son meilleur film. Lui-même le dit !
Si le début souffre de longueur et de rythme, la tension monte assez vite et devient captivante. L’interprétation est à la mesure du casting, Marlon Brando toujours d’une présence impressionnante, Jane Fonda brillante, les autres à l’avenant. Un film qui n’est pas un chef-d’œuvre classique mais qui mérite largement d’être découvert ou revu.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2025
C'est un classique du cinéma américain. The chase, la chasse, traduit en français la poursuite impitoyable. Bien plus vendeur. L'époque, 1966, et sa musique et ses fêtes du samedi soir. Marlon Brando, Robert Redford, Jane Fonda et Robert Duvall, c'est du lourd. Un casting imparable. Cest bien joué et bien réalisé, d'ou un classique du cinéma.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2019
Un bon film au casting prestigieux. L'évasion d'un détenu accusé à tort d'un meurtre sert de prétexte au réalisateur pour dénoncer le délabrement moral d'une bourgade texane, et d'une certaine Amérique en général. Virilité défaillante, jalousie, corruption, racisme... Aucun vice ne manque dans cette micro-société qui n'attend qu'un bouc-émissaire pour se défouler. Le prisonnier évadé semble paradoxalement la personne la plus innocente du film, d'où peut-être la détestation qu'il inspire à la plupart des autres personnages. Marlon Brando, Jane Fonda et Janice Rule notamment sont très convaincants.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2013
Un drame passionnel et terriblement lucide sur la nature humaine,ingrate et intolérante. Arthur Penn,dans ses grandes heures,est parvenu à faire le lien entre le cinéma hollywoodien classique et le Nouvel Hollywood. En résulte des œuvres singulières et puissantes comme cette "Poursuite Impitoyable"(1965). Dans une petite ville du Sud des Etats-Unis,l'évasion d'un prisonnier du coin fait ressurgir toutes les haines raciales chez une communautés de gens désoeuvrés et désaxés. Entre l'entrepreneur local autoritaire,le shérif apathique,les femmes désireuses de tromper et les petites frappes sur le retour,le malheureux évadé(Robert Redford,dans ses brillants et ténébreux débuts)n'a aucune chance... Si la rythmique du film n'est pas celle voulue par Penn(un peu trop piano à son goût),elle suffit néanmoins à provoquer des frissons,notamment lors du passage à tabac de Marlon Brando(toujours grandiose et grandiloquent)ou de la scène finale sous les flammes d'une casse de voiture. L'émotion,d'abord contenue,finit par exploser au gré de ces injustices,de ces jugements hâtifs et de ces gens aux actes innommables. Pessimiste et imparable.
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