Le Plaisir
Note moyenne
4,1
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pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mars 2018
Un beau film, où les trois histoires sont plaisantes à suivre et la réalisation souvent géniale. Cependant on peut regretter une narration trop linéaire et une voix-off trop présente.
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2024
Vu récemment (rediffusé à la TV) et j'ai tellement adoré que je me suis procuré le DVD (pas cher, ceci dit), car je savais bien que ce film, je le reverrai régulièrement, et je me doutais bien qu'il ne serait pas souvent rediffusé.
Adaptation par Max Ophuls de trois nouvelles de Maupassant, "Le Plaisir" vaut surtout pour son "sketch" central, le plus long (sur les 90 minutes du film, il en représente bien 50 ou 55, à vue de nez), qui adapte "La Maison Tellier" et permet à Jean Gabin de nous offrir une prestation toute en sobriété (non pas qu'il soit, généralement, du genre à cabotiner, pas du tout). Les deux autres séquences, très courtes et notamment la première ("Le Masque", qui dure environ 10-15 minutes), sont excellentes aussi, notons la réalisation, dans la première séquence au cabaret, virevoltante. Kubrick tenait Ophuls pour un des plus grands réalisateurs, et il vouait une vraie passion pour certains de ses films, tels que "La Ronde" et ce "Plaisir", inutile de se demander pourquoi. Bien que vieux (début des années 50), ce film reste d'une grande fraîcheur, tout juste peut-on reprocher, parfois, que la piste sonore, les dialogues donc, ne soi(en)t pas super audible, comme, justement, dans cette séquence de cabaret qui ouvre le film. Sinon, rien à dire, c'est sublime. Un vrai plaisir de visionnage.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 octobre 2011
Max Ophuls réalise sa meilleure séquence (celle du début) et écrit un très bel hommage à Maupassant.
WalkthisWay
WalkthisWay

24 abonnés 670 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2015
Le plaisir, on le prend quand on voit ces mouvements de caméra totalement novateurs. Un bijou de réalisation et de mise en scène.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2009
Plus rien à dire et redire sur ce bijou. Plus qu'à regarder.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 décembre 2023
Quelle virtuosité dans ma mise en scène et dans les mouvements de caméra, quelle belle photographie, mais le son est tellement mauvais qu'on suit les 3 histoires avec beaucoup de difficultés.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2024
Un classique d’une grande beauté avec Max Ophuls au sommet de son art. Une mise en scène brillantissime, avec quelques plans séquence « cultes ». Dans le premier court , la caméra virevolte autour des danseurs dans ce cabaret des années folles d’une manière magique ,envoutante , non-stop, c’est comme une valse tourbillonnante, on se demande comment cela fut possible avec le matériel très lourd de l’époque, une vraie prouesse .On a retrouvé dans le cinéma contemporain , une certaine filiation dans la scène d’intro du « Babylone » de Damien Chazelle . Et puis dans le 2eme « la maison Tellier » cet incroyable plan, tournant autour de la maison et dévoilant par les fenêtres la vie intérieure de chaque pièce, comme de multiples scénettes d’un patchwork qui s’assemble sous nos yeux. C’est absolument éblouissant. Il y en ensuite la très belle adaptation des textes de Maupassant, tout en finesse, des dialogues délicats très raffinés. Il y a la prestation formidable de tous ces acteurs de premier plan. Jean Gabin, Madeleine Renaud (formidable) , en « Madame » rigoureuse , Jean Servais, Pierre Brasseur, Danielle Darrieux. C’est un régal. Et puis surtout dans la « maison Tellier » cette liberté de ton . Cet « hommage » à la maison, aux filles sympathiques, qui font leur job avec application, mais qui sont tellement heureuses de participer à cette communion de la petite nièce, qui retrouveront lors de la cérémonie, toute la pureté de leur enfance , pour un instant . L’opposition entre le pur et l’impur, sublimée par la ballade dans la charrette, conduite par Jean Gabin, avec ce beau cheval blanc, en peine campagne ,et l’arrêt pour cueillir de fleurs, , sublime plan large, comme un tableau de Monet, avec toutes les filles éparpillées , cueillant leur magnifiques bouquets qui serviront d’ailleurs à décorer la maison lors de la grande fête de retour, ces bacchanales de luxure sans retenue. Il y a aussi l’accent porté sur l’hypocrisie de tous ces bourgeois normands qui s’empressent de retourner à la maison dès qu’elle rouvre , cette recherche du plaisir immédiat ,de la débauche , et Max Ophuls, quoique un peu moqueur, se montre conciliant et bienveillant avec la réalité de ce monde et les failles des êtres humains. Une merveille de film.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mai 2024
Max Ophüls met en scène, entre légèreté et gravité, trois nouvelles de Guy de Maupassant autour du plaisir, de l’amour et de la mort. Une belle distribution pour ce classique des années 50 pas vraiment aidé cependant par une voix-off bien trop mécanique.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 juin 2013
Ophüls adapte triplement Maupassant et offre un vrai voyage sur les variations du "plaisir". C'est à la fois léger et grave, cru sans être vulgaire, élégant sans être maniéré. C'est aérien, c'est un voyage dans le temps, et c'est pourtant diablement d'actualité. Le sérieux se mêle à l'absurde à travers trois "sketchs" où l'univers du romancier télescope celui du cinéaste, et ce sans qu'il se mange l'un et l'autre. Des grands moments, "Le plaisir" n'en manque pas ; ne serait-ce que l'introduction et le final, brillant d'inventivité et d'émotion. Quand à la mise en scène, Ophüls se permet tout et sa caméra, mouvementée, virevoltante au possible, se fait l’œil d'un "carnaval" des mœurs à la fois drôle et touchant. De la grâce chez certaines, de l'humour chez d'autres, et par-dessus tout, une vérité. Assené en lasagnes durant tout le film, et diablement prononcé lors d'un final tragique, et particulièrement impressionnant. Un classique qui en a encore dans le ventre, et qui mériterait d'être vu et rerevu, ne serait-ce que pour l'écho qu'il renvoie à la société dérivante d'aujourd'hui. Chapeau bas.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 février 2008
enfin un film qui sort de l'ordinaire,on prend tout
simplement du plaisir a regarder ce film,du bon cinema
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 993 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2006
Grâce à une lumière divine et à des décors de studio magnifiques, Max Ophuls réalise un film magique en trois segments très égaux (excepté le Modèle, plus faible que les autres). Max Ophuls ne filme quasiment aucun plan fixe, mais préfère rythmé son oeuvre de mouvements de caméra amples et de plans longs qui font son style particulier. On peut deviner une influence d'Ophuls chez Scorsese et De Palma avec ces plans, en particulier dans La Maison Tellier.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 janvier 2015
Max Ophüls adapte trois nouvelles de Guy de Maupassant (Le Masque, La Maison Tellier, Le Modèle) pour un résultat décevant : les histoires d'inégales longueurs (15 minutes, 1 heure, 20 minute) se révèlent barbantes et se concluent – du moins pour les deux premières – de manière abrupte, laissant un goût d'inachevé. Quelques beaux passages et une superbe interprétation de Jean Gabin ne parviennent pas à sauver le film de l'ennui.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2015
Ophüls à le don de raconter des histoires. Il s'intéresse donc aux conteur. Et c'est à juste titre qu'il s'est tourné vers Maupassant et à ses nombreuses nouvelles. Le film se déroule tout seul, il est léger et futile à souhait. La mise en scène est fluide comme le moment où l'on perçoit la maison Tellier par la façade. C'est très beau. Les histoires n'ont rien à voir entre elles. Ce sont donc des moyens métrages et des courts métrages.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2023
"Le Plaisir" propose trois sketches, adaptés de nouvelles de Guy de Maupassant. Un étrange individu qui se rend à un bal opulent. Des travailleuses de maison close en sortie à la campagne. Et un couple passionnel de peintre/modèle. L'occasion d'aborder la thématique du plaisir sous différents prismes.
On dit souvent que les films à sketch sont par nature inégaux, mais ici les trois histoires frappent de par leur qualité. Certes, la deuxième représente le cœur du film, durant bien plus longtemps que les autres. Néanmoins elles sont toutes très intéressantes, et différentes en ambiance.
Je soulignerai d'ailleurs l'incroyable capacité du récit et du réalisateur à varier les tons, y compris au sein d'une même trame. On passe par exemple de la description sobre et malicieuse d'une maison close de ville, à une séquence humoristique et grivoise où un vendeur ambulant truculent (Pierre Brasseur) trouve un succès très temporaire auprès des professionnelles ! Ou cette scène d'église, aussi émouvante qu'ironique, où nos travailleuses du sexe réalisent le décalage de leur mode de vie avec celui de petites filles campagnardes qui se communient !
"Le Plaisir", c'est également une mise en scène étonnement dynamique. Max Ophüls sait exploiter et faire vivre ses environnements. Avec une caméra qui évolue avec aisance au sein de la frénésie d'un bal, faisant ainsi ressortir l'extase de la fête. Ces plans extérieurs présentant méthodiquement la structure de la maison close. Ou ces déambulations dans la ville et les décors de campagne normande, donnant immédiatement de la vie à l'ouvrage.
Avec en prime de bons acteurs (Jean Gabin y tient un rôle touchant), et une jolie narration, c'est un film à voir.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2024
Rares sont les réalisateurs ayant fourni leur meilleur travail en toute fin de carrière. C’est exactement le cas de Max Ophüls qui après un court passage à Hollywood où il sera à l’honneur avec quatre longs métrages à son actif dont trois d’excellente facture (« Lettre d’une inconnue » en 1948, « Pris au piège » et « Les désemparés » en 1949) est de retour en France en 1950 pour y enchaîner quatre autres films dont trois sont de nos jours considérés comme des chefs d’œuvre. Ce constat initial doit-être pondéré par le fait que le réalisateur né en Allemagne en 1902 est décédé prématurément en 1957 à seulement 54 ans. On ne peut qu’imaginer avec regret ce qu’aurait été sa carrière s’il avait pu continuer à exercer.
« Le Plaisir » film à sketches sorti sur les écrans en 1952 fait partie aux côtés de « La ronde » et de « Madame de… » des trois films français évoqués plus haut. À leurs génériques, la grande Danielle Darrieux qui se révélera vite comme l’idéal féminin de Max Ophüls, illuminant de sa grâce et de sa beauté mais aussi de son immense talent chacune de ses apparitions à l’écran. Après le succès de « La ronde », Ophüls décide de recourir une nouvelle fois au film à sketches pour « Le Plaisir ». Sketches qui reposeront sur l’adaptation de trois nouvelles de Guy de Maupassant, le plus célèbre écrivain normand avec Gustave Flaubert. Le pessimisme notoire et la lucidité qui inondent l’œuvre de Maupassant conviendront très bien à Max Ophüls qui tout en esthète qu’il était ne fut guère plus caressant avec la nature humaine. Le plaisir est le meilleur exutoire pour oublier la triste issue de chaque vie humaine. Obsession d’Ophüls qui comme Guy de Maupassant savait sans doute que la sienne serait courte.
Le premier sketch montre la quête désespérée d’un pauvre bougre qui pour oublier la décrépitude de son corps liée au vieillissement s’enivre chaque soir dans les bals mondains grimé d’un masque pour, le temps de quelques heures, retrouver une jeunesse depuis longtemps envolée. Mais l’illusion fait long feu car le temps rattrape toujours par la manche ceux qui veulent le fuir. Quête éternelle qui si elle n’a pas changé sur le fond s’est sophistiquée sur la forme avec le progrès qui désormais vous imprime le masque directement sur le visage à grands coups de bistouri ou de piqûres, vous transforment en caricature de vous-même. Le sketch sans doute le plus noir du métrage qu’Ophüls a délibérément voulu le plus court.
S’ensuit l’adaptation de « La maison Tellier » une des nouvelles les plus prisées de Maupassant. Constituant le corps du film , « La maison Tellier » est le segment où la qualité narrative, la poésie et la sensibilité artistique du réalisateur se déploient avec le plus d’ampleur et de magnificence. La voix-off tabagique de Jean Servais tout-à-la fois rocailleuse et chaleureuse illustre formidablement le propos grâce au texte emprunté à l’auteur normand qui savait si bien évoquer avec ses phrases courtes au vocabulaire si finement chantourné et précisément choisi, les mœurs des gens de toutes conditions de son époque. Le trouble que sème dans le petit bourg la fermeture inexpliquée de sa seule « maison d’agrément », laissant les notables locaux errant autour du local comme des canards sans tête est présenté avec force de moquerie par un Ophüls à son meilleur qui pianote comme un maestro sur les touches de son clavier que sont les Henri Crémieux, Antoine Balpêtré, Louis Seigner, René Blancard et Marcel Pérès. Des notables rassurés quand ils verront le panneau malencontreusement tombé de son clou les informant d’une fermeture temporaire, Madame Tellier (Madeleine Renaud) étant partie pour une seule journée à la campagne avec ses filles (Ginette Leclerc, Mila Parély, Danielle Darrieux, Paulette Dubost, Mathilde Casadesus) chez son frère (Jean Gabin) pour la communion de sa fille.
Le piano laisse alors la place à l’ensemble des violons avec les deux premiers d’entre eux (Darrieux et Gabin) pour interpréter avec entrain et vigueur cette symphonie campagnarde qui nous emmène tout droit dans les paysages impressionnistes des Monet, Renoir et tous les autres. Max Ophüls joue à fond sur le contraste entre les gens des villes et les gens des champs avec toujours la formidable voix de Jean Servais donnant le la. Sachant depuis le début quel accent il voulait donner à ce sketch central, Ophüls avait confié à son assistant Jean Valère la mission de trouver précisément chacun des paysages qu’il lui avait décrits et dessinés dans le moindre détail. La Suisse Normande (Calvados) a fourni l’écrin à cette sublime succession de tableaux champêtres.
La venue de ces dames dont tout le village devine très vite la profession échauffe les esprits et plus particulièrement celui de Joseph (Jean Gabin), le frère de Madame Tellier qui en pince pour la très gracieuse Madame Rosa (Danielle Darrieux). Joseph, campé par un Jean Gabin qui livre une prestation si marquante que l’on aura grand-peine au sortir du film à se convaincre qu’il n’est pas lui-même fils de paysan cauchois. Celui qui rédige cette critique vous en parle en connaissance ayant eu longtemps directement affaire à des agriculteurs cauchois. L’acteur qui ne va pas tarder à remonter sur son trône placé tout en haut du cinéma français est tout simplement époustouflant. Oubliés Pépé le Moko, Gueule d’amour, Bébé Donge et tous les autres, place à Joseph Rivet paysan bourru, en ménage avec une paysanne au physique peu amène (Héléna Manson), qui tel le loup des champs de Tex Avery (« Little Rural Riding Hood » en 1949) prenant des coups de marteau sur la tête devant la jolie danseuse du cabaret où son cousin des villes l’a emmené, va avoir besoin de quelques rappels à l’ordre pour retrouver ses sens complètement tourneboulés par une Madame Rosa qui n’en demandait pas tant. Le dos courbé juste ce qu’il faut pour rappeler la marque indélébile du dur labeur des champs sur les corps, les mots inappropriés claironnés sous l’emprise du jus pomme macéré signes d’une pudeur instinctive et d’une éducation scolaire sacrifiée aux travaux agricoles, Jean Gabin est comme sur un nuage lui qui au même moment se porte acquéreur d’un domaine agricole dans l’Orne, département limitrophe du lieu de tournage.
À ses côtés tout le monde est au diapason notamment Madeleine Renaud parfaite d’une autorité teintée de malice, Danielle Darrieux qui n’a pas grand-chose d’autre à faire que d’être tout simplement elle-même, à l’aise en toute circonstance et Paulette Dubost devenue vedette sur le tard dont on avait peut-être oublié qu’elle était si jolie. Un délice de tous les instants se concluant par une plongée immersive dans « Un chemin montant dans les prés » (1876/77) tableau d’Auguste Renoir où le rustre paysan dégrisé va maladroitement mais sincèrement présenter ses excuses à la fille de joie qui sera ravie d’être enfin reconnue comme une dame.
Après l’enchantement de « La Maison Tellier », le dernier épisode du « Modèle » arrive un peu comme un cheveu sur la soupe même si tout-à-fait honorable avec Simone Simon, Daniel Gélin et Jean Servais prenant enfin corps. Maupassant qu’Ophüls reprend à son compte y rappelle que l’amour est très rapidement mortel, les hommes et les femmes n’y cherchant pas et n’y trouvant pas la même chose ou rarement au même moment. Initialement Ophüls avait choisi d’adapter « La femme de l’autre » mais le dépassement de budget déjà conséquent a obligé le réalisateur à revoir ses ambitions à la baisse. Quoiqu’il en soit « Le plaisir » déclinaison en trois actes de la prose épicée et poétique de Maupassant demeure un chef d’œuvre qu’il convient de faire connaître encore et encore.
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