La Femme du boulanger
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ScarlettO'Hara
ScarlettO'Hara

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2026
Un scénario des plus simples, un nouveau boulanger et sa femme arrivent dans une petite ville de Provence, et dès le lendemain, la femme part avec un berger, jeune, beau, musclé. Tout est dans les dialogues, toujours remplis de poésie (ce monologue sur le pain que fera le boulanger lorsqu'il aura retrouvé sa femme !!), et dans le jeu de Raimu, vraie leçon d'art dramatique.
Oeuf4419
Oeuf4419

81 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2026
Dialogues poétiques et ciselés, un Raimu extraordinaire, sans doute le rôle de sa vie, on passe du rire aux pleures... Magnifique.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2025
La Femme du boulanger est l’un des joyaux du cinéma français, un film où Marcel Pagnol déploie tout son art : humanité, humour, tendresse et un sens inégalé de l’observation du quotidien provençal. Au cœur de cette chronique villageoise se trouve un Raimu absolument impérial, sans doute au sommet de sa carrière. Il incarne ce boulanger blessé avec une philosophie bouleversante, mêlant dignité, douleur contenue et amour indéfectible envers une épouse volage. Il devient, avec une douceur presque sacrée, le plus beau des cocus du cinéma, un homme qui ne ridiculise pas sa situation mais l’habite avec une humanité rare.

Le film regorge de scènes cultes, mais l’ultime moment — celui où le boulanger parle à sa chatte, dans un monologue d’une sincérité totale — reste une scène d’anthologie, digne de figurer aux côtés de la fameuse partie de cartes ou de l’éternel « Juste Leblanc » d’autres comédies devenues mythiques. Dans cette séquence, Raimu déploie tout son talent de comédien : la voix qui tremble juste ce qu’il faut, le regard perdu entre douleur et résignation, le geste simple qui dit tout. C’est un pur bonheur de cinéma, un instant suspendu qui rappelle à quel point le jeu minimaliste peut être puissant.

Avec son mélange unique de comédie et de mélancolie, La Femme du boulanger demeure un film lumineux, profondément humain, et un témoignage du génie de Pagnol et du talent immense de Raimu. Une œuvre qui traverse le temps avec grâce.
Cams
Cams

9 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 avril 2025
J’aime beaucoup Marcel Pagnol et j’adore Raimu, mais dans La Femme du boulanger, ça ne fonctionne pas vraiment pour moi. Raimu n’a pas l’air très à l’aise dans ce rôle, et l’histoire tourne un peu en rond.
Ce qui m’a surtout gêné, c’est le personnage de la boulangère. Elle n’a presque pas de voix, elle sert juste à faire avancer l’histoire du mari. Dans d’autres films de Pagnol, les femmes sont souvent complexes, parfois combatives ou fragiles, mais toujours humaines. Ici, ce n’est pas le cas.
Ça reste bien écrit, avec des dialogues savoureux et des personnages secondaires amusants, mais ce n’est clairement pas son film le plus marquant.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2024
De tous nos grands classiques d'avant la Guerre, ce sont bien ceux de Marcel Pagnol qui sont les moins à même de séduire de nos jours. En terme de mise en scène, on était sur quelque chose de très académique, de très statique, loin, si loin d'un Duvivier, d'un Renoir ou d'un Gremillon. On évoluait dans un univers disparu depuis bien longtemps et qui n'a absolument aucune chance de revenir un jour d'entre les cendres. Mais, d'un autre côté, Pagnol, c'était des acteurs venant d'ailleurs (Raimu, Fernandel, Charpin, Demazis...), un phrasé unique en son genre et une langue qui a su donner à notre Cinéma certains de ses plus beaux dialogues. "La femme du boulanger", c'est tout cela en même temps. L'histoire est ici traîtée très sommairement, mais d'un autre côté, on s'en fout pas mal, ce qui compte, c'est d'admirer (et j'insiste sur le terme), le numéro de Raimu. Lequel joue comme on aime : tout en puissance et en faisant vrombir sa voix tonitruante. Clairement, on pourra trouver cela trop basique, trop lent et trop long (et il y a un peu de cela), mais il y a là-dedans un sérieux goût de reviens-y. D'ailleurs, la Pomponette n'est-elle pas la première à y revenir ?
gamorreen
gamorreen

29 abonnés 533 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2024
Une histoire toute simple en apparence, mais finalement complexe, l'étude d'un microcosme à travers une histoire d'adultère, avec tous ses personnages égoïstes, ses relations humaines à priori toutes simples mais finalement bien plus compliquées, et malgré la morale qui a changé (et continue à changer on n'est plus dans les années 70 non plus) le film reste moderne et passionnant.
Il n'y a pas de jugement dans ce film, les gens sont tels qu'ils sont. Le contrepoint du "marquis" est astucieux par exemple. Le boulanger au grand coeur est bien sûr touchant dans sa naïveté, là aussi le contrepoint des alcooliques sur la fin apporte de la subtilité.

Dialogues et interprétations excellents. Certaines scènes vraiment superbes (le retour de la Ponponette entre autres).

Un seul reproche : la mise en scène est très statique et ne donne pas de rythme, mais une impression de pièce de théâtre filmée malgré les extérieurs.

La restauration est bonne, notamment le son. Mérite d'être (re)vu en salle, un vrai plaisir de voir le visage de ces excellents acteurs en grand écran.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2024
Aimé par Orson Welles, " la femme du boulanger" tiré d'un texte de Giono, co scénariste, est ( de mon point de vue) un des opus les mieux mis en scène de Pagnol.

On pourra sans doute lui reprocher des longueurs, mais la prestation de Raimu épaulé par une distribution uniformément formidable rachètent la faiblesse de certaines scènes.

Mis au service des dialogues plutôt qu'à l'action elle-même, on a souvent dit du cinéaste qu'il proposait des films d'acteurs.

Un boulanger d'un village du midi est trahi par son épouse qui s'enfuit avec un berger. Démoralisé le boulanger n' a plus la force de faire du pain. Le village s'émeut.

La première demi-heure et la dernière sont ( de mon point de vue) les plus réussies.

Ginette Leclerc qui tient le rôle féminin principal aura, à la libération, des problèmes en relation avec son attitude pendant l'occupation.

Son style fait penser à celui de la future Béatrice Dalle.

Classique du cinéma français des années 1930 ( 1938), l'amateur du cinéma du patrimoine ne le laissera pas passer
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juin 2024
Malgré son âge, sa longueur et certains propos d’un autre temps, « La Femme du Boulanger » sent bon la Provence si chère à Marcel Pagnol. Déviant des standards de l’adultère, ce classique du cinéma français des années 30 ne cessera jamais d’être rattaché à Raimu. L’acteur y interprète l’un de ses plus beaux rôles, passant de la comédie au drame en un claquement de doigts.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2024
Du tout bon Pagnol qui adapte ici une œuvre de Jean Giono. la Provence comme on aime l'entendre chanter., Raimu en boulanger cocu .. c'est un régal ! La femme du boulanger est un quasi huis clos ou alterne le drôle et l'émouvant, très bavard mais jamais ennuyant, un grand classique !
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mai 2024
Le boulanger du village abandonné par sa femme n’est plus en état de faire du pain ; détruit par cette rupture violente. Tout le village se met en ordre de bataille pour retrouver la fautive et reconstituer le couple.
Marcel Pagnol prouve une fois encore avec ce film qui est loin d’être son meilleur qu’il est un merveilleux dialoguiste et peintre de son époque. Certaines saillis verbales balancées par des acteurs charismatiques (Raimu, Charpin en tête) font mouche encore aujourd’hui. Son film a aussi quelquefois des accents politiques : l’échange entre le curé et l’instituteur est le symbole des combats de l’époque.
Le scénario est par contre trop léger pour tenir 2h10. Le film s’essouffle bien vite. La scène finale, parabole autour de l’infidélité du chat pompon, offre cependant un moment de cinéma entré dans la culture collective.
Pour les fans de Pagnol seulement.
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2024
Le nouveau boulanger de Sainte-Cécile est marié à une jeune et belle femme, trop jeune pour lui et assez jeune pour rêver encore du prince charmant qui l'enlèvera. spoiler: Sa fuite avec un viril berger
laisse son époux dans la détresse et le village dans la crainte de n'avoir plus de pain...
Pagnol adapte une nouvelle fois Giono dans une comédie méridionale somme toute plus anecdotique que peuvent l'être les chroniques rurales que sont "Regain" et "Angèle". Comme toujours, Pagnol désamorce le drame -celui du boulanger Castane, terriblement épris de sa femme, est poignant- en lui associant la faconde provençale, mélange de candeur et de bon sens, d'exagérations et de pudeur. Les villageois de Pagnol sont de grands enfants, parfois rappelés à la raison ou à leurs responsabilités par l'instituteur ou le curé (lesquels opposent ici, accessoirement, leurs dogmes, et ceux du farouche prêtre de Sainte-Cécile semblent d'ailleurs raillés par l'auteur).
Raimu, dans le rôle du boulanger Aimable Castane, est bien sûr la figure centrale de la comédie -c'en est une en définitive- s'imposant dans la truculence comme dans la gravité sensible. Il est tantôt le cocu dont on rit, refusant l'évidence, tantôt le mari affligé dont l'amour et la bonté, manifestations d'intelligence, nous touchent -notamment dans une fameuse scène métaphorique...Son numéro d'acteur porte le film en l'absence d'une grande idée contigente.
Humphrey
Humphrey

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2024
Chef-d'oeuvre de M.Pagnol . Des dialogues de Pagnol et Giono inoubliables , de la bonne humeur malgré
le sujet grave ,un Raimu impérial ,immense acteur malheureusement trop oublié aujourd'hui , entouré de la fine fleur des acteurs de l'époque (G.Leclerc,Charpin, Blavette...).Du grand cinéma très divertissant qui ,mine de rien , traite de nombreux thèmes de la société de l'époque qui est aussi celle d'aujourd'hui (l'adultère, la différence d'âge des époux, la religion, le pardon, l'excellence au travail,l'amitié, etc,etc A voir et à revoir.
LNKRDRN
LNKRDRN

12 abonnés 765 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 avril 2024
Un film pas trop trop mal.

J'ai principalement aimé le film pour ses dialogues qui sont d'une certaine richesse et grâce.

Or, le côté mise en scène est un petit peu raté car l'ambiance assez "vielliot" du film ne permet pas assez de croire à l'histoire.

Malgré le bouc émissaire présenté, le film reste dans une monotonie en ce qui concerne les personnages.

À voir si vous aimez les très vieux films.
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 avril 2024
Vieux film à l’histoire parfaitement niaise. De plus, le scénario n’est pas du tout maîtrisé. Ce film aurait dû durer à peine une heure et quart et non plus de deux heures.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 avril 2024
Chef d'œuvre! La Provence iconique de Marcel Pagnol. Pureté des dialogues, souvent vachards, galéjades, disputes et émotions. Et l'immense Raimu en cocu magnifique, entouré de seconds rôles savoureux. A voir et revoir avec un Pastis.
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