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Cohle.
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3,5
Publiée le 24 juillet 2011
Woody Allen s'en prend ici aux gros poissons d'Hollywood et son système corrosif autant qu'hypocrite, dressant un portrait caricatural (ou pas) d'un réalisateur sortant du lot du conformisme hollywoodien. Avec l'habituel humour sophistiqué qu'on lui connait et le sarcasme qu'il sait si bien mettre à l'image, "Hollywood Ending" est encore une fois un bon film signé par son auteur, qui est, qui plus est, toujours aussi agréable à voir jouer.
Woody Allen est sans doute le seul type au monde capable de faire tenir un film pendant 1h50 sur une histoire aussi improbable : Val Waxman (Allen), réalisateur « has-been » au bout du rouleau va devoir réaliser un film à gros budget avec son ex-femme et l’amant de celle-ci. Sauf que Val est atteint d’une cécité soudaine et traumatique… Il va dès lors réaliser le film à l’aveugle. Toute l’intrigue tient sur l’accumulation de situations comico-burlesques en lien avec la perte de vue de Val. Et le pire, c’est que cela fonctionne. On rigole non-stop. C’est farfelu et ingénieux. Allen tient son idée de bout en bout et ne lâche pas l’affaire (ce n’est pas le fort du bonhomme!). On retiendra la scène mythique du restaurant entre Ellie (Tea Leoni) et Val (Allen) comme exemple du genre. Du grand Allen.
Woody Allen revient avec son habituel galerie de personnages croustillants, de dialogues cinglants et de situations burlesques. Rarement film dans le film aura été si interessant. Allen incarne un réalisateur qui lui ressemble beaucoup( la vue en moins), nageant au milieu des requins hollywoodiens. Un peu long, mais réussi
J'apprécie beaucoup le style de Woody Allen, très philosophique et énigmatique. Dans ce film on retrouve les mêmes mimiques et le même personnage introverti mais avec beaucoup de réparti et d'intelligence doté d'un humour fin et ironique. De plus ce film traite de cinéma/tournage ce qui rend le sujet très intéressant. Malheureusement (comme souvent chez Hollywood), on ajoute la "touche mignonne", la touche "eau de rose" pour tenter de vendre du rêve au spectateur.
La construction tangible du cinéma est une veine inexhaustible pour les cinéastes. «Hollywood Ending» (USA, 2002) est à Woody Allen ce que «La Nuit américaine» (France, 1973) est à François Truffaut, la projection de lhors-champ du réalisateur au devant du vecteur caméra. Péripéties dun tournage américain, la mise en abyme allenienne forge encore une fois le narcissisme du cinéaste new-yorkais. Au cinéphile, une telle situation ne peut que procurer la grisante projection de soi dans leffervescence communicative dun tournage. Woody Allen lacteur / le réalisateur en réussit lenvoûtement. La domination de ce film sur luvre du cinéaste réside dans sa propre réflexion de ce quest le cinéaste Allen, une réflexion légère mais structurée plus cinématographique que le névrotique «Deconstructing Harry» (USA, 1998). Or en sincarnant cette fois-ci en ce quil est, un réalisateur, Allen expose une auto-dérision géniale, basée sur une aventure burlesque : le cinéaste, au premier jour de tournage, est frappé de cécité. Le burlesque groucho-marxiste navait pas été aussi hilarant depuis «The Purple Rose of Cairo» (USA, 1985). Typiquement allenien en vue des des scènes et des dialogues percutants, il nest pas exempt dune savoureuse critique du système cinématographique américain. Woody Allen amorce son départ artistique pour la Grande-Bretagne en tournant en dérision les institutions des studios américains et la loi du box-office. Au sein de lhistoire du tournage, une énième mise en scène des affres de laccointance homme-femme. Le couple est ici défaut et le défi est à la reconstruction. Narcissisme charmant dAllen astreind, le couple se cimentera à nouvea. Et toutes ces pistes sont enrobées par une belle photographie, comme si le soleil se levait sur les images, éblouissant à nouveau la ville de New-York. Réverbération du cinéma dAllen, sourdant de la situation sa cocasserie, «Hollywood Ending» est au zénith de lanimadversion du cinéaste pour lentertainment.
Woody Allen toujours en forme, après bien des années de carrière... Et qui signe un film qui semble assez inspiré de sa propre vie (comme souvent en fait). Les drôles de mésaventures de Val Waxman, cinéaste talentueux mais dont la carrière est en chut libre, séparé de sa femme, et qui se voit confier le projet qui pourrait le refaire monter a la surface... Mais ce malade-imaginaire va devenir subitement aveugle, chose plutôt handicapante quand on doit diriger un film ! Une comédie tres amusante, mais également tres intelligente, qui apporte des métaphores tres intéressantes sur l'évolution d'un homme et sur l'amour, entre-autres... Le scenario est plutôt bien traité, ainsi les personnages, réalistes et intéressants pour la plupart. Un tres bon Woody Allen.
Tout en ayant ses moments dhumour et dautres moments songés, Hollywood Ending est une comédie vraiment réussit. Ne restant pas superficiel et en allant critiquer directement lindustrie hollywoodienne du cinéma, Woody Allen réussi à faire encore une fois de plus un film à la hauteur de sa réputation, malgré une fin baclée. Mais à la différences de certains autres films de Woody, celui-ci ne demande pas une bonne dose d'intelligence ou de second sens. Tout est clair comme de l'eau de roche, on a rien à deviner ni à comprendre et on se laisse bercer.
Étant grand fan de Woody Allen je suis un peu déçu par ce film. C'est parfois drôle, il y a quelques bons gags et bons mots, l'histoire est pas trop mal. Certaines situations aussi mais c'est un Woody Allen mineur.
Val Waxman, un réalisateur qui a connu son heure de gloire dans les années quatre-vingt, met aujourd'hui en scène de simples spots publicitaires. A Hollywood, certains le traitent d'"artiste", d'"intello", tandis que d'autres le considèrent comme un fauteur de trouble, un nombriliste névrosé et un incurable hypocondriaque. Val vient d'être viré de son dernier tournage au Canada. Il se sait au bout du rouleau. C'est alors que son ex-femme, Ellie, lui offre une chance inespérée de se refaire. Elle suggère au puissant producteur Hal Yeager, son patron et amant, de confier à Val la réalisation d'un film de soixante millions de dollars : The City that never sleeps, une ode à sa ville favorite : New York. Poussé par son agent Al Hacks, Val emporte de justesse le contrat. Mais une "petite complication" surgit à la veille du tournage. A l'image de " Accords et désaccords " (2000) ou " Harry dans tous ses états " (1998), ce 36 long-métrage de Woody Allen aborde le thème fort intéressant qu'est la création artistique. " Hollywood Ending " fit l'ouverture du Festival de Cannes le 15 mai 2002, classé hors-compétition. Le cinéaste nous propose ici une comédie, qui témoigne d'une écriture très délicate de ce dernier. On ne peut que le féliciter pour la gamme de situations irrésistibles, servies par des dialogues percutants et animés par une pléiades d'acteurs géniaux. Basé sur un scénario loufoque et ingénieux, l'auteur entame tout d'abord la présentation d'un réalisateur à la gloire passée, un vréritbale clown triste, pathétique et soupe-au-lait, brillamment interprété par Woody Allen lui-même. Plutôt que de concentrer son film sur une simple péripétie de l'antihéros, l'auteur culte de " Manhattan " double son propos par une réflexion pertinente sur la condition d'auteur et apporte légèreté grâce à un happy ending désopilant. Ce film est peut être fondamentalement drôle, il est aussi profondément grave sans être tragique. Un superbe hymne au cinéma, magnifiquement filmé.
Pas un très grand Woody Allen mais une comédie très plaisante où le new-yorkais multiplie les clins d'oeils à sa propre carrière. Les inconditionnels apprécieront donc d'autant plus.