Très très grand film d'une modernité incroyable pour un film de 57. Que ce soit dans son propos avec des idées très en avance sur son temps sur l'existence même de l'individu ; il est certain que Bernard Werber a vu ce film pour sa trilogie des Fourmis... Les effets spéciaux sont impressionnants (toujours pour 1957) et n'ont rien à envier à certains films beaucoup plus récents. Sans tomber dans l'extrême facilité du film d'aventure Jack Arnold laisse l'importance à l'individu, sur sa place dans ce nouveau monde et sur la psychologie du héro. Chef d'oeuvre du film fantastique sans aucun doute.
Un classique du cinéma fantastique des années 50 signé Jack Arnold, spécialiste émérite du genre, à qui l’on doit également « la Créature du Lac Noir » ou encore « Tarentula ». « L’Homme qui Rétrécit » est clairement son chef d’œuvre de par la philosophie qui s’en dégage et de ses prouesses techniques.
Un film qui était sans doute une gageure technique à son époque et peut sembler un peu vain et anecdotique aujourd’hui. En tout cas dans sa première partie, avant que le scénario ne tourne au film d’aventure microscopique, plein d’inventivité et de tension. La fin, même si elle arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, est assez audacieuse et achève de classer ce drôle d’objet au-dessus de la simple série B de science-fiction vintage. Pas un chef-d’œuvre pour autant de mon point de vue, mais un film qui a étonnamment bien vieilli.
Sous des traits pathétiques un homme brisé écartelé entre l’infiniment grand et l’infiniment petit tente de comprendre dans une lutte incessante contre des éléments surdimensionnés les lois de l’univers.
La dramatique expérience de Scott Carey durement touché par une nouvelle condition lui offre l’immense privilège d’activer au maximum les composants d’un esprit méthodique tributaire d’un environnement hostile établissant en parallèle des constats sociologiques, philosophiques et scientifiques suite à la découverte d’un nouveau monde.
Ciblé par l’expérience initiatique un homme hirsute cogite et s’adapte sur un territoire dont il ne distingue plus les hauteurs.
L’homme qui rétrécit est un film exceptionnel. On devine dès ses premières images qu’il va tutoyer les anges en acceptant cependant après cette première constatation d’endurer une première vingtaine de minutes un peu mornes ne reflétant nullement un contenu spectaculaire qu’il faut sagement attendre.
La force de cet opus intelligent se situe au niveau de l’éveil d’un esprit quelconque anéanti dans un premier temps par une perception inconnue puis faisant face avec un courage lui permettant de découvrir de nouvelles valeurs physiques et morales dans une envie de comprendre tout en se dirigeant vers un destin hors norme transformant une tragédie en révélation.
Le plein d’aventures et d’émotions dans un film sensible sur une condition humaine dégradée permettant à des sens avides de connaissances de collecter de l'information dans un voyage sans retour.
The Incredible Shrinking Man - (L'homme qui rétrécit) - Jack Arnold, 1957.
Véritable chef-d'œuvre du cinéma fantastique... Au-delà de sa dimension divertissante initiée par des effets spéciaux très réussis pour l'époque et saisissants aujourd'hui encore, ce film dégage une grande tristesse et soulève de nombreuses questions existentielles sur la nature de l'Homme, sa philosophie, la profonde solitude qui étouffe son existence, et sa petitesse dans un univers qui le dépasse et qu'il ne peut réellement comprendre... Un film vraiment magnifique.
Une merveille du cinéma de science-fiction sans besoin d’être dans l’espace ni de technicité d’anticipation, je suis bluffé de voir un film en noir et blanc qui réussit à captiver, un début narratif sur l’origine du mal du protagoniste semble rocambolesque, sorti tout droit d’une illusion d’optique, la chance de survie est quasi nulle en cas de radioactivité en temps réel et pourtant, tout porte l’intérêt dans la narration inventif du scénario. Les périples de l’homme sont fascinants sur la nature en question, sa philosophie pessimiste se justifie par la détérioration de son état physique régissant sur sa transformation mentale, au malheur d’être considéré comme un enfant dans l’environnement qui lui parût autrefois familier, routinier, inoffensif, maintenant de plus en plus périlleux, dangereux et angoissant au fur et à mesure que son corps rétrécit. Tel un chevalier face à l’adversité qui l’attend, combattant les monstres avec tout ce qu’il trouve à porter de main, la miniaturisation lui va bien, les besoins sont primordiaux, dont la faim, belle philosophie et final poétique entreprenant une porte ouverte au réponse de la création que seul pourra connaître.
Je suis très heureux d'avoir vu ce chef d'oeuvre. Film assez court (1h17) mais on ne perd pas une minute. Plusieurs surprises, réalisation impeccable. On se met vraiment à la place de ce gars et on se dit "qu'est-ce que je ferais si j'étais à sa place ?".
Malgré son titre un peu kitsch, "The incredible shrinking man" est un film fantastique qui, non content de n'avoir que peu vieilli, se révèle très intelligent. Le récit, habilement construit, nous fait suivre une aventure haletante dont le rythme s'accélère au fur et à mesure que le personnage principal réduit. D'autant plus qu'un véritable soin est apporté aux décors et que les effets spéciaux sont de grande qualité pour l'époque. Et l'ensemble de se terminer sur une réflexion par rapport à la condition humaine, un peu cruelle mais bienvenue. A voir.
Une authentique séance d'élévation spirituelle ! A mesure que le héros rétrécit, le spectateur sort grandi de cette expérience fantastique. A priori, le titre et le contexte laissaient présager une modeste série B sans grandes conséquences... Pourtant, à partir d'un budget pour le moins limité, Jack Arnold reconstitue l'univers d'un lilliputien avec un réalisme criant de virtuosité. Et pour cause : L'Homme qui Rétrécit est l'un des films les plus impressionnants que j'ai pu voir en matière d'effets spéciaux. Intelligemment raconté, le long métrage de Jack Arnold nous invite à penser sur notre condition humaine, en alternant suspense bien dosé et séquences plus introspectives ( la psychologie est bien présente dans L'Homme qui Rétrécit, puisque le personnage de Scott Carey nous fait part de ses perceptions existentielles par l'intermédiaire d'une voix-off ). Un petit chef d'oeuvre du cinéma américain, passionnant de bout en bout... et avec un dénouement bouleversant qui plus est. Une référence.
Il est étonnant de voir à quel point des effets speciaux d'un film datant de 1957 peuvent encore nous bluffer. L'histoire de cet homme, ayant subi un nuage radioactif en pleine mer, qui va rétrécir en quelques mois à une taille minuscule prête à des aventures que l'on n'aurait aucunement soupçonné dans un milieu famillier qu'est le doux foyer familliale. Pourtant, un chat à l'affût, une ariagnée, une planche servant de pont, une fuite se transformant en innodation ne sont que des dangers pouvant atteindre à la vie de notre héros qui va devoir batailler afin de survivre dans ce milieu hostile... On pourrait se demander pourquoi un producteur n'est pas eu l'idée de faire une nouvelle version actualisée avec les effets-speciaux du nouveau millénaire du livre de Richard Matheson, après cette oeuvre innoubliable de Jack Arnold qui nous emmène vers une reflexion sur la relation de l'homme avec son environnement et la nature...
L'HOMME QUI RETRECIT (1957): Film en noir et blanc. Pour l'époque, ce film sera d'une qualité exceptionnelle, pour ses décors disproportionnés, mais surtout pour cette habilité à manier des effets spéciaux simples et jamais grotesques, très réalistes. En à peine 5 minutes nous suivrons les impressions d'un homme démuni, Scott, comprendre l'inconcevable, voir mourir ce qu'il était, se retrouver face à l'irréversible. Petit à petit, son monde d'avant s'effacera et fera place à l'inconnu, l'infiniment petit. Un phénomène étrange traité sérieusement mais en faisant toujours dans le grand divertissement. Un film fantastique étonnant, impressionnant, à ne pas manquer. 1h20 dans l'insolite des années 50.
Classique à part entière de la science fiction, "L'Homme qui rétrécité" est un chef-d’œuvre mêlant fantastique et philosophie à travers un récit narratif extrêmement bien mis au point. Histoire banale à première vue d'un homme traversant un nuage radioactif et qui voit par la suite sa taille diminuer progressivement, ce long-métrage d'aventure et de survie que nous offre Jack Arnold a su conserver son sens et sa profondeur littéraire malgré les décennies. Musique très bien utilisée dans des décors intéressants créent une ambiance qui parvient à rendre mystérieuse et surprenante une cave des plus standard où se cachent des monstres insoupçonnés. Mené de bout en bout par un paradoxalement très grand Grant Williams, "L'Homme qui rétrécit" jouit de la présence d'un acteur à la hauteur de nos espérances. Tentant d'être le plus réaliste possible, cette adaptation cinématographique du roman de Richard Matheson donne une immersion total au côté du personnage de Scott dont le destin lui échappe lentement mais surement.
A la suite d’une contamination radioactive, un homme voit son corps inexorablement diminuer de taille au point de devenir la proie d’un chat, puis d’une araignée…
Remettons-nous dans le contexte de l’époque, en pleine Guerre Froide, la psychose de la peur atomique envahit tout le monde (ainsi que les écrivains de Sci-Fi) et Hollywood n’y reste pas insensible. C’est comme ça que voit le jour l’adaptation éponyme du roman de Richard Matheson.
Jack Arnold, réalisateur du cultissime L'Étrange Créature du lac noir (1954) nous plonge dans le quotidien de ce pauvre homme qui mène une existence paisible et qui se retrouve du jour au lendemain, confronté à un phénomène inexpliqué. Dès lors, il ne cesse de rapetisser au point de devenir la proie de son animal domestique et pire, d’une tarentule.
Pour l’époque, il faut reconnaître que le film est une incroyable prouesse, aussi bien technique que visuelle. Au milieu des années 50, les VFX sont balbutiants, alors le réalisateur va avoir recours à d’innombrable SFX en direct sur le plateau et faire preuve de beaucoup d’ingéniosité pour rendre crédible (et plausible) son histoire (en créant des décors surdimensionnés pour faire apparaître son héros tout petit et inversement lors de certains plans). On découvre ainsi comment un simple pavillon d’une banlieue américaine peut devenir le lieu de tous les dangers lorsque l’on ne mesure que quelques centimètres.
L'Homme qui rétrécit (1957) n’a absolument rien perdu de sa maestria en termes de mise en scène spoiler: (la maison de poupée, les gouttes d’eau dans la cave, le chat, le piège à souris, l’attaque de la tarentule et j’en passe) et nous offre des séquences d’anthologie qui restent encore percutante près de 70 ans plus tard. Une oeuvre matricielle qui donnera lieu à des remakes et surtout, d’autres films fortement inspirés, tels que Le Voyage fantastique (1966), L'Aventure intérieure (1987) ou encore Chérie, j'ai rétréci les gosses (1989).
Etonnamment développé et intelligent, cet "Homme qui rétrécit" sait d'emblée prendre le meilleur de son sujet pour nous intéresser au plus haut point, le film sachant s'appuyer sur des éléments concrets et des situations très convaincantes. Mais que l'on se rassure, l'oeuvre n'est pas pour autant de ces films bavards et intellectualisants qui finissent par nous ennuyer. Au contraire, la construction sait se faire particulièrement pertinente, le rythme toujours intense et certaines scènes particulièrement remarquables. Alors c'est vrai que tout cela a un peu vieilli, mais qu'il est bon tout de même de voir un film aussi pertinent et riche que cet "Homme qui rétrécit", mélange particulièrement réussi entre réflexion sur notre condition humaine et films d'aventures haletant. Indispensable.
La rencontre entre Arnold, amoureux des créatures fantastiques, et de Matheson, grand auteur de survivalisme (Je suis une légende et Duel) donne un film particulièrement. L'homme qui rétrécit amène notre (anti)héros à découvrir peu à peu un autre monde hostile au sein d'une réalité quotidienne. C'est un classique du genre, porté par un scénario hyper alléchant et un beau message de fin avec une trajectoire de personnage parfaite. La mise en scène est franchement bonne au vu des effets spéciaux et petits truchements dans les profondeurs de champ.