Les Cinq secrets du désert
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Caine78

7 753 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2012
Passionnant film de guerre mené de main de maître par l'immense Billy Wilder, « Les Cinq secrets du désert » est de ces oeuvres qui ne vous lâchent pas de la première à la dernière minute, et les raisons sont multiples. D'abord le style : tout en restant classique, le réalisateur autrichien donne un rythme intense à son intrigue, allant à l'essentiel tout en prenant grand soin de ses personnages et des situations. Le ton a beau être grave, on ressent bien la patte ironique de Wilder et de son humour noir à de nombreuses reprises, permettant à l'ensemble de ne jamais sombrer dans quelque chose de trop pesant. Les dialogues vont d'ailleurs dans ce sens, ce qui n'a rien d'étonnant quand on connaît l'importance qu'ils ont dans la carrière du cinéaste, et apportent encore plus de saveur à ces « Cinq secrets du désert ». Le résultat est d'ailleurs tellement bluffant, que ce soit dans les décors, la narration ou la réalisation, qu'il est proprement impossible de deviner que le film est l'adaptation d'une pièce de théâtre. Et la fin a beau faire un peu dans la propagande, difficile de porter un jugement lorsqu'on sait que l'oeuvre a été tournée en 1943... Pouvant en plus compter sur des acteurs comme toujours parfaitement dirigés (Franchot Tone, Anne Baxter, Akim Tamiroff et surtout Erich Von Stroheim, remarquable en Rommel), Billy Wilder signe une fois de plus une aventure palpitante et beaucoup plus subtile qu'elle n'y paraît : un régal.
chrischambers86

16 156 abonnés 13 106 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2009
Quel casting: Franchot Tone, Anne Baxter, Akim Tamiroff, Peter van Eyck et même l'immense Erich Von Stroheim dans une version très romanesque de la bataille d'El Alamein! C'est l'unique incursion du grand Billy Wilder dans le domaine du film de guerre, plus habituè à la comèdie satirique, qui parvient ici à crèer un climat pesant et angoissant ainsi qu’une intrigue originale! Anglais, allemand, français s'affrontent, se confrontent dans une atmosphère trompeusement policèe mais sournoise qui gènère un suspense d'enfer! Une suite de pèripèties invraisemblables mais particulièrement attrayantes grâce au talent de Wilder, font de "Five graves to Cairo" une rèussite exemplaire...
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2009
Décidément,je ne connais que Billy Wilder pour tourner, de cette manière,des films de guerre (avec Stalag 17) à la fois aussi graves et remplis d'humour."To be or not to be" ou "la vita e bella" procédant d'une autre logique.Ce film est passionnant,il débute sur une idée cinématographique géniale:un tank errant dans le désert comme un bateau dérivant sur la mer.Avec une entrée d'une telle force,on est dedans d'emblée ce qui est bien agréable.La suite ne décevra jamais,Anne Baxter (20 ans ici) et Franchot Tone jouant à la perfection leurs rôles.Une fois de plus le résumé au dos du DVD est totalement faux.Les faits sont différents et le contenu du film est extrêmement riche pour nous faire réfléchir sur le phénomène "guerre" et les motivations de chacun.Rommel est sans doute un peu trop caricatural,qui ne l'est pas interprété par Von Stoheim,mais montre son honnêteté à l'opposé du lieutenant Schwegler qui, lui est d'une hypocrisie ignoble.Il est amusant de constater combien les grands cinéastes ont leurs petites marottes.Dans "un,deux,trois" ,on retrouvait les bottes allemandes de "Stalag 17" et dans "La vie privée de Sherlock Holmes" on retrouvera le parapluie ombrelle dont Mouche avait rêvé.A ce propos,lors de la scène finale,Billy Wilder aurait facilement pu la dramatiser.Tout au contraire,il prend du recul...La vie continue,les vivants ont l'avenir devant eux,il est vain de pleurer les morts...Facile à dire et à faire au cinéma mais en y réfléchissant, c'est forcement lui qui a raison.
Benjamin A

806 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2014
Sorti en pleine seconde guerre mondiale, le troisième long-métrage de Billy Wilder "Les Cinq secrets du désert" nous emmène en Égypte en 1942 suivre un officier Britannique qui se fait passer pour un espion allemand pour livrer les secrets de l'armée Allemande à son pays.

Tourné entre "Uniforme et Jupons courts" et "Assurances sur la mort", "Les Cinq secrets du désert" confirme dès le début de sa carrière, cette capacité de Billy Wilder à réaliser divers genres avec génie, entre comédie sophistiquée, film noir ou dans le cas présent un habile mélange de guerre, d'aventure ou même humour noir. Il maitrise tous ces éléments, notamment grâce à un scénario bien écrit (tout comme les dialogues) au déroulement convaincant et efficace ainsi que l'instauration d'une atmosphère angoissante tenante de bout en bout et de maintenir le suspense jusqu'au final. Il joue aussi avec divers clichés comme ceux sur les Italiens ou les Allemands et en général, arrive à rendre les personnages intéréssant, en particulier le trio principal avec l'officier Britannique, le colonel Allemand ou encore Mouche, la femme qui travaille à l’hôtel.
En plus d'être très bien écrit, les personnages sont brillamment interprétés, que ce soit par l'immense Erich von Stroheim dans un rôle qu'il connait à la perfection, Franchot Tone ou la jeune Anne Baxter, impeccable dans le rôle d'une Française.

Une grande œuvre de plus dans la filmographie de Billy Wilder qui s'attaque au film de guerre quelques années avant "Stalag 17", une aventure passionnante, très bien écrite et interprétée.
Charlotte28
Charlotte28

202 abonnés 2 804 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 avril 2025
Même si les diverses coïncidences peuvent sembler invraisemblables, ce récit d'espionnage se démarque par sa volonté de proposer des personnages contrastés (général allemand n'exploitant pas la détresse de la bonne, italien lyriquement dépité, craintif égyptien loyal...) en rappelant les tensions voire trahisons entre armées alliées (Italiens sacrifiés par les Allemands ou Français - on appréciera le délicat accent d'Anne Baxter - abandonnés par les Britanniques) ainsi que le principe paradoxal de détruire les villes que l'on souhaite conquérir... En outre, le concept de service secret exploité ici permet de plaisants quiproquos ainsi qu'un habile double jeu d'acteur de Franchot Tone alors que la matière dramatique de l'intrigue n'empêche pas quelques appréciables traits d'humour. Grâce à un rythme constamment actif et à une exploitation efficace du huis clos (hormis une séquence liminaire vieillie), l'intérêt demeure jusqu'à l'ultime sacrifice...
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mars 2013
Quand Billy Wilder fourbissait ses premières armes dans les films de propagande, cela donne "Les cinq secrets du désert", déjà marqué par un sens aigu de la mise en scène et du rebondissement. Certes, on est loin de ses chefs-d’œuvre, d'Assurance sur la mort, du Poison ou de ses exceptionnelles comédies (Irma la douce ou Kiss me, stupid), mais ce film de guerre témoigne déjà d'un grand talent, de cette recherche psychologique de ses personnages toujours tiraillés par l’ambiguïté des sentiments, du bien ou du mal ou, plus tard, de la sexualité. Dommage que l'image du bon colonisé traduit par le personnage du gérant de l'hôtel vienne ternir cette œuvre.
soniadidierkmurgia

1 432 abonnés 4 329 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2012
Billy Wilder a réalisé 27 longs métrages dont au moins dix sont des chefs d’œuvre passés à la postérité. Le succès viendra dès le quatrième essai en 1944 avec « Assurance sur la mort » considéré comme un des films fondateurs du genre noir. Ses deux premiers opus hollywoodiens se sont donc trouvés éclipsés par l’avalanche de louanges tombée sur les travaux postérieurs du réalisateur. Ce drame sur fond de guerre dans le désert de Lybie contribue à l’effort de propagande de la Mecque du cinéma en faveur de la résistance à l’envahisseur nazi. Mais dans la grande histoire, Wilder qui est aux manettes au scénario pour la deuxième fois avec son compère Charles Brackett cerne d’au plus près le sort de simples quidams pris dans la tourmente. Ici les tenanciers d’un hôtel au bord d’une plage qui vont se rendre complices d’un lieutenant britannique perdu au milieu des officiers de Rommel qui occupent les lieux après la victoire de Tobrouk. Le suspense proposé par Wilder est d’une très bonne facture même si l’arrivée de Franchot Tone (l’officier anglais) sur les lieux de l’action est plutôt alambiquée. Wilder et Brackett n’échappent pas aux lieux communs sur le tropisme des nationalités belligérantes notamment avec la caricature proposée de l’officier italien, beau parleur et coureur de jupons constamment ramené à portion congrue par Rommel et ses officiers qui prennent ici leur revanche sur les différentes humiliations infligées à Hitler par le Duce lors des réceptions où le petit homme à moustache encore hésitant faisait allégeance au dictateur italien tout puissant. L’héroïsme souvent mis en avant dans ce type de film n’est pas seulement dévolu aux militaires, Wilder et Brackett avec les deux personnages civils de Farouk et Mouche entendent démontrer que face à l’adversité certains auxquels on ne penserait pas immédiatement peuvent dépasser leur peur et mettre leur vie en danger. Le geste de Farouk , campé par un remarquable Akim Tamiroff, lors de l’arrivée des nazis à l’hôtel, qui cache immédiatement l’officier anglais en détresse constitue sûrement la plus belle scène du film. Mouche (Anne Baxter débutante) a des raisons d’agir plus personnelles et si son courage semble moins désintéressé il n’en est pas moins grand. Franchot Tone n’est pas toujours convaincant dans son rôle d’officier anglais notamment quand il s’agit pour lui de mimer son état d’épuisement initial . Von Stroheim quant à lui est tout simplement à sa place dans les habits du maréchal Rommel ayant depuis des années l’habitude de camper les officiers allemands. Le film n’est pas toujours d’une fluidité parfaite dans l’enchainement des scènes mais il montre résolument qu’un grand réalisateur est en devenir.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 13 juin 2011
L'idée de l'intrigue n'est pas mal seulement il faut reconnaitre que pendant la guerre le baclage était souvent au rendez-vous, c'est le cas ici.
Parkko
Parkko

190 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 avril 2011
Ah, j'aime beaucoup le cinéma de Billy Wilder mais là, force est de constater qu'il est pour moi un film assez mineur dans sa filmographie. C'est intéressant de voir un film sur la guerre et filmé en temps de guerre. Y a pas mal de choses à en dire. Le problème c'est qu'après c'est pas très palpitant. C'est pas crédible tout ça, alors je me doute que c'est pas fait pour l'être, mais la façon dont s'est filmé, dont s'est montré, je trouve qu'on voit que ça ne colle pas. L'intrigue n'est pas inintéressante mais reste assez attendue tout de même. C'est pas mal, mais loin d'être dans mes films préférés de Billy Wilder.
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2012
Mélange de film d'aventures et de film d'espionnage, Les Cinq secrets du désert appartient bien évidemment à la première partie de la carrière de Billy Wilder, qui commence avec Mauvaise graine et qui précède Assurance sur la mort et tous les chefs-d'oeuvres à suivre.
Les Cinq secrets du désert fait partie de ces films qui ont pour thème la Seconde Guerre mondiale alors qu'ils ont été tournés pendant le conflit même. C'est toujours très intéressant de voir qu'il s'agissait alors quasiment d'un film d'actualité, et les spectateurs, pleins de sentiments patriotiques, ont dû frémir pour Franchot Tone qui risque sa vie à chaque instant dans son triple rôle de soldat espion/ contre espion.
Anne Baxter est elle aussi surprenante comme serveuse française complètement perdue au beau milieu du désert africain. Mais le meilleur reste tout de même Erich von Stroheim, admirable en Erwin Rommel qui pousse des crises de colère et d'impatience. Certes, James Mason correspond peut-être plus à l'individu, mais Erich von Stroheim est un acteur de grande classe, même dans ses rôles les plus violents.
Lionel33000
Lionel33000

53 abonnés 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2023
Bonjour
A découvrir un bon film d espionnage de Billy Wilder "Les Cinq secrets du désert" nous emmène en Égypte en 1942 suivre un officier Britannique qui se fait passer pour un espion allemand pour livrer les secrets de l'armée Allemande à son pays.
Un bon casting d époque pour une bonne histoire pleins de suspens
Bon cinéma a vous
kinophil
kinophil

23 abonnés 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2013
Avec son deuxième film américain, Wilder remplit le double objectif de contribuer à l’effort de propagande hollywoodien contre l’envahisseur nazi et de réussir un film d'aventures et d'espionnage qui ne vous lâche pas de la première à la dernière minute. Le ton est donné dès la première séquence époustouflante, avec ce pilote de char mort, suspendu dans la cabine de son véhicule qui avance seul, en ligne droite, au gré des montées et descentes des dunes. La suite est une succession de péripéties invraisemblables, avec des personnages bien construits et d’excellentes interprétations. Pas au niveau des plus grands chefs d’œuvre de Wilder, mais très bon divertissement.
marc sillard
marc sillard

10 abonnés 199 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2025
Film de propagande, c'est certain, mais où l'on reconnaît la patte de Billy Wilder. Je crois comprendre qu'il s'agit de l'adaptation d'une pièce de théâtre antérieure aux événements guerriers relatés. Wilder traite cela au début comme une pièce de boulevard avec personnages comiques et jeu amoureux. On croirait visionner "certains l'aiment chaud". Et puis progressivement le drame se noue et on rit de moins en moins jusqu'au dénouement final qui laisse un goût amer malgré la promesse de victoire finale. A part les Anglais, au regard droit et à l'attitude digne, dont le majordome espion Franchot Tone, les autres sont des caricatures. Le général italien est un bellâtre grotesque, apeuré devant les Allemands, et qui passe son temps à chanter mal du bel canto. Le maréchal Rommel, imbu de sa percée victorieuse vers Tobrouk, est un être détestable, vaniteux, arrogant, et misogyne. Il laisse traîner dans sa chambre d'auberge les plans des fameux "cinq secrets". Son aide de camp, joué par un jeune Peter Van Eyck, épris lui aussi de la jolie soubrette française, est raide comme un piquet. Le patron de l'auberge est un Egyptien rondouillard et obséquieux mais finalement sympathique. Reste la jeune Française, incarnée par Ann Baxter, déjà vue dans "I confess" et dans "Eve", toujours modeste, réservée, et jolie. Les Français comme d'hab dans ce genre de films ne sont pas arrangés. Cette brave Ann n'a pas digéré la perte d'un frère à Dunkerque, oublié par les Anglais. Franchot loue les combattants anglais de Bir-Hakeim sans faire la moindre allusion au contingent français du futur maréchal Koenig. Mais, comme dans "Casablanca", autre film de propagande de 1942, la Française retrouvera sa dignité alliée dans un sursaut qui lui sera mortel. Film document à voir en tant que tel. Pas ennuyeux.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 mai 2013
un excellent wilder, bien loin de ses comédies mais au scénario et à l\'interprétation impeccables. film de guerre au suspense savamment dosé, voici une excellente surprise(mais venant de billy wilder en est ce vraiment une?), un excellent divertissement en même temps qu\'un film anti-nazi avec des personnages complexes et une photo à bijou.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 janvier 2019
C'est un film d'action et d'espionnage, avec une dose de propagande (surtout vers la fin), comme on a pu en voir des masses à l'époque (il date de 1943). Ici, on est au-dessus de la moyenne : malgré une intrigue et des personnages parfois improbables , dignes d'un serial (et que le Spielberg des Indiana Jones 1 et 3 devrait apprécier...), et une fin effectivement un peu bâclée (à partir de l'arrestation de la jeune femme), le film fonctionne très bien, grâce à une excellente interprétation (si Von Stroheim en fait beaucoup, il évite l'auto-caricature). A côté du suspense, le film contient quelques touches d'humour (son côté "serial") et le côté propagande se fait assez discret pour ne pas gêner le spectateur contemporain.
Côté mise en scène, même si on n'atteint pas encore le niveau des grands films à venir de Wilder, il y a de beaux moments : notamment le début, jusqu'à l'arrivée dans cet hôtel paraissant désert .
Le plus surprenant, en fait, est que c'est l'adaptation d'une pièce de théâtre, ce qui ne se sent pas, même dans les moments en huis-clos à deux ou trois personnages : elle a dû être fortement remaniée...
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