À bout de course
Note moyenne
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108 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 janvier 2012
Arthur et Annie Pope sont des activistes anti-guerre, en 1971 ils ont fait sauter une usine de Napalm destinés au Viet Nam. Cet attentat a fait des fugitifs, les obligeants a vivre toujours sur le qui-vive et les entrainant eux et leurs enfants dans une cavale interminable. Leur fils ainés Danny supporte de moins en moins cette situation qui l'obligent a subir les conséquences d'actes qu'il n'a pas commis et dont il n'est en rien responsable. Seulement abandonner sa famille pourrait signifier ne plus jamais les voir, ou alors les voir dans des conditions extrêmement difficile.

Bon je vous préviens tout de suite j'ai vu la grâce! Ce film est une véritable merveille d'équilibre, j'entends par là que le scénario, la mise en scéne et l'interprétation sont en parfaite harmonie, il se complète sans que jamais un des aspects ne prennent le pas sur l'autre. Dés le départ le film bénéficie d'une histoire et d'un sujet fort, un adolescent obligés de fuir et de sacrifier ses aspirations artistiques, amoureuse pour une faute qu'il n'a pas commis. Il fallait donc d'excellents acteurs et un metteur en scéne capable de tirer le meilleurs parti de cette histoire. C'est le grand Sydney Lumet (cinéaste a mon avis beaucoup trop sous estimés, malgré sa célébrité) qui a hérité du projet, et force est de reconnaitre au vue du résultat qu'il était l'homme idéal.

La réalisation de Sydney Lumet est en effet une merveille de simplicité en même temps que de maitrise, tout en finesse et pleine de sensibilité, le film brille par une absence d'effet salutaire, Lumet n'appuie rien et ne tombe donc jamais dans le piége de la démonstration et pourtant elle d'un lyrisme discret mais bien présent. Dans un premier temps il semble privilégier les longs plans solidement cadré et composé qui joue sur la profondeur de champs et le placement des acteurs, le cadre étant la parfaite expression de l'enfermement du héros, même dans les plans large, River Phoenix semble toujours isolés enfermer dans les mensonges et les masques que lui impose sa famille, il bouge et s'agite dans le cadre comme si il essayait en permanence de s'échapper sans vraiment y parvenir. Au fur et a mesure que le film progresse, les plans sont de plus en plus court et morceler, témoins cette scéne magnifique ou Annie Pope revoit son père pour la premiére fois depuis des années, rarement on auras vu un champs contre-champs d'une tel intensité.

Les acteurs enfin tous sont excellent, et criant de vérité tant règne entre eux une alchimie parfaite, mais celui qui crève l'écran, celui qu'on retient, celui qui porte le film sur ses épaules c'est River Phoenix qui irradie de charisme dans ce rôle d'un adolescent qui cherche a exister en dehors des mensonges que ses parents lui ont imposé, ce n'est même pas une question de crédibilité ou de talent, c'est qu'il est évident qu'il est ce jeune pianiste virtuose tiraillé entre son profond attachement a ses parents, son amour pour sa petite amie, son amour de la musique et son désir d'avoir une vie normale, il n'y a rien de violent ou de désespérés dans sa révolte juste un désir d'évasion, d'indépendance et de poésie, allez savoir pourquoi je n'ai pas pu m'empêcher de penser a Rimbaud, et je vois a l'instant d'après wikipédia, qu'il aurait du jouer le rôle a la place de Di Caprio je ne doute pas un instant que ça aurait sans aucun doute tirait vers le haut ce film plus que médiocre qu'est Total éclipse (bon cela dit l'interprétation de Di Caprio est la seule chose a sauver de ce truc). En tout cas il est impossible de rester insensible devant A bout de course, tellement ce film est intense, puissant et bouleversant, j'ai verser une larme a plusieurs reprise.
rayonvert
rayonvert

32 abonnés 253 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2014
Quel film! Cela fait très longtemps que je n'avais pas autant été emporté par une oeuvre cinématographique. Le scénario est d'une rare intelligence, la mise en scène de Lumet porte les acteurs, qui sont tous prodigieux.
A voir absolument.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2012
Portrait étonnant d'une famille unie dans la clandestinité, habituée à la fuite et menée par un couple d'utopistes non conformistes. Les liens familiaux s'étirent à leur paroxysme dans la difficulté quotidienne subie par les
enfants dont le
prix à payer devient de jour en jour plus problématique. Un film attachant émotionellement.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 février 2016
Encore une réussite pour Lumet. A bout de course (et pas A bout de souffle du "faquin" Godard) est un film sobre, simple mais extrêmement touchant, qui offre son lot d'émotions et de personnages très attachants et bien écrits. L'interprétation est plutôt bonne, même si on retient en particulier la performance magnifique, toute en retenue, du regretté River Phœnix. La réalisation quand à elle est asses simple (en même temps c'est Lumet : sa réalisation est très bateau, mais il sait raconter des histoires et dans plusieurs cas, cette réalisation est en parfaite adéquation avec le propos (12 hommes en colère, Un après-midi de chien en particulier)) mais laisse bien place à l'intrigue.
Très beau film, lent mais jamais ennuyeux, et très émouvant.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juin 2009
une merveille d'émotion et de subtilité. le film narre le périple d'un couple et de ses 2 enfants pour tenter de mener une vie normale alors que ceux-ci sont poursuivi par le FBI. Il y a une tension toujours palpable autour de cette famille en proie au secret et au bord de l'explosion quand le fils ainé donne des signes d'émancipations. Le film questionne sur les choix et l'engagement. la famille est tres touchante dans sa volonté de mener une vie harmonieuse et River Phoenix trouvait la son meilleur role. Chef d'oeuvre.
christophe117
christophe117

9 abonnés 252 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 avril 2015
Paradoxe absolu : des parents pacifistes et anti-impérialistes font sauter une fabrique de napalm et blessent par accident le gardien. Fuyant leur responsabilité ils obligent leurs enfants à subir des déménagements tous les 6 mois pour échapper aux implacables agents du FBI. Pourtant le film ne se concentre pas sur ces parents qui refusent de porter l'héritage de leurs parents (méchants capitalistes) mais imposent sans pitié le leur à leurs enfants. Une scène magnifique dans le film développe bien ce paradoxe, mais pour le reste le film se centre sur un beau pianiste qui vit une histoire d'amour entre ados insignifiante.
A l'image de cette histoire d'amour anodine, le film reste beaucoup trop sage dans le drame, si bien que je ne l'ai pas trop vu, jusqu'à l'abrupte fin.
Je reste enfin dubitatif sur cette traque de plus de 10 ans pour un blessé dans une explosion... Je doute que le FBI poursuivent si longtemps compte tenu du coût et du dommage et s'ils le font, je doute qu'une famille qui inscrit ses enfants dans les écoles publiques puisse lui échapper si longtemps...
VeganForAnimalRights
VeganForAnimalRights

148 abonnés 233 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 décembre 2012
Excellent film ! Où l'on se prend à regretter une fois de plus River Phoenix, dont la mort prématurée a permis l'ascension du fade et laid DiCaprio.
Cathedrale
Cathedrale

101 abonnés 171 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2012
De la même façon qu'il se coule avec facilité dans ses baskets, River Phoenix revêt son rôle d'un coup de hanche alerte, insaisissable aisance d'un gosse confronté aux âpretés des vies. Des vies, oui, elles sont multiples et cruelles, changeantes, instables et fugaces. C'est en Danny qu'il trouvera chaussure à son pied, une jolie blonde et un piano, l'immensité de l'océan comme dernier refuge. Mais comment vivre pleinement alors qu'à chaque plan, un rayon de lumière ricoche sur le cadran de sa montre, soudée à son poignet, tic tac, le temps t'est compté, profite de ces quelques gouttes de bonheur qui menacent de s'évaporer à chaque coin de rue. Lumet filme une forêt, un plan d'eau, des rues agitées, avec toujours une profondeur ahurissante, en harmonie parfaite avec les personnages. Une famille qui n'existe que dans son amour, dans sa joie d'être réunie, peut elle se briser? Doit on payer le prix -élevé- de l'acharnement idéaliste de ses proches? A bout de Course est une oeuvre admirable, très humble. Pour s'en convaincre, il suffit de s'attarder aux séquences musicales, de piano, où le jeune homme dévoile son talent tout en pudeur, avec retenue, sans esbroufe. Comment ne pas tomber amoureux?
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2025
Jeunes militants pacifistes, Arthur et Anne Hope ont fait exploser en 1971 une usine produisant du napalm, blessant accidentellement un gardien. Traqués par le FBI depuis une dizaine d’années, ils fuient la police, avec leurs deux enfants, régulièrement obligés de changer de résidence et d’identités.

Le cycle « Warner Bros 100 ans » permet de (re)voir des chefs d’œuvre : "Le Chanteur de jazz", "Casablanca", "Rio Bravo", "2001, Odyssée de l’espace", "Blade Runner"…. Au milieu de ces grands classiques se cachent quelques pépites comme ce film un peu oublié que j’avais raté à sa sortie en octobre 1988. L’image mal restaurée, la coiffure des personnages, la musique font immédiatement remonter, qu’on les ait aimées ou détestées, le souvenir inimitable des 80ies.

La nostalgie est d’autant plus forte qu’"À bout de course" a pour héros le jeune River Phoenix, né en 1970, décédé en 1993, à l’orée d’une carrière prometteuse que son frère cadet, Joaquin, a poursuivie pour lui par procuration.

Le sujet du film est inspiré de faits réels : la longue cavale de deux pacifistes dans les Etats-Unis des 70ies après un attentat meurtrier. C’est une réflexion sur l’engagement, le radicalisme, l’action non violente qui dérape – un sujet d’une brûlante actualité aujourd’hui qu’évoquent notamment "Une bataille après l’autre", "Sabotage" ou "Une année difficile" – et les conséquences de nos actes.

Mais c’est le personnage de Danny, le fils aîné, interprété par River Phoenix, qui est le plus émouvant. Musicien surdoué, comme sa mère le fut en son temps avant de rompre avec sa famille et d’embrasser le radicalisme, l’adolescent de dix-sept ans ne supporte plus ces déménagements à répétition, qui le privent de toute vie sociale et lui interdisent l’accès à l’Université. Loin d’interpréter les ados rebelles, River Phoenix joue un garçon sage, presque passif, laissant au scénario et aux situations le soin de faire comprendre le poids qui pèse sur lui. Ses parents sont déchirés d’imposer à leur fils un tel sacrifice.

Sidney Lumet réalise "À bout de course" avec une remarquable économie. L’émotion que suscite son dénouement, qui arracherait des larmes aux plus insensibles, n’en est que plus puissante.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2025
Ni magnifique ni mauvais, je ne pense pas que ce film laissera une empreinte indélébile dans ma mémoire.
Pas la plus captivante des oeuvres que j'ai pu visionner récemment.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2023
Sidney Lumet change de registre et laisse de côté les films de gangsters ou de politique pour un long métrage plus intimiste avec le regretté River Phoenix mort beaucoup trop tôt d'une overdose. Le réalisateur réussit ici une oeuvre pleine de tendresse et d'émotions où un jeune homme est obligé de vivre dans la fuite et dans le mensonge à cause de ses parents qui ont commis un meurtre lors d'un attentat contre une usine de napalm servant d'arme pour la guerre du Vietnam. Beaucoup de subtilités psychologiques et une habile mise en scène font de "A bout de course" une très belle oeuvre.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2023
Lumet dresse un touchant portrait de famille plus qu'un film sur activiste politique des années 70. Voilà quatre membres unis par la vie d'errance qu'ils mènent de ville en ville poursuivis par le FBI. Unis comme les doigts d'une même main, contre le modèle ringard de la famille riche et capitaliste.
Sauf que le temps fait son effet, la lassitude surgit, et la mère, une Christine Lahti émouvante, repense à ses années de musique, à ses parents, à ses amours de jeunesse. Son entrevue express de retrouvailles avec son père est d'une richesse extrême des sentiments contradictoires qui les rongent autant l'un que l'autre. Son grand benet d'ado tombe amoureux et pourquoi lui imposer une rigidité familiale qu'on a rejeté soi-même. River Phoenix, solaire et balbutiant incarne la fin d'un trip parental devenu asphyxiant.
Quant au père, militant convaincu, il dirige sa troupe et jusqu'à la dernière minute de la séparation.
Musique des années 80, prof de musique original et pédagogue, Lumet nous raconte l'Amérique post-Vietnam mais pas encore ruinée. Job facile à trouver, liberté de bouger, pas de téléphone portable.
Cinema Lumière - juin 23
Festival Lumière - octobre 22
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2021
Sur un scénario très prometteur, Sydney Lumet réalise un film qui tient globalement ses promesses. Nous suivons le quotidien d'une famille dont les parents mènent des actions clandestines contre le gouvernement. Cette double vie pèse sur chacun. Le plus grand des fils du couple, à l'orée de l'âge adulte, supporte de plus en plus mal cette vie faite de déménagements réguliers, de faux papiers, de mensonges incessants, etc. River Phoenix, dans le rôle de l'ado, est excellent comme souvent. Son jeu traduit avec justesse le conflit interne qui le traverse, entre le désir d'avoir une vie normale comme tout le monde, et la loyauté qu'il doit - ou pense devoir - à ses parents et à leur lutte sans fin contre les autorités. Plusieurs scènes sont émouvantes, comme les retrouvailles entre la femme et son père qu'elle n'avait pas vu depuis 14 ans. La fin est évidemment émouvante. Au final, c'est un constat sans concession sur ce type de vie, qui a certes plus de sens qu'une existence fait de routine et d'indifférence au reste du monde, mais dont les objectifs réels demeurent très flous et les sacrifices demandés immenses.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2025
Délaissant le genre judiciaire, le réalisateur Sidney Lumet signe probablement l’un de ses films les plus touchants avec ce drame racontant la fuite perpétuelle d’un couple ancien activiste recherché par le FBI et dont le film ainé voudrait mettre fin à cette cavale sans fin. De la finesse de l’écriture, en passant par sa réalisation délicate, le cinéaste signe un long-métrage bouleversant marqué également par l’excellence de son interprétation, dont on retiendra évidemment la prestation du jeune River Phoenix.
Gerard M
Gerard M

16 abonnés 78 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2018
30 ans d'avance ! quelle merveille que ce film oublié , méconnu , de Lumet . Combien de prix ne décrocherait il pas s'il sortait aujourd'hui ? Tout y est sublime , avec un charme qui fait même penser au cinéma indépendant . Une immense leçon de cinéma sensible avec un sujet , un scénario et une mise en scène d'une modernité et d'une intelligence rare . L'émotion à l'état pur .
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