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mickael l.
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4,5
Publiée le 26 février 2026
Une belle surprise qui est ce Porte des lilas... Pierre Brasseur est superbe dans ce rôle plein d'émotion , d'humanisme . ( Juju ) le bon gars que tout le monde aime certe il boit, il fait pas grand chose de ses journées mais il a un coeur immense et il est amoureux en cachette de la belle Dany Carel . Son ami , L'artiste ( Georges Brassens) passionné de musique passe aussi ses journées à fréquenter le bistrot du coin à jouer de la guitare... Mais un jour malgré eux l'ennemi public numéro 1 va se réfugier et tout va basculer... Très bon film bravo à René Clair
"Porte des Lilas " (1957 ) est un des derniers longs métrages de René Clair, cinéaste majeur des années 1930. Le film est resté comme la seule participation cinématographique de Georges Brassens qui me semble être le seul élément hors norme de cette réalisation ( selon moi ) théâtrale et compassée.
Il faut dire que le scénario n' est pas formidable ( deux copains solitaires viennent en aide à un malfrat ), ne connait pas de véritable développement, tandis que le personnage interprété par Henri Vidal ne me semble pas, ni très bien écrit, ni même bien interprété.
Pourtant Henri Vidal fut un jeune premier au sommet pendant les années 1950, marié à Michelle Morgan, parfois comparé par certains à Gérard Philipe ou à Jean Marais. Comparaison que je ne fais absolument pas la mienne.
Il mourut encore jeune ( deux ans après " Porte des Lilas " ) et sa présence à l'écran ne m'a jamais emballé. C'est même de mon point de vue la grosse faiblesse de ce film dont l'entrée en matière, laisse pourtant espérer le meilleur. Mais la dernière demi-heure n'est plus au même niveau.
On a affaire ici ( selon moi ) à un exemple de cinéma de scénaristes qui justifie les critiques des futurs auteurs de la nouvelle vague.
Il reste le casting ( Brassens interpréte quelques mesures, Pierre Brasseur, une actrice en vogue à l'époque Dany Carrel, Raymond Bussières acteur de second rôle toujours formidable ) l'ambiance du Paris d'après guerre et la morale de la fin, tout de même un peu vite expédiée. On ne joue pas impunément avec les sentiments des autres.
Un film assez plaisant qui nous plonge dans une vie de quartier d'un Paris aujourd'hui bien révolu et nous montrer un rare Brassens acteur. L'histoire tourne cependant rapidement en rond.
Scénario original et inattendu. Brassens a un vrai rôle pas juste une apparition comme je le pensais. Sa musique est omniprésente et merveilleusement réarrangée pour illustrer les différentes ambiances. Les enfants sont très bien mis en scène, notamment dans un plan séquence étonnant et très bien vu. Le jeu très excessif et peu crédible de Vidal (quand le chuchotement serait de mise, et pourrait avoir autant de puissance) dessert l'ensemble qui reste cependant à voir, en particulier pour les fans de Georges. Sans Vidal j'aurais mis 4
Un très beau polar, coécrit et parfaitement dirigé par René Clair. Il nous offre de bons dialogues et un scénario assez classique mais tout de même efficace. Sur une musique composée par Georges Brassens, l'histoire de la "Porte Des Lilas" dégage un climat chaleureux, avec une troupe de personnages attachants, campés par d'extraordinaires comédiens ; un fantastique Pierre Brasseur, une sémillante Dany Carrel, un remarquable Raymond Bussières et un Brassens très naturel dans son propre rôle de l"artiste".
Voilà un film qui fleure bon les années 50, noir à souhait, avec un Brassens qui colle littéralement au personnage pour qui connait un peu sa vie, et sa façon de penser. Le scénario n'est pas très épais, mais servi par de tels acteurs, c'est à voir. Les décors sont très studio (trop!?), et je ne pourrais dire la porte des Lilas ressemblait à cela en 57. A voir par les amateurs de films noirs, et les fans de Brassens ou il nous montre une facette de son talent.
Mais pourquoi ce film est il blackliste à la télé, même pour le centenaire de Brassens il n'a pas été programmé, certes Brassens n'est pas acteur mais quelle présence, quand il interprète Au bois de mon coeur dans le bistrot c'est un moment merveilleux
Un film qui a beaucoup vieilli et dans lequel on ne retrouve que trop rarement les éléments poétiques qui faisaient le prix du cinéma de René Clair avant guerre. Seule Dany Carrel apporte un peu de fraîcheur dans ce récit très masculin, où l'amitié virile tient beaucoup de place, dans un scénario aussi peu réaliste que lourd. On a connu Pierre Brasseur plus sobre et Brassens se révèle, hélas, un piètre comédien.
Parmi les cris des loups, on entendra pas le mien. Car contrairement à ce que beaucoup on pu en dire un jour, sans être exceptionnelle, la prestation de Georges Brassens n'est pas le tendon d'Achille du film. Si elle était, jamais la relation Juju/l'Artiste ne fonctionnerait comme elle fonctionne. Même le talent de Pierre Brasseur n'aurait pu y faire quoi que ce soit. Le tendon d'Achille du film a bel et bien un nom, ce n'est pas Brassens, mais bel et bien Henri Vidal qui est ici le seul à ne clairement pas convaincre. On ne croit jamais à ce personnage en cavale planqué dans une cave. Et, ceci découlant de cela comme dirait l'autre, on se serait passé de cet embryon d'amourette entre Barbier et Maria (campée par une Dany Carrel pétillante). À part ça, "Porte des Lilas" est un film très plaisant à regarder, grâce à la complicité du tandem Brasseur/Brassens porté par l'interprétation savoureuse du premier nommé, les chansons du grand Georges (Le Vin, Au Bois De Mon Coeur et L'Amandier), la fraîcheur de Carrel, sans oublier cette scène de spoiler: la lecture du journal qui, comme elle est troussée, est un véritable coup de génie.
Quoiqu’on dise sur Porte de Lilas est un film aimable mais à l’intérêt limité, il restera comme le film qui a fait jouer Brassens dans un rôle chaleureux qui lui va comme un gant.
René Clair est un géant. Mais dans ce film, il m'a souvent paru méconnaissable. Envolés la légèreté et le brio qui le caractérisent habituellement. La faute au sujet, sans doute. J'ai eu beaucoup de mal à comprendre cette histoire d'un type qui prend fait et cause pour un assassin. En plus, le personnage de Juju, qui est un bon à rien absolu, comme héros principal, bof. Dans les films de René Clair, on est d'habitude emportés, là ça m'a paru souvent poussif, comme s'il était fatigué. Toutefois, quelques moments de grâce où on retrouve la patte du maître. En fait, c'est un peu comme si Clair avait fait une crise de jalousie après La Traversée de Paris et avait voulu aller sur ce terrain-là. Le résultat est honorable, mais les deux films ne boxent pas dans la même catégorie. Mention à Henri Vidal, que je n'avais jamais vu dans un film; je comprends mieux l'engouement féminin de l'époque.
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3,0
Publiée le 23 septembre 2018
La citè des Lilas...le cafè d'Alphonse...le marchè aux puces de Montreuil...Toute une èpoque [...] Le retour en France de Renè Clair entre 1946 et 1957 stimule sa crèativitè! Le dernier film de cette pèriode sera cette "Porte des Lilas", oeuvre intime et dèlicate, d'une poèsie très littèraire, fort significative par ses qualitès et ses dèfauts! Certains chanteurs ne sont pas dèpourvus de talent de compositeur, ils l'ont prouvè en collaborant à des films d'une rèelle qualitè! il fallut tout le talent du rèalisateur de "La beautè du diable" pour persuader Georges Brassens dit « l'artiste » de chanter et de jouer dans cette comèdie dramatique avec à ses côtès un excellent Pierre Brasseur, bel et bien secrètement amoureux de la jolie Dany Carrel! Seul Henri Vidal ne convainc pas en dangereux gangster! Même si tout n'est pas parfait, c'est l'occasion de redècouvrir ce classique sur fond d'amitiè, de sentiments anarchistes et d'amour avec la musique et les chansons du grand Brassens dont ce fut ici l'unique expèrience au cinèma...
Le gros problème de ce film c'est Georges Brassens, immense poète, mais piètre comédien. Le reste des critiques portant sur l'invraisemblance des situations n'est pas recevable, on voit dans la vraie vie, des comportements encore plus incroyables. C'est d'abord un film d'ambiance, avec une atmosphère parfaitement récréée et une photographie particulièrement réussie. Pierre Brassseur est époustouflant (non il ne cabotine pas) et Danny Carrel illumine le film de sa beauté et de son talent. Bussière est bon (il ne l'est pas dans tous ses films) et Vidal fait ce qu'on lui demande. Certaines scènes sont mémorables, la plus surprenante c'est celle oùspoiler: Bussière lit le journal à voix haute, un procédé éculé, mais que René Clair transcende en faisant mimer tout ça par des gosses dans la rue.
Brassens, dans "Porte des lilas" de René Clair, joue vraiment comme un cochon et on s'étonne pas que sa carrière d'acteur en soit restée là. Brasseur, de son côté, cabotine sans vergogne et René Clair tente de donne une âme au Paris des années 50. Ce n'est pas une catastrophe et les amateurs du cinéaste s' y trouveront en terrain connu mais une intrigue un peu plus étoffée n'aurait pas fait de mal.
Très bon film de René Clair qui séduit par la qualité de ses dialogues et par son excellent trio d'acteurs composé par Henri Vidal, Pierre Brasseur et Georges Brassens (dont c'est l'unique expèrience devant la caméra). S'il est plutôt simple, le scénario propose des passages drôles et touchants ponctués par quelques chansons inédites de Brassens. On pourrait lui repprocher néanmoins quelques petites longueurs vers la fin et un épisode romantique facile et peu utile.