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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film se savoure, comme un cognac ou un cigare. Il est comme une conversation tranquille, le soir, après un bon repas. Tout y est improbable : les personnages (tous poètes), la rencontre, les dialogues... Il y a un côté onirique, renforcé à la fin. La fin qu'on sent d'ailleurs venir dès les premières minutes, parce que l'originalité ne vient pas de l'histoire (deux personnes opposées sont chacune attirée par la vie de l'autre) mais de la présentation -surtout les dialogues. Un littéraire s'est fait plaisir, il vous fera plaisir aussi. Et tout au long du film, on se dit qu'on ne voit que Jean Rochefort pour ce rôle, et que Johnny pour l'autre.
Quelque part ce film de Patrice Leconte de 2002 est mauvais, insipide, inintéressant. Autant les éloges des critiques presse pour un tel film sont affligeantes ce qui n'est pas surprenant autant son concentrationnisme snobinard est creux, vide de sens, prétentieux. J'irais à 2 pour les têtes d'affiche 1 pour le bagou de Jean Rochefort et 1 pour la gueule de Johnny Halliday bien qu'ils soient ici le plus souvent dans des rôles stéréotypés un peu sombres. Par ailleurs ils sont morts tous les deux fin 2017 à un peu moins de deux mois d'écart, un peu dans le même temps pourrait-on direspoiler: comme dans le film.
Malgré une idée intéressante, "L'homme du train" vaut plus par la qualité de la prestation de Jean Rochefort (encore une fois remarquable) que par celle de son traitement. C'est un film plaisant mais sans plus.
L'homme du train et on pourrait même dire l'homme de la micheline est un film de P. Leconte qui met en scène le couple Rochefort-Hallyday et ca fonctionne assez bien. Ce film n'est ni vraiment un film policier et encore moins un film noir mais il y a une certaine atmosphère qui se créé. Ca commence par une rencontre incroyable ou presque entre les deux protagonistes: et Rochefort, un homme naïf, et joyeux mais aussi seul et blasé de tout, offre l'hospitalité à un inconnu. Pendant quelques jours où le temps s'arrête ou presque ils vont faire connaissance et même devenir ami. Chacun voulant la place de l'autre comme le montre la dernière scène. La fin est d'ailleurs émouvante avec un hold-up manqué même si on ne sait pas pourquoi la police a été prévenue. Dommage qu'il manque un petit quelque chose à la première partie du film pour la rendre plus forte et intéressante. Car malgré quelques dialogues sympas, et la belle musique de P. Estève on s'ennuierait presque, pendant les deux tiers du film.
« L’homme du train » de Patrice Leconte (2002) met en scène 2 personnages opposés : Milan (Johnny Hallyday) venu dans une petite ville de province pour braquer une banque et Manesquier (Jean Rochefort), professeur de français à la retraite, célibataire avec ses habitudes (il a tout en triple car « il est prévoyant », il exècre le « et avec ceci ? » de la boulangère …) vivant dans la grande maison de sa mère morte il y a 15 ans, faisant des puzzles et recevant d’anciennes amies qu’il n’a su épouser. Le hasard – cad le fait que le seul hôtel de cette petite ville déserte et froide, soit fermé – va faire rencontrer les 2 hommes, Milan, truand fatigué qui a « tendance à ne pas poser de questions » et sur lequel « on ne peut pas compter pour faire la conversation » et Manesquier qui « a arrêté de vivre avant de vieillir », et vit dans ses poésies et son monde plein de fantaisie - un rôle qu’il maitrise parfaitement - rappelant celui qu’il avait eu dans « Le mari de la coiffeuse » du même réalisateur en 1990. Au fil de la semaine et des repas, l’osmose va s’effectuer, Manesquier rêvant d’une vie aventureuse (il se propose même d’aider au braquage) et Milan aspirant à un peu de repos (il essaiera même des charentaises) après une vie de cavale et de mauvais coups avec son comparse Luigi (Jean-François Stévenin). Un duo de personnages fondamentalement opposés, mais qui tient finalement la route et se laisse regarder même si la dernière scène est beaucoup trop lourde alors qu’elle traduit bien le sens de ce film mélancolique et désabusé.
C'est la rencontre hasardeuse d'un prof de français en retraite et d'un type, un dur en blouson de cuir, venuspoiler: braquer la banque de la ville.
Entre Jean Rochefort, vieux provincial érudit et volubile, et Johnny Hallyday, cet inconnu tout juste descendu du train, taciturne et mystérieux, s'instaure une relation un peu surréaliste puis une sympathie réciproque le temps des quelques jours où le second, faute d'hôtel, accepte l'hospitalité du premier.
Le récit de Patrice Leconte, enveloppé dans des couleurs iréelles et esthétisantes, apparait quelques fois artificiel et Johnny Hallyday, pas toujours bien servi par les dialogues, en fait les frais plus que Rochefort. Leconte joue un peu à "l'épate" avec son duo de vedettes, chacune dans un registre qui lui est familier, avec ses formules et bons mots plus ou moins adroits. Dans cette comédie de personnages et à travers une promiscuité improbable, le réalisateur évoque avec un soupçon d'amertume le regret de Manesquier et de Milan de n'avoir pas eu la vie de l'autre. En s'exerçant au tir au pistolet, Manesquier-Rochefort rêve d'être l'homme d'action qu'il n'a jamais été; en enfilant les charentaises de son hôte, Milan-Hallyday entrevoit les séductions des soirées au coin du feu. C'est un peu schématique et le sujet ne porte pas loin, mais le tandem est plutôt sympa.
Ce film-là, c'est un coup de coeur, une belle rencontre au sommet entre Johnny Hallyday en taulard, le meilleur rôle de sa carrière, et Jean Rochefort, prof retraité, trés touchant, un film trés émouvant et très beau, à voir absolument.
Johnny tient là un de ses meilleurs rôles. Son interprétation de Milan est sobre, ombrageuse et mystérieuse. Le duo qu'il forme avec Rochefort le "ridicule" fait mouche et l'on sent monter l'intensité dramatique du film jusqu'à la scène finale. Bravo Patrice ! Tu sais faire un drame sous fond d'amertume sociale. Le "bronzé" n'est pas aussi endormi qu'on pourrait croire...
Avec "L'homme du train", Leconte renoue une fois encore avec son cinéma intimiste, quasi "psychiatrique". Mais cette fois-ci, avec un certain succès. Pour l'aider dans sa tâche, le couple Hallyday-Rochefort joue un tandem parfait. Justement dans la lignée du film du même nom, comme dans celle du "Mari de la coiffeuse", cette réalisation pêche toutefois par manque d'entrain. Bref, un bon film, mais on est loin du chef-d'eouvre de Leconte, "Ridicule".
Un thriller sur l'hésitation et les choix , sur des personnages qui n'ont pas aimés leurs vies et qui veulent celle de l'autre . Malgré un spitch de départ fort intéressant , j'ai trouvé le scénario un peu faible dans la longueur , enchainant les moments de lassitude et de dialogues bien emmenés par le duo Rocherfort/Hallyday mais même la fin reste assez molle pour emporter ou surprendre . Le vrai bon point du film reste le duo surprenant d'efficacité Jean Rochefort/Johnny Hallyday , rencontre entre une légende du cinéma français et une de la musique française qui au final s'accordent bien ensemble et forment une équipe inattendu mais au moins crédible et qui font avancer l'intrigue . Très sobre et avec une image hivernale presque déprimante , Patrice Leconte reste dans une simplicité proche du personnage de Rochefort , et par moments il tente des choses plus stressante avec bien sur plus ou moins de réussite au final . Un film qui m'a un peu ennuyé mais a voir pour le duo Rochefort/Hallyday .
Ce film est formidable,le scénario est bien.Moi qui n'aime pas les films sans action celui-là ma bien plus,alors qu'il n'ya pas d'actions. Johnny Hallyday joue très bien sont rôle ainsi que Jean Rochefort.J'ai pas trop aimer la musique et je trouve que la fin est un peu mou.Ils font revivre Johnny Hallyday,alors qu'il c'est pris une balle dans le coeur.
Patrice Leconte, qui a toujours su choisir et diriger des duos d'acteurs, nous bluffe vraiment, ici. Tirer le meilleur, encore, de son acteur fétiche (Jean Rochefort, un poil plus sobre que d'habitude, et encore plus superbe), passe encore, mais transformer Johnny Hallyday en... meilleur Jean Reno, voilà qui est surprenant, et délicieux. La montée crescendo de la complicité des personnages (comme des acteurs, c'est flagrant) est passionnante, et passe par dessus un scénario très Leconte (bon, mais avec l’éternel sentiment du "peut encore mieux faire") et une fin un tout petit peu trop longue et travaillé. Mais l'ensemble donne une œuvre majeure dans la filmographie du prolixe réalisateur, à placer entre "Confidences trop intimes" et l'indétrônable "Tandem".
L'ambiance de départ du film est étrange. La prise de vue, les couleurs et le ton froids. Mais le film crée une atmosphère qui le rend attrayant. Ainsi, on a envie de connaître la fin. Beaucoup de symboles présents. Très bon film. A ne pas manquer.
Si l'on accepte deux choses, le jeu de Johnny et les manipulations de solarisation plutôt bâclées sur les couleurs, alors on peut goûter toute la tendresse et l'humanité de ce film. Quelques moments d'humour subtils. Sans la fin genre poésie éthérée un peu trop appuyée, ce serait un très bon film, définitivement triste. Mais n'y allez pas en soirée automnale pluvieuse, spleen garanti.
L'effet de curiosité joue à fond au début, mais la sobriété domine tellement tout qu'elle en vient à paralyser le film. Le duo d'acteurs est plutôt en symbiose, Rochefort égal à lui-même. Quant à Johnny, sa performance paraît franchement monocorde à force de se retenir. L'histoire en elle-même ne réserve guère de surprise. Assez joliment mené mais très basique au final, cet Homme du Train aurait plutôt tendance à naviguer entre deux eaux en permanence, oscillant entre les scènes de polar et les instants comico-dramatiques, sans grande lisibilité par endroits. Un film mélancolique et désabusé, pas inoubliable malgré un certain effort.