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Eowyn Cwper
164 abonnés
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3,5
Publiée le 13 avril 2017
Une histoire classique, qu'on a déjà vue visitée par un Gabin paternel, ambigu et généralement imbibé. Et si le léger antagonisme ici apporté par sa femme donne trop dans le maussade pour être honnête, le traitement du tout n'en reste pas mois touchant. C'est aussi un prétexte pas trop usé pour faire sortir de magnifiques tirades anarchistes au grand acteur.
Un vrai classique avec un Gabin en pleine forme, qui est exactement comme on l’aime, c’est-à-dire : dur, révolté, protecteur, mais aussi très drôle par moment. On a aussi droit à une très belle histoire humaine, simple et efficace interprétée avec justesse par d’excellents acteurs (Michèle Mercier, Robert Hossein, Lilli Palmer…) L’ambiance est très réussie avec de beaux décors (le manoir, la campagne nantaise,…) en noir et blanc, ce qui fait que l’on ne s’ennuie jamais. Un grand cru à ne pas manquer.
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4,5
Publiée le 10 juin 2021
C'était les années soixante et la carrière de Gabin était encore commercialement florissante. A l'époque Michèle Mercier et Robert Hossein étaient les héros de la saga Angélique Marquise des Anges. J'ai été surpris par le Tonnerre de Dieu. Gabin joue à nouveau un alcoolique et il est excessif à mon avis mais ce n'est pas dans toutes les scènes. C'est une histoire très touchante d'un vieil homme sans enfant qui sauve une prostituée qui va tomber amoureuse et avoir un enfant. Dans toute cette opposition de personnages Gabin a des dialogues très percutants et puis nous avons du très grand Gabin...
Un film qui n'a pas très bien vieilli, au moins sur les aspects montage et jeu des acteurs. Certes le propos est sympathique dans l'histoire de cet ancien véto fortuné, misanthrope, alcoolique et finalement généreux qui prend sous sa coupe une prostituée pour en faire sa fille adoptive avec la complicité ronchonne de son épouse Allemande. mais le film est trop construit autour de Gabin qui fait du Gabin à outrance. L'acteur tire certes son épingle du jeu, mais éclipse du même coup les autres rôles, y compris Michelle Mercier, Robert Hossein et Daniel Ceccaldi dont le jeu est souvent pas suffisamment naturel, Georges Céret, lui est quasiment mauvais
Un film comme on fait plus , un Gabin extraordinaire comme d’habitude un bagout et des dialogues percutant , des fous rires garantis comme un singe en hiver
Un Gabin méconnu et pourtant très réussi. Les dialogues de Pascal Jardin sont savoureux et Gabin est absolument parfait dans son rôle de vétérinaire alcoolique, à la fois bourru et tendre. Un film qui plaira à tous les fans de Gabin qui nous livre ici une excellente prestation.
Pour Le tonnerre de Dieu, Denys de La Patellière réunit un casting solide animé pour les rôles principaux par Jean Gabin, Michèle Mercier, Robert Hossein et Lilli Palmer. L’intrigue se noue autour des deux premiers nommés, vétérinaire misanthrope et alcoolique d’une part et jeune prostituée sous la « protection » du troisième d’autre part. Le duo central ainsi formé constitue un attelage inattendu qui fonctionne bien au regard de leur incarnation et composition respectives. On perçoit sans peine la qualité dans la direction d’acteurs du cinéaste derrière ce succès. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/lumiere2023/#TD
Un Jean Gabin, bourru à souhait si j'ose dire, et une belle poignée d'acteurs et d'actrices dont la célèbre Angélique, et aussi Guéret et Hossein, avec des dialogues relevés de Pascal Jardin, donne à ce film un peu plat autrement pas mal de force et de rythme. Il n'est pas toujours facile de suivre les monologues du patriarche et de saisir les petites piques de Jardin mais ça fonctionne quand même.
Denys de la Patellière a réuni une belle distribution avec Jean Gabin, Robert Hossein, Michèle Mercier, Georges Géret et accessoirement Lili Palmer dans le rôle de l'épouse ainsi que Daniel Ceccaldi et Paul Frankeur. Le rôle de Léandre Brassac, sied comme un gant à Gabin en vétérinaire bourru et caractériel à la retraite, propriétaire d'un château. Il déclame son verbe avec l'art consommé de l'acteur chevronné éructant ses propos avec délectation en roulant des yeux comme des billes de loto. Dans ce rôle sur mesure qu'affectionnait particulièrement Jean Gabin, les dialogues ont été spécialement écrits pour lui par Pascal Jardin. Intéressant aussi le rôle de souteneur interprété par Robert Hossein, qui dénotait déjà les atouts d'un grand acteur. La confrontation entre les deux acteurs vaut son pesant d'or, les répliques dans la bouche de Gabin font mouche, des tirades similaires à la Audiard, c'est le fin du fin. Lili Palmer en épouse légitime présente une interprétation plus nuancée. Michèle Mercier est plus effacée dans son personnage de prostituée repentie. Quelques scènes mémorables comme celle des chevaux sous l'orage avec Georges Géret renforcent l'impression dramatique que dégage le film. S'ajoute à cela la très belle photographie en noir et blanc de La Patellière et le cadre du tournage magnifique au château de Bois Chevalier en Loire-Atlantique. Cette œuvre, aux contours sentimentaux, eut un succès retentissant tout à fait mérité à sa sortie.
Gabin joue sa partition de vieux-véto-alcoolo-anar-au grand cœur dans un film un peu trop consensuel (pour ne pas dire commercial) avec dialogues parfois outranciers de Pascal Jardin : « Ton ventre c’est un cimetière » reproche-t-il à sa femme stérile. On y découvre avec intérêt le château classique de Bois Chevalier à Legé (Loire Atlantique).
J'ai découvert ce vieux film hier soir. Heureux de revoir Jean Gabin et tous les autres acteurs qui ont pour moi un goût d'enfance. C'était agréable mais j'ai perçu une approche si différente du cinéma. Les acteurs jouent, et ça se voit (surtout Gabin)et je dois avouer que c'est souvent amusant. Maintenant les comédiens sont vrais, sont au service du rôle qu'ils interprètent. L'histoire est tirée par les cheveux et est à la limite de ce qu'on peut accepter à l'heure actuelle. Les personnages sont très kitch, ils sont des caricatures, des inventions invraisemblables. On ne vit décidément plus dans le même monde.
En (re)visionnant aujourdhui Le Tonnerre de Dieu, un sentiment de bien-être vous accapare. Telle une sorte de bouffée doxygène, tandis que lère du zapping bat aujourdhui son plein. Au lieu de se détériorer, le cinéma de Denys de la Pattelière (Les grandes familles, Un taxi pour Tobrouk ) jouit plus que jamais de son époque, de ses vedettes, de ses valeurs et de ses beaux mots. Une pléiade de bons sentiments aussi, sans que lon ne tombe toutefois dans lexcès. Et une histoire certes simple, mais dont on ne décroche jamais.
Riche vétérinaire à la retraite et sans enfants, un Jean Gabin fidèle à lui-même recueille une jeune et insouciante prostituée, Michèle Mercier, prisonnière dun proxénète sans scrupule, le pourtant élégant Robert Hossein. Joli coup de la production, ces deux derniers acteurs étant alors au faîte de lactualité nous sommes en 1965-, avec le début de la saga dAngélique. Ils aideront naturellement à faire de ce Tonnerre un gros succès, tourné en partie dans les alentours de Nantes, ville originelle du réalisateur. A noter que Georges Garvarentz, beau-frère de Charles Azanavour (dont on entend un morceau dans le film), signa ici lune de ses meilleures bandes-originales.
Un résultat donc probant, révélateur dun temps que lon regrette sitôt la fin dun film, qui devrait être diffusé plus quune fois par décennie sur les grandes chaînes nationales. Une fiction qui prouve par ailleurs, quil ne faut pas nécessairement vingt mouvements de caméra à la minute pour obtenir un résultat visuel efficace. Et finalement, tellement reposant. Un film à déguster.
Un film assez déroutant qui donne des impressions mitigées. Un moment il parait vraiment vieillot et l'instant d'après plutôt moderne au contraire, du dramatique on passe à la farce, de personnages crédibles au départ on finit comme pour le rôle de souteneur de Hossein un peu dans le ridicule. Cerise sur le gateau on arrive à aimer le film qui raisonne d'autant plus fort que les valeurs qu'il défend son aujourd'hui encore plus menacées.
Une bonne comédie dramatique ou Jean Gabin excelle dans son rôle habituel de vieux ronchon ! A noter aussi la présence de la belle Michèle Mercier dans l'un de ses rares rôle hors du costume de l' indomptable Angélique. Mais le film trop court souffre du manque d'au moins un acte et d'un peu plus de rebondissements...après à peine 1h20 on reste tout de même un peu sur notre faim, dommage !