296 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
49 critiques spectateurs
5
7 critiques
4
15 critiques
3
22 critiques
2
4 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
stans007
41 abonnés
1 475 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 24 septembre 2024
Gabin joue sa partition de vieux-véto-alcoolo-anar-au grand cœur dans un film un peu trop consensuel (pour ne pas dire commercial) avec dialogues parfois outranciers de Pascal Jardin : « Ton ventre c’est un cimetière » reproche-t-il à sa femme stérile. On y découvre avec intérêt le château classique de Bois Chevalier à Legé (Loire Atlantique).
Ca commence en drame et ça finit en comédie/conte de fée. Gabin cabotine en anar alcoolique, loin de la subtilité du Singe en hiver. Les dialogues se veulent de type Audiard en moins bon. Robert Hossein a un rôle qui tourne au ridicule. Michèle Mercier est très belle. Un film d'époque, mineur, dont le petit intérêt est l'annonce du déclin de la France dans les tirades désenchantées de Gabin.
J'ai découvert ce vieux film hier soir. Heureux de revoir Jean Gabin et tous les autres acteurs qui ont pour moi un goût d'enfance. C'était agréable mais j'ai perçu une approche si différente du cinéma. Les acteurs jouent, et ça se voit (surtout Gabin)et je dois avouer que c'est souvent amusant. Maintenant les comédiens sont vrais, sont au service du rôle qu'ils interprètent. L'histoire est tirée par les cheveux et est à la limite de ce qu'on peut accepter à l'heure actuelle. Les personnages sont très kitch, ils sont des caricatures, des inventions invraisemblables. On ne vit décidément plus dans le même monde.
Les situations présentées dans le film sont totalement irréalistes et pas crédibles si bien qu'il faut le prendre comme une fable. Une fois ceci accepté, il se laisse agréablement regarder jusqu'à la scène des chevaux sous l'orage. Viennent ensuite les amours de Marie avec le voisin, qui semblent totalement sortis du chapeau et sont d'un mièvre, d'un daté et d'un gnangnan sans pareil. Jean Gabin surjoue et cabotine alors que Michèle Mercier joue très justement son rôle d'épouse. La musique est parfois trop insistante, la restauration noir et blanc magnifique, la gare routière avec tous ces bus Chausson extraordinaire. Robert Hossein est amusant dans son rôle peu consistant de maquereau à deux balles. Au final, ce n'est pas franchement mauvais, mais certainement pas vraiment bon.
Le film qui vous fera sourire toute la soirée après visionnage avec d’excellents dialogues qui feront hurler les féministes et raviront les misogynes. Il faut tout prendre le bon comme le mauvais. Un régal.
Denys de La Patelliêre nous livre une sympathique étude de caractères. Jean Gabin, égal à lui-même est entouré d’une équipe d’acteurs, tous autant talentueux les uns que les autres, servis par de savoureux dialogues.
Le duo de La Patelliere/Gabin fait encore ici la preuve de son efficacité le tout enrichi par d’excellents dialogues de Pascal Jardin. Après des débuts tonitruants le film mollit quelque peu dans son final.
Un film comme on fait plus , un Gabin extraordinaire comme d’habitude un bagout et des dialogues percutant , des fous rires garantis comme un singe en hiver
Un film qui nous montre une fois encore à quel point le cinéma peut être magique. L'histoire est simple, un brin naïve sans doute, mais c'est beau. Et surtout, ça finit bien ! Ajoutez à cela un Gabin en grande forme et des dialogues aux petits oignons et vous passez un très bon moment.
Bourru (souvent bourré) et misanthrope, aimant les animaux, qu'il a soignés toutes sa vie, et les préférant aux hommes, populo mais chatelain tout de même, Jean Gabin fait tout pour incarner le gueulard anticonformiste et l'anar de droite -même sans Audiard- qui plait à son public. Gabin "gabinise", vampirise le rôle du vieux Brassac et on ne sait plus si on a affaire à Archimède le clochard ou à l'aubergiste de "Un singe en hiver"... Le livre de Bernard Clavel est mieux écrit que n'est réalisée son adaptation par Denys de la Patellière. On ne s'en étonne pas concernant un cinéaste qui s'est souvent vautré dans les adaptations littéraires. Aucune subtilité narrative et encore moins psychologique. Tout est dans les dialogues (de Pascal Jardin), explicité et rarement suggéré. Le vieux Brassac, recueille ou plutôt adopte une jeune prostituée dont on devine que progressivement il en en fait l'enfant que sa femme et lui n'ont pas eu. Le réalisateur enfile quelques incidents au château sans aucune sensibilité ni sincérité et les personnages restent à l'état de stéréotypes. Seule Lili Palmer, dans le rôle de madame Brassac, parvient de temps à autres, par certains silences ou regards, à faire passer une vraie humanité. Comme une antithèse de l'interprétation de Gabin.
Pour Le tonnerre de Dieu, Denys de La Patellière réunit un casting solide animé pour les rôles principaux par Jean Gabin, Michèle Mercier, Robert Hossein et Lilli Palmer. L’intrigue se noue autour des deux premiers nommés, vétérinaire misanthrope et alcoolique d’une part et jeune prostituée sous la « protection » du troisième d’autre part. Le duo central ainsi formé constitue un attelage inattendu qui fonctionne bien au regard de leur incarnation et composition respectives. On perçoit sans peine la qualité dans la direction d’acteurs du cinéaste derrière ce succès. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/lumiere2023/#TD
Un excellent drame que nous offre l'un des réalisateurs ayant beaucoup travaillé avec le grand Jean Gabin, Denys De La Patelliere ! Adapté d'un livre écrit par Bernard Clavel, "Tonnerre de dieu" raconte l'histoire d'un vieillard alcoolique qui est vétérinaire qui heberge une prostituée à l'abri de son Mac qui fait pression au vieux pour la récupérer. L'ancien l'adopte comme si c'était sa fille , prend soin d'elle, lui dont sa femme ne peut pas avoir d'enfant. J'ai trouvé ce film pas mal, peut être pas l'un des meilleurs longs métrages qu'à fait Jean Gabin dans sa carrière, mais j'ai trouvé qu'il y avait de bons dialogues écrit par Pascal Jardin, une histoire qui se suit, une bonne mise en scène du cinéaste Denys De La Patelliere et de très bons comédiens entourant l'irremplacable Jean Gabin comme la belle Michèle Mercier, Robert Hossein, la remarquable Lilli Palmer et dans un petit rôle de prêtre Daniel Ceccaldi. A voir.
Avis personnel. Dans ce film, il y a un scénario relativement original, une mise en scène fort classique, une BO d'époque assez conventionnelle et surtout, Jean Gabin et Lili Palmer. Les autres, même Michèle Mercier, se contentent presque de faire de la figuration (j'exagère un peu quand même...) Gabin, pourtant, fait seulement du Gabin 3e époque, mais il le fait si bien que je suis chaque fois sidéré par son autorité et sa force naturelles. Lili Palmer, elle, c'est un charme indéfinissable, c'est son accent à la fois élégant et austère, c'est une scène qui, à elle seule transforme le 3,5 qui me venait à l'esprit en 4,5 tant elle est forte et percutante: celle de sa colère dans la grange, celle qui commence par " C'est la vieille ! ". Trois fois déjà que je regarde ce film et, chaque fois que j'arrive à cette scène, je la repasse plusieurs fois. "Le tonnerre de Dieu", ce n'est pas ce que l'on appelle un chef-d'œuvre, mais c'est certainement une œuvre solide restée très regardable aujourd'hui pour les "grandes personnes". Selon moi, en tous cas.
C’est connu, Jean Gabin aimait tourner avec des équipes qu’il connaissait parfaitement et notamment avec des réalisateurs avec lesquels il était en totale confiance. Denys de La Patellière était de ceux-là qui tournera six films avec l’acteur alors dans sa deuxième partie de carrière. « Le tonnerre de Dieu » est le quatrième de ces six films, adapté par Pascal Jardin d’un roman de Bernard Clavel (« Qui m’emporte ») et assez profondément remanié pour donner plus d’aspérité aux personnages. Pascal Jardin montre tout son talent pour remplacer Michel Audiard auprès de Gabin en lui servant une mixture verbale tout aussi acerbe et haute en couleur. Notamment pour Léandre Brassac, vétérinaire anarchiste qui noie dans l’alcool son chagrin de n’avoir pas eu d’enfant avec sa femme, interprétée par la toujours excellente Lili Palmer. Ses frasques éthyliques lors de ses virées à Nantes font le délice des habitués du bar où il se rend pour expurger son trop plein de rancœur face à une humanité qu’il ne comprend plus. Un jour, il rencontre une prostituée (Michèle Mercier) qu’il va ramener dans son château et entreprendre d’arracher à son souteneur interprété par un Robert Hossein tout à fait dans le ton ne quittant plus Michèle Mercier son amoureuse à l’écran dans la saga « Angélique marquise des Anges » qui tire alors à sa fin. Le film qui pourrait virer facilement au drame comme très habilement Denys de La Pattelière le laisse supposer pendant une bonne moitié du métrage, s’avère être une étude de mœurs tout-à-fait attachante que l’on nommerait aujourd’hui « feel good movie ». Les acteurs sont tous parfaits quelle que soit la longueur de leur rôle, de Lili Palmer débordante d’amour pour son rustre de mari à Michèle Mercier qui en sus de sa beauté s’accommode parfaitement d’un rôle pas si facile, en passant par Georges Géret en agriculteur fort en gueule, transi d'amour pour la protégée de Brassac, Paul Frankeur en flic débonnaire, Daniel Ceccaldi en curé quasi défroqué ou encore Louis Arbessier en ministre retrouvant en Bressac, le copain d’enfance qui lui filait ses versions de latin. Un film bon enfant diront certains mais qui pourra paradoxalement, remonter sacrément le moral de ceux qui pensent comme Brassac, interprété par un Jean Gabin très en verve, que « tout fout le camp ! ».