Seulement 4 critiques pour ce film particulièrement instructif et passionnant.C'est injuste!Sorti en 1989,"Les maîtres de l'ombre" retrace la naissance de la bombe atomique à travers le projet Manhattan,et ses expériences dans le désert du Nouveau-Mexique.On assiste véritablement à un évènement historique,qui changera la vision du monde moderne,rationnalise la guerre,en entrant dans les coulisses.Roland Joffé,dont l'amplitude de ses choix de sujets force le respect(il suffit de voir "La Déchirure" et "Mission"hautement recommandés),parvient à ne pas étourdir le profane de termes techniques en restant au plus près des hommes,sur 3 niveaux:le général Groves,déterminé à gagner la guerre à tout prix(Paul Newman,charismatique en diable),le physicien Oppenheimer,ultra-talentueux,mais empêtré dans des choix imposibles(Dwight Schulz),et le savant Merriman,un idéaliste confronté à un cas de conscience(John Cusack).Tout est fascinant,des progrès scientifiques réalisés aux questions de moralité,en passant par une vie privée sacrifiée.Si l'éparpillement guette le film,le sujet est si fort,et si bien traité qu'on est captivé du début à la fin.Intelligent.
Un sujet captivant et passionnant traité avec rigueur mais le sérieux excessif du traitement empêche les prises de consciences des différents protagonistes du projet d’être développés et c'est bien dommage .
C'est du Roland Joffé, donc classique. Cela dit, on a connu le réalisateur de « Mission » autrement plus passionné et captivant que pour ce drame historique certes propre sur lui, mais pas folichon. On ne s'ennuie pas trop, il n'y a pas de fautes de goût, mais il suscite en définitive peu d'émotions, si bien qu'on ne retient malheureusement pas grand chose. Dommage, car si Paul Newman livre une prestation correcte mais sans éclats, John Cusack et Laura Dern sont touchants dans les deux meilleurs rôles du film, ce qui est quelque peu paradoxal puisque l'oeuvre s'intéresse avant tout à la figure du brillant scientifique et créateur de la bombe atomique Robert Oppenheimer. Cette évocation du monsieur et d'une page importante de la Seconde Guerre Mondiale auraient mérité mieux, même si l'essai reste par ailleurs honorable.
Lors de la Seconde Guerre Mondiale, tout porte à croire que l’Allemagne nazi s’apprête à mettre au point une arme nucléaire. Les États-Unis décident de lancer une contre-offensive en lançant le "Projet Manhattan". La suite on la connaît, "Little Boy" sera largué sur Hiroshima et "Fat Man" sur Nagasaki.
Réalisée par Roland Joffé (La cité de la joie - 1992), il s’agit de la toute première adaptation au cinéma du projet de recherche scientifique sur la création de la bombe atomique, 34ans avant que Christopher Nolan ne lui emboîte le pas avec Oppenheimer (2023).
Le film met en scène (dans les principaux rôles) Paul Newman dans le rôle du Général Leslie Groves Jr. & Dwight Schultz dans celui du professeur J. Robert Oppenheimer. Pour le second, si son nom ne vous dit rien, son visage ne vous laissera pas indifférent et pour cause, il incarnait "Looping" dans la série télévisée Agence tous risques (leurs rôles respectifs seront repris 34ans plus tard par Matt Damon & Cillian Murphy). A leurs côtés, on retrouve bon nombre de seconds rôles tout aussi intéressants, à savoir John Cusack, Laura Dern ou encore John C. McGinley.
A sa sortie, Les Maîtres de l'ombre (1989) fut une véritable catastrophe industrielle en se vautrant au box-office mondial. La faute peut être imputable à son choix d’acteurs, en confiant les rôles principaux à P. Newman (alors sur le déclin) et à D. Schultz (inconnu du grand public). Pourtant, le film se laisse regarder sans déplaisir, bien qu’il ressemble à un téléfilm de luxe. La mise en scène ne dégage absolument rien, aucune tension, ni émotion. Heureusement, le casting s’en sort plutôt bien, cependant, on regrettera que le réalisateur et son scénariste aient pris des libertés afin de romancer l’histoire (notamment avec le personnage de Michael Merriman).
Hollywood raconte tout, en réussissant plus ou moins à nous faire croire que les USA sont les gentils, même lorsque cela prend la forme d'une semi rédemption. Étonnant D. "looping" Schultz, à se demander pourquoi cet homme n'a pas eu plus sa chance sur grand écran. Le film oscille entre le cinéma de R. Joffé et la patte Hollywoodienne, il ne cessera de nous rappeler "l'importance d'avoir la bombe puisque les autres finiront par l'avoir... Et même s'ils ne l'ont jamais, on aura un as dans notre manche" et aussi la menace que cela impose. Côté réalisation on ne s'ennuie presque jamais malgré les 2 longue heures. Quelques petits faux pas quand même, une scène de danse de J. Kusack à oublier et une amourette sans intérêt si ce n'est pour la production.
"Fat Man and Little Boy" retrace le projet Manhattan, où de 1942 à 1945, des scientifiques mirent au point les premières bombes atomiques pour le compte de l'armée américaine. Un sujet riche, dont le scénario traite pas mal d'aspects intéressants : les problèmes techniques, le côté politique (coût du projet, pertinence après la défaite du 3ème Reich...), et bien sûr l'aspect éthique. Des éléments que feront régulièrement émerger les confrontations entre J. Robert Oppenheimer, scientifique poète et communiste dans l'âme, et son supérieur militaire autoritaire et déterminé, tout deux au cœur du film, et incarnés par un Dwight Schultz parfois un peu léger (le choix de casting est par ailleurs étonnant !) et surtout un Paul Newman solide. Le film souffre de quelques longueurs (l'intrigue autour du personnage de John Cusack n'est pas toujours palpitante) et d'une mise en scène très classique (à l'exception peut-être de la dernière scène, plus originale). Mais il demeure professionnel, avec une jolie BO signée Ennio Morricone, et traite sérieusement de son sujet.
"Les Maîtres de l'ombre", film historique américain réalisé par Roland Joffé, sorti en 1989. Une bonne réalisation du réalisateur Roland Joffé à qui nous devons de bons films ( La Déchirure, Mission, La Cité de la joie ou encore l'excellent Vatel) qui relate la mise au point de la bombe atomique au sein du projet ultra secret Manhattan, sur le site, tout aussi secret de Los Alamos en 1943-45. Un film très intéressant à revoir après la sortie du film de Nolan "Oppenheimer", un récit similaire avec un traitement différent où l'on retrouve les personnages du général Leslie Richard Groves et sa relation, parfois conflictuelle avec le physicien Robert Oppenheimer. Deux films instructifs sur cette opération historique. Une bonne reconstitution, classique et fidèle aux évènements, avec Paul Newman et Dwight Schultz (le fameux Looping de l'agence tout risque), dans le rôle de Robert Oppenheimer.
Dans mon souvenir de jeunesse, ce film m'avait ennuyé, quant est-il aujourd'hui ? Le film traite d'un évènement historique, et la manière de filmer de Roland Joffe, ne donne pas de souffle ( pourtant c'est bien de cela qu'il est question ), pas d'envergure, même si l'histoire pourrait être impactante, le résultat n'apporte pas un supplément d'âme. Certes, un biopic est toujours compliqué, là, ce n'est pas forcément ce genre, même si on s'y rapproche, je n'ai pas vu le dernier Nolan qui traite du même personnage, j'espère qu'il sera plus dynamique. Le casting est pourtant solide, même si, pour une fois, j'ai des réserves sur l'attitude de Newman. Le sujet est compliqué, le film s'étire et n'en finit pas, on parle d'une date butoir, mais rien n'est mis en œuvre pour nous faire ressentir cette urgence, et quand l'essaie nucléaire se produit, ce que l'on voit c'est le visage de Oppenheimer. Difficile d'être très positif sur ce film, il m'avait paru ennuyeux à l'époque, c'est toujours un peu le cas aujourd'hui.
Étonnant D. "looping" Schultz, à se demander pourquoi cet homme n'a pas eu plus sa chance sur grand écran. Le film oscille entre le cinéma de R. Joffé et la patte Hollywoodienne, il ne cessera de nous rappeler "l'importance d'avoir la bombe puisque les autres finiront par l'avoir... Et même s'ils ne l'ont jamais, on aura un as dans notre manche" et aussi la menace que cela impose. Côté réalisation on ne s'ennuie presque jamais malgré les 2 longue heures. Un film sur le créateur de la bombe atomique mais pas quencest pour sa notamment qu'il a encore eu ke droit un un film que sur lui 'en 2023 . Un sujet riche, dont le scénario traite pas mal d'aspects intéressants : les problèmes techniques, le côté politique (coût du projet, pertinence après la défaite du 3ème Reich...), et bien sûr l'aspect éthique. Des éléments que feront régulièrement émerger les confrontations entre J. Robert Oppenheimer, scientifique poète et communiste dans l'âme, et son supérieur militaire autoritaire et déterminé, tout deux au cœur du film avec une jolie BO signée Ennio Morricone, et traite sérieusement de son sujet.
Bon film de Roland Joffé. Il n'y a pas d'intrigue (on connaît la fin), seulement des réflexions sur les problèmes essentiels que posent les guerres nouvelles par le massacre de masse. On voit ici des hommes, militaires et savants, qui sont en train de créer la bombe atomique dans un lieu secret. C'est presque un documentaire avec des personnages très humains mais aussi très déterminés pour ce qui est des militaires. C'est filmé très classiquement, avec des dialogues de qualité, et des acteurs excellent (Newman). Aucun ennui donc à suivre ce film, qui pose quand même des questions essentielles.
Un film historique intéressant en particulier les rapports contre nature du général Groves et du professeur Oppenheimer ou Newman donne la leçon aux petits jeunes. En revanche ça manque d' interactions entre les autres personnages. Au niveau de la réalisation il y a des jolis plans dans un ensemble très académique très typé années 90. bon maintenant je cours rejoindre mon abris atomique car c'est tout de même Looping qui a conçu la bombe!
Retraçant la succession d'évènements qui permirent la création de la première bombe atomique, "Les Maitres de l'ombre" reste très sobre tant dans sa mise en scène que dans son scénario qui reste souvent trop classique. Réalisé par Roland Joffé, ce long-métrage qui se perd entre nobles sentiments et histoire ne semble trouver son inspiration ni dans l'un ni dans l'autre. Offrant des scènes pas toujours à la hauteur du sujet traité, le réalisateur de "Mission" laisse de côté l'authenticité pour se concentrer sur une convivialité pas toujours ragoûtante. Malgré la présence de Paul Newman, le film reste sans véritables saveurs et ce n'est pas le reste du casting qui parviendra à le tirer des griffes acérées de l'ennuie.
Après « La couleur de l’argent » qui lui a valu son premier Oscar après six nominations, Paul Newman est resté trois ans sans tourner avant d’accepter de rejoindre Roland Joffé (réalisateur) et Bruce Robinson (scénariste) sur leur volonté de porter à l’écran l’histoire méconnue du projet Manhattan qui mena en 1945 à l’avènement tragique de l’ère atomique qui de façon irréversible conduisit l’humanité à vivre avec au-dessus de sa tête l’épée de Damoclès de sa destruction totale ou partielle. Le jeune réalisateur anglais s’était fait connaître cinq ans plus tôt avec « La déchirure » film sur les suites du conflit américano-vietnamien après la prise de Phnom Penh par les Khmers Rouges. Il confirma dans la foulée avec « Mission », Palme d’or à Cannes qui lui apporta la reconnaissance mondiale en sus du statut envié d’auteur. Si quelques mois avant la sortie en octobre 1989 des « Promesses de l’ombre », un téléfilm d’excellente qualité avait été réalisé par Joseph Sargent, le sujet, tabou notamment en raison des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, n’avait jamais bénéficié d’un traitement cinématographique. La Paramount estima néanmoins que plus de quarante ans après les faits un projet d’adaptation sur cette page sombre de l’histoire de l’Amérique pouvait être confié à ce réalisateur anglais paraissant très à l’aise avec les sujets historiques. Aidé de Bruce Robinson avec lequel il avait déjà travaillé sur « La déchirure », Roland Joffé se saisit promptement des faits qu’il remanie quelque peu (le personnage joué par John Cusack est un condensé de plusieurs protagonistes) sans trahir la réalité historique pour mettre à jour l’impasse dans laquelle l’homme via la collaboration complexe et houleuse entre le scientifique Robert Oppenheimer (Dwight Schultz) et le général Leslie Richard Groves (Paul Newman), s’est une nouvelle fois placé, toujours arrogant car jamais vraiment conscient de ses limites et incapable de voir lucidement plus loin que sa propre existence. Les garde-fous sont toujours doctement exposés mais toutes les bonnes raisons sont rapidement trouvées puis invoquées pour les transgresser. Ainsi en 1960 l’Union Soviétique, le Royaume-Uni et la France avaient rejoint les Etats-Unis dans le club encore très fermé des détenteurs de l’arme diabolique. En 1964 la Chine était elle aussi équipée. Au XXIème siècle neufs pays sont reconnus comme étant de manière officielle ou non capables d’user de la bombe atomique. À travers le projet Manhattan dont la concrétisation s’est faite sur le site de Los Alamos au Nouveau Mexique, le film montre de façon studieuse mais très convaincante comment scientifiques, politiques et militaires finissent toujours par s’entendre pour imaginer puis réaliser le pire en dépit de scrupules vite laissés au rencard. Paul Newman et Dwight Schultz très imprégnés de leurs rôles portent sans difficulté le film sur leurs épaules même si la critique à l’époque n’a pas semblé valider leur choix par la production sans vraiment argumenter de manière convaincante sur la question. Le film montre très bien comment les deux hommes qui visiblement ne s’apprécient pas se tendent à tour de rôle la canne pour franchir la marche supérieure d’une échelle de perroquet infernale. Pour réussir cette démonstration et sans doute en raison de contraintes budgétaires, concentrer l’action sur le site de Los Alamos semblait la bonne solution. Paul Newman qui avait considérablement réduit son activité pour se consacrer à sa passion pour les courses et à ses activités caritatives ne s’est visiblement intégré au projet que parce qu’il estimait le travail de Roland Joffé et qu’il se savait désormais en capacité d’aborder tous types de rôles. Pour Dwight Schultz beaucoup moins expérimenté et surtout connu pour avoir été le capitaine Henry « Looping » Murdock dans la série télévisée « L’agence tous risques », la marche à franchir pouvait paraître plus élevée mais aidé par sa ressemblance physique avec Oppie et sans doute galvanisé par la présence de Paul Newman face à lui, il est tout simplement excellent. « Oppenheimer » chef d’œuvre réalisé en 2023 par Christopher Nolan qui a choisi le mode biographique pour centrer davantage sa démonstration sur l’émulation souvent nocive qui anime le monde scientifique aboutit sensiblement aux mêmes conclusions même s’il recourt à des effets spéciaux à visée métaphorique choc par ailleurs très efficaces pour illustrer la folie de l’homme qui le pousse immanquablement à la destruction de tout ce qui l’entoure y compris de lui-même. Un film sobre et didactique sans jamais être ennuyeux à réévaluer.
Avant d'aller voir Oppenheimer, j'ai voulu voir ce film sorti en 1989. Je l'ai trouvé assez bien, même s'il est un peu confus. Comme d'habitude, Paul Newman est plus qu'excellent, son talent restera à jamais le plus grand sur terre. Mais, Dwight Schultz n'est pas à la hauteur de la tâche, on ne peut voir en lui autre chose que Looping. Il n'est pas crédible. Face des acteurs comme Newman, Cusack ou Reilly, il n'est pas à la hauteur. Mais le film se voit agréablement, on sent la tension qui sévissait dans cette ambiance de préparation de cette bombe qui va dévaster des millions d'innocents civils.