M le Maudit
Note moyenne
4,3
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296 critiques spectateurs

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Yoloyouraz
Yoloyouraz

35 abonnés 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2007
Ce classique impressione par le soin de sa mise en scène, son travail sur les lumières et sur l'ambiance sonore. Mais c'est son superbe dénouement, laissant exploser l'impressionant P.Lorre, qui lui confère une dimension supérieure.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 novembre 2006
Je trouve que le film est composé en trois parties.
La première partie, ce sont les premières minutes. C'est vraiment excellent, on voit une grande porte complétement surréaliste, et la petite fille qui joue avec sa balle, et on aperçoit l'ombre d'un inconnu qui lui adresse la parole.
Ensuite, il y a une grande partie du film, c'est l'enquête. On voit une succession de plan, des gens qui s'interrogent sur l'identité du criminel. Et j'ai trouvé ça long, mais très long, ils parlent sans cesse, et le tunnel m'a semblait très long.
Puis la troisième partie, très bonne, lorsqu'on connait l'identité du criminel, et sa poursuite. Puis se conclue sur la problématique les malades mentaux sont t-ils responsables de leurs actes et de leurs crimes?
En somme, le film est bon, bonne intrigue, des sujets intéressants (la paranoïa, la maladie mentale etc), mais il y a quelques longueurs qui nuient le film.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 août 2015
En 1930, en passant du muet au sonore, Fritz Lang réussit un film qui marque toujours l’histoire du cinéma. Une technique méticuleuse, une mise en scène qui compose avec le montage à venir. D'où ces nombreuses séquences merveilleuses, comme l’interrogatoire fabuleux des clients d’un bordel, le réquisitoire de l'ivrogne. La direction d’acteurs sans reproche permet à Peter Lorre d’endosser l’un de ses plus grands rôles, sur un scénario qui compte plus sur la psychologie des faits, que sur les faits eux-mêmes. Le coupable est connu d’entrée de jeu, la meute va s’acharner … Chef d'oeuvre ! S’il pressent à travers cette histoire de meurtriers d’enfants et de vindicte populaire la montée du nazisme, Fritz Lang réussit surtout une peinture universelle de l’humanité, qu’elle soit d’hier ou d’aujourd’hui. Il énonce aussi les principes judiciaires d’une autre vérité sur la maladie mentale, qui aujourd’hui tapissent encore les prétoires.
Pour en savoir plus
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 août 2013
C'est moins pour avoir été le premier film parlant de Fritz Lang que pour avoir pour sujet le premier serial killer de l'histoire du cinéma, que ce chef d'œuvre est à jamais LA référence ultime de tous les polars traitant tels personnages. Sur le fond, c'est avec une façon intelligente que le réalisateur parvient à démontrer que l'équilibre dans la relation entre les forces de l'ordre et les "syndicats" du crime est fragile, soulignant ainsi la dérive d’un système juridique à la dérive. Sur la forme, il réussit, grâce à sa musique et à ses choix de cadrage, à créer une intensité autour des crimes commis qui n'avait jamais été atteinte jusque-là. Cette alliance anthologique entre le fond et la forme fait de ce tueur angoissant incarné par un Peter Lorre tétanisant le symbole d’une menace sous-jacente de son époque, un symbole du nazisme.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 mai 2013
Premier film parlant de Fritz Lang et ça se sent. Si les dialogues sont bien pensés, il y a de nombreuses scènes qui sont dépourvues de dialogues et qui sont assez longues. Au niveau de la réalisation on a le droit à une maitrise vraiment parfaite de Lang. Il utilise des procédés encore peu répandu et ne reste pas sur un seul style de plan. Plongée, contre-plongée, travelling… Certaines séquences sont également montées d’une manière intelligente et finement pensé comme la scène des deux réunions qui se déroulent simultanément et monter en parallèle. Le scénario quant à lui nous absorbe, peut-être pas, mais au moins nous donne envie de connaître la suite.
Peter Lorre est bon et les autres acteurs également.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2024
« M. le Maudit » de Fritz Lang est un film incontournable et un chef-d'œuvre intemporel du cinéma. Après des réalisations muettes marquantes telles que « Les Trois Lumières », ce premier film parlant de Lang s'impose comme l'une de ses grandes œuvres, reflétant les obsessions de l'après-guerre allemande. La performance de Peter Lorre, qui suit une petite fille en sifflotant un air du « Peer Gynt » de Grieg, est inoubliable et symbolique pour tout cinéphile. Le film, qui n'a pas pris une ride, déploie une mécanique implacable broyant ses personnages, et peut être interprété comme une prophétie du nazisme, voire une intuition historique de Lang. Sa robustesse d'intrigue et la puissance de sa mise en scène marquent profondément. « M. le Maudit » est un polar noir « brillant », plein d'idées novatrices, avec une atmosphère sombre et des performances exceptionnelles, notamment celle de Peter Lorre. Ce film est un moment marquant dans l'histoire du cinéma, reflétant à la fois son époque et l'immense talent de Fritz Lang. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film extraodinaire !!! Magnifiquement mise en scène, somptueusement interprété par un Peter Lore fantastique !!! vraiment rien à dire sur ce film, absolument réussi tant sur le fond que sur la forme ... Un Fritz Lang très perspicace, qui déjà en 1931 avait tout compris des réelles intentions du parti nazi ... bouleversant
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 décembre 2015
Mon premier Fritz Lang, M le maudit est une satire vraiment très intelligente de la société de son époque, société dirigée par les gangsters et dans laquelle le personnage du tueur, véritable allégorie de la folie, va servir de bouc émissaire. Le film est vraiment lent, mais dans le bon sens, car envoûtant. La mise en scène est parfaite, sacahant créer l'angoisse par la suggestion et un sifflement, tout comme le montage, qui permet à Lang d'alterner avec fluidité les scènes avec la police et celles avec les gangsters. Peter Lore livre une prestation remarquable, même si on le voit au final assez peu. Ce que je regrette, c'est que le film perde un peu de rythme vers le milieu de film, et qu'il oublie un peu le personnage du tueur pour se concentrer trop sur la police et les gangsters.
Un film majeur de l'histoire du cinéma, et vraiment très intelligent. Il est de plus gratuit sur YouTube donc foncez.
Anaxagore
Anaxagore

150 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
La période allemande de Lang fut de loin supérieure à sa période américaine et «M le maudit» (1931) en constitue l'une des plus brillantes illustrations. Le film est, comme les deux premiers consacrés à Mabuse, une plongée au coeur de l'univers délétère et délabré de l'Allemagne du traité de Versailles et de la montée du nazisme. Le réalisateur s'y sert du personnage de Franz Becker (remarquable Peter Lorre), un criminel pédophile, comme d'un révélateur de la déchéance de la société allemande. Il a même l'audace de présenter finalement Becker comme une victime de pulsions involontaires relevant de la psychiatrie et de désigner la société elle-même comme plus coupable que le pédophile. Le dernier mot revient non pas au commissaire Lohmann, non pas à Schranker, le roi du crime organisé, mais à Becker lui-même qui, face à ses juges, se fait accusateur et renvoie à la foule l'image de sa propre culpabilité. Le film initie ainsi une réflexion remarquable sur la légitimité et sur les limites de la justice humaine. Mais le film vaut aussi bien sûr pour sa mise en scène. Lang parvient à y créer une ambiance noire oppressante et un climat de terreur, accentués par les nombreuses scènes tournées dans l'obscurité et par les ressources toutes nouvelles à l'époque de la bande-son. Ainsi tout le monde se souviendra du sinistre sifflotement de Becker, sur les premières notes de «Dans le hall du roi de la montagne» tiré du «Peer Gynt» de Grieg, par lequel Lang suggère son approche sans le montrer à l'écran. Incontournable!
Raphaël P.
Raphaël P.

31 abonnés 126 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juin 2014
M le Maudit, c'est l'histoire d'un mec possédé. Ni plus , ni moins. Vous l'aviez pas compris en 60 piges ? Ben voila, vous savez, salut. Enfin bref M le Maudit donc, un classique, un film culte, tout ce que vous voulez j'vais pas vous faire connaitre ce chef d'oeuvre? Non je ne met pas 5 étoiles, pour la simple raison que j'ai trouvé un peu long a un moment donné (la scène ou les bandits discutent pendant 20 minutes). Sinon, du Fritz Lang hein, de la synecdoque extraordinaire, des acteurs, des plans superbes, du suspense, du malaise, des clopes, et un putain de sifflement dans la tête quand on arrête le film ! L'histoire de ce tueur de gamines qu'on arrive presque a prendre en peine a la fin du film lors de son magnifique discours à la "Blade Runner" est splendide, à voir. D'ailleurs le 4:3 ne fait même pas mal aux yeux!!
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mai 2024
"M le maudit", réalisé par Fritz Lang en 1931, se distingue non seulement comme un jalon du cinéma allemand, mais aussi comme une œuvre cruciale qui transcende les genres et les époques pour capturer l'essence sombre de la nature humaine. Ce film représente un moment clé dans l'évolution du cinéma parlant, enrichissant son intrigue captivante avec une profondeur technique et thématique remarquable.

Le choix de Lang d'utiliser la musique de "Dans l'antre du roi de la montagne" comme leitmotiv pour son tueur en série enfantin crée une tension sonore qui préfigure l'importance de la musique dans les films à suspense des décennies suivantes. La performance iconique de Peter Lorre, avec ses monologues déchirants sur sa lutte intérieure contre ses impulsions meurtrières, offre une exploration nuancée de la culpabilité et de la maladie mentale, une prouesse rare pour l'époque.

La mise en scène de Lang, avec ses jeux d'ombres et de lumière, préfigure le style visuel du film noir. Chaque cadre est chargé de signification, créant une ambiance qui amplifie le suspense et l'angoisse. L'influence expressionniste de Lang se manifeste dans ces choix stylistiques, où la ville elle-même devient un personnage oppressant et omniprésent, reflétant la paranoia collective.

Le film pose également des questions éthiques et sociales poignantes, notamment à travers la scène finale du tribunal improvisé, qui sert de réflexion sur la justice et la vengeance. Cette scène, où le criminel est jugé non seulement par la loi mais aussi par ses pairs criminels, explore les limites de la justice dans une société en proie à la peur et au désespoir. La fin ouverte invite à une réflexion sur la responsabilité collective et la compassion, des thèmes universels qui résonnent encore aujourd'hui.

"M le maudit" ne se contente pas d'être un thriller psychologique ; il est aussi un commentaire social poignant sur les périodes de crise, où la peur peut transformer les citoyens ordinaires en accusateurs, victimes et bourreaux. La réalisation de Lang, combinée à des performances mémorables et à une direction artistique impeccable, crée une œuvre qui n'est pas seulement captivante à regarder, mais aussi profondément réfléchie.

En résumé, "M le maudit" est une œuvre magistrale qui, près d'un siècle après sa création, continue de fasciner, de provoquer et de résonner. Le film est un triomphe du storytelling visuel et narratif, démontrant le pouvoir du cinéma non seulement comme divertissement mais aussi comme moyen de critique sociale et d'exploration de la psyché humaine.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2013
Une oeuvre phare, culte, source d'inspiration pour des générations entières de films policiers, terriblement novateur. Le jeu des acteurs est impeccable (surtout le tueur à l'interprétation inquiétante), une musique angoissante, une mise en scène très moderne et véritablement intéressante. Un immense moment de cinéma. La classe à l'état pur...
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juin 2007
Sublime mise en scène et utilisation de l'espace avec un Fritz Lang en avance sur son temps et au sommet de son art. La caméra vit et fait vivre ce film à l'éternelle jeunesse, mouvements, travelling avant arrière, en plongé... Lang avait déjà tout exploré dans la mise en scène. Coup de coeur au travelling arrière en plongée quand un membre de la pègre sort d'un trou avec les policiers l'attendant en cercle tout autour. Un régal de revisionner d'aussi bons vieux films même si parfois les acteurs jouent un peu comme dans des films muets, mais cela fait ressortir un peu plus l'expressionisme allemand déjà présent dans la lumière et les décors. Un film légendaire qui pour moi mérite sans doute plus que citizen kane dans la réalisation pour sa précocité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 mars 2014
Classique parmi les Grands Classiques " M le Maudit " est pourtant loin d'être classique cinématographiquement parlant! Un de mes films préférés, avec Evil Dead 3 bien-sûr!
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 octobre 2015
Grand classique du cinéma expressionniste allemand d’avant-guerre, "M le maudit" résonne, aujourd’hui encore, dans la mémoire des cinéphilies, y compris de ceux qui ne l’ont pas vu, un peu comme "Citizen Kane", "Metropolis" ou "Le cuirassée "Potemkine". On a beaucoup parlé du génie visuel du réalisateur Fritz Lang, de la transgression du scénario qui touche à plusieurs tabous ou encore de sa grande lucidité face à la montée du nazisme qui transparaîtrait de son film. Et, s’il est bien évident que le film n’est pas resté par hasard aux Panthéons des grandes œuvres du 7e art, je dois admettre que je ne partage pas l’emballement général autour de ce "M le maudit", surtout plus de 80 ans après sa sortie en 1931. Car, contrairement à d’autres films sortis à la même époque (à commencer par les productions horrifiques Universal), "M le maudit" porte lourdement les stigmates du cinéma d’antan. Et c’est peu dire que le film est terriblement long dans son rythme et artificiel dans ses décors. Certains plans s’étirent au-delà du raisonnable et l’utilisation plus que modérée de la musique empêche d’apporter un peu plus de fluidité à l’intrigue (surtout lors des scènes de traque). La mise en scène de Fritz Lang m’a paru, d’ailleurs, assez inégale car, s’il est incontestable que certaines trouvailles sont brillantes (le jeu de champs et de contrechamps lors des affrontements verbaux, le plan séquence avec passage de caméra d’une pièce à une autre façon "Panic Room"… mais sans les effets digitaux) et certaines scènes sont terriblement évocatrices spoiler: (la disparition de la première gamine, le M marqué dans le dos du tueur, le final où le tueur est assailli par une foule haineuse…)
. J’ai beaucoup lu, ici et là, que la mise en scène était le gros point fort du film, voire un modèle du genre… mais, pour ma part, je n’ai pas été sensible au "travail d’orfèvre" de Fritz Lang… tout comme je n’ai pas été ébloui par l’intrigue, en tant que telle. Pour autant, "M le maudit" mérite d’être vu... ne serait-ce qu’en raison de son propos et de l’originalité avec laquelle elle traite ce fait divers terrible (inspiré de l’affaire du vampire de Düsseldorf). Car, l’intérêt de "M le maudit" ne réside pas dans l’enquête menée sur ce tueur d’enfant mais bien dans la traque organisée par la ville toute entière pour mettre un terme à ses agissements, à commencer par la pègre locale ! Les frontières du bien et du mal sont alors brouillées… et cette perte des repères habituels est bien évidemment renforcé par le portrait dressé de l’assassin, campé par un Peter Lorre, tout simplement ébouriffant. En faisant de son M un tueur d’enfant, Fritz Lang sait qu’il touche à un tabou sacré qui devrait empêcher le public de ressentir la moindre empathie pour le personnage (contrairement au "Scarface" de Howard Hawks, sorti à la même époque, avec son héros plus flamboyant). Mais, et c’est, à mon sens, son coup de génie, il prend le spectateur à rebrousse-poil en, le contraignant à entendre un discours différent venant expliquer, à défaut d’excuser, le comportement du tueur ! Le parti-pris du réalisateur donne, ainsi, lieu à une scène d’une terrible modernité spoiler: où une foule haineuse est prête à lyncher l’assassin, qui dévoile sous visage monstrueusement pathétique d’aliéné victime de ses propres pulsions meurtrières.
Fritz Lang ne se sert pas de ce subterfuge pour spoiler: amender son méchant (qui reste un danger pour la société et dont il taira, d’ailleurs, la sanction pénale à venir) mais pour dresser un état des lieux alarmant d’une société qui prône la loi du talion au lieu de réfléchir à une solution plus adaptée et efficace
. La dernière phrase prononcée dans le film spoiler: (par la mère de la première victime qui fait preuve d’une incroyable lucidité et appelle à une surveillance plus accrue de la jeunesse)
est, à ce titre, d’un pacifisme, qui frôle la naïveté dans cette Allemagne pas encore nazie mais déjà secouée par la montée de l’idéologie hitlérienne. "M le maudit" s’avère, donc, être un film au ton résolument moderne, qui s’autorise quelques artifices visuels intéressants (dans la veine expressionniste dont le film est un des fleurons) mais qui aurait, à mon sens, gagné à soigner davantage son rythme.
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