Sorte d’American Graffiti du pauvre, Dazed and confused est le prototype du teen-movie purement américain autour de la génération des années 70, réutilisant tous les clichés du genre sans prendre la peine de mettre au point un scénario un tant soit peu cohérent. Tous les personnages sont des caricatures maladroites de la jeunesse américaine, tout comme les situations qui se suivent avec pour unique fil narratif de se dérouler toutes le même soir, le dernier jour d’une année de lycée. La bande originale cumule les bons morceaux, formant ainsi l’élément le plus caractéristique de son époque. Le reste de la mise en scène de Richard Linklater n’a rien de remarquable et ne permet pas à son récit que l’on devine autobiographique d’avoir un quelconque intérêt artistique, sinon d’avoir eu la bonne idée de donner leur chance à de jeunes acteurs qui s’avéreront par la suite particulièrement talentueux tels que Milla Jovovich, Ben Affleck, Matthew Mc Conaughey ou bien encore Adam Goldberg.
Hmmmm mouais mouais... Le synopsis avait quelque chose d'alléchant mais finalement, le film n'est non seulement pas très intéressant, et en plus de cela, de plus en plus ennuyant plus on avance. Pourtant, formellement, c'est très plaisant à regarder. Une BO qui déchire (pas de publicité mensongère ici), et une réalisation comme je les aime: des plans qui laissent vivre les personnages, et nous immergent complètement dans l'univers recréé pour l'occasion. Cependant, c'est aussi là que le film pêche. A force de trop vouloir bien faire, la mise en scène l'emporte sur le propos et tout est téléphoné. Certains passages ne sont pas crédibles (le coup du saut de peinture, mais qui fait ça en vrai ?!), et on y croit de moins en moins, jusqu'à sortir progressivement du film. Pire, on se rend compte qu'il ne se passe rien, et que le film ne contient aucun véritable enjeu. Plutôt dommage...
Une sorte de suite à American Graffitti sur la jeune génération américaine des 70's. On ne voit pas beaucoup l'intérêt du film au début puis au fur et à mesure il y a une vraie réflexion sur la vie des jeunes à cette époque. Et c'est très sympa de voir de jeunes acteurs qui vont devenir de grandes stars! J'ai mis 10 minutes à reconnaitre Milla Jovovich, Ben Affleck et Matthew McConaughey! A voir!
un genre d' Américan grafitti qui serait passé par la case retour vers le futur et qui aurait échoué durant l'année 1976. Malheureusement si le scénario propose quelques bonnes idées et que le film comprend des personnages intéressants il reste un peu trop limité pour que le film arrive à la cheville de son prédécesseur. La réalisation n'arrive pas à donner de l'épaisseur aux personnages principaux et finit par tourner en rond autour des scènes de beuveries, agrémentées de dialogues vulgaires. C'est bien dommage car on sentait du potentiel. En revanche comme son prédécesseur le film propose une vision anachronique des moeurs de l'époque.
Petit film indépendant signant les début de certain acteur devenu célèbre. Superbe retranscription de l'univers collgien et le début des prises de conscience.
Outre le portrait d'une belle brochette de jeunes cons tels qu'il y en a encore et qu'il y en aura toujours (le titre français est vraiment ridicule, d'ailleurs) et une fameuse bande son, ce film n'apporte rien et est vraiment rébarbatif.
Ce film est nul. A commencer par le titre. Les jeunes ne sont absolument pas des rebelles. Ils sont sexistes, pratiquent des bizutages sur les plus jeunes... Ah oui, ils font la fête. Bref.
Fin mai 1976, l’école est finie, c’est le coup d'envoi des vacances d’été et où la jeunesse va enfin pouvoir relâcher toute la pression de l’année scolaire.
Richard Linklater (Hit Man - 2023) s’inspire de sa propre adolescence pour réaliser ce teen-movie qui n’est rien d’autre que le reflet d’une époque et qui, par conséquent, parlera bien plus à la génération 70’ qu’aux plus jeunes. Comme il ne s’agit que d’un instantané, le temps d’une nuit où les jeunes de la ville vont faire les 400 coups, on ne peut pas vraiment dire qu’il y ait une intrigue à proprement parler, on les suit dans leurs déambulations (séances de bizutage, scènes en voitures, nombreux actes de vandalisme, beuveries et autres pétards de weed, parties de billard, premiers émois amoureux, …).
Le film est scindé en deux parties, la première se focalise sur la séance de bizutage envers les premières années (les garçons sont frappés, tandis que les filles sont gentiment recouvertes de moutarde, ketchup, farine, oeufs, …). Toute cette partie s’avère bien trop longue pour le peu qu’elle a à nous raconter (on trouve le temps long, faute d’arriver à s’attacher aux protagonistes et / ou à s’intéresser à ce qu’il s’y passe). Tandis que la seconde partie s’avère quant à elle plus intéressante, avec les divers groupes d’ados qui vont se retrouver pour picoler et fumer jusqu’au bout de la nuit.
A travers cette chronique adolescente, difficile de ne pas faire le parallèle avec American Graffiti (1973) de George Lucas, où l’intrigue était déjà plus ou moins la même, sauf que celle-ci se déroulait au début des 60’s. Si le film n’a pas eu le succès escompté à sa sortie, Génération Rebelle (1993) est néanmoins parvenue à obtenir le statut de film culte au fil des années, ce qui me laisse perplexe puisque ce film m’a fait ni-chaud, ni-froid, entre l’absence d’histoire et le trop plein de protagonistes, on finit assez vite par saturer, malgré une excellente B.O.
Pour son premier film de studio, Richard Linklater cède à la nostalgie. S'inspirant de ses années de lycée pour livrer le portrait d'une galerie d'étudiants en 1976, alors que certains entrent au lycée et d'autres vont en sortir. Il contribue inconsciemment de ce fait à toute la vague nostalgique des 70's, que l'on verra au cinéma dans les 90's. Clairement, "Dazed and Confused" ne m'a pas vraiment convaincu. Déjà, j'ai un peu de mal avec les films sans intrigue, où l'on se contente de suivre des personnages errer et fêter le temps d'une nuit. D'autant plus que d'autres l'ont déjà fait, en beaucoup mieux - "American Graffiti" pour ne pas le nommer. Ensuite, les personnages en question me sont franchement antipathiques. A part les "freshmen" et quelques "seniors" un peu attachants, c'est un belle galerie d'andouilles que l'on nous offre. Vous voyez le cliché du teufeur / fumeur de joint dans les slashers des années 80 ? Et bah c'est ça pour presque tous les personnages. D'accord pour certains c'est voulu et assumé, comme ce bully infect incarné par Ben Affleck. Mais pour le reste, je ne me sens absolument pas concerné à voir cet étalage de bêtise. Des ado qui ne pensent qu'à boire et fumer, et à tourmenter les nouveau venus. Sur 1h42 c'est interminable. Je ne sais pas pour vous, mais dans mon lycée ce type de faune était une très faible minorité, limitée à quelques ahuris mis à la marge par le reste des élèves. J'ignore si c'est l'effet 70's, la jeunesse américaine, ou l'exagération due au cinéma, mais ça me parait terriblement loin de la réalité. Reste ce pour quoi le film est rétrospectivement devenu célèbre : une batterie de jeunes acteurs inconnus, dont plusieurs deviendront célèbres. Linklater avait au moins du flair là-dessus. Il y a aussi une BO 70's bien chargée en tubes pop/rock de l'époque, qui ravira sans doute les amateurs... mais elle est parfois en décalage avec l'action. Je vous enjoins plutôt à revoir "American Graffiti".
Chronique forcément douce-amère d'une communauté de collégiens et de lycéens dans une Amérique rurale de la fin des 70's, ce film parle donc de mal être, de défonce, de délires entre potes, de rites initiatiques, de cul un peu, d'amour aussi, un peu, de ce sentiment d'être perdu au milieu de l'Histoire, de trouver sa place, son avenir. Bref, ça multiplie les personnages pour un résultat qui se dessine essentiellement au montage et en fonction du feeling du tournage (J. London et S. Andrews ne s'étant pas du tout entendu sur le tournage, leurs scènes et dialogues en commun auront été considérablement réduit, changeant également le final) tandis qu'il est toujours amusant de reconnaître certains acteurs dans des rôles plutôt sympathiques. Il reste quoi au final de ce film signé par le cinéaste underground R. Linklater ? Un certain savoir-faire pour capté l'esprit d'une époque, un souffle libértaire, un talent indéniable pour diriger les comédiens, une mise en scène classique et une réelle capacité à agencer les morceaux de vie. A réserver aux amateurs du genre. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
On reprend vingt ans plus tard "American Graffiti" et on refait à peu près le même film. Heureusement une excellente bande son vient un peu épicer une recette bien fade quant à son propos.
Avec Génération Rebelle, Richard Linklater nous livre un film hélas tout juste correct, la faute principalement à son scénario ou plutôt l'absence de celui-ci. En effet l'histoire ne raconte pas grand-chose, le réalisateur se contentant de nous faire vivre le temps d'une journée en compagnie d'une bande de jeunes lycéens qui viennent de terminer l'année scolaire, une tranche de vie sans intrigue. C'est dommage car le film traite de l'adolescence et des nombreux bouleversements que cette période engendre mais sans aucune profondeur, en passant à côté de son sujet. Les thèmes intéressants abordés ne sont qu’effleurés vu que notre groupe ne pense qu'à boire et à se droguer ce qui semble tout de même assez réducteur. On aurait apprécié une jolie romance ou une belle amitié mais là encore ce n'est traité qu'en surface. Pourtant, les personnages sont appréciables et interprétés par de jeunes acteurs convaincants comme Rory Cochrane, Matthew McConaughey, Ben Affleck, mais c'est surtout le visage de Wiley Wiggins interprétant Mitch qu'on retiendra. Cependant leurs relations manquent de naturel, d’authenticité, d'intimité pour vraiment nous toucher. La faute en grande partie à des dialogues manquants de sincérité. Heureusement le long-métrage se rattrape sur sa réalisation sobre mais très propre ainsi que sur son ambiance des années soixante-dix très bien retranscrite à l'écran, entre les styles vestimentaires et les voitures anciennes, dégageant des ondes positives tout du long. C'est réellement cette atmosphère qui fait que le film reste agréable à regarder malgré son manque d'enjeu. Elle est d'ailleurs amplifiée par une b.o. de qualité particulièrement énergique. La fin pour sa part est à l'image du reste du récit, c'est à dire sans idées. En conclusion, Génération Rebelle est réussi dans sa forme mais moins convaincant dans son fond ce qui en fait un film dispensable et vite oubliable malgré ses quelques jolies qualités.
Considéré par Tarantino comme un de ses 20 plus grands films et pourtant passé inaperçu, ersatz d’American Graffiti des années hippies avec un casting haut de gamme, ce teen movie bien que n’échappant aux clichés du genre (voitures, personnages…) offre une vraie cure de jouvence et un regard ému sur une décennie. Quant à la BO, nous frisons l’excellence !
Avec "Dazed and Confused" (oui on lui préfère son titre original et non sa traduction française balourde), Richard Linklater s'attaque aux teen-movies. On y suit pendant une journée et une nuit un groupe de lycéens en 1976 alors que les cours s'achèvent tout juste. L'occasion pour eux d'errer de lieux en lieux pour picoler un peu, draguer, bizuter les plus jeunes et picoler encore. Mais quoi d'autre ? Et bien pas grand chose. Au contraire de certains films de Larry Clark ou de Gregg Araki, la jeunesse filmée ici par Linklater ne raconte pas grand chose. Les errances, les bizutages, les remises en question, c'est bien joli mais assénés comme ça au passage, par un personnage que l'on ne reconnaît pas plus que les autres, c'est un peu mince. Car à force de trop vouloir multiplier les personnages, le film se perd complètement et ne prend le temps de s'attacher à aucun d'entre eux, chacun étant à peine effleuré dans toute sa complexité. C'est clairement une œuvre qui manque de profondeur et qui se contente d'une bande-originale trépidante et d'un joli petit casting (avec Ben Affleck, Matthew McConaughey, Milla Jovovich ou encore Parker Posey à peine sortis de la puberté) pour faire bonne figure alors qu'au fond il n'a pas mieux à raconter que ses personnages.
D’emblée, Génération rebelle s’évanouit : dernier jour d’école, rites de passage, promesses de fête, et au fond, aucune grande décision, seulement une succession de gestes, de postures, de micro-révoltes. Tout du long, ça ne sera pas l’été du basculement, mais celui du reflux.
Ici, pas de drame, pas de salut, pas même de perdition : juste la répétition molle de formes héritées, comme si cette jeunesse mimait le souvenir d’une jeunesse plus ancienne, plus vive, plus radicale. On bizute, on fume, on drague, on écoute du rock comme on récite un rituel dont on aurait oublié la raison mais qu’on continue de répéter, par inertie sociale ou par besoin d’appartenir.
C’est là que son cinéma touche à une forme de vérité rare : non pas celle des événements, mais celle de la dérive. Il ne cherche pas à organiser le monde en causes et conséquences, il se tient au plus près du hasard, des rencontres anodines, des conversations interrompues, des phrases lancées comme des pierres dans l’eau.
L’année 1976 n’est pas ici une simple toile de fond, mais un point d’équilibre instable : les révoltes sont passées, les idéologies s’essoufflent, l’ennemi est flou. Le capitalisme triomphant des années 80 n’est pas encore là, mais on en sent déjà les prémices dans la performativité molle des rapports sociaux.
Certains diront qu’il ne se passe rien. Mais c’est justement cela, le geste de Linklater. Alors oui, le film peut laisser certains spectateurs à distance : commr ceux qui moi attendent un récit, un arc, une morale.