L'Affaire Cicéron
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SpecOmega
SpecOmega

14 abonnés 338 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 avril 2011
L'affiche présentée résume bien le film : l'envie, l'argent, la passion, le désir, le péché... Un film d'espions sur fond de 2nde guerre mondiale, dans le secret des ambassades d'Ankara. Une femme fatale qui mène son jeu, un espion qui vend au plus offrant pour s'enfuir à Rio, des retournements de situation en-veux-tu-en-voilà. Qui va trahir qui ? Qui travaille pour qui et pour quoi ? Une scène finale excellente et la scène du coffre qui est une implacable machine. L'avantage avec les films "studio" c'est que le cadrage est vraiment important et c'est démontré avec maîtrise par Mankiewicz. Le scénario est franchement excellent, et les acteurs ont de magnifiques rôles (surtout Mason). Ca n'atteint pas le niveau d'un "Casablanca", bien sûr, mais c'est hautement recommandable !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 mars 2009
Tout parait si simple au début ! Et puis, ca se complique ! Cet univers compassé des ambassades, l'ambiance feutrée des réceptions mondaines, tout y est. Dire que c'est une histoire vraie ! C'est incroyable comme la réalité dépasse souvent la fiction. Et puis, la critique sociale, avec les différences entre les classes, est très bien amenée. Danièle Darrieux, tout en réserve, est toujours aussi captivante. Contrairement à d'autres allocinéens, j'ai largement préféré ce film au "limier", que j'ai trouvé étouffant. Ce film possède plus de classe, plus d'humour, selon mon humble avis.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Encore un bijou. Mason et Darrieux assurent . Les seconds rôles sont jubilatoires. Walter Hampden, moins loufoque que dans Sabrina, est un magnifique ambassadeur. Les dialogues sont une perfection. Que voulez-vous de plus?
Un pour la bonne bouche?
" Si j'étais un gentleman, je ne compterais pas cet argent, malheureusement, je ne serai un gentleman qu'une fois que j'aurai fini de compter".
Clapclap. Fermez le ban.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 décembre 2019
Un film d'espionnage un peu daté par l'interprétation et par le jeu mou des acteurs. L'histoire racontée n'est pas palpitante.
6nematod
6nematod

18 abonnés 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2013
Rien d'éblouissant dans ce film mais le fond est de retracer concrètement un fait historique.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2008
«5 Fingers» (USA, 1952) de Joseph L. Mankiewicz est un film d’espionnage cynique qui, plus que de faire une fiction des sous-agissements politiques au cours de la seconde guerre mondiale, explore les limites de l’intelligence, aux environs de ce que le cinéma de Kubrick fera de mieux. Diello, incarné par James Mason de façon impressionnante, est au service de l’ambassadeur de Grande-Bretagne en Turquie. Doué d’une grande intelligence, il désire plus que tout devenir l’objet de sa convoitise : un bourgeois, et combler la femme qu’il aime : son ancienne maîtresse de maison. Pour cela, le serviteur s’improvise espion et traite les nazis comme il traiterait de pauvres ignares, de «jeunes délinquants» comme les qualifie le général allemand Von Papen. Toutefois l’intelligence est là l’objet d’une déliquescence. Diello, connu sous le nom Cicéron par les nazis, dispose son intelligence au profit de l’argent et d’une femme. Les intérêts qui portent les actes de Diello le pousseront à sa perte. Cette fin délirante, où Diello devenu riche argentin se voit rattrapé par la fourberie nazie, ne tient pas de la morale, elle illustre seulement les limites de l’intelligence, les cadres de la puissance de l’intellect. Si chez Kubrick, l’intelligence se délabre dans ses propres rizhomes, prisonnière de son effusion, Mankiewicz donne à la corruption de l’intelligence une logique. Les intérêts qui poussent la brillance intellectuelle en détruisent l’éclat. Outre que la corruption de l’esprit, Mankiewicz, par le biais des codes d’un film d’espionnage, fait la métaphore d’une révolution des classes. Mankiewicz ne défend pas le communisme mais seulement le mélange des classes, l’imbrication secrète des rangs sociaux. Mais comme de coutume chez le cinéaste, la mise en scène n’est pas une création porteuse. C’est ainsi que la convention des images prime pour retranscrire l’incroyable histoire du film, pourtant inspirée d’un fait réel.
Eric43
Eric43

20 abonnés 31 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 octobre 2014
Film figé, guindé. La caméra reste vissée au sol. Décevant de la part de Mankiewicz, que l'on sent peut motivé. Dommage, car l'histoire réelle, mais un peu amplifiée, (le vrai Cicéron n'a jamais eu accès aux documents concernant Overlord), méritait mieux. Un brin d'ironie, le jeu délicieusement cynique de James Mason sauve ce film
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2024
Joseph L. Mankiewicz s'inspire ici (librement) de l'histoire d'Elyesa Bazna. Un employé de l'ambassade britannique en Turquie, qui en 1944 livra des secrets militaires et diplomatiques aux Allemands. Un espion rocambolesque, sous le nom de code "Cicéron".
Pour l'anecdote, outre le nom du protagoniste de l'affaire qui a été changé, le titre original du film fut modifié en "5 Fingers", au lieu de "Operation Cicero". La raison est que la ville de Cicero était tristement célèbre aux USA à l'époque. D'une part comme ville de gangsters lors de la prohibition, d'autre part à cause d'émeutes racistes s'étant déroulée en 1951...
Mais bref, revenons au film ! Il s'agit là d'une trame d'espionnage classique, mais rudement bien menée. Le récit est efficace de bout en bout et n'a absolument pas vieilli. Ceci grâce, entre autres, à des personnages très bien écrits et ambigus à souhait. Le scénario exploite également la paranoïa ambiante. Les Britanniques veulent débusquer une taupe. La hiérarchie allemande passe son temps à se tirer dans les pattes, et à mettre de côté les précieuses informations par peur d'intoxication !
Néanmoins ce sont surtout les dialogues assez délicieux qui m'ont frappé. Evidemment peu réalistes (je doute que des espions prennent le temps d'avoir des conversations aussi élaborées !). Mais on s'en moque, c'est du cinéma ! Beaucoup de malice, de piques, et d'humour dans des échanges où la méfiance règne.
L'autre grande qualité du film est le protagoniste incarné par un James Mason impérial. Je salue le film pour ne pas avoir choisi de camp entre Britanniques et Allemands, culotté alors que l'on sort à peine de la Guerre. Notre anti-héros est rapidement identifié comme un opportuniste de première. Un valet frustré que son intelligence et ses airs de gentleman ne lui permettent pas d'échapper à sa condition de serviteur. Il aurait pu être diablement antipathique. Grâce à James Mason, on prend un réel plaisir à le voir naviguer entre deux camps dangereux.
Un très bon cru d'espionnage, avec en prime une utilisation de quelques décors locaux.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juillet 2017
Génial film d'espionnage inspiré d'une histoire vraie, ce petit bijou est donc forcément igné par J. Mankiewicz, qui n'a pas son pareil pour brosser le portrait passionnant de personnages troubles, se révélant palpitant tout en se cantonnant le plus souvent à filmer ça entre 4 murs. Incroyable mais vrai ? Tout comme l'histoire de base, sans doute beaucoup romancée, qui voit donc un employé de l'ambassade anglaise d'Ankara vendre des documents top secret aux services secrets allemands qui n'en font aucun usage, persuadé que c'est un piège des anglais. Le bon serviteur draguera également une comtesse polonaise d'origine française, désargentée et elle aussi désireuse de monnayer quelques renseignements. Les dialogues claquent, voltigent, percutent tandis que ces intrigues de couloirs guère impressionnants sur papier donnent lieu à quelques scènes intenses, tandis qu'en creux, Mankiewicz dresse le portrait peu flatteur d'une société basée sur le culte du pognon, de la reconnaissance sociale et un peu du sexe aussi. Bref, de notre société qui a finalement peu changée ou bien évoluée en pire, c'est au choix. Un film brillant, passionnant, éblouissant, une référence du genre qui n'a pas pris une ride, dynamitée par une mise en scène qui ne cadre pas n'importe comment ses dialogues et son action. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juillet 2023
Inspiré d’une histoire vraie, un film d’espionnage brillant, élégant et réjouissant, où l’intérêt personnel d'un valet impassible et cupide va dévorer les enjeux internationaux en pleine seconde Guerre mondiale, porté par l'interprétation impeccable de James Mason. 3,75
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 janvier 2024
Récit d'un espionnage stupéfiant tant dans son déroulement que dans l'aveuglement historique des ennemis en présence, l'intrigue s'amuse des ressorts du genre en y mêlant des aspects de film noir: femme fatale (éclatante Danielle Darrieux), jeux de manipulations, mascarades, cynisme, tension latente. Campé par un superbe James Mason, l'anti-héros s'appuie sur les faiblesses humaines quitte à sous-estimer sa noirceur dans une quête de liberté symptomatique de son époque. Dynamique, tant dans l'habile mise en scène que dans la narration épurée ou les plaisants dialogues, le rythme nous maintient attentifs, dans une moralité ambiguë. Délectable!
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 octobre 2023
Quel régal ! Ce vieux film noir et blanc en 4/3 s’annonçait vieillissant. En fait, tout concourt au plaisir : James Mason et Danielle Darrieux sont sublimes, le scénario aux petits oignons, (il y a même du Hitchcock sans la scène de la femme de ménage qui remet en route l’électricité) et l’humour dans la scène finale est jubilatoire. En plus, l’ensemble est tiré d’évènements véridiques : la Turquie, pendant la guerre 39-45, était neutre, et les ambassades allemandes et britanniques se livraient une bataille où le renseignement était au centre des préoccupations. Un film d’espionnage aux accents véridiques qui a vraiment bien vieilli. Vraiment à voir, sans doute LE modèle du genre.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 août 2023
Un des meilleurs Joseph Leo Mankiewicz.
Cependant, j’en reste toujours à « L’aventure de Mme Muir ».

spoiler: Comme beaucoup, je retiendrai la scène où une femme de ménage prend l’initiative de rétablir le courant, lequel courant permet à un système d’alarme de s’enclencher, lequel système d’alarme est relié à un coffre-fort, lequel coffre-fort est fouillé par un majordome de l’ambassade d’Angleterre
; espion improvisé, Diello-Cicéron (James Mason) photographie des documents classés hautement confidentiels pour les livrer à des nazis.
Scène d'une grande intensité.
Nous sommes à Ankara en 1944.

Moi qui n’ai aucune sympathie pour les escrocs et autres criminels réels ou historiques, aussi incroyable que cela puisse paraître, j’en arrivais à craindre pour la vie de ce Diello-Cicéron !
Mais j’ai été vite rassuré, « L’affaire Cicéron » inspiré de faits réels n’est pas un hommage à l’espion - escroc Diello puisque celui-ci est fictif.
Ce valet de chambre avait un autre nom.
En vérité, cette affaire a été révélée bien après la guerre par un certain Moyzisch, attaché d’ambassade, rattaché au IIIème Reich.
Apparemment, le film prend d’énormes libertés quant aux fameux documents fournis par ce Cicéron. spoiler: Il semblerait que les documents relatifs au débarquement, dates et lieux remis par ce dernier et ignorés par le Reich relèvent du fictif.

Bref, la part fictive est nettement plus majoritaire que la part réelle.

Cela dit, Joseph Leo Mankiewicz parvient à illustrer un jeu de dupes captivant, et qui dit duperie, dit ridiculisé.
En effet, le réalisateur s’appliquera à tourner en ridicule tout le monde à commencer par ce fameux Moyzisch, personnage historique à qui on doit ce film, le IIIème Reich, le contre-espionnage britannique et évidemment Diello.
Incarné par James Mason, acteur élégant par nature, Diello veut sortir de sa condition de valet, d’homme à tout faire en s’improvisant espion ; il se lie avec la comtesse Anna Staviska, sous les traits gracieux de Danielle Darrieux, pour mener à bien ses malversations, mais celle-ci déchue financièrement va s’avérer aussi manipulatrice que Diello.
spoiler: Parvenu à échapper au contre-espionnage anglais, Diello réfugié au Brésil verra tous ses efforts tournés en ridicule.

Si « L’aventure de Mme Muir » avait tous les composants d’un conte, « L’affaire Cicéron » a tous les atours d’une fable…
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 décembre 2020
Un film d'espionnage brillant signé Joseph L. Mankiewicz, sur un employé de l'ambassade anglaise d'Ankara qui, en pleine seconde guerre mondiale, revend des secrets alliés aux nazis. Mise en scène, dialogues, jeu d'acteur, suspense : l'ensemble est un sans-faute délectable, une référence indiscutable du genre.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2025
Un film d’espionnage à la mécanique impitoyable réalisé d’une main de maitre par Joseph L. Mankiewicz. Racontant comment en pleine Seconde Guerre Mondiale, le valet d’un ambassadeur britannique basé en Turquie va subtiliser des documents confidentiels pour les vendre aux allemands « L’affaire Cicéron » happe dès les premières minutes et fait montre d’un suspense crescendo jusqu’au cruel final pour le personnage principal campé par l’excellent James Mason.
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