Trop de banales mondanités dans le film et de nombreux discours clichés sur les homosexuels. Je ne trouve pas que Julianne Moore rayonne dans ce film. Sa coiffure et sa teinture ne lui vont pas du tout. La musique d'ambiance dans les moments d'émotion est trop vive et dissipe totalement le ressenti voulu. Le couple "J. Moore / D. Quaid" n'est pas suffisamment accrocheur pour susciter l'empathie. Cela ressemble tout à fait à un téléfilm, surtout lors des relations entre Mme Withaker et son jardinier. Un film à l'eau de rose qui ne sort pas des sentiers battus comme on dit.
Un film d'une rare intensité. Du Douglas Sirk tout craché (je n'ai vu que "Ecrit sur du vent") !, comme le dit si bien Todd Haynes. Racisme, sexisme, homophobie, intégrité... tant de thèmes abordés pour des valeurs morales, telle la liberté, bien exploitées. Sur fond des "fifteens", Todd Haynes ("I'm not there") s'empare de Julianne Moore ("The hours", "Le monde perdu", "Le fugitif"), la recoiffe en rousse, et la prend de haut, et sa performance exceptionnelle tient du sans faute dans ses méandres dramatiques. Dennis Haysbert ("Heat") apporte lui aussi des sentiments : son interprétation recèle du sans faute. Quant à Dennis Quaid ("L'étoffe des héros"), il fait bien pâle figure face à Julianne et Dennis malgré une présence remarquée. On se console par une musique envoûtante qui nous met en transe : merci Elmer (il a fait "Les sept mercenaires" et "Les nerfs à vif" de Scorsese notamment) !! De plus, la photographie, méticuleusement travaillée, mérite tous mes chapeaux. On en oublie le point faible (Dennis Quaid) et l'on passe un merveilleux moment en compagnie de Todd. Un très beau mélo qui s'apprécie à sa juste valeur et vous fait frissoner de tant à autres. Ceci n'est pas un message pour la discrimination, c'est une ode à la différence. On est bien "Loin du paradis"...
Largement inspiré par les grands mélos flamboyants de Douglas Sirk des années 50,Todd Haynes mimétise le maître,que ce soit dans les textures,les couleurs ou plus simplement les thèmes traités.On pénètre l'Amérique bourgeoise provinciale très conservatrice de l'époque.C'est un vrai théâtre de marionnettes.Tous le monde s'épie.Les femmes passent leur temps à jaser tout en se promenant dans des toilettes extrêmement onéreuses.Les tabous sont très prégnants.Haynes en cite particulièrement deux:le racisme primaire et l'homosexualité vue comme une maladie.Le rejet par l'ignorance.Quant à cette maîtresse de maison au sourire incessant et aux manières irréprochables,elle est d'une infinie tristesse,mais ne peut absolument pas le montrer,question d'honneur,de prestige,mais surtout de pudeur et de dignité.Julianne Moore est méconnaissable,très impliquée et émotionnelle dans ce beau rôle de femme.Il y a peu à redire au niveau des qualités esthétiques de "Loin du paradis".Son principal problème,c'est justement qu'il ne s'affranchit jamais des mélos qu'il pastiche.Et du coup,l'hommage devient dérisoire,désuet alors que le maniérisme permanent finit par fatiguer.Tout cela manque malheureusement de naturel.
Far from heaven de Todd Haynes joue naivement avec les codes du genre et dépassione totalement à cause d'un manque réel de profondeur au niveau de l'esthétique et de l'histoire. Le réalisateur copie colle un peu bêtement tout les clichés du mélodrame, les met un à un et fait en sorte que tout cela se termine mal mais l'émotion n'étant nulle part, les larmes attendues du spectateurs ne viennent pas, un exercice de style bel et bien raté.
"Loin du paradis", avec son thème musical au piano, ses couleurs automnales et son désir d'exactitude dans la reconstitution des années 50, laissait craindre le pire. Les doutes seront vite levés car derrière un dispositif formel lisse brûle des enjeux traités frontalement par Todd Haynes : l'homosexualité et le racisme. Et le premier intérêt du film est de voir que ces thèmes étaient quasi inexistants dans les films des années 50 et que Haynes, dans un geste maniériste rendant hommage aux mélos de l'époque, traite ces problèmes avec un regard rétrospectif et donc avec un recul qui est aussi le nôtre. Sans jamais tomber dans le manichéisme ou dans la caricature, le film ne cesse de montrer les efforts d'adaptation des personnages selon s'ils sont en public ou s'ils se trouvent à l'écart d'une société menaçante, dans un cercle familial et intime. Haynes filme donc une communauté répressive, mais dont l'impact n'est pas le même en fonction du problème visé. C'est le second et grand intérêt de "Loin du paradis" d'affirmer que si l'homosexualité est réprimée, elle peut être cachée et se discute en privé, avec des médecins ou au sein même du couple; en revanche, les rencontres entre Cathy (Julianne Moore dans un de ses plus beaux rôles) et Raymond (Dennis Haysbert magnifique de sensibilité) qui sont exposées au regard des autres font l'objet de remontrances virulentes et conduisent à des violences physiques qui mettent du même coup en péril l'amour entre les deux personnages. Un amour filmé avec subtilité et tendresse, avec une extrême attention portée aux gestes délicats et aux regards furtifs, des non-dits qui disent aussi bien une passion intériorisée par obligation qu'un aveu d'échec du sentiment amoureux devant une société régressive et intransigeante. Magnifiquement interprété, intelligemment subversif malgré quelques scènes illustratives, le film est d'une impressionnante précision tant dans son écriture que dans sa mise en scène, et son histoire d'amour est belle, émouvante et sans pathos exacerbé.
je crois que pour apprecier ce film, il faut etre cinéphyle tres avertit... je n'ai pas reussit a percevoir un seul des soit disant "codes" dont font reference les plus avertit ici bas...
ma critique, qui est PUREMENT SUBJECTIVE et n'engage que moi :
ce film me fait litéralement penser a un telefim melodramatique passant sur la 6 ... le sujet du racisme et de l'homosexualite sont a peine soulevés...on reste sur sa faim...
c'est du lenteur affligeante... le role de la femme est "crispant" ( elle arrete pas de parler en reprenant sa respiration et en fait vraiment des tones, mais c'est son rôle apres tout
pendant toutl le film, j'ai attendu que l'histoire decole...ça ne s'est jamais produit...
mon impression globale : avoir regarde un roman avec un nombre incalculable de vue sur des arbres a la saison automnale ( beaucoup d'érables et de boulots...) (...)
on me l'avait conseillé... je recherche activement la personne afin de lui montrer 2001 lodyssee de l'espace... je suis fans de sf...
et dans chaque genres ( melo, certainement pour ce film ) on a des extremes... et bien voila... c'est extremement melo...
conclusion : ennui MAGISTRAL, sauf afficionados du genre... peut etre plus de femmes avec une sensibilité plus developée...
j'aimerais etre plus virulent tellement je me suis ennuyé, dire que c'est carrément une tromperie, un vraie arnaque, qu'en lisant les critiques on s'attend a du grand cinema, et que c'est pire qu'un telefilm où il ne se apsse rien, c'est gnagna, mievre... mais je le dirais pas, car visiblement, je suis le seul...
je vous met en garde... si vous chopez des crampes pendant le film, pensez a moi... vous etes prevenus !!!
destinés aux cardiaques et ceux qui aiment pas le cinema a sensations...
Des images superbes,des acteurs formidables,une reconstitution d'époque minutieuse et le propos louable,tout était réuni pour passer un bon moment mais...que c'était lent.C'est dommage car la force du propos (le racisme et l'intolérance) patit de ce manque de rythme.Le temps s'egrenne lentement,trop lentement pour susciter l'enthousiasme.Vraiment dommage!!!
Un film plutôt destiné à la gente féminine avec de bonnes critiques à ce que j'ai pu voir... Je suis peut-être passé à côté, en même temps je suis qu'un mec!! Alors, je comprends que certaines personnes le trouvent pas mal parce que Julianne Moore fait une belle composition. Mais les sentiments sont trop intériorisés et par ce fait l'émotion est nul...
La reconstitution des années 50 ressemble plus pour l'esthétique à un film publicitaire d'époque, ceci dit bien c'est plutôt bien réalisé et le réalisateur peut toujours arguer que cela augmente le contraste . Pour le scénario le traitement des vieux démons de l' amérique reste basique et assez plat. Au final il ne se passe pas grand chose, il y a d'autres films sur le sujet tout de même plus efficace.
Tres décu par ce film pourtant encensé par la critique. La réalisation est d'une conformité telefilmesque a en faire pleurer une menagere de moins de cinquante ans. Le jeu des acteurs est conventionnel, le scenario est deja vu des dizaines de fois. Mais le plus irritant est sans aucun doute la lourdeur avec laquelle sont traitées les questions de societe. Tous les cliches y passent, abordés avec un classissisme simplificateur absoluement navrant. Bref, un film totalement raté selon moi.
"Loin du paradis" est le prototype du film que le cinéma américain est capable de faire pour gâcher un sujet très fort : musique omniprésente, situations et dialogues qui deviennent caricaturaux à force d'être poussés à l'extrême (des fois qu'on n'aurait pas compris !). Alors oui, les images sont belles, les interprètes sont plutôt convaincants mais le film, lui, in fine, ne l'est pas !
Un mélodrame délicat et émouvant mais un peu maniéré, visuellement sublime au niveaux des couleurs, qui prône la tolérance dans la société américaine puritaine des années 50, portée par la sublime prestation de Julianne Moore.
A la fois portrait d'une femme esseulée, blessée et photographie de l'Amérique ségrègue des années 50 interdisant une amitié entre une blanche et un noir. Si la réalisation et la bande son peuvent paraître mièvres ou désuètes à vouloir raconter une époque et un écrin d'apparences, le duo J. Moore - D. Haysbert est formidable de délicatesse.
Joli film aux images magnifiques et soignées. L'histoire des humains et leurs capacités de sacrifices pour préserver leur vie et les apparences. Entre racisme, homosexualité et classe moyenne américaine. Le vide pour que chacun reste à sa place. 3,7/5
Homophobie, racisme, peur de l'autre tout y passe dans ce film se déroulant dans les années 60'. Tant de sujets traités aurait pu être casse-gueule, loin de là, Todd Haynes livre un sans-faute: une intrigue ficelée, des décors et un jeu de lumière fantastiques, des personnages travaillés à la perfection (certaines scènes renvoient un peu à Desperate Housewives)! Mais LOIN DU PARADIS ne serait bien evidemment pas ce chef d'oeuvre sans la présence de Julianne Moore, parfaite en femme trompée, trahie, détruite qui fait tout pour rester fière. Eblouissant