Ce qui est redoutable avec le "légendaire" Ed Wood, ce n'est pas sa nullité mais sa sincérité. Il croyait vraiment en ce qu'il faisait et cela s'en ressent en regardant le film qui aurait pu être sans la présence du ridicule un bel appel à la tolérance. Cela en deviendrait même très touchant. Reste que le résultat donné par ce "Glen or Glenda" est d'une médiocrité absolument incroyable. Les décors sont foireux, le montage et les effets d'image minables, le scénario euh quel scénario ???, le jeu des acteurs fracassant mais dans le mauvais sens du terme mais ce que je "préfère" ce sont les dialogues qui mériteraient avec une très belle longueur d'avance la médaille d'or de l'ampoulage (je ne sais pas si ce terme existe et je m'en fous!). Les apparitions de Bela Lugosi méritent à elles seules le détour. C'est de l'énorme n'importe quoi généralisé dont le ton pompeux impressionnant employé par l'acteur de "Dracula" pour dire des choses qui ne veulent absolument rien dire pousserait involontairement dans les méandres du rire. Ouais, c'est "énorme" et il faut le voir pour le croire mais comme je le disais au début le pire c'est qu'un homme a cru en cela.
Excellent, bon d'accord j'exagère sûrement un peu mais c'est tout de même bien pensé, avec ses phrases cultes, et Lugosi dans une période de déclin qui retrouve toute sa splendeur d'antan. Je pense que ne pas apprécier les films d'Ed Wood, quelque part c'est manquer d'un certain degré d'humour.
Glen or Glenda est le premier film important dans la très courte filmographie d'Edward D.Wood Jr. C'est peut être le film le plus personnel du pire réalisateur de tous les temps, en raison de son caractère quasiment autobiographique. Ed Wood y joue d'ailleurs son propre rôle, celui d'un homme qui se travestit en cachette car il n'ose pas l'avouer à sa future femme ( il faut s'avoir qu'en 1942, Ed Wood portait des dessous féminins sous son uniforme de Marines, soit onze ans avant de tourner Glen or Glenda ). Malgré une mise en scène ridicule et de nombreuses incohérences narratives, ce premier essai est amusant et touchant, et l'on se surprend à éprouver de la sympathie pour les personnages. On retrouve toute la famille de cet excentrique cinéaste qu'était Ed Wood : Timothy Farrell dans le rôle du psychiâtre, Dolores Fuller dans celui de la femme de Glen / Glenda, et surtout Bela Lugosi dans le rôle du narrateur marionnettiste parlant de dragons verts dévorant les petits garçons, les queues de chiots et les gros escargots ( Tout un programme ). Une série Z aux allures de documentaire qui mérite d'être vu, rien que pour découvrir l'univers du pire cinéaste de l'histoire du cinéma. Un film pitoyable, mais aussi très drôle.
Deux étoiles pour le film le plus incohérant de la filmographie de ce cher Ed Wood que Burton m'a permit de découvrir car je trouve son acharnement à nous expliquer son problème de travestissement vraiment attachant... Non franchement, ce film est une curiosité : entre le jeu vraiment très poussif de Bela Lugosi dont on ne comprend pas vraiment le rôle, les insertions de bisons en furie et les pseudos effets spéciaux des gens qui apparaissent et disparaissent, on touche les profondeurs de la nullité, à croire que l'on essaie de se moquer de nous... Mais comme je l'ai dit plus haut Ed Wood est vraiment attachant dans son rôle où il se joue lui-même... Il a sûrement réussi à exorciser son malaise grâce à ce film qui est sans conteste à ranger dans les pires navets de toute l'histoire du cinéma !
comme toute l'oeuvre de Ed Wood, c'est génial et vraiment fascinant c'est tellement unique en son genre, Ed Wood se fout de savoir ce qu'ont pense de ses films , ils lui servent juste a exprimer sa personalité artistique et il le fait d'une maniere qui manque tellement de talent qu'a l'extreme ca devient génial. Des scènes et des dialogues qui ne cohérent pas toujours entre eux, des décors hallucinants (l'église surtout), alors d'un seul coup ont voit un troupeau de bisons et Bela Lugosi qui crie "Tirez les ficelles !!!!" et on reprends notre histoire, plus tard on a affaire a quleques minutes d'images de femmes parfaitement incohérente avec le film dans lequel elles sont placés... Tout ces imperfections nous attirent telllement, on est absorbé par le film même si on ne le comprends pas forcément surtout qu'en dvd on ne le trouve pas avec sous-titres francais, on a un leger sourire en permanence , on est fasciné et attendri...
"BIVAIRE, BIVAIRE !!!!"
par contre je le dit au passage c'est scandaleux mais la pochette du dvd est hideuse comme toutes celles de la collection ed wood que j'ai acheté (image entertainement), les belles affiches de cinéma, comme a l'époque, peinte ou déssinées, sont remplacés par un machin bleu et rose avec des photos recoloriées c'est franchement moche, Ed Wood mérite pas ca.
ps:prenez garde au grand dragon vert devant votre porte, c'est un petit garcon et attention aussi a la queue des petits chiens et aux grandes et grosses queues... BIIIIVAIIIIRE !!!!!
La seule véritable tentative d'Ed Wood pour faire passer un vrai message de fond. Raté sans aucun doute. C'était pourtant bien parti jusqu'à ce qu'on en vienne aux scènes inutiles et aux tirades surréalistes types dragon vert mangeur de petits garçons, de queues de chiens et de gros escargots.
C'est le pire film que j'ai jamais vu, ça dépasse de très loin ce que j'avais pu imaginer en voyant le film Ed Wood de Tim Burton. C'est en fait une sorte de dissertation à propos du travestissement complètement désordonnée et sans la moindre continuité. A une époque où les modes de réalisation étaient pourtant bien plus bornés et définis qu'aujourd'hui, il est fort inattendu de tomber sur quelque chose d'aussi peu académique en fait. Malgré cela, à ceux qui comme moi sont curieux de voir le plus mauvais film de l'histoire, passez votre chemin, ça en vaut pas vraiment le coup.
Ce film est un pure OVNI dans le monde du cinéma. Il est absolumment inclassable ! A mi-chemin entre le documentaire et la fiction. Le premier film d'Ed Wood que le réalisateur avait surnommé, "son Citizen Kane". Un film très personnel qui n'aurait mérité que deux étoiles mais bon, l'effort et la bonne volonté son là. De plus, ce film tiens une place spéciale dans mon coeur de cinéphile car il s'agit du Ed Wood qui m'a le plus touché. En effet, on sent déjà l'âme de passionné du réalisateur alors qu'il ne s'agit là que de son premier film "officiel". Bref, ce film n'est pas un incontournable mais il plaira à ceux qui aiment le genre et surtout à ceux qui ont vu le film Ed Wood de Tim Burton avec Johnny Depp dans le rôle du "plus mauvais réalisateur de l'histoire du cinéma". Mention spéciale à Bela Lugosi qui ... ne sert absolumment à rien dans le film mais qui a quand même de "belles" répliques, notamment : "Beware of the big green dragon that sits on your doorstep. He eats little boys, puppy-dog tails and big fat snails." ou "Pull the strings ! Pull the strings !" pour les plus connues.
Glen Or Glenda d’Ed Wood est un film légendaire que s’en est un chef d’œuvre tout comme son film Plan 9 From Outer Space. Ed Wood nous livre une fois de plus un de ses nanar qui a su construire le cinéma par son film
Un tres bon moment de série z et sa fait réelement plaisir de voir bela lugosi jouez dans un de ces films, une merveille que dis-je une pierre angulaire du septieme art.
Plan 9 from outer space était je crois considéré comme le film le plus nul de l'"oeuvre" d'Edward D. Wood Jr. Je peux vous garantir que celui-ci est pire, on souffre. Il est même très difficile de trouver un quelconque second degré. Le scénario répète à l'infini des phrases qui parlent d'escargot, de queue de chiot, de pull angora, on voit à l'écran 15 fois les mêmes images, une route avec des voitures, Glen/Glenda qui passe devant une vitrine... Ceci dit, ce genre de film est regardé généralement par un public averti, qui connaît au moins la réputation du réal. A découvrir pour se vanter d'avoir vu un film que personne d'autre n'a vu.
Le pire film du monde ? Je ne dirais pas. Une curiosité, plutôt, un mélange bizarre entre autobiographie, documentaire et métaphores/analogies maladroites, avec un acteur dont on ne sait pas trop ce qu'il vient faire là, à part philosopher avec des sentences manifestement improvisées, des plans coupés -volontairement où non- en plein milieu. On sent bien une tentative plus ou moins ratée d'Ed Wood de nous faire passer un message. Fascinant, voire hypnotique, mais à regarder en tant que nanar, sous peine d'être déçu.
En 1953, dans une Amérique corsetée par la morale, un cinéaste ose aborder un sujet tabou : le travestissement et la quête d’identité. Glen or Glenda n’est pas un simple film d’exploitation, mais une confession filmée, fragile et sincère, sur le droit d’être soi.
Ed Wood y raconte la double vie d’un homme partagé entre son apparence masculine et son désir d’exprimer sa part féminine. Sous sa forme chaotique, mélange de pseudo-documentaire, de rêveries absurdes et de monologues mystiques, le film dévoile une sensibilité rare. Derrière l’amateurisme et le non-sens apparent, il y a une détresse authentique, celle d’un homme qui cherche à comprendre et à être compris.
Le film est un paradoxe. Sur le plan formel, tout semble vaciller : narration éclatée, inserts surréalistes, symbolisme naïf, jeu approximatif. Mais cette maladresse devient touchante, presque poétique. Glen or Glenda parle avant tout de la peur du jugement, du poids de la norme et de la difficulté à concilier identité intime et regard social. À travers Glen, Ed Wood se met à nu et transforme un sujet scandaleux en un plaidoyer pour la tolérance.
Replacé dans son époque, le film impressionne par son audace. En 1953, traiter du travestissement relevait du suicide artistique. Wood contourne la censure en mêlant science, religion et morale, tout en livrant, sous couvert de pédagogie, un message profondément humain : comprendre avant de condamner. Ce courage, autant que la sincérité du propos, fait oublier la maladresse du résultat. Et, malheureusement, ce message reste d’une actualité brûlante : la tolérance et la bienveillance qu’il prônait il y a soixante-dix ans sont encore loin d’être acquises.
On peut sourire de ses excès, s’agacer de son ton moralisateur ou de ses scènes absurdes. Mais difficile de ne pas voir, derrière le ridicule, la sincérité d’un homme en lutte avec son époque. Glen or Glenda n’est pas un grand film, c’est un film nécessaire : un cri de détresse enveloppé dans le kitsch, une œuvre bancale mais émouvante, faite avec le cœur plutôt qu’avec la technique.
Un témoignage aussi maladroit que courageux, unique en son genre.
L'avantage d'Ed Wood, il a intéressé Tim Burton. Roi du nanard et chef-d'oeuvre de l'humanité. Deux individus veulent changer de ... d'où une interprétation de Timothy Farrell complètement ridicule. Le pire d'Ed Wood.