Les Amants du Capricorne
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Thierry Delarue
Thierry Delarue

4 abonnés 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 août 2025
Pourquoi visionner ce film qui a 75ans !! Juste 3 raisons, le titre enchanteur et prometteur, Alfred Hitchcock pour sa renommée et Ingrid Bergman célèbre pour ses rôles dans des films emblématiques comme 'Casablanca' et 'Jeanne d'Arc', ce qui a fait d'elle une icône du cinéma.
En 1851 l'Irlandais Charles Adare, neveu du gouverneur décide de s'installer en Australie. L'Australie est une colonie anglaise qui se veut être qu'une pâle imitation de la noblesse de son pays d'origine. Il se lie d'amitié avec Sam Flusky, ancien forçat devenu riche propriétaire terrien. N'écoutant pas les conseils de son entourage le prévenant, « Si le vieux Flusky vous invite chez lui, n'y allez pas », il emménage chez cet homme dont il ne connaît rien. Dur en affaire ce Flusky n'est pas du genre à plaisanter. Il emploie d'anciens détenus qu'il renvoie sans ménagement en prison quand ces derniers ne le satisfont pas. Les dames de cette ébauche de haute société, femmes des invités à dîner chez lui, semblent volontairement refuser l'invitation. Cet homme tout riche qu'il soit, elles ne l'acceptent pas dans leur rang. C'est à ce repas que Charles Adare croise pour la première fois depuis sa jeunesse Madame Flusky qui n'est autre qu'une de ses cousines Lady Harrietta. Il découvre qu'elle devenue alcoolique, à bout de nerfs, éteinte, en grande dépression et terrorisée par sa gouvernante Milly. Tout en s’efforçant de la guérir, de la soutenir, il s’éprend de la belle épouse. C'est vrai qu'Ingrid Bergman est toute en beauté dans ce rôle de femme torturée sous l'influence d'un lourd passé. Il l'encourage, la complimente, la séduit. Lady Harrietta retrouve ses lettres de noblesse et s'en va danser. Au bal du gouverneur, auquel il n'est jamais invité, Sam Flusky fait un scandale en venant rejoindre sa femme. Voilà une romance qui a failli bien mal finir. Il faut connaître la vérité sur la tragique histoire qui unit Sam et Harrietta pour comprendre leur sens du sacrifice. Même l 'élégant et charmeur Charles Adare ne peut que s'incliner devant une si belle et grande preuve d'amour. Ma note sera de 2,66 A cause du vieillissement général de ce film, qui reste quand même un beau roman, une belle histoire, une romance d'il y a très longtemps.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 avril 2025
Si la romance en costumes sied moins à Alfred Hitchcock, force est de constater la singularité de composition de son trio de personnages qui de prime abord semble obéir au triangle amoureux conventionnel avant d’en déjouer les attentes : la rivalité initiale entre deux hommes séparés par leurs origines et par leurs milieux mute en entraide sensible, les prédispositions de l’étranger fraîchement débarqué ne suffisent pas à l’engager dans un adultère. Se met en place une belle et solide amitié dans laquelle trouvent à s’exprimer le sentiment apatride ainsi que le poids d’une culpabilité, sujet réaliste que le film engage dans un fantastique ténu – tout entier symbolisé par la tête réduite. Le manoir au milieu de nulle part dessine les contours d’un huis clos que la caméra et les décors désamorcent par un souci de s’ouvrir sur l’extérieur : les plans d’ouverture et de clausule présentent l’Australie comme une terre de passage, comme une terre indiquée sur une carte géographique puis comme un port.
Face à cette ouverture recherchée par mis en scène et personnages se dressent des antagonistes qui se complaisent dans les rumeurs et entachent la colonie des mêmes souillures vicieuses que celles du continent ; ils causent et encouragent l’ostracisation du trio en ramenant à leur mémoire ses mauvaises actions passées, ce qui conduit ce dernier à concevoir des stratégies d’évitement puis de fuite, à réenchanter un quotidien sinon routinier, à reconquérir un territoire pourtant déjà conquis : cela est retranscrit à l’image par une articulation entre séquences intimes (dans la chambre à coucher) et publiques (le repas, le bal, la cuisine) dotée de très belles idées de réalisation, tel ce miroir improvisé au moyen d’une veste placée derrière une vitre. Une réussite, que rallongent inutilement des dialogues pompeux.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2024
Sur la forme, la nature romanesque de l'histoire peut surprendre de la part d'Hitchcock. De même que l'absence de mouvement et de différents lieux éloigne le cinéaste de ses créations les plus représentatives. Ce film sans ostentation n'a pas grand'chose à voir avec "La mort aux trousses" pour ne citer que ce film...
Toutefois, le sujet en lui-même permet à Hitchcock d'exploiter quelques uns de ses thèmes . Le suspense, relatif puisqu'il ne s'agit pas d'un film policier, est ici d'ordre psychologique et lié au passé trouble et énigmatique d'un couple désuni. Le drame est celui d'une femme alcoolique (Ingrid Bergman, plus belle que jamais pourtant) dont on voudrait deviner le secret enfoui. Aussi, le film n'est pas sans rappeler "La maison du docteur Edwards". mais ce n'est pas Ingrid Bergman qui mène l'enquête ici. Ce rôle est dévolu à Michael Wilding, qui joue un noble irlandais un peu fade et, pour l'anecdote, sujet d'une ambiguïté comme les aimait Hitchcock...
Le réalisateur se plait à donner une vulnérabilité à chacun des personnages; celle de Joseph Cotten, l'époux, excellent dans la dureté et la sobriété, en roturier complexé, apparait au second plan de ce drame finalement bien identifiable à son auteur.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 août 2024
Échec commercial à sa sortie, peu aimé du grand public et de la critique, " les amants du capricorne" (1949) tomba dans l'oubli avant sa ressortie en 1970.

Produit par Hitchcock lui-même, il est ( avec " le grand alibi") un des deux titres qui signa momentanément le retour du cinéaste en Angleterre.

L'insuccès du film auprès du grand public est sans doute compréhensible en ce que ce dernier associe de façon systématique le cinéaste comme maître du suspens.

Or dans " les amants du capricorne ", il faut bien reconnaître que le suspens est presque inexistant.

On a surtout affaire à un scénario de couleur romantique qui verse dans l'introspection ( il y a un secret de famille diront nous) et une critique sociale sur fond de lutte des classes.

D'autres éléments ont été avancés pour justifier l'insuccès du film : différend pesant sur le tournage entre Ingrid Bergman et Hitchcock ( il avait pourtant beaucoup fait pour l'avoir au générique), le scénario dans son dernier tiers, l'exercice formel que s'est imposé Hitchcock ( longs plans séquences qui irriterent Ingrid Bergman).

Pourtant, le titre mérite d'être largement d'être connu ( il vaut beaucoup mieux que sa réputation) , mais reconnaissons qu'il ne s'adresse pas, avant tout, au grand public.

Son 'intérêt est ailleurs que dans un suspens distrayant. Il me semble qu'on peut le placer aux côtés de " Rebecca" et de " Marnie", deux autres portraits de femmes traumatisées par un passé refoulé et tragique.

A y regarder de près, le scénario est particulièrement sordide, pesant, traumatisant et le fait qu'il soie situé dans l'Australie du XIX ème siècle n' est sans doute pas le fruit du hasard.

Liaison entre un territoire éloigné, lointain, ou vu d'Angleterre on ne sait pas grand chose et souvenirs douloureux qu'on essaye de refouler sans y parvenir.

On notera que Michael Wilding fut un des époux d'Elizabeth Taylor qui eût deux de ses quatre enfants avec lui ( les deux autres le seront avec Richard Burton).

Le travail de Jack Cardiff sur la couleur est aussi particulièrement admirable
Alasky

454 abonnés 4 537 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2023
Une oeuvre de 1949 signée Hitchcock. Les acteurs et actrices à l'affiche ont du charme et du charisme, c'est grâce à eux que l'on suit avec intérêt le récit, et grâce à une belle et intrigante mise en scène .
Gérard Roux Perso
Gérard Roux Perso

3 abonnés 53 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 juillet 2023
J'ai été déçu par ce film malgré toute la bonne réputation qui l'accompagne. pourtant je n'ai que rarement été déçu par Hitchcock !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 février 2023
Beau film d'Hitchcock, même si différent des classiques plus connus et plus riches en suspens. Les acteurs masculins sont très bons ( les tirades d'Ingrid Bergmann sont parfois longues)
Magnifique moment à la fin du film spoiler: quand Adare corrobore la version d'Hattie sur sa blessure et qu'elle glisse sa main dans la sienne
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2022
Alfred Hitchcock est connu pour la fascination qu’il éprouva pour de nombreuses actrices blondes. Les Amants du Capricorne est clairement un film qu’il a fait entièrement pour Ingrid Bergman. Cette dernière (dont c’est le dernier film hollywoodien avant son départ pour l’Italie) peut laisser libre court à ses talents de comédienne dans ce drame en costumes. En effet, même si on peut retrouver certains aspects rappelant d’autres œuvres du cinéaste spoiler: (le personnage de Milly évoque fortement celui de Mrs. Danvers dans Rebecca)
, le long-métrage est totalement non-hitchcockien puisqu’il ne contient aucun suspense. Même si nous sommes face à une œuvre très bavarde et pouvant paraître un peu longue, le réalisateur utilise cette histoire afin de prolonger les recherches qu’il avait faites sur La Corde, à savoir le travail sur les plans longs (nous ne sommes plus face à des plans durant une bobine comme sur le film précédent mais les mouvements de caméra sont plus élaborés et complexes à mettre en œuvre vu la taille et le poids du matériel à cette époque) et se permet encore des idées de mise en scène ingénieuses spoiler: (la veste placé devant la vitre transformant celle-ci en miroir)
. Nous sommes donc face à une œuvre visuellement très belle mais qui souffre d’être trop bavarde et qui peut dérouter un spectateur venu pour éprouver des frissons. Cela expliqua sans doute le fiasco commercial que le film rencontra et qui amena Hitchcock à ne plus jamais réaliser d’œuvre en costumes.
BamboMF
BamboMF

76 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mars 2021
Sorti en 1949, Under Capricorn (titre français : Les amants du Capricorne) est un film britannique d’Alfred Hitchcock. L’un des rares films d’époque du réalisateur, l’histoire se déroule en Australie, à l’époque où, colonisée, elle recevait des bagnards anglais pour participer à la construction du pays. Ce film a pour mérite de faire découvrir à ceux qui l’ignoraient que ce territoire était alors celui des possibles, où les prisonniers par leur labeur pouvaient s’émanciper (du moins partiellement, le passé n’étant jamais totalement effacé) et faire fortune. C’est ainsi que M. Flusky, ancien bagnard, résidant une demeure luxueuse où il fait également travailler des prisonniers, est marié à une ancienne noble irlandaise, Henrietta. Celle-ci, dont le mariage est honni par sa caste, vit recluse et alcoolique, marquant en outre sa dépendance envers la gouvernante de maison, également une condamnée, qui n’a d’yeux que pour son maître dont elle partage la même origine sociale, et manigance pour affaiblir Henrietta. Le couple cache un terrible secret dont les circonstances amèneront à sa révélation. Le film repose sur l’évolution des relations entre les différentes protagonistes, mais il pâtit malheureusement de longueurs qui ne permettent pas de rester captiver tout du long. A noter toutefois des plans séquences remarquables, comme les mouvements de caméra à la première apparition de Henrietta (incarnée par Ingrid Bergman, dont on sent que l’œuvre tourne surtout autour de son personnage). Si Milly, la gouvernante, fait quant à elle immédiatement penser à la vampirique Mme Danvers de Rebecca (oscarisée pour ce rôle), précédente réalisation de Hitchcock, elle n’en est cependant pas à la hauteur, surjouant certaines répliques. En revanche, tout le génie hitchcockien se retrouve dans la scène anthologique de la nuit d’orage, où la tension et l’angoisse culminent à travers les yeux de Henrietta découvrant le manège de sa domestique ; c’est un pur et grand moment de cinéma qui mérite le visionnage de ce film, malgré la faiblesse du reste.
Rourkewhite
Rourkewhite

104 abonnés 968 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2020
Très belle réalisation de maître Alfred pour ce mélodrame élégant et intimiste. Très écrit et théâtral, notamment dans l'interprétation d'Ingrid Bergman, "Under Capricorn" est un petit classique oublié, très éloigné des thrillers virtuoses de son auteur. Curieusement, le film fait écho à la vie privée de son actrice principale, éloignée de force du cinéma américain, dès l'année suivante et pendant 7 ans, suite au scandale de sa relation avec Roberto Rossellini. Il s'agit ainsi d'un bel exemple du talent d'une des plus grandes actrices du cinéma américain, "star mondiale la plus désirée et la mieux payée", avant que tout ne bascule et que le cinéma plonge dans l'ère moderne. Daté certes, mais techniquement toujours admirable et plutôt agréable à suivre, comme une ballade dans un beau musée.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 juin 2020
Un Hitchcock méconnu, et l’on comprend pourquoi. Hormis la technique développée sur quelques plans-séquence, quelques traits d’humour et une bonne idée (l’inapproprié cadeau que constitue le collier de rubis), l’ensemble consiste en une histoire à l’eau de rose et en carton-pâte comme les décors. Il parait que le film a été fait pour Ingrid Bergman ; paradoxe : ses langueurs théâtrales sont pénibles et les dialogues les plus indigents et les plus larmoyants lui ont été essentiellement attribués. Difficile de comprendre que quelques plumes y ont vu un film important du Maître !
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 février 2020
La filmographie du grand Alfred Hitchcock n'est pas exempt de quelques ratés dont figure malheureusement "Les amants du Capricorne". On a effectivement connu le Maître du suspens plus inspiré que dans ce long métrage. L'intrigue suit un chemin ultra-convenu avec pas mal de clichés. Du coup, le film ne propose rien d'intéressant et on s'ennuie ferme. Décevant de la part de ce cinéaste qui a su réaliser tant de chefs d'oeuvre.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 janvier 2019
Mélodrame baroque assez surprenant de la part d’Hitchcock. Un film assez ennuyant, des dialogues interminables, excepté la patte du maître dans quelques scènes. Côté interprétation, Joseph Cotten se démarque nettement.
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 octobre 2018
Alfred Hitchcock surprend en réalisant un film de costumes, lui qu’on appelle le maître du suspens. Under Capricorn est un échec commercial à sa sortie, et Hitchcock sait aussi où il s’est trompé. En effet, le scénario paraît assez bâclé surtout sur la fin. Ce film est quand même une démonstration de force avec de longs plans-séquences qui apporte de la fluidité au film mais qui n’atteint pas le précédent film d’Hitchcock, la Corde.
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 novembre 2017
Un Hitchcock inattendu, sensible, romanesque et surtout soporifique. Le tout baigne dans un classicisme qui plonge progressivement le spectateur dans une torpeur inéluctable. S'il réussit quand même quelques plans séquences, sa réalisation se montre assez molle et flirte régulièrement avec l'ennui peut-être due aux longues tirades inintéressantes De beaux décors cependant avec la Technicolor flamboyante.
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