Macadam à deux voies
Note moyenne
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45 critiques spectateurs

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Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 septembre 2012
Pour un road movie qui met en scène des bolides qui battent des records de vitesse, j'ai trouvé qu'il manqué cruellement de rythme et de saveurs. A vouloir trop donner dans le contemplatif, le réalisateur soustrait à son oeuvre la stimulation que devrait provoquer un tel scénario. J'ai pourtant bien apprécié l'absence d'une réelle trame et de nom des personnages qui nous laisse dans un épais brouillard sans savoir où tout cela nous mènera. Cela donne une petite touche aventureuse au film. On ne va malheureusement pas trés loin et, à la fin du film, on ne peut que regretter cette sensation de vide, cette sensation de faire du surplace. En effet, l'histoire donne vite l'impression de tourner en rond et les comportements des protagonistes sont durs à cerner voir carrément incohérents. De plus, il manque cette petite dose d'excitation qui vient quand l'on visionne ce type de film (je pense notamment à "Vanishing Point"). Surprenant aux premiers abords et comportant quelques bonnes idées, "Macadam à deux voies" n'arrive pas à la taille d'autres pointures de ce genre.
kinophil
kinophil

23 abonnés 262 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 août 2012
Road-movie épuré, radical, laconique, qui ne porte aucun message. Comme dit le commentateur-bonus du DVD« on est toujours au bord de s’ennuyer » et pourtant jamais on ne s’ennuie : avec quasi rien d’actions, des courses de voitures dont le scénario se contrefiche (on ne sait jamais s’ils les gagnent ou les perdent), aucun sentiment, des acteurs mutiques, aucune référence à leur histoire (rien ne dit qui sont et d’où viennent ces personnages), ce film d’ambiance et d’atmosphère, porté par aucune véritable histoire, émaillé de plans superbes et d’une photo remarquable, captive.
M’a souvent fait penser à Wenders, avec entre autres filiations (le thème de l’errance, les paysages, les cadrages-photos de stations services, la bande son rock…) la présence d’Harry Dean Stanton ici en auto stoppeur cowboy homosexuel sorti du désert, comme au début de Paris Texas.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 4 mars 2012
Que dire de Macadam a deux voies le premier Monte Hellman qu'il m'est donnée de voir, et bien qu'au sortir d'un premier visionnage je n'avais ressentis qu'un ennui profond, mais qu'intrigué j'ai tout de même décider d'y revenir, et de me pencher plus avant sur cet étrange objet filmique. Deux mots sur le réalisateurs tout d'abbord, il fait partie de ces cinéastes de grand talent (Coppola, Scorcese, Peter Bogdanovich, Joe Dante qui furent découvert et lancé par le producteur et réalisateur Roger Corman, incontournable figure du cinema d'exploitation mais aussi distributeur des films de Fellini et de Bergman sur les territoire américain. C'est donc sous la houlette de Corman que Monte Hellman fait ses premiers pas derrière la camera, notons aussi qu'il a eut une expérience de metteur en scéne de théâtre avec notamment des pièces de Camus, dont l'influence peut se retrouver dans ce film.
Avant Macadam a deux voies s'est fait connaitre avec deux westerns qualifié de bressoniens et devenus culte: L'ouragan de la vengeance et The shooting. Bressoniens est un qualificatif correspondre a Macadam a deux voies avec sa mise en scéne austère, son refus du spectaculaire, cette volonté qu'aucun des plans n'est de valeur en eux même mais uniquement associé aux autres. Mais c'est a un autre cinéaste européens que j'ai pensé en regardant le film, Antonioni: Hellman refuse la dramaturgie classique, pour se concentrer surtout sur les instants creux, il élude systématiquement les course de voitures qui a premiére vue sont pourtant le but de ses deux héros, l'incommunicabilité et l'incompréhension face au monde sont aussi au cœur du film. James Taylor et Warren Oates n'ont au début du film qu'une idée fixe: leur voiture, et les courses, ils semblent totalement imperméable au monde extérieur, et même ces fameuses course, il les font plus par habitude que par passion, le début du film n'introduit d'ailleurs aucune psychologie les personnages se réduisant a ces gestes répétitif et leur discutions portant uniquement sur leur voiture. Leur rencontre avec une jeune fille, dont nous ne connaitrons jamais le nom va changer quelque peu la donne , surtout pour le personnage de James Taylor qui va s'attacher a cette fille, mais ne parviendras pas pour autant a se détacher de ses habitudes de "driver" et de son univers de voiture irrémédiablement pris dans une spirale absurde.
Ce que je viens de dire semble plutôt annoncer un beau film, intelligent, recherché, original alors pourquoi seulement 2 étoiles et demi et bien justement parce que ce modèle de cinema hérités d'Antonioni conduit a une impasse, je comprend bien la démarche qui consiste a sortir les personnages de la dramaturgie classique afin de ne plus conserver que leur présence pur dans le monde, et analysé leur rapport a ce monde. Intellectuellement c'est brillant, mais pour moi ce cinema est aride et théorique et ne fonctionne qu'en théorie justement, parce que a force de ne montrer que les moments de creux, en refusant tout ce qui pourrait être vraiment dramatique, et bien on a l'impression de film immobile, ennuyeux, avec des personnage tellement réduit a leur plus simple expression qu'il perde leur humanité, et on aboutis a un objet glacial. Macadam a deux voies tombent en partie dans cet écueil, cela dit il n'est pas aussi radicale que le Antonioni de l'éclipse ou du désert rouge et ses personnages gardent une certaines consistance, il laisse des lignes dramatique classique, même réduite a leur expression la plus primaire parcourir son film, ce qui permet de conserver un certains intérêt pour les individus qu'il filme et surtout Monte Hellman parvient quand même a se détacher de ses modèle européens pour imposer son propre style , mais tout cela reste malheureusement bien distant et bien mou, et le plan final qui aurait pu être saisissant, ne nous bouleverse en aucune manière, parce que nous n'avons pas été assez engagé auprès de ce personnages.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2012
Monteur, ou assistant, notamment sur les films de Roger Corman, le metteur en scène Monte Hellman signe une errance silencieuse de deux garçons sur les routes du sud produit par Universal qui est devenu au fil du temps un film culte de toute une gènèration! Côtè casting, le chanteur folk et nouveau type de marginal James Taylor et l'ètoile filante Laurie Bird qui se suicidera malheureusement à la fin des seventies à seulement vingt-cinq ans, font partis de ce voyage! Entre des problèmes de soupapes, de gicleurs ou de carbu, Warren Oates est là pour se marrer avec une vraie reine de la route: une Pontiac GTO "Orbit Orange" 1970! La devise de ce nomade de la route est rien de tel que de bricoler les vieilles bagnoles pour gagner contre les nouvelles! Après ce road movie, on pouvait s'attendre à une carrière, sinon sans problèmes, du moins bien lancèe de la part de Monte Hellman! C'ètait compter sans Hollywood qui n'aime pas s'encombrer de cinèastes atypiques! Et c'est au prix d'èpuisantes ruses de guerre, de pèriodes de silence occupèes à des travaux obscurs, que ce cinèaste put encore rèaliser quelques films, tous passionnants! Une expèrience jusqu’à la surprenante scène finale qui a fait date depuis dans l’histoire du cinèma...
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 janvier 2012
la sobriété de la route américaine, sa notion d'infinie et le mythe de la route....Le film m' a absolument hynoptisé et je l'ai regardé deux fois en 12 heures....Deux copains, une fille (auto stoppeuse dont on ne saura jamais le nom), vont traverser les USA d'ouest en Est, faisant une hypothétique course avec un homme intriguant mais jamais menaçant....Les policiers américains sont là pour essayer d'enrayer la course....Les moteurs sont gonflés et les voitures américaines typiques des années 70 vont avaler le macadam...Des dialogues précis, des relations sans ilusions, nos trois personnages photographient une époque et une Amérique qui venait de découvrir la liberté des moeurs et des idées....On envie cette décontraction majeure qui semblerait aujourd'hui provocante, on envie ce mythe de la route et de l'espace, ce contraste permanent entre la bohème et le conformisme bourgeois (qu'on ne voit jamais dans le film mais qui est évident).....Ce film est un grand moment de liberté et de jeunesse.....Que dire d'autre que FONCEZ SUR CE MACADAM A DEUX VOIES....
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 décembre 2011
2 voies c'est encore trop large pour un film bloqué à la 1ère vitesse, Monte Hellman met en scène un road-movie mou du genou, trop contemplatif ou l'on pense plus à parler voitures qu'à pousser leurs moteurs.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 décembre 2011
Une très bonne idée de départ et quelques bonnes séquences mais cela ne suffit pas à faire de ce film une oeuvre passionnante. Ca manque de nervosité, de cohérence, d'intensité et aussi de profondeur. En outre, les scènes inutiles et autres longueurs sont loin de manquer à l'appel. A vrai dire sans la présence de Warren Oates, qui donne justement les quelques bonnes séquences du film, "Macadam à deux voies" serait pratiquement une oeuvre sans le moindre intérêt même si elle représente assez bien l'état d'esprit de son époque. Mais bon les oeuvres de ce type à bien représenter cette époque étaient nombreuses aussi. Pour les accrocs aux road-movies ou/et à Warren Oates éventuellement.
totoro35
totoro35

122 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 novembre 2011
Typique de son époque, un road-movie très particulier et anti-spectaculaire, qui en fascinera certains tout en laissant perplexe les autres.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2011
Avec ce troisième film que je vois de Monte Hellman, je suis toujours incapable de percevoir ce réalisateur, et ça me plaît. Si je n'ai pour l'instant adoré aucun de ses films, ils ont tous quelque chose d'assez fascinant, de planant. Et ce Macadam à deux voies n'y échappe pas. On se retrouve face à une sorte de jeunesse perdue, ne vivant que pour les voitures, ne sachant pas vraiment où ils vont, vivant au jour le jour, sans identité (les personnages n'ont pas de prénom, et sont désignés dans le générique par leur fonction : Driver, girl etc), on a l'impression de planer avec eux dans cette Amérique déserte. Je me demande si Cavalier ne s'est pas inspiré de ce film pour faire son le plein de super. C'est un film dans lequel il ne se passe pas grand chose, mais qui en dit beaucoup. La fin totalement étrange, confirme que nous avons là un objet bizarroïde dans lequel il fallait se laisser porter.
De plus le film possède une bonne utilisation de la musique, des vrais instants de beauté, de joie, de détresse, d'humanité.
Alors je n'ai pas adoré autant que j'aurai voulu, mais j'ai aimé, c'est un film très intéressant, qui m'a donné envie de m'intéresser un peu plus aux Road Movie, qui jusque là n'étaient pas vraiment mes films préférés, et notamment ceux de cette époque, ça sera l'occasion éventuellement de voir Easy Rider.
En tous cas, ce film dégage quelque chose d'unique, et c'est le principal.
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2011
Une course de paumés qui s'allient dans leurs solitudes pour ne faire qu'un groupe qui n'a ni but ni ambition,si ce n'est de vire au jour le jour.Ce rythme donné au film lui apporte cette atmosphère d'ennui des personnages qui fuient vers nulle part.La fin est l'une des meilleurs du cinéma.
_Royal_
_Royal_

162 abonnés 1 600 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 septembre 2011
Tuture grise vs turure jaune. Plus palpitant qu'un épisode de Oui-Oui, plus fast que Easy Rider et encore plus furious que Death Proof, ça c'est du film qui en envoi du lourd.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 juillet 2011
Très surprenant, prenant et paradoxal. Que l'on aime ou non, ce film est à voir. Tout le monde est d''accord là dessus.
ClockworkLemon
ClockworkLemon

32 abonnés 222 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 avril 2011
"Two-Lane Blacktop" (Macadam à deux voies) est plus qu'un road-movie... Monte Hellman donne une véritable leçon de cinéma à travers cette œuvre presque anti-conventionnelle. Avant-gardiste, visionnaire, le film rompt avec tout classicisme en démantelant l'intrigue initiale au fur et à mesure, en mettant en scène des personnages énigmatiques, sans passé, sans histoire (du moins, personne ne veut le savoir...), juste livrés à la route. La route qui est clairement la métaphore d'une pellicule de film, qui finira par se consumer littéralement.
A ce propos, le film porte en lui une des plus belles fins de toute l'histoire du cinéma.
Un chef d'œuvre !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 avril 2011
Ce "easy rider" à 4 roues n'est certes pas le film le plus rythmé qui soit. Mais son caractère énigmatique et le vent de liberté qui s'en dégage sont vraiment des éléments qui compense le tout. Si vous voyez ce film, attendez-vous cependant à l'une des fins les plus frustrantes du cinéma mais aussi, à mon sens, être l'une des plus belle...
foch1800
foch1800

71 abonnés 132 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mars 2011
un film pseudo culte de vroum vroum qui vont vite. Inintéressant
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