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Un visiteur
5,0
Publiée le 7 mars 2014
"L'Armée des Ombres" de Jean-Pierre Melville est l'adaptation du roman de Joseph Kessel du même nom (je n'ai pas encore lu le livre mais je vais y remédier). Ce film retrace le quotidien de résistants et leurs activités sous l'occupation allemande. Etant donné que je m'intéresse à la Résistance, j'ai vu pas mal de films, de documentaires là dessus et j'ai trouvé celui-ci très réaliste. C'est un des meilleurs que j'ai vu sur ce sujet. Certaines scènes sont vraiment très prenantes, à l'image de celle où spoiler: Philippe Gerbier (joué par Lino Ventura) court pour échapper aux tirs des allemands et s'évade par la suite. Celle de la kommandantur fait monter la tension car on ne sait pas du tout comment les choses vont se dérouler; spoiler: Mathilde, incarnée par Simone Signoret doit faire évader son camarade, Félix (Paul Crauchet) mais malheureusement, les choses ne vont pas se passer comme prévu... Tous les acteurs sont justes sans exception. Ce film est essentiel au devoir de mémoire.
Sans doute le plus grand film sur la résistance. J'invite à apprécier l'exécution du traitre, l'incipit et l'excipit. Pour rire un peu, allez voir les critiques 0 étoiles de ce film et vous découvrirez toute la bassesse intellectuelle et la déchéance culturelle des personnes qui ne comprennent pas l'intéret de ce film "sans action"... Stallone quand tu nous tiens ...
Comme Melville le dit lui-même, du récit sublime et documentaire de Kessel, il a fait une rêverie rétrospective, un pèlerinage nostalgique vers une époque qui a profondément marqué sa génération. Pas d’héroïsme ni vraiment d’action ici, mais le quotidien anxiogène et crépusculaire de quelques têtes pensantes de la résistance. On élimine un traître, on essaye d’échapper à la vigilance allemande, on s’évade… pour mieux se faire reprendre. L’ambiance est plutôt morose et non-spectaculaire. Quand il le faut, le cinéaste sait donner une densité hallucinante à un moment de tension (l’évasion du Majectic) ou évoquer avec justesse le flottement irrésolu d’une captivité, mais il s’attarde surtout à peindre des figures mythiques perçues à travers la brume nostalgique et engluées dans un combat crépusculaire. Ce qu’il gagne à être élégiaque (et donc tragiquement beau), « L’Armée des ombres » le perd forcément en efficacité et en tension narrative.
Passionnant par son fond, qui décrypte avec précision, ce qui fut l'engagement total des résistants, ce film est, en revanche, totalement plombé par sa forme. Celle-ci est hyper calculée, et demeure globalement sur théâtralisée. On note quelques rares moments de simplicité dans la mise en scène, mais l'ensemble devient vite agaçant. Même l'interprétation générale, absolument exceptionnelle, ne parvient pas à faire oublier la rigueur exagérée de Melville. "L'armée des ombres" aurait pu être un chef-d'œuvre...mais avec quelqu'un d'autre aux commandes.
Jean Pierre Melville a réussi à créer un puissant paradoxe avec ce film: rendre un sujet aussi poignant que l'Occupation allemande soporiphique à souhait! Oui, à cause des plans interminables (Lino Ventura marche dans la rue, rentre dans une maison, enlève son manteau, s'asseoit sur une chaise...était-il nécéssaire de filmer tout ça?), de la rareté des dialogues, de la quasi absence de la musique, de la lenteur de l'intrigue, l'Armée des Ombres parvient à plonger le spectateur dans un état second aussi sûrement que le ferait un paquet de somnifères. Un film d'une lenteur insoutenable, donc. à ce défaut s'ajoute un autre point noir, aussi grave: l'absence totale de psychologie dans le scénario et pour les personnages. Pourquoi résistent-ils? Contre quoi? Contre qui? Dans quel but? Le film ne donne pas la moindre réponse à ses questions, faisant l'impasse aussi bien sur les convictions des Résistants que sur la cruauté des Nazis (sauf dans deux trois scènes oubliables). Le personnage principal se révèle très peu attachant. Pas à cause de son côté taciturne et solitaire, mais parce qu'on peine à déceler en lui une quelconque trace d'humanité. Piètre moyen de rendre hommage aux Résistants! En même temps, le film est tiré d'un roman d'un certain Joseph Kessel. Celui-ci, grand Résistant, est aussi un écrivain peu accessible (j'ai abandonné "fortune carrée" au bout de 20 pages), accumulant les détails et l'ambigüité. Telle est sans doute une des causes de la lenteur du film et du manque de psychologie des personnages. L'intérêt du film réside dans son réalisme. Melville et Kessel étaient tous deux Résistants, aussi le film est-il imprégné de crédibilité et de véracité. On en ressort instruit à propos des opérations de la Résistance, qui consistaient essentiellement en libérations de prisonniers. Réaliste sur ce plan là, muet sur le plan psychologique, le film n'en reste pas moins ennuyeux au possible, malgré l'intérêt qu'il suscite de temps à autre. Soyons objectifs cependant: la fin est réussie. Cette scène, teintée de noirceur et de pessimisme, est pour moi la seule scène vraiment réussie du film, la seule qui permet de diffuser une vraie émotion. Un film à voir pour les passionés de cette époque, mais à éviter pour tous les autres. à part si vous rencontrez des problèmes de sommeil...
Sombre film sur la résistance française, agissant dans l'ombre. Sa survie, ses trahisons et règlements de compte... Le reflet d'une époque sombre et douloureuse dont l'atmosphère est parfaitement décrite dans le film de Melville. Un déroulé long, pesant, au montage imprécis et au récit décousu dont on perd vite le fil et ne comprenons pas bien où va le scénario. L'ambiance est bonne, certaines scènes sont fortes. Il s'agit de quelques anecdotes de la (sur)vie des résistants et de leurs actions avec les moyens du bord. Encore que pour les actions, on n'en voit pas vraiment la couleur ni l'intérêt :/
Dans un film sombre, sobre, crépusculaire, funèbre, Melville tisse une ode à la Résistance, à l'héroïsme suicidaire de ceux qui ne se résignent pas et ne se résigneront jamais, prêts à tout pour protéger les leurs, même à leur propre sacrifice. Reste que cette sobriété distante, presque bourgeoise, rend le film rêche, retord à toute émotion. Sa beauté plastique n'empêche alors pas sa longueur démonstrative.
Moi qui aime les polars je n'avais pas accroché aux 3 Melville avec Delon sans les trouver mauvais je n'avais pas apprécié la froideur de la mise en scène de Melville et c'était avec une certaine appréhension que je me suis lancé dans L'Armée des Ombres mais comme le sujet me plaisait je me suis dit pourquoi pas et vu la renommée qu'a ce film je ne pouvais pas en tant que passionné de cinéma (et d'Histoire aussi) en faire l'impasse. Et c'est une surprise formidable car ici le style Melville sied parfaitement à l'histoire à cette vision très réaliste voire pessimiste de la résistance, un film aussi avec des acteurs merveilleux montrant des hommes et des femmes plein de courage qui même s'ils connaissaient un danger permanent avaient au moins un véritable but et un sens à donner à leur vie. L'Armée des Ombres a aussi une très belle photographie grisâtre se mariant bien avec le ton dégagé par le film. Du très grand cinéma français avec une scène très forte celle de la mise à mort du traître.
Ce film m'a laissé un souvenir mémorable, alors que je l'ai vu état âgée de 10 ou 12 ans, cependant il m'amarqué, éan brillamment interprêté, et avec un sujet qui ne peut laisser de marbre.
Au contraire des grosses machines de guerre hollywoodiennes au ton héroïque et spectaculaire, la France montre l'autre côté de la guerre, celle où on célèbre la dignité et le sacrifice de certains Français face à la présence allemande. Ce film en est un brillant exemple, Melville choisit d'adapter le roman de Joseph Kessel qui est construit sur les relations humaines d'un réseau de Résistants affrontant le danger et la solitude, avec leurs convictions idéologiques et leurs faiblesses, leurs contradictions et leurs ambiguïtés. Le réalisateur insiste sur la notion de clandestinité telle qu'elle fut ressentie par ces combattants de l'intérieur pour gêner l'occupant, alors qu'ils sont épiés par la police de Vichy et la gestapo. Même s'ils ne sont pas victorieux à la fin, on comprend et on respecte le sens de leur combat. Le film peut donc sembler austère et rigoureux dans sa lenteur à examiner ces acteurs de l'ombre, mais c'est ce qui fait sa force, surtout qu'il est servi par des comédiens constamment admirables.
Bon alors là, que dire. Très déçu du film, pourtant encensé partout et alléchant. D'abord, pour un film sur la Résistance, je dois dire qu'on voit assez peu de scènes sur les actions menées par les différents protagonistes. Ensuite, le tout se consacre plus sur ses personnages et leurs tourments se diluent un peu dans un contexte pourtant très fort. Le personnage de Mathilde est censé être un leader, on ne le verra que peu en action (son organisation de l'évasion de Félix est lamentable) et Le Masque est décrit comme courageux alors qu'il apparaît 3 fois et peu à son avantage. Mis à part ça, des acteurs convaincants et brillants, des scènes assez fortes, une atmosphère de polar, une mise en scène pas toujours à la hauteur et une musique magnifique. Inégal et un peu sur-évalué à mon goût. D'autres critiques sur
Ce film relatant l’histoire de ces hommes qui combattaient les Allemands dans l’ombre est magnifique. Le film nous montre la vie de ces résistants courageux qui combattaient les Allemands. On reconnaît bien la patte de Melville dans le film, la mélancolie est présente et le film est sombre. Un très beau film, 14 / 20.