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AlphaWolf
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2,5
Publiée le 15 mars 2021
Melville fait le pari de l'austérité extrême à l'image des personnages distants et d'une froideur rédhibitoire, ce qui pèse violemment sur l'ensemble d'autant que la durée du film, à peine en-dessous des deux heures trente, n'aide pas à rendre l'ensemble plus digeste. Reste un casting de qualité et une réalisation maîtrisée, au service d'une histoire malheureusement trop peu engageante.
Un film sombre mais brillamment mis en scène et avec des acteurs de qualités. Ventura est vraiment excellent. L'histoire, assez touffue montre la complexité de la résistance à travers des missions différentes et le combat perpétuel. Après l'ensemble s'avère extrêmement sobre, beaucoup trop et peu rythmé. Dommage.
Devant l'unanimité de critiques positives su ce film je serais donc le seul à ne pas avoir aimé? Ayant vu pas mal de film sur la 2nde Guerre Mondiale et la Résistance je me permets d'émettre un bémol sur celui-ci, qui a l'air de compter sur sa distribution prestigieuse pour pallier aux carences d'une mise en scène paresseuse et ennuyeuse à mourir. Car oui je me suis fait ch... pendant toute la longueur du métrage ou presque, m'étant décider à stopper l'ennui avant la fin, sans doute mortelle aussi.
Adapté d’un roman de Joseph Kessel, ce film, sorti en 1969, évoque les réseaux français de résistants durant la Seconde Guerre mondiale. Le sujet est grave et le casting reste impressionnant (Lino Ventura, Simone Signoret, Paul Meurisse, Jean-Pierre Cassel, etc.). Néanmoins, la lenteur de l’action et la réalisation extrêmement académique de Jean-Pierre Melville finissent par lasser. Les cadres fixes en plan large sur des personnages immobiles sont omniprésents. La Résistance nécessitait certainement beaucoup de précautions, mais là, l’action du film rime avec apathie. Bref, on retiendra néanmoins le travail de mémoire fait aux Résistants.
L’armée silencieuse au service de la liberté. Un film vraiment captivant et d’une noirceur terrible. La résistance est vraiment un acte de bravoure et l’hommage est vraiment formidable. Excellent film.
La mise en scène magistrale, les décors dépouillés, froids, la musique sublime et les silences fascinants font de ce film un monument poignant du Cinéma français. Et que dire des acteurs, grandioses, bouleversants.
Jean-Pierre Melville, cinéaste que j'adore, s'attaque comme sujet à la résistance Française avec un argument pessimiste sur leurs quotidiens, c'est pas mal mais j'avouerais que je préfère les polars qu'il a mis en scène qui lui aller mieux !! "L'armée des ombres" possède une atmosphère assez froide cher à Melville qui raconte l'histoire d'une homme qui, pendant la seconde guerre mondiale, s'échappe d'un camp de prisonniers des Allemands et commande plusieurs missions avec la résistance durant les années 40. La phrase du début résume bien l'état d'esprit du héros au fil des péripéties d'un homme fatigué et executant des choses contre même les siens. La mise en scène de Jean-Pierre Melville est toujours somptueuse avec un scénario très bien écrit et une musique glaçante. Lino Ventura est une nouvelle fois exceptionnel dans la peau du personnage principal et il est bien entouré avec Simone Signoret, Jean-Pierre Cassel, Paul Meurisse et dans un petit role Serge Reggiani. Une œuvre a voir.
Une plongée réalistement sombre et douloureuse dans un groupe de résistants, entre faibles voire vaines victoires et létales échecs dans une ambiance clanique nécessairement militaire. La sobre mise en scène éclaire symboliquement le cheminement de ces hommes confrontés à l'inéluctable immoralité et à l'ombre solitaire au vu des circonstances mais poursuivant inexorablement leur dessein héroïque, quitte à paraître lente parfois, ou à inclure des scènes dispensables d'un point de vue purement narratif - où s'insinuent quelques (ré)actions moins vraisemblables. Le fatalisme latent est rendu plus vivace encore par l'élégante interprétation d'un casting excellent qui renforce la solennité du propos. Incontournable.
Chef-d’œuvre, au sens littéral du terme. L’histoire, sa densité, sa véracité, son humanité. Ses interprètes, leur authenticité, leur complexité, leur force, leurs fêlures, leur solitude. La réalisation, sobre, épurée, funèbre, parfaite – mais quelle ânerie que la colorisation à la mode d’aujourd’hui qui nuit à la dramatisation ! Et bien plus qu’un film sur la Résistance, qui au demeurant a l’immense mérite de se démarquer de l’image enluminée des années d’après-guerre, avis autorisés d’un Melville lui-même grand résistant et de Lucie Aubrac, L’Armée des ombres est un hommage à des hommes d’action, seuls, en tension permanente, et se battant avec leurs peurs et leurs convictions. Ce film est un monument !
Un film poignant et émouvant que l'on voit et revoit avec émotion, même si on en connait le dénouement et les scènes et les plus dures à supporter. Les personnages sont humains avec leurs idéaux, leurs failles et leur engagement pour la cause, celle de la résistance, jusqu'au sacrifice. Une belle brochettes d'acteurs, tous à la hauteur de leur rôle, Ventura, Signoret, Meurisse, Crauchet, Cassel,Barbier et même Reggiani dans une scène courte mais très forte La mise en scène est simple, la lumière grise et la musique sublime. Un film tiré d'une histoire vraie et du livre de Joseph Kessel, un thème éternel et un film qui ne vieillit pas
Chef-d'oeuvre de Jean-Pierre Melville, L'Armée des ombres constitue un sommet du cinéma français. Un style froid et très sombre, un sujet sensible, le tout magnifiquement mis en scène et interprété.
"L'armée des ombres" est un excellent film tiré de l'oeuvre de Joseph Kessel notamment connu pour son roman "Le Lion", il est question de résistance en France. Rien de drôle dans ce film, tout est difficile et sans pitié. Une triste réalité décrivant un des moments les plus sombres du XXème siècle, des années d'horreur pour certains français courageux s'engageant dans une lutte qui n'était pas dénuée de risques pour sa vie et celles des acolytes. Les scènes sont filmées avec beaucoup de dureté, Jean Pierre Melville a voulu montrer l'atrocité des règlements de compte entre allemands et résistants et une existence vécue en permanence dans la peur. Un excellent film avec un Lino Ventura toujours aussi juste et une Simone Signoret très bonne actrice. Un film culte du cinéma français.
Voilà la résistance durant la deuxième guerre mondiale, stylisée par Melville, qui ne cherche ni à être réaliste ni à reconstituer des faits d'armes significatifs ou réaliser un film d'action spectaculaire. mais bien plus à s'attacher au cheminement mental des résistants à qui il rend un grand hommage. Il prend son temps de vivre avec ceux dont l'avenir est compté, dont le lot est de vivre avec une pastille de cyanure, ainsi que d'accepter de tuer de sang-froid un traitre pour sauver d'autres vies essentielles au réseau, ou de vivre caché pendant de longues semaines sans rien faire pour se faire oublier. Ventura est impérial , Meurisse campe un chef vénéré et inatteignable. On ne voit que peu les allemands, on ne voit pas de Gaulle, ils font partie du décor de ce drame, car seuls comptent les hommes de l'ombre. Ils vivent comme des mafieux, ils font ce qu'il ont à faire. Melville aime raconter ce qui reste une affaire d'hommes. Seule, au milieu de ces morts en sursis, une femme résiste, dans un rôle taillé sur mesure pour Signoret. Décidément j'aime beaucoup la mise en scène de Melville, ce bal des ombres méritera d'être revu à la lumière d'un grand écran. TV1 - juillet 2018. revu une deuxième fois avec un plaisir grandissant. Les méthodes des résistants s'apparentent à celles du bureau des légendes (séparation des organigrammes, élimination de celui qui met en danger le réseau....) , sauf que durant la deuxième guerre, les membres clandestins n'avaient pas vraiment eu l'entrainement adéquat... avril 2020
Peut-être le sommet de l'oeuvre de Jean-Pierre Melville. En tout cas l'un de ses films où il aura mis le plus de lui-même et de ses souvenirs. Il y a une adéquation évidente entre le style taiseux et hiératique de Melville et l'univers de la Résistance, où le silence est d'or et où parler équivaut souvent à mourir. Le film regorge ainsi de séquences où tout passe par les regards et les sous-entendus. Les personnages, plongés dans le jeu sans pitié de la guerre, des dénonciations et de la torture, y trouvent une épaisseur dramatique exceptionnelle, d'autant qu'ils sont portés par des comédiens de très haute volée. Lino Ventura trouve là l'une de ses plus grandes incarnations. Acteur physique s'il en est, il trouve dans la plupart des situations une douceur de voix et une constance d'expression étonnantes. Le calme qu'il dégage impressionne, et rend ses rares moments de violence d'autant plus impressionnants. Simone Signoret est l'intelligence faite comédienne (et quel accent allemand!), Paul Meurisse est d'une classe exceptionnelle, et le reste des membres du réseau est également parfait. Un film digne, sobre et intense, sur une période où les ressorts de l'âme humaine apparaissaient à nu, pour le meilleur et pour le pire.
Le plus personnel des films de Melville, lui-même résistant pendant la seconde guerre mondiale. L'intrigue est tiré d'un roman mais aussi très autobiographique. Il a donc un coté extrêmement authentique, quasi-documentaire, qui se dégage de ce film. On est très loin de l'idée unique qu'on peut se faire de la résistance, des durs à cuire qui profite de la moindre occasion pour zigouiller des nazis tout en protégeant des Juifs en fuite. La on se rend compte de l'immense solitude de ces héros et aussi de l'extrême dangerosité de leurs actes. Le scenario est donc très intéressant, il délaisse la profondeur des personnages et leurs motivations pour se concentrer sur leurs combats. La mise en scène... bah c'est du Melville donc on peut difficilement faire mieux. Et il dirige à merveille un casting totalement concerné par cette œuvre brillante.