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Grouchy
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1,0
Publiée le 4 avril 2009
Réaliste, mais mou et soporifique. On a droit à deux scènes d'action dont les motifs sont très sombres, et déjà qu'il est très difficile de résister au sommeil en regardant, on ne peut plus suivre le fil et on ne comprend plus rien. On se demande d'ailleurs pourquoi les personnages font-ci ou font cela si on reste éveillés. Certains disent : c'est le meilleur film sur la résistance. Le meilleur film, déjà, sert pas à grand chose et ne semble pas concerner la résistance, puisque le mot "résistance" n'est d'ailleurs pas prononcé durant tout le film et on ne voit aucun maquis. Certaines scènes ne servent strictement à RIEN : les trajets sont montrés en entier : mais on s'en fout ! Bref, un film rendant hommage aux résistants, mais il est assez dur de le savoir qu'il leur rend hommage.
Bien sûr un film marquant avec des scènes difficiles qui restent en mémoire. Lino Ventura trouve un de ses plus beaux rôles et marque de son empreinte chaque scène. Melville était décidément un grand cinéaste et un vrai chef d orchestre de ses films.
Grand film sur la résistance..Le meilleur film Français sur la resistance..Un des meilleurs Jean Pierre Melville...Lino Ventura, Paul Meurisse et Simone Signoret sont incroyable de vérité..L'intrigue et l'action sont bonnes..L'atmosphère en couleur qui ressemble à du noir et blanc nous hante tout le film. Un chef d'œuvre de vérité. Un grand film.
Un casting à la hauteur des attentes sur l’histoire vrai d’une armée militant qui essaye de sauver la France de l’invasion ennemi en restant les plus patriotes possibles. Un film poignant car réaliste.
On peut affirmer sans crainte que la vision de ce film laissera des traces au spectateur même après maintes rediffusions. L'armée des ombres est peut être le meilleur film de Jean Pierre Melville et en tout cas du meilleur film réalisé à ce jour sur la résistance française sous l'occupation même si Louis Malle, François Truffaut ou Joseph Losey ont pu, dans des registres différents, s'en approcher avec Lacombe Lucien, Le dernier métro ou M. Klein. Le film ne souffre que de rares longueurs lors de la partie à Londres (passage moins maîtrisé;) mais, dans l'ensemble, L'armée des ombres est un film important, un quasi chef d'oeuvre de la fin des années 60. Melville exhibe avec brio un scénario qui synthétise le roman éponyme de Josef Kessel enrichi des expériences personnelles du réalisateur toujours fasciné par le destin inexorable de ses personnages, fragiles mais magnifiques. Melville met en oeuvre une parfaite photographie du film et gère au mieux les longs plans séquences fixes qui influenceront bon nombre de cinéastes asiatiques tels John Woo, Jonnhy To, Takeshi Kitano ou aux USA Scorcese ou Quentin Tarantino. Melville ne néglige pas de travailler la bande son qui fait ressortir le suspens en accentuant les élments naturels (le vent qui souffle) A noter l'excellente composition musicale de Goud. Les excellents jeux d'acteurs de Lino Ventura, Paul Meurisse (peut être dans leur meilleur rôle) ou de Simone Signoret ne font qu'ajouter à la valeur inestimable de ce film qui regorge de scènes cultes (les évasions de Lino Ventura, l'éxecution du jeune traître) et, en conclusion de L'armée des ombres, celle de l'assassinat de la Signoret qui fait ressortir toute l'ambiguité du film et la fragilité de ses personnages.
Un film qui me fait froid dans le dos à chaque fois que je le vois. Il parvient vraiment à nous mettre dans cette ambiance glaciale de la résistance. Un film sans concession qui n'hésite pas à nous montrer les terribles épreuves endurées par des gens se battant pour la liberté. Les acteurs et en particulier Lino Ventura, sont vraiment extraordinaire de réalisme.
Si j’essaie d’être objectif, je suis obligé de reconnaître les qualités du film, ses acteurs, sa mise en scène, ses morceaux de bravoure. L’objectif du réalisateur est atteint. Malheureusement, après la déception du Cercle rouge, je constate à nouveau que je suis complètement hermétique à ce genre de films, sobre, solennel, viril et terne. Bref, ça m’a laissé froid de bout en bout, ce qui n’est pas très étonnant puisque le film est un mélange de tout ce que j’aime le moins au cinéma : espionnage, guerre et aventure.
Une plongée au cœur de la résistance par Melville qui l'a été lui même, l'entreprise ne peut inspirer que le respect. Par son réalisme et sa noirceur, le film traite de la fameuse armée de l'ombre comme rarement l'ont fait et peut être approchant une vérité comme peu de films sur le sujet l'ont fait. Evidemment, on retrouve le style particulier de Melville avec beaucoup de lenteur, du silence, des scènes étranges, des personnages difficiles à cerner mais camper par des acteurs charismatiques. La première partie est proprement melvilienne. Le récit a toutefois du mal à s'emballer et peut laisser certains au bord de la route. Le scénario est en effet extrêmement dilaté. Il n'en subsiste pas moins une atmosphère glacial, très sombre qui ne laissera personne indifférent. La distribution est excellente avec un Lino Ventura parfait et profond dans des scènes cruciales et des personnages secondaires convaincants tels que ceux de Paul Meurisse et Simone Signoret. L'approche réaliste est particulièrement évocatrice s'agissant des blessures physiques et psychologiques de ces hommes de l'ombre. Leurs dilemmes sont parfaitement explorés. Il n'y a par ailleurs aucun manichéisme, aucune glorification et aucune justification des évènements. La dernière demi-heure comprend deux séquences particulièrement exceptionnelles qui donnent au film un côté cauchemardesque et ce d'autant plus qu'il n'y a pas d'artifice dans la mise en scène hormis la musique pétrifiante d'Eric Demarsan. La mise en scène de Melville y est grandiose. La conclusion est d'une froideur extrême. Un grand film qui apporte une dimension nécessaire à notre vision de cette épôque.
L'image forte de ce film de référence sur la résistance Française pendant la seconde guerre mondiale ressemble à une machinerie implacable devant appliquer tout en frémissant d'angoisse la sentence suprême sanctionnant des trahisons juvéniles ou mures démontrant les faiblesses de l'être humain.
L'opus est une cité austère, un métronome fragile régulant au coup par coup peurs, bravoures, doutes et visages tuméfiés dans des comportements extrêmes, presque masochistes talonnés par une incertitude toujours annihilée par la récurrence de la procédure éliminant un à un des composants victimes de leur propre règlement.
Les images sobres sont d'une somptuosité exemplaire. Les dialogues réduits à leurs minimums permettent à des visages presque blafards d'assumer dans un contexte bouleversé des comportements inexprimables en temps de paix.
Chacun traque dans la transcendance, l'austérité ou l'humiliation ses propres limites dans un environnement propices aux extrémités.
Ces entités froides robotisées par la mission quémandent secrètement un retour de bâton suite à une sentence donnée et appliquée trop sévèrement.
Un véritable cataclysme détruisant tout un chapelet de ressources courageuses mais dépassées par les rigueurs de leurs combats. Le cœur ne bat plus, ne s'émeut plus. Le résistant n'est plus qu'un outil programmé pour lutter, punir et mourir en assumant des fantasmes sacrificiels secrets.
Finalement l'acte de bravoure principal de cette lente élimination d'un groupe trop fortement investi dans des actions privées de compassions et de tolérance n'est-il pas celui du coiffeur celui qui a tout compris, sauveur providentiel, un élément protecteur spontané, minuté, aux mains propres qui le temps d'un contact d'un regard et d'une phrase offre toute la panoplie de la sagesse et du courage en protégeant sa propre vie et celle de son semblable.
L'aspect des résistants "Melviliens" semblent intemporelle, on a l'impression de les retrouver dans "le cercle rouge" ou " Un flic" par l'intermédiaire d'une machinerie terne et insensible ne communiquant que par l'évènement et ses procédures menant au sacrifice ultime un groupe consentant.
"L'armée des ombres" souffre certainement de la griffe Melville sans pour cela ternir le véritable comportement des résistants force est de constater que malgré sa puissance ce film reste essentiellement une œuvre d'auteur.
Un grand film sur la résistance française. La pléiade d'acteurs est remarquable et rend un hommage magnifique à ces hommes et femmes morts pour la France. Pas d'héroïsme béat ici, car son également exposées les faiblesses des individus et l’âpreté du combat.
chef d'oeuvre du cinéma français, l'armée des ombres est sans nul doute le meilleur film sur la résistance jamais produit. Acteurs et réalisation sont à couper le souffle et même "le deuxième souffle"... Merci Melville ; dans ce temps là on savait faire du cinéma.
Une parenthèse angoissante de la vie de résistants sous l'occupation allemande. La réalisation est solide et les acteurs dans le ton. L'armée des ombres surprend par sa violence psychologique, sans jamais faire dans le voyeurisme.
Saisi tout d'abord d'un certain ennui, j'ai finalement été captivé par ce film de Melville. Il s'agit là d'une adaptation cinématographique sobre mais réussie. Les acteurs sont excellents, les dialogues et le scénario portent à réfléchir… Que demander de plus ?
Chef d'oeuvre de Melville, l'Armée des Ombres est un film qui ne prend jamais de partie pris. Certes, la résistance possède des valeurs fortes, mais l'homme ce qu'il reste et la tyrannie le ronge. Un véritable film comme on les aimes, haletant, éprouvant, difficile avec des acteurs au paroxysme tels que Ventura ou Signoret à la cinquantaine. On ne le répètera jamais assez, un véritable chef d'oeuvre !
Un des plus grands films, peut-être le plus grand film, sur la résistance française à l’occupation nazie. Tout est profondément humain et incarné dans ce film : la liberté de choisir son camp, le courage d’affronter la torture et celui de mourir, voire de donner la mort. Ce silence si dense qui convient si bien à Melville (cf. ‘le samouraï’, ‘le cercle rouge’) est ici peuplé d’ombres : celles de Ventura, de Signoret, de ce cher Paul Meurisse et des autres…