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Un visiteur
5,0
Publiée le 2 février 2014
Ancien résistant , Melville ( Le deuxième souffle , Le Samouraï) ss'est attaché a montré très sobrement la réalité de la vie clandestine. Le casting est lun des meilleurs du monde : Lino Ventura (Les tontons flingueurs) est merveilleux , c'est sa plus grande composition d'acteur !!! Paul Meurisse ( Le Monocle noir) esrpt excellent , tout comme Simone Signoret qui livre une performance d'actrice pleine d'émotions , Jean Pierre Cassel est formidable en martyr .....loin d ses films de gangsters qui glissent vers la fatalité , Melville signe un très grand film avec une belle partition de Éric Demarsan , une B.O. denfer qui reste dans les mémoires pour sa froideur....bref, un film précis , intelligent ,puissant et superbement interprété , lun des meilleurs films de Melville, qui reste pour moi le meilleur cinéaste français ( avec Godard) . Du très grand Cinéma !
Ça me fait chier parce que j'ai un peu l'impression d'être passé à coté de ce film. L'armée des ombres est un bon film, c'est indéniable. Mais devant l’unanimité des critiques, je me demande si j'ai bien regardé ce film dans les bonnes conditions. Pourtant, jusqu'ici, j'étais plutôt client du cinéma de Melville. Mais là, je dois dire que je me suis fait un peu iech'.
Mais commençons par le positif. Le gros point fort de "l'armée des ombres", c'est de montrer la résistance de manière un peu plus noir qu'à l'habitude. La guerre, c'est moche des deux cotés. Comme le montre cette scène assez bouleversante ou Lino Ventura et sa bande doivent à contre-coeur exécuter un traître qui n'a pas plus de 20 ans. Ils discutent devant lui de la manière de le tuer. Le revolver, c'est trop bruyant. L'un propose de le tuer avec un couteau, un autre avec des coups de crosse avant de se rabattre finalement sur l'étranglement. On est assez loin du résistant de l'imaginaire collectif avec bretelle et gauloise au coin du bec, qui décime une centaine d'allemand à coup de dynamite avec une main et sauve une famille de juif des mains d'un dangereux épicer colabo (les colabo sont toujours des épiciers dans les films) avec l'autre. Le combat de ces résistant parait même assez vain, quant on voit à la fin du film le destin tragique de tous les protagonistes. Dommage que le récit soit si décousu. Melville filme ses personnages de manière distante. Il n'y a pas véritable enjeu scénaristique. On s'interroge parfois sur l'utilité qu'apporte tel ou tel scène à la progression de l'histoire. Melville a eu la noble intention de montrer la résistance de manière réaliste et dénué de tout sensationnalisme. Mais l'effet pervers, c'est que l'on s'ennuie un peu.
Heureusement, il y a Lino Ventura. Et Lino Ventura il a trop la classe !
on s'ennuie un peu en regardant ce film, les personnages sont ternes à l'image du personnage principal joué par lino ventura, ça manque de coordination, on sent le film adapté du roman et qui veut lui coller à tout prix, ça manque de nerf, d'action, pourtant le sujet s'y prêtait.....
Une partie du triptyque de Jean Pierre Melville (avec le samourai et le cercle rouge). Un classique du cinéma français. Melville, ancien résistant a trés bien capté l'atmosphère de l'époque. La crainte des membres des réseaux, la personnalité des chefs (Lino Ventura,Paul Meurisse, Simone Signoret sont exceptionnels), la justice expéditive pour ceux qui trahissent. La scène chez le barbier (Serge Reggiani) est extraordinaires de tension. Bref, surement le chef d'oeuvre de Jean Pierre Melville. A voir et à revoir pour un aperçu de cette période trouble de l'histoire de France.
Passionnant par son fond, qui décrypte avec précision, ce qui fut l'engagement total des résistants, ce film est, en revanche, totalement plombé par sa forme. Celle-ci est hyper calculée, et demeure globalement sur théâtralisée. On note quelques rares moments de simplicité dans la mise en scène, mais l'ensemble devient vite agaçant. Même l'interprétation générale, absolument exceptionnelle, ne parvient pas à faire oublier la rigueur exagérée de Melville. "L'armée des ombres" aurait pu être un chef-d'œuvre...mais avec quelqu'un d'autre aux commandes.
Très fort au niveau émotionnel, "L’Armée des Ombres" nous montre un univers de la résistance très sombre qui dévoile la part de courage mais aussi de brutalité qu'il y a dans l'homme. La dureté des personnages souvent silencieux, les décors d'une grande noirceur et la tristesse de la musique ne laissent que peu de place à l'espoir, qui n'est cependant pas totalement absent. Par ailleurs, l'adaptation reste très fidèle au roman de Joseph Kessel et l'organisation de la résistance est présentée comme une sorte de gigantesque toile d'araignée, reliée de tous côtés mais aussi pleine de trous et d'imprévus. Lino Ventura trouve ici un rôle sombre qui lui correspond à merveille et la prestation des autres acteurs est tout aussi exceptionnelle. Comme tout petit point négatif, on peut trouver au film quelques longueurs ; mais on peut aussi dire qu'elles contribuent à son atmosphère.
Un trés bon film sur la résistance , avec de trés grands acteurs , c'est un vrai plaisir d les revoir ainsi que leurs talents , le film en plus est trés bien , un trés grand film Français , période pas évidente sur la résistance ou l'on povait trés bien devenir Héros , lache ou traitre , pas facile du tout
Le meilleur film sur la résistance ? Lino Ventura au top (évidemment), musque parfaite... La trame est maîtrisée (certainement un gros travail en amont du réalisateur) Un poil trop lent dans le milieu du film pour donner 5 étoiles à ce film et lui donner le statut de chef-d'oeuvre.
Du polar noir grand cru, millésimé 1969, vaste fresque tragique qui prend appui sur une Occupation de triste mémoire pour tracer le portrait de héros de l’ombre, courageux anonymes qui ont voué leurs vies à libérer les nôtres, acceptant le risque, la peur, tout entiers tournés vers une cause commune qui les dépassait. Melville s’attache à décrire les opérations quotidiennes d’une faction de la Résistance, une parmi d’autres, formant une carte de la morale française sclérosée où évoluent occupants, soumis contraints et soulevés convaincus. Ventura est magnétique, Signoret divine, Meurisse touchant, Cassel brillant. Sur la bande-son mythique d’Éric Demarsan, ils montent, trament, conspirent contre l’ennemi, refusent de reculer quel qu’en puisse être le prix. Entre deux périlleuses combines, la plume magique de Joseph Kessel accompagne les pensées des protagonistes en d’appréciables passages de calme vaporeux. Bon, il faut être honnête, le montage n’est pas toujours réussi et il arrive parfois qu’un acteur s’empêtre dans son rôle. Il n’empêche, c’est globalement du lourd. Et encore aujourd’hui un fleuron rare du cinéma hexagonal.
C'est un classique du cinéma français à voir même si je trouve personnellement que ce n'est pas le meilleur film de Melville. Ce film sur la résistance française est très bien interprété par ces grands acteurs d'une certaine époque (Lino ventura, Signoret, Cassel,...) et les images sont très jolies. Les couleurs "froides", rustiques du film renforcent encore plus l'ambiance pessimiste, glaciale, oppressante, monotone de celui-ci. En ce qui concerne les aspects négatifs du métrage, j'ai trouvé qu'il n'y avait pas beaucoup de scénario, trop de silence, pas beaucoup de détails sur les faits et agissements de la résistance française. C'est peut-être le gros défauts du film sachant qu'à l'origine, il est l'adaptation d'un roman de Joseph Kessel. Je n'ai pas lu le livre mais je doute que Kessel n'aurait pas vu plus en détail ces points importants dans son roman. C'est du Melville donc c'est souvent un cinéma d'ambiance, d'atmosphère, de mystère, de silence et c'est ce qui fait que ce film est singulier et doit être vu.
Le cinéma français est mort, quoiqu'il surnage de temps à autres une œuvre marquante, mais qui en aucun cas ne peut rivaliser avec les chefs d’œuvres d'antan. L'Armée des Ombres a achevé d'élever à mes yeux Jean-Pierre Melville au rang de monstre sacré du 7e art, en seulement 2 films (le Samouraï étant le premier). Une telle maîtrise du cadrage, de la plastique épuré si sublime aux yeux du cinéphile, et du rythme a de quoi donner le tournis. C'est d'un tel niveau de perfection, tout en restant sobre et simple, que je suis prêt à accepter le monsieur au côté des grands réalisateurs américains, de Kubrick à John Ford, sans oublier le grand David Lean anglais et le génial Kurosawa japonais. Leur équivalent français, c'est Melville. Rien n'égale la puissance de son récit qui déborde des limites imposées par l'écran. Les premières images d'une campagne grise plantent une atmosphère venteuse et sèche, d'une force comparable à l'atmosphère de The Thing de Carpenter. Oui, j'assume ma position, pour moi l'Armée des Ombres a une multitude de facettes, et l'ambiance frôle celle de films d'horreurs cultes inébranlables sur leur trône (musique qui semble être un écho d'Halloween) autant que l'histoire construit un drame minimaliste bouleversant, sur la vie et la nature humaine. Des dialogues qui vont d'une restriction de quelques répliques lors de la partie dans le camp, proche d'une œuvre de Dreyer, à une conversation davantage extrovertie (la scène où le traître est étranglé, qui fait penser au cinéma de Tarantino). Des interprètes d'exceptions, grâce à qui ce témoignage prend vie, de Lino Ventura, parfait, à Simone Signoret, qui a compris son personnage avec justesse, en passant par les irréprochables Paul Meurisse et Jean-Pierre Cassel : la crème des acteurs français est là, c'est un atout indéniable. Melville filme leur visage en appliquant de manière frappante la fameuse citation de Ford « nous allons filmer la chose la plus intéressante au monde, un visage humain ». Profil finement découpés des figures meurtries et ô combien réalistes de ces résistants, percutants de vérité sous cette photographie uniforme, presque monochrome, couplée à un choix des décors extrêmement précis (chaque plan est une savante combinaison artistique dont la simplicité apparente témoigne de la complexité de mise en œuvre). Ici, les émotions ne traversent que brièvement la face des protagonistes, tout comme le spectateur, mais notre ressenti intérieur nous terrasse d'un poids sans pareille, agitant notre de cœur de larmes sans jamais en voir perler une seule à la surface, et, pourtant, ce film m'a autant fait pleurer que mon cher Edward aux mains d'argent. Mais différemment. J'ai eu l'impression que l'action se déroulait dans un monde à part, presque une représentation burtonienne de la France, avec ses campagnes rases oniriques et ses domaines forestier romantiques qui semblent provenir d'une autre dimension, et ici c'est celle de la guerre. Une approche terriblement crue de cette barbarie, coup de maître de Melville : la guerre semble sortir tout droit de l’irréel, du fantastique, tant elle est difficile à saisir, même lorsqu'on la vit (« pour les français la guerre sera finie quand ils pourront lire le Canard Enchaîné, et voir ce magnifique film (il s'agit d'Autant en Emporte le Vent) »). La musique opère à merveille une synchronisation avec les changements de stades émotionnels qui sont nombreux dans le film : sa coupure brusque casse l'aspect tragique de la mise à mort de Gerbier, ou au contraire crée une sorte de comique cynique. Mais la terreur quotidienne est bien là, à nous guetter, jusqu'à l'inévitable qui arrive tôt ou tard. Un chef d’œuvre incontestable qui constitue le sommet de mon expérience cinématographique française.