Film ultra-réaliste sur la résistance française pendant la seconde guerre mondiale, "l’armée des ombres" apporte un regard marquant sur ces combattants, des gens ordinaires exposés à la mort, aux trahisons et à la paranoïa. L’ensemble de la distribution est parfaite : des acteurs charismatiques avec Lino Ventura en tête et Simone Signoret, seul personnage féminin, a un vrai rôle d’envergure. A part quelques longueurs au début créées par des plans assez longs et inertes, le film offre une histoire personnelle et imprévisible.
LE film sur la résistance. Le meilleur sans doute sur cette partie de l'histoire. Tous les acteurs , ventura en tête, sont impressionnants de charisme et de présence. Des acteurs comme ça, on n'en voit pas beaucoup aujourd'hui. Melville, très sobre, ajoute une part de réalisme au film en insérant des souveirs de sa propre exprérience en tant que résistant. Le film n'en est que plus saisissant. Ajoutez à cela la musique glaçante et vous obtenez un très beau film et un vrai témoignage historique à montrer dans toutes les écoles. Impressionnant.
Non, ce n'est pas une blague. On l'oublie (ou plutôt on choisit de l'oublier) mais Jacques Dorfmann, producteur de classiques tels que "L'Armée des ombres" ou "Le Cercle Rouge", sera également 30 ans plus tard le producteur, réalisateur et scénariste du nanar cosmique qu'est "Vercingétorix" ! Ecartons ce méfait, revenons à 1969 où le jeune homme (24 ans) s'associe avec Jean-Pierre Melville pour livrer une œuvre poignante sur la Résistance Française. Un thème que Melville connait bien... puisqu'il en a lui-même fait partie ! "L'Armée des ombres" suit les pérégrinations entre 1942 et 1943 d'une cellule de résistance, dirigée par Gerbier (Lino Ventura), qui dépend lui-même d'un "grand patron". Loin de se livrer à de grandes effusions patriotiques, ou à du spectacle de mémoire, Jean-Pierre Melville choisit ici une approche sobre et sombre, évoquant avant tout la difficulté de l'activité de résistant. Par exemple, il ne sera jamais expliqué, pour aucun personnage, pourquoi ils sont entrés en résistance. Même s'il on peut dessiner leurs raisons. En revanche, Meville insiste sur leurs dilemmes moraux, leurs épreuves, leur stress permanent, leur faible espérance de vie, leur souffrance, et surtout leur solitude. Les dialogues sont limités, le réalisateur met à profit les silences pesants... ou à l'occasion des voix-off pas toujours nécessaires (le tribut d'adapter un livre ?). Le tout dans une mise en scène qui joue avec les tons de gris, montrant le poids de ce "métier" et l'avenir obscur qui étouffe le pays. Il est d'ailleurs souvent difficile de dire à quel moment de la journée se passe l'action ! Melville exploite également à merveille les ombres et l'obscurité. Insistant sur la clandestinité du milieu, ou la menace qui prend diverse forme (police française, milice, Gestapo...). Je retiens notamment ce plan, au premier acte, où le directeur du camp vient cherche Gerbier avec la Gestapo, figures silencieuse chapeautés déchirant l'ombre. Le tout servi par une belle distribution, dont ressortent Lino Ventura, Simone Signoret, Paul Meurisse, et Jean-Pierre Cassel. Si je devais pinailler, je dirais que les copies modernes, remastérisées dans un beau 4K, laissent maintenant voir, dans certains plans larges, des immeubles qui n'ont évidemment rien à faire dans les années 40. Mais c'est du détail.
Melville, Ventura, Cassel, Signoret (entre autres...): l'affiche "avait de la gueule". Le résultat n'est malheureusement pas à la hauteur des espérances. Un film certes bien interprété mais d'une lenteur angoissante. Le sujet était pourtant porteur, et l'angle choisi (la vie d'un réseau de la résistance) intéressant. Mais que de minutes perdues pour ne rien montrer, que de dialogues inutiles, que de scènes sans aucune action... Deux tirent à mes yeux leur épingle du jeu: celles de l'étranglement du traître, et de l'exécution ratée de Ventura. Mais sinon, on se surprend malgré nous à regarder la montre au bout de ces 140 minutes décevantes.
La main de Lino ventura sur celle de simone signoret ... sobre ... j'ai découvert ce film hier soir lors de son passage sur France 2 ... une merveille. Les acteurs, l'ambiance, ... et puis, il y a le fond ... ces hommes et ces femmes qui dans l'ombre ont oeuvré à la liberté de notre monde.
C'est surement le meilleur film sur la résistance française pendant la seconde guerre mondiale. Il montre vraiment que, pour être résistant, il fallait être coriace physiquement et moralement et fallait être malin. Sinon, dans ce film, les acteurs sont magnifiques et le scénaio est simple, dur et émouvant. Un chef-d'oeuvre.
L'armée des ombres est un film typiquement melvillien, dans la lignée du samouraï et du cercle rouge. L'ambiance globale est très sombre et les jeux de lumières y sont particulièrement réussis, comme Le transfert du patron en Angleterre. Bref, la mise en scène est comme à l'accoutumée exceptionnelle. Le choix de Lino Ventura est judicieux, je pense qu'il incarne bien mieux un chef que ne l'aurait joué Belmondo ou Delon. La scène de danse sous une pluie de bombes m'a bien fait rire. C'est l'histoire d'une armée d'ombres, d'hommes qui agissent en silence et c'est bien pour ça que j'aime ce film et plus globalement le cinéma de Jean-Pierre Melville.
une histoire sombre à souhait, bien menée, des acteurs au jeu grave et précis: un film qui ne fait son age et qui pourrait servir de leçons à tout point de vue à des films d'aujourd'hui. vraiment excellent!
Excellent film sur la Résistance que je vois pour la 3ème fois, toujours aussi bouleversant, noir et émouvant sur cette sombre période de notre Histoire...Rien n'est noir, rien n'est blanc, tout est trstement gris! Excellente réalistation de Melville avec de très bon acteur dont feu Lino Ventura
Ce film va à l'encontre de l'archétype du film spectaculaire; Melville nous montre de manière rigoureuse, voire austère, le quotidien des chefs de la résistance: leur isolement, leurs peurs, les arrestations, les prises de décisions et le cheminement des ordres. L'Armée des Ombres, traité de manière inhabituellement sobre, est un film poignant et étouffant, à mille lieues de la reconstitution pontifiante de certains films traitant de la vie des français sous l'Occupation.
Ce film relatant l’histoire de ces hommes qui combattaient les Allemands dans l’ombre est magnifique. Le film nous montre la vie de ces résistants courageux qui combattaient les Allemands. On reconnaît bien la patte de Melville dans le film, la mélancolie est présente et le film est sombre. Un très beau film, 14 / 20.
Réaliste, mais mou et soporifique. On a droit à deux scènes d'action dont les motifs sont très sombres, et déjà qu'il est très difficile de résister au sommeil en regardant, on ne peut plus suivre le fil et on ne comprend plus rien. On se demande d'ailleurs pourquoi les personnages font-ci ou font cela si on reste éveillés. Certains disent : c'est le meilleur film sur la résistance. Le meilleur film, déjà, sert pas à grand chose et ne semble pas concerner la résistance, puisque le mot "résistance" n'est d'ailleurs pas prononcé durant tout le film et on ne voit aucun maquis. Certaines scènes ne servent strictement à RIEN : les trajets sont montrés en entier : mais on s'en fout ! Bref, un film rendant hommage aux résistants, mais il est assez dur de le savoir qu'il leur rend hommage.