Note moyenne
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j'ai aimé, mais il faut reconnaître que le scénario est un peu vide, mais distrayant tout de même
Avant de visionner « le cercle », je me suis longuement demandé si mon choix était judicieux. J'ai tellement aimé « Ring », l’œuvre originale du réalisateur Japonnais Hideo Nakata, que visionner son remake américain me semblait une trahison. L'ambiance oppressante et glauque du film original colle parfaitement avec les codes particuliers du cinéma asiatique et j'avais un peu peur de ce que pourrait donner ce pur joyaux transposé à Hollywood. Et bien j'avais tort, Gore Verbinski (Pirate des Caraïbes) réalise son film avec un grand respect de l’œuvre de Nakata et s'il n'y apporte pas grand chose de neuf, il ne la dénature pas non plus. Du coup, les qualités intrinsèques du premier se retrouvent dans le second qui se révèle tout aussi bon. Pas de gore ni de scènes sanguinolentes, ce n'est pas le sujet. Par contre le suspense et la tension sont insoutenables et les amateurs de frissons seront comblés. Je conseille donc vivement le visionnage de cet excellent film d'épouvante, vous ne le regretterez pas. Ah, j'oubliais, avant de lancer le DVD... N'oubliez pas de débrancher le téléphone ! (héhé)
Le cercle fait partie des ces banals films d'horreur sans saveur : une histoire de base correct mais le scénario est bâclé et confus, on se prend au jeu au début du film qui maintient l'intensité puis petit à petit la qualité se détériore et ça se termine n'importe comment, la mise scène est peut être le seul demi point positif. Bref, un énième mauvais film d'horreur, pas grand chose à dire.
Le Cercle - The Ring : Je n’ai pas vu l’original mais je peux vous dire que cette version, ce film est une pure merveille, un vrai petit bijou dans le genre épouvante/horreur. Bon, le film n’est pas non plus gore, il y a pas plein de sang et tout à la saw… Mais dans le genre horreur, ce qui marche a merveille dans ce film, même l’un des gros points fort est sont ambiance : très malsaine, très froide, très dégelasse qui est amplifier grâce a la réalisation qui est de grand qualité. En partie grâce au grain de couleur du film. Comme je disais, un grain de couleur bleu froid, glacial, assez dégelasse et sa j’ai trouvé sa vraiment excellent et très intéressant. Pendant tous le film, il y a pratiquement pas de couleur qui flashent, que des couleurs froide et ça, sa apporte un plus a l’ambiance. Donc niveau ambiance, c’est vraiment bien maitrisé. Ainsi que la réalisation et la mise en scène qui est très soigné, très propre dans le film. Et on a le droit a des moments a de magnifiques plans de caméra sur de superbes décors. Donc niveau réalisation, c’est du tout bon. Ensuite, le scénario est vraiment captivant et très intéressant. On est constamment angoissé et sous tension a cause de cette course contre la montre (7jours avant de mourir a cause de la K7) vraiment tension palpable et ça tout en long du film. Et ensuite, j’ai bien aimée cette enquête sur le passé de cette K7 qui tue, vraiment très intéressant du début jusqu'à la fin. Et puis comme je disais ; l’ambiance est vraiment énorme, le film fait pas peur mais il est angoissant, on a peur pour les personnages. Personnage bien travaille, un peu bête au début car la femme montre la K7 au gars et tout mais bon il faut bien que le film dure. Non, sinon, les personnages sont vraiment intéressant a suivre dans leur lutte contre la mort. Et dans le film, on a le droit a de bon suspense et rebondissement, surtout vers la fin. De plus, les acteurs sont très convaincant et joue parfaitement leur rôle. Et pour finir, les musiques sont excellent et contribue a l’ambiance du film. Voila, ce film est vraiment excellent, j’ai était conquis donc je vous le conseil vraiment car il vaut le coup d’œil. Pour moi, c’est une très bonne surprise pour ce pur chef-d’œuvre du genre.
Si l'idée de base est plutôt alléchante, cette légende urbaine crée une pseudo-enquête sur près de deux heures sans apporter le moindre élément de résolution. La film se termine sur une pirouette bas de gamme, sans jamais convaincre le spectateur... Heureusement que quelques séquences signées Gore Verbinski élèvent un peu le niveau. Bref, un film d'épouvante vraiment pas terrible...
Retrouvez nos actus et critiques ciné sur notre blog Be French !
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Gore Verbinsky a incontestablement un savoir faire qui le distingue de tous les tacherons qui bâclent des films dits "de terreur". Il évite ainsi habilement les longues scènes gore, les torrents d'hémoglobine et les effets surnaturels grotesques. Il a aussi le sens de l'ellipse, du rythme et du détail, sans égaler Hitchcock dont il s'inspire et qu'il cite, en particulier en reproduisant une des plus célèbres scènes de Psychose. Son scénario n'en est pas moins un véritable collage de tous les poncifs du genre, de la recherche de l'explication du mystère dans de gros livres au méchant fantôme victime d'un crime affreux qui veut une sépulture "normale", en passant par les scènes d'hôpitaux psy. Une seule séquence est vraiment originale et époustouflante, celle du cheval fou qui galope dans le ferry. The ring parvient néanmoins à soutenir l'intérêt presque jusqu'au bout. Presque, car lorsqu'on accumule autant de mystères, il est toujours difficile de trouver une chute logique, surprenante et originale. Et, sur ce plan, le scénariste a séché, même si, visiblement conscient du problème, il a essayé d'éviter la fin gentillette et gnangnan. Bref, en s'essayant au genre fantastico-morbide, Gore Verbinsky ne l'a pas renouvelé et ne nous propose qu'un honnête travail de professionnel...
Pour moi c'est sans doute le film le plus effrayant que j'ai jamais vu, sans aller dans l'extrême !
Qui n'a pas eu peur avant de s'endormir de croiser Samantha avec ses cheveux noirs le long de son visage accompagné de cette musique angoissante ??
Il reste vraiment très réussis bien que je n'ai jamais vu la version originale. Naomis Watts est tout simplement excellente et naturelle !
Des effets spéciaux très bien réalisés !
Un excellent film.
Qui n'a pas eu peur avant de s'endormir de croiser Samantha avec ses cheveux noirs le long de son visage accompagné de cette musique angoissante ??
Il reste vraiment très réussis bien que je n'ai jamais vu la version originale. Naomis Watts est tout simplement excellente et naturelle !
Des effets spéciaux très bien réalisés !
Un excellent film.
En plus d'être un film d'épouvante quasi parfait, "The Ring" se permet l'audace de surpasser son original, en radicalisant ses propos et ses effets. Mis à part la séquence culte de la traversée d'écran, plus spectaculaire mais moins impressionnante et flippante, tout le film baigne dans une angoisse et une paranoïa maîtrisées de bout en bout. Du grand art en matière de frisson !
Je dois dire que the ring m'a beaucoup surpris. Déjà, car pour un film de 2002, les effets spéciaux (pas énormément présents) sont étonnamment bien faits. De plus, ce film est aujourd'hui un classique dans les cinémas d'horreur. Contrairement à bons nombre de films d'épouvantes, the ring est doté d'un véritable scénario bien ficelé et avec un bon casting. Quelques petites incohérences mais un très bon film que je conseille.
Film d'horreur asser humain...ça change des sorties récentes dédiés aux profonds psychopathes. Donc on a un bon film sous haute tension qui tire sa principale force de son scénario bien travaillé et qui se révèle à un rythme asser soutenu au fil des deux heures. De très bonnes scènes de suspense viennent rendre la mixture plus acide, agrémentés de quelques scènes "choc" comme la découverte des cadavres. Pour finir, un très bon casting était nécessaire pour réaliser une œuvre ou tout repose sur le mystère et la découverte , et bon casting il y a, rendant le cocktail convainquant et plus que divertissant. Petit bémol au niveau de la révélation finale qui, en réalité, n'est vraiment pas surprenante...mais dans l'ensemble, on frissone plus que dans la majorité des films du genre qui déboursent des millions en croyant y faire naître la peur, alors qu'il faut beaucoup moins, mais largement plus de talents.
Ce film est excellent. Une super idée et un concept ingénieux pour une bonne mise en scène. Des moments tout de même terrifiant à travers ce concept de "cassette maudite"
A part les premières minutes et les dernieres, tout le reste n'est que du remplissage, une sorte d'enquête sans aucun but...
J’avais de lointains souvenirs de ce film, alors je l’ai revisionner, et je dois dire que j’ai été ravi. Un film de très bonne tenue, qui fait honneur à la filmographie de Verbinski, bien qu’il s’agisse d’un remake.
Coté acteurs, c’est du très solide. Naomi Watts épate dans un rôle intéressant, livrant une prestation réaliste face à des événements paranormaux ou non d’ailleurs déstabilisants. Elle mène bien la danse, et elle forme un très bon duo avec Martin Henderson, non moins efficace. Mais David Dorfman qui joue le gamin n’est pas à oublier non plus, car sa prestation malgré son jeune âge tient bien la route, surtout que sa prestation n’était pas des plus aisées, et on notera dans la version française un doublage de qualité. Pour le reste les seconds rôles tiennent tout à fait la route, de ce coté là il n’y a pas de soucis.
Le scénario est très travaillé, et c’est quelque chose que l’on appréciera. Il s’agit bien entendu d’un remake, aussi il est toujours difficile de rendre un jugement sur les qualités réelles d’imagination du métrage, mais en tout les cas ici c’est très convaincant. Le rythme est prenant, le suspens est haletant, l’élément fantastique un peu laborieux au début avec un coté « légende urbaine » moyen finit par s’ancrer de mieux en mieux dans le métrage, et l’enquête conduite est intéressante. En fait The Ring apparait comme un thriller fantastique intelligent, et qui parvient à mon sens à éviter fort bien le ridicule, en risquant pourtant un mélange des genres audacieux qui pouvait laisser craindre le pire (et le début très « Scream » avait de quoi faire peur). Bonne conclusion de surcroit.
Visuellement la réalisation de Verbinski est excellente. On sent quelqu’un de talentueux, et sa mise en scène est redoutable de précision. Les effets ne tombent jamais à plat, les angles de vues sont parfaitement choisis, il y a quelques passages brillantissimes (la chute dans le puits) et Verbinski se débrouille très bien avec un élément terriblement ardus : rendre pertinent les interactions entre rêves et réalité ou encore les ruptures entre les deux. De même les décors sont tout à fait réussis, et le travail sur l’ambiance, terriblement sensible (chlorophylles à outrance, vents, humidité) est mémorable. En revanche quelques critiques sur l’abus de filtres de couleurs. Un peu trop de bleu et de vert finissent par donner une trop grande linéarité au métrage, qui aurait pu s’accommoder de temps à autres de quelques ruptures. Je comprends la volonté d’établir un climax froid et triste, mais parfois il faut savoir jour habilement pour éviter que le spectateur ne s’y habitue. Alors The Ring n’est pas un film d’horreur, clairement. C’est un thriller fantastique à mon sens, et en tout état de cause il n’y a rien de vraiment sanglant dans ce film. Toutefois je considère son interdiction aux moins de 12 ans justifiée. A noter en revanche d'excellents effets spéciaux, pour le cheval par exemple. Au niveau de l’ambiance sonore la musique est sobre mais bien adapté au métrage. J’aurai toutefois apprécié un thème plus audacieux, plus à la hauteur d’un film de genre qui a tout de même eu les honneurs des salles, puisque là ca reste tout de même relativement commun.
Pour conclure, The Ring est un métrage original d’un niveau qualitatif des plus appréciables. Bien mené par une équipe pleine de conviction, on a là un film qui sans renier ses origines asiatiques (la créature, très asiatique) offre une variation des plus soignées. Je rapproche beaucoup ce film d’Hypnose avec Bacon, et indéniablement je crois que ceux qui aiment ce genre de film avec un suspens prenant teinté d’éléments fantastiques se régaleront. N’ayant relevé que quelques anicroches assez minimes, je ne peux que pousser jusqu’à 4.5.
Coté acteurs, c’est du très solide. Naomi Watts épate dans un rôle intéressant, livrant une prestation réaliste face à des événements paranormaux ou non d’ailleurs déstabilisants. Elle mène bien la danse, et elle forme un très bon duo avec Martin Henderson, non moins efficace. Mais David Dorfman qui joue le gamin n’est pas à oublier non plus, car sa prestation malgré son jeune âge tient bien la route, surtout que sa prestation n’était pas des plus aisées, et on notera dans la version française un doublage de qualité. Pour le reste les seconds rôles tiennent tout à fait la route, de ce coté là il n’y a pas de soucis.
Le scénario est très travaillé, et c’est quelque chose que l’on appréciera. Il s’agit bien entendu d’un remake, aussi il est toujours difficile de rendre un jugement sur les qualités réelles d’imagination du métrage, mais en tout les cas ici c’est très convaincant. Le rythme est prenant, le suspens est haletant, l’élément fantastique un peu laborieux au début avec un coté « légende urbaine » moyen finit par s’ancrer de mieux en mieux dans le métrage, et l’enquête conduite est intéressante. En fait The Ring apparait comme un thriller fantastique intelligent, et qui parvient à mon sens à éviter fort bien le ridicule, en risquant pourtant un mélange des genres audacieux qui pouvait laisser craindre le pire (et le début très « Scream » avait de quoi faire peur). Bonne conclusion de surcroit.
Visuellement la réalisation de Verbinski est excellente. On sent quelqu’un de talentueux, et sa mise en scène est redoutable de précision. Les effets ne tombent jamais à plat, les angles de vues sont parfaitement choisis, il y a quelques passages brillantissimes (la chute dans le puits) et Verbinski se débrouille très bien avec un élément terriblement ardus : rendre pertinent les interactions entre rêves et réalité ou encore les ruptures entre les deux. De même les décors sont tout à fait réussis, et le travail sur l’ambiance, terriblement sensible (chlorophylles à outrance, vents, humidité) est mémorable. En revanche quelques critiques sur l’abus de filtres de couleurs. Un peu trop de bleu et de vert finissent par donner une trop grande linéarité au métrage, qui aurait pu s’accommoder de temps à autres de quelques ruptures. Je comprends la volonté d’établir un climax froid et triste, mais parfois il faut savoir jour habilement pour éviter que le spectateur ne s’y habitue. Alors The Ring n’est pas un film d’horreur, clairement. C’est un thriller fantastique à mon sens, et en tout état de cause il n’y a rien de vraiment sanglant dans ce film. Toutefois je considère son interdiction aux moins de 12 ans justifiée. A noter en revanche d'excellents effets spéciaux, pour le cheval par exemple. Au niveau de l’ambiance sonore la musique est sobre mais bien adapté au métrage. J’aurai toutefois apprécié un thème plus audacieux, plus à la hauteur d’un film de genre qui a tout de même eu les honneurs des salles, puisque là ca reste tout de même relativement commun.
Pour conclure, The Ring est un métrage original d’un niveau qualitatif des plus appréciables. Bien mené par une équipe pleine de conviction, on a là un film qui sans renier ses origines asiatiques (la créature, très asiatique) offre une variation des plus soignées. Je rapproche beaucoup ce film d’Hypnose avec Bacon, et indéniablement je crois que ceux qui aiment ce genre de film avec un suspens prenant teinté d’éléments fantastiques se régaleront. N’ayant relevé que quelques anicroches assez minimes, je ne peux que pousser jusqu’à 4.5.
Je ne peux pas juger de la qualité de ce remake par rapport à l'original, mais j'en ai apprécié le scénario et la réalisation. A l'exception de la scène d'introduction - façon série B horrifique ricaine - qui laisse craindre le pire, le film repose largement sur son ambiance inquiétante et sur le suspense de l'enquête menée par la journaliste. Seuls bémols : une fin un peu abrupte (qui prépare bien le terrain pour une suite) et le fils franchement pas convaincant (sentiment sans doute amplifié par une mauvaise voix VF).
"Ring", long-métrage culte réalisé en 1997 par Hideo Nakata, a connu deux suites et trois remakes. Il a réalisé trois films sur six, dont la première suite du premier volet et la seconde réadaptation. Mais pour s'attaquer à une tâche aussi ardue que de réaliser un remake d'un un tel classique du cinéma d'épouvante, il fallait non seulement oser, mais surtout s'armer d'un homme talentueux et reconnu. C'est pourquoi Gore Verbinski paressait un choix judicieux et très prometteur, bien que sa popularité à l'époque n'était pas la même qu’aujourd’hui, Pirates des caraïbes n'étant pas encore survenu sur nos grands écrans.
Résultat? C'est tangent. Si l'on reconnaît le talent du réalisateur dès son introduction (très bien filmée, montée et éclairée), elle aura le mérite d'en pointer aussi tous ses défauts, jusqu'aux plus discrets : ce remake aura pour motivation première de faire mieux que son illustre prédécesseur en faisant plus. C'est le supplément à l'américaine, de ces fameux remakes sans assez d'imagination pour faire autre chose que changer en allant plus loin dans l'horreur, la violence, l'immoralité.
Cela manque forcément de finesse : les dialogues seront les premiers à pointer du doigt l'absence d'habileté de son écriture, d'une introduction de personnages balancée en pleine gueule (les personnages auraient pu lire le script que ç'aurait été tout aussi immersif) aux blagues forcées de son introduction interprétée avec les pieds, grotesque et digne de la parodie d'introduction de Scream 4 (pour ne pas le mettre au niveau d'un Scary Movie).
Jamais suffisamment raffiné pour tenir la comparaison avec la belle écriture de l'original, il poursuit la démonstration horrifique de sa mise en scène jusque dans son remake de vidéo où le "toujours plus" prend tout son sens : outre le fait qu'on ne retrouve pas d'explication de la moitié de ce qu'on y voit le long de l'intrigue, l'incrustation douteuse d'une 3D gâchée aux débuts de la 3D réussie gâche l'effet terrifiant original de la cassette.
D'autant plus que l'on y sentira (surtout pour le plan des corps dans la boue) cette volonté malhonnête d'impressionner le spectateur sans pour autant avoir d'arguments pour l'impacter véritablement, en plus de n'avoir pas su comment justifier toutes les images présentes à l'écran. Le crépitement de l'écran sera finalement plus effrayant que la vidéo elle-même, voir que cette Samara que l'on tentera, cinéma américain oblige, de rendre plus attachante.
Créer de l'empathie sur un monstre diabolique n'était en soit pas une mauvaise idée; le faire comme un Crimson Peak aurait apporté une dimension nouvelle à l'oeuvre, une sensibilité différente à l'expression des crimes traumatisants de cette gamine trahie. L'entreprendre par un pathos démoniaque et des révélations graveleuses sur des parents profondément mauvais coupe toute compassion aux personnages déjà peu intéressants; si l'on suit une Naomie Watts rendue inintéressante par la seule présence de l'ex Saint Thomas trop idiot pour croire à tous les éléments évidents qui lui sont présentés (d'ailleurs interprété par le transparent Martin Henderson).
De l'époque où ce type de personnages était récurrents, un autre intervient très rapidement : le gosse autiste au surjeu terrible (ou neutralité incroyable suivant les scènes que n'aurait pas renié un certain Jean Claude Van Damme) interprété par David Dorfman qui, s'étant cru dans un film d'M Night Shyamalan, croit camper un surdoué mystérieux de 6 ans crédible et flippant. Quoi qu'on en dise, Naomi Watts, malgré son évidente absence d'implication, reste supérieure (expérience oblige). Même les cinq minutes d'apparition stéréotypées de Brian Cox seront plus crédible que le texte débité par cet acteur malheureusement mal dirigé.
L'on ne pourra pas lui reprocher cependant d'avoir un visage qui marque, en ce sens fascinant qu'il lui suffit de ses yeux pour poser l'ambiance que Verbinski peine, avec son filtre vert grisâtre, à imposer à sa propre oeuvre. S'il ne sait pas filmer l'étrangeté du physique de son acteur principal comme son introduction étonnamment réussie, on serait presque tenté de se demander si la première scène, aux vues de la banalité plate du reste, est véritablement son oeuvre.
Tout le reste, manquant de punch et de puissance, peine à intéresser. C'est douloureux de ne trouver que cinq minutes de rythmées (retombées comme un cheveu sur la soupe, respectant en ce sens le film original) sur un film de deux heures, devenu enquête policière peu trépidante quand elle nous promettait une descente aux enfers cauchemardesque, diabolique, inoubliable. Il y avait pourtant ici la volonté d'apporter une intrigue nouvelle, de proposer un déroulé différent.
C'est ici que revient sa vision too much des choses : Verbinski n'étant clairement pas à l'aise avec l'horreur (qu'il mêlera pourtant très bien à l'humour avec ses magnifiques Pirates des caraïbes), il vire souvent à l'enquête plate au style très anglais, sans pour autant gagner en personnalité visuelle (la faute à son filtre d'image peu favorable à la pose de n'importe quelle ambiance glauque).
Là où le premier valait principalement pour sa photographie, celui-ci s'était tirée une balle dans le pied rien que par sa colorimétrie affreuse, répétitive et sans feeling, représentation des travers d'une époque. On louera cependant son écriture remaniée qui, à la fois grâce et malgré ses évènements mélodramatiques, laisse surprise et mystère à son public, qu'il ait vu ou non l'oeuvre d'origine.
Pas trop mauvais ou trop inintéressant, Le Cercle : The Ring n'en demeure pas moins un remake complètement inutile.
Résultat? C'est tangent. Si l'on reconnaît le talent du réalisateur dès son introduction (très bien filmée, montée et éclairée), elle aura le mérite d'en pointer aussi tous ses défauts, jusqu'aux plus discrets : ce remake aura pour motivation première de faire mieux que son illustre prédécesseur en faisant plus. C'est le supplément à l'américaine, de ces fameux remakes sans assez d'imagination pour faire autre chose que changer en allant plus loin dans l'horreur, la violence, l'immoralité.
Cela manque forcément de finesse : les dialogues seront les premiers à pointer du doigt l'absence d'habileté de son écriture, d'une introduction de personnages balancée en pleine gueule (les personnages auraient pu lire le script que ç'aurait été tout aussi immersif) aux blagues forcées de son introduction interprétée avec les pieds, grotesque et digne de la parodie d'introduction de Scream 4 (pour ne pas le mettre au niveau d'un Scary Movie).
Jamais suffisamment raffiné pour tenir la comparaison avec la belle écriture de l'original, il poursuit la démonstration horrifique de sa mise en scène jusque dans son remake de vidéo où le "toujours plus" prend tout son sens : outre le fait qu'on ne retrouve pas d'explication de la moitié de ce qu'on y voit le long de l'intrigue, l'incrustation douteuse d'une 3D gâchée aux débuts de la 3D réussie gâche l'effet terrifiant original de la cassette.
D'autant plus que l'on y sentira (surtout pour le plan des corps dans la boue) cette volonté malhonnête d'impressionner le spectateur sans pour autant avoir d'arguments pour l'impacter véritablement, en plus de n'avoir pas su comment justifier toutes les images présentes à l'écran. Le crépitement de l'écran sera finalement plus effrayant que la vidéo elle-même, voir que cette Samara que l'on tentera, cinéma américain oblige, de rendre plus attachante.
Créer de l'empathie sur un monstre diabolique n'était en soit pas une mauvaise idée; le faire comme un Crimson Peak aurait apporté une dimension nouvelle à l'oeuvre, une sensibilité différente à l'expression des crimes traumatisants de cette gamine trahie. L'entreprendre par un pathos démoniaque et des révélations graveleuses sur des parents profondément mauvais coupe toute compassion aux personnages déjà peu intéressants; si l'on suit une Naomie Watts rendue inintéressante par la seule présence de l'ex Saint Thomas trop idiot pour croire à tous les éléments évidents qui lui sont présentés (d'ailleurs interprété par le transparent Martin Henderson).
De l'époque où ce type de personnages était récurrents, un autre intervient très rapidement : le gosse autiste au surjeu terrible (ou neutralité incroyable suivant les scènes que n'aurait pas renié un certain Jean Claude Van Damme) interprété par David Dorfman qui, s'étant cru dans un film d'M Night Shyamalan, croit camper un surdoué mystérieux de 6 ans crédible et flippant. Quoi qu'on en dise, Naomi Watts, malgré son évidente absence d'implication, reste supérieure (expérience oblige). Même les cinq minutes d'apparition stéréotypées de Brian Cox seront plus crédible que le texte débité par cet acteur malheureusement mal dirigé.
L'on ne pourra pas lui reprocher cependant d'avoir un visage qui marque, en ce sens fascinant qu'il lui suffit de ses yeux pour poser l'ambiance que Verbinski peine, avec son filtre vert grisâtre, à imposer à sa propre oeuvre. S'il ne sait pas filmer l'étrangeté du physique de son acteur principal comme son introduction étonnamment réussie, on serait presque tenté de se demander si la première scène, aux vues de la banalité plate du reste, est véritablement son oeuvre.
Tout le reste, manquant de punch et de puissance, peine à intéresser. C'est douloureux de ne trouver que cinq minutes de rythmées (retombées comme un cheveu sur la soupe, respectant en ce sens le film original) sur un film de deux heures, devenu enquête policière peu trépidante quand elle nous promettait une descente aux enfers cauchemardesque, diabolique, inoubliable. Il y avait pourtant ici la volonté d'apporter une intrigue nouvelle, de proposer un déroulé différent.
C'est ici que revient sa vision too much des choses : Verbinski n'étant clairement pas à l'aise avec l'horreur (qu'il mêlera pourtant très bien à l'humour avec ses magnifiques Pirates des caraïbes), il vire souvent à l'enquête plate au style très anglais, sans pour autant gagner en personnalité visuelle (la faute à son filtre d'image peu favorable à la pose de n'importe quelle ambiance glauque).
Là où le premier valait principalement pour sa photographie, celui-ci s'était tirée une balle dans le pied rien que par sa colorimétrie affreuse, répétitive et sans feeling, représentation des travers d'une époque. On louera cependant son écriture remaniée qui, à la fois grâce et malgré ses évènements mélodramatiques, laisse surprise et mystère à son public, qu'il ait vu ou non l'oeuvre d'origine.
Pas trop mauvais ou trop inintéressant, Le Cercle : The Ring n'en demeure pas moins un remake complètement inutile.
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