7064 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
229 critiques spectateurs
5
88 critiques
4
88 critiques
3
26 critiques
2
13 critiques
1
8 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 juin 2010
Quelle claque! Le film debute lentement et pose les bases de ce qui deviendra le bloody Sunday . Greengrass nous offre un film documentaire exceptionnel. A voir!
Wow ! Je ne sais pas par où commencer ma critique, j'en ressors toute chamboulé. Pour commencer, j'ai trouvé le film très poignant, limite révoltant. L'événement a été retranscrit avec un tel réalisme, caméra à l’épaule, comme dans un documentaire. Les acteurs et figurants sont tellement dans leur rôle, ils sont très convaincants, c'est comme si on y était. Bloody Sunday est un beau film sur un fait historique qui a marqué l'histoire de l'Irlande ; un véritable témoignage sur cette tuerie sanglante à Derry en Irlande du Nord en 1972. U2 en a fait une très belle chanson. Un film qui montre à travers son message qu'on écoute pas assez le peuple, que les fautifs dans l'histoire peuvent être le gouvernement ,et que la violence ne résout jamais rien, ça ne fait qu'empirer les choses.
Si le scénario offre une bonne progression dramatique, en revanche la tenue de la caméra est tout simplement désastreuse. Elle tremblote en permanence, comme tenue par un débutant et les cadrages sont défectueux. Ce film ne mérite que 2 *. Je m'étonne qu'il ait été primé 3 fois, dont l'Ours d'Or 2002, un ours en peluche assurément.
Comme son titre l'indique, "Bloody Sunday" retrace les évènements du 30 janvier 1972 durant lesquels treize manifestants nord-irlandais furent tués par l'armée britannique. Voilà un sujet que n'aurait pas renié Jim Sheridan qui se rattrape en étant coproducteur. Cependant, Paul Greengrass n'a pas le talent de son confrère irlandais pour raconter une telle histoire. Dans "Bloody Sunday", le réalisateur s'attache trop à décrire chronologiquement les faits (ou tout du moins sa version) au détriment d'une réelle approche cinématographique. Il en résulte deux choses. D'un côté, la réalisation est plus que laborieuse avec des transitions maladroites entre les scènes et une caméra à l'épaule mal maitrisée. Ensuite, le film ne dégage pas grand chose émotionnellement parlant. La scène de l'hôpital mis à part, le spectateur ne vibre pas au rythme des protagonistes. Si ce n'est la gravité de son sujet et l'utilité de le traiter au cinéma, l'Ours d'or obtenu à Berlin ne me parait guère justifié, surtout si on le compare avec le film dont il partage le prix: "Le Voyage de Chihiro". "Bloody Sunday" n'en reste pas moins une oeuvre honorable durant laquelle on ne s'ennuie pas une minute.
Effrayant, parce que la reconstitution de cette terrible journée ne donne pas dans la surenchère. C est un film d une vérité aussi cruelle qu elle apparaît nue, sans fioritures et plonge le spectateur au cœur de ce triste événement. Il y a un côté documentaire, explicatif admirable dans ce film, une fuite en avant aveugle vers la violence et ce n est qu une fois les évènements passés devant les conséquences, que les protagonistes prennent conscience de ce qu ils ont fait. Les acteurs sont criants de vérités, la reconstitution admirable, c est brillant en tout point .
excellent ! Poignant et dramatique. Très bon premier film. Ours d'or au Festival de Berlin mérité ! C'est un film à voir pour l'histoire et pour l'intérêt cinématographique
Révoltant, violent, haletant. Voilà ce qu'est ce film. Une reconstitution parfaite d'une journée de manifestations légitime mais illégale. En suivant plusieurs manifestants, un député et une bande de jeunes surtout, on s'attache à ce groupe. Plus crédible, tu meurs, le film dépeint le massacre du Bloody Sunday où l'armée a été appelée et a fait le choix d'envoyer des paras qui, tirant dans le tas, ont tués 13 personnes (14, mais 4 mois plus tard). A lui seul, le film dégoute de l'armée, des methodes des militaires. En effet, on voit comment les assassins se soucient des conséquences de leurs actes puisque même le plus empathique ment devant l'inspecteur. Entre provoc (comment le fait d'avoir mis des militaires à l'hopital où se retrouvaient les familles des victimes n'a pas débouché sur une émeute ?) et cynisme (les conversations des militaires entre eux), le film pousse a avoir une haine profonde envers ces tueurs, même envers ceux qui, choqués par le massacre, n'ont pas vivement réagit envers les actes de leurs paires. D'ailleurs, c'est pas mal de voir comment la soit-disante opposition catholique/protestants n'est qu'une façade, masquant en réalité une division entre irlandais et pro-unionistes. Choquant, le film tient au tripe grâce à des acteurs jouant à la perfection et une caméra épaule façon documentaire. A voir en VO cependant.
Moi qui n'aime pas tellement le style de Greengrass mais là sur ce film je ne peux pas nier j'ai été bluffer. Un grand film sur un evenement historique grave qui accouche d'une tension palpable jusqu'à son denouement qui prend aux tripes incroyablement. C'est l'histoire de soldats qui tirent sur des civils sans défense. Magnifique et absolument bouleversant. Chef d'œuvre.
6 192 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 22 mars 2021
Il est évident que Bloody Sunday était un jour important dans l'histoire et les événements de ce jour sont retransmis de façon époustouflante par le réalisateur Paul Greengrass. Le film montrait des pierres auxquelles on répondait par des fusils et des gaz. Il n'a pas désigné de coupable et il n'a jamais montré qui avait tiré en premier. Mais il a montré que les deux camps avaient tiré. Il montre aussi comment 13 personnes qui protestaient pour les droits civiques dont une majorité d'enfants ont été abattus de sang-froid par des forces de sécurité chargées de maintenir la paix. Les corps en sont les preuves et leur mémoire est l'héritage...
Réalisé dans le style documentaire cher au réalisateur, "Bloody Sunday" présente une reconstitution minutieuse du déroulement des événements de la journée du 30 janvier 1972 au cours de laquelle 14 manifestants irlandais (en majorité des adolescents) trouvèrent la mort et des raisons qui ont menées à se massacre. Sont notamment pointés du doigt les tensions au sein des deux camps, celui des irlandais et celui des militaires britanniques, et la mauvaise organisation de ces-derniers. Chacun a sa part de responsabilité. L'armée provoque les manifestants en déployant des militaires armés sur tout le parcours et en leur refusant l'accès à l'Hôtel de Ville tandis que certains manifestants étaient résolus à provoquer une révolte et ce même s'il s'agissait d'une manifestation pacifique. Malgré tout, "Bloody Sunday" se révèle à raison bien plus accablant pour l'armée britannique. Le montage place en porte-à-faux la parole des soldats et la réalité des faits. Un soldat déclare qu'il ne regrette rien en arguant qu'il n'a fait que respecter les règles pendant que nous voyons un manifestant se vider de son sang. Les militaires déclarent que le calme est revenu dans la ville tandis que des jeunes rejoignent l'IRA et reçoivent des armes. L'hypocrisie et la responsabilité de l'armée est encore plus mise en cause lorsque nous assistons à la fabrication de preuves et à de faux témoignages. Le style documentaire de Paul Greengrass a rarement aussi bien fonctionné que lors de la séquence centrale du film, la confrontation entre l'armée britannique et les manifestants, où la tension et la panique sont palpables. Même nous, spectateurs confortablement assis dans nos fauteuils, nous le ressentons dans nos tripes comme si nous y étions. La fin en est d'autant plus bouleversante. "Bloody Sunday" fini comme il avait commencé. Le film s'ouvre sur deux conférences de presse entremêlées, l'une donnée par les organisateurs de la manifestation qui annoncent qu'il s'agit d'une marche pacifique, l'autre par l'armée britannique qui réaffirme l'interdiction de manifester. La fin utilise le même procédé et mêle l'annonce faite par les organisateurs des victimes, dont les noms et âges sont égrenés dans une litanie bouleversante, le tout entrecoupé de cartons annonçant le blanchiment de l'armée par la commission d'enquête qui annonce que les soldats ne faisaient que répondre aux tirs de membres de l'IRA. Ce montage en parallèle renforce encore le sentiment d'injustice ressentit devant cet événement dramatique. La phrase qui termine le film, « nous n'aurons de cesse que justice soit rendue », montre que cette répression a eu l'effet inverse de celui souhaité puisqu'elle n'a fait qu'attiser la haine et la volonté de vengeance des irlandais, dans un conflit qui semble à ce moment-là bien parti pour durer éternellement. Tandis que le générique commence, se fait alors entendre la chanson de U2 "Sunday Bloody Sunday" dans une version live, dont les paroles d'apaisement appelant à la fin du conflit sont reprises en chœur par le public, comme pour dire que tout ça a assez duré.
Avant de poursuivre la saga Jason Bourne, Paul Greegrass réalisa ce "Bloody Sunday", tiré de la sévère réprimande qui eu lieu en 1972 et qui fit débuter une tristement célèbre guerre civile. Filmant parfois à la manière d'un documentaire et dans un style toujours percutant, le réalisateur décrit impartialement les événements du jour qui mèneront au drame, s'appuyant sur de solides comédiens qui évoluent dans un environnement sobre (sans BO et aux couleurs crépusculaires). Réussi et fort.
Une "docu-fiction" qui fait froid dans le dos. Bloody Sunday, de par sa mise en scène nerveuse, arrive à nous plonger dans l'horreur du conflit anglo-irlandais en relatant un événement réel et alarmant. Le film réussit à merveille à relater ce fait marquant en évitant les exagérations qui auraient discrédités son authenticité. Si vous cherchez de l'action et du grand spectacle, passez votre chemin car vous n'en trouverai pas ici. Il n'y a pas de héros, juste des hommes et des femmes se battant pour leur liberté contre un système cruel et sans pitié. Choquant, affligeant : bienvenue dans le monde d'aujourd'hui.