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Un visiteur
5,0
Publiée le 1 février 2010
Film vraiment fort! En effet, à partir des deux visions: celle des manifestants et celle des para, on est plongé au coeur de cette tragédie. Et cela est bien fait même si le film a du mal à démarrer. Je trouve juste que la culpabilité des para n'est pas assez équivoque! En effet, les tirs des paras étaient probablement prémédités. La manifestation nous prend vraiment par les tripes!
Paul Greengrass nous offre un beau film avec Bloody Sunday. Film qui nous emmene en Irlande du Nord lors d'une marche pacifique pour l'égalité des droits entre catholiques et protestants. Filmé caméra à l'épaule, nous sommes au plus prés du combat quand la manifestation dégénére. On ressent clairement la tension de la manifestation comme si nous étions nous même l'organisateur. Bien renseigné, le réalisateur à bien reconstituer cette ambiance et l'acteur qui joue Casting complet Ivan Cooper ( James Nesbitt ) est trés bien.
Ce film est un véritable électro-choc. Greengrass oscille entre une réalisation proche du documentaire et un scénario avec des personnages fictifs. L'hyperréalisme impressionant de ce film donne longuement à méditer sur la violence et la haine. Un film qui fera date et qui pourrait très bien avoir des vertus éducatives.
Grand film, nécessaire et bourré d'émotion. Paul Greengrass fait preuve d'une excellente maîtrise, tant dans ses plans séquences (première moitié du film) que dans la précision du déroulé de la manifestation. Une vraie plaidoirie contre l'inpunité de certains actes inexcusables conduisant par vengeance à des actes encore plus horribles. A voir absolument, et pas seulement pour le devoir de mémoire.
Très bon film! Très bien filmé, la caméra est nerveuse et suis l'action comme si vous en faisiez parti, très bien fait. Cela est souligné par l'absence totale de musique (mise à part le générique de fin utilisant le morceau "Sunday, Bloody Sunday" de U2 dans une version live, très émouvante) Les acteurs sont plutôt convaincants, on sennuie peu ou carrément pas. La mise en scène fait qu'on est réellement révolté par l'attitude des soldats de Sa Majesté. Un film poignant! Qui en plus de ça reprend un des morceaux les plus émouvants jamais composé : Sunday, Bloody Sunday de U2! A voir!
Fait partie des rares films dont la perfection vous fait oublier les acteurs, et penser que vous êtes avec eux dans la rue, à vous protéger des balles. Edifiant, indispensable, çà peut servir aussi à çà le cinéma.
Un grand film ! Dans la lignée de Gus Van Sant (je pense au incroyable Elephant), Paul Greengrass, à qui l'on doit le récent La Mort dans la Peau, nous montre un bijou du réalisme et de la dénonciation des forces militaires. Plus fort qu'un documentaire, Bloody Sunday raconte la marche pacifique qu'il devait y avoir en Irlande du Nord le 30 Janvier 1972. C'est une vraie leçon de cinéma que l'on reçoit. Aucune musique ne vient interrompre cette marche qui se transforme en émeutes et où l'on peut voir les avis des manifestants et des forces armées en parallèle dans le film. Bloody Sunday sert à ne pas oublier, à rappeler ce qu'il s'est passé et comment le gouvernement réagit face à ça. La mythique chanson du groupe U2 vient embellir le générique de fin, la seule chanson du film, celle qui conclut, celle qui referme la porte sans oublier. Seul point négatif : quelques longueurs mais le film en lui-même est magnifiquement réaliste.
Réaliser à l’origine pour la télévision Irlandaise, « Bloody Sunday » est un film nécessaire qui revient sur une sombre page de l’histoire. Paul Greengrass dans un soucie de reconstitution adopte le style documentaire. Caméra à l’épaule, il alterne judicieusement les points de vue des camps opposés (manifestants et force de l’ordre Anglaises). Autre réussite, l’ambiance de cette journée de contestation qu’il parvient aisément à nous faire ressentir, l’agitation étant bien palpable. De cette volonté d’objectivité nait un film dure, poignant dans son dénouement. Evidemment, cela fait réfléchir, surtout l’image de l’armée Anglaise en sort écornée. Cette habile reconstitutions du « dimanche sanglant » n’a pas échappé au jury du festival de Berlin 2002 qui lui attribua l’Ours D’or ex-æquo avec « Le Voyage De Chihiro ».
A la manière d'un docu-fiction, Bloody Sunday retrace à la perfection les évenements tragiques du dimanche sanglant de 1972. Camera à l'épaule Greengrass nous embarque au coeur du conflit, à tel point qu'on se croirait être avec les manifestants Un film coup de poing d'une grande intelligence.
Très bon film basé sur des faits réels qui nous plonges rapidement dans l'horreur de cette guerre qu'ont subit les Irlandais. Un film violent et prenant. Caméra à l’épaule, un peu trop en mouvement par moments et rend désagréable le visionnage. Je trouve dommage aussi ces coupures permanentes tout au long qui gâche le déroulement de l'histoire. Le réalisateur montre ici un film intéressant et captivant sur des faits historiques tragiques cependant la mise en scène reste un peu brouillon
En soi, le film est parfait, bonne mise en scène (mais Greengrass devrait faire attention, à systématiquement filmer à la sauce réaliste et documentaire, que ce soit les émeutes irlandaises du Bloody Sunday, un film daction hollywoodien ou un détournement davion(s), il va finir par dénaturer ses oeuvres en leur imposant un automatisme formel), montage percutant, aucun héroïsme chauvin, pas racoleur, simplement des gens qui veulent sauver leur peau, progression irrémédiable de la tension jusquà une scène finale terrifiante. Le noir après, et ladrénaline qui redescend, le silence et lhorreur. Quelques cartons mettent gentillement le gouvernement Américain et larmée en cause pour leur manque de réactivité. Générique. Maintenant, avec tout ce que lon sait sur les événements, et surtout sur limplication totale du gouvernement U.S. dans les faits, le film se pose un peu comme de la dentelle sur un chauffage, un énième hommage aux victimes. Le propos de Greengrass est, certes, de ne pas fustiger les reponsabilités des dirigeants et de livrer un film-dossier sur le 11 septembre, sen tenant à un huis clos forcément à moitié subjectif, mais devant une sorte de telle « candeur », on se dit que le film aurait très bien pu se dérouler nimporte quand et se contenter de relater un détournement « ordinaire ». Encore une fois, le sujet de Greengrass est de montrer les faits et rien dautre, mais 5 ans ont passés, des choses ont été dites et révélées, scandaleuses et atroces. Bien sûr, en date du 11 septembre, les vraies causes et motivations des attentats nétaient pas connues, et le film peut tirer parti de cette « ignorance » et légitimiser sa neutralité, mais personnellement, jai eu du mal avec cette forme de « détachement ». Cest un peu comme filmer le Titanic sans liceberg, le Watergate sans Nixon, le G8 à Gênes sans la présence policière sur-proportionnée et répressive. En conséquence, le film ne semble rien apporter, aucune réflexion, aucun recul, et se voit com
C'est le genre de film dont on ne sort pas indemne. Rentrer dans le quotidien des Irlandais de Derry, marcher avec eux dans la rue avec femmes, enfants et vieillards, Catholiques et Protestants main dans la main défilant pour leur liberté. Etre aux premières loges lorsque les balles fusent et que les premiers innocents tombent. Ca fait mal ! Surtout que c'est pas si loin l'Irlande de 1972. Une grande claque à l'oubli. Mais c'est aussi très un beau film de la réconciliation (des témoins du bloody sunday des deux "camps" faisaient parti des figurants). Vraiment magnifique.