7069 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
229 critiques spectateurs
5
88 critiques
4
88 critiques
3
26 critiques
2
13 critiques
1
8 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 mai 2007
Une vraie claque. Vous avez admirer "Vol 93" ? Vous allez vous prosterner devant "Bloody Sunday". Encore une fois, Greengrass reconstitue en temps réel un drame historique caméra au poing, manière de filmer qui lui permet là encore de faire croire à une abscence de point de vue ("United 93" dressait le portrait d'un système inefficace aveuglé par tout son equipement ultra moderne). Mais alors quelle reconstitution (scènes intentionnellement floues et mal éclairées, les bruits de fonts, etc)! Pour la première fois au cinéma, le metteur en scène ne transporte pas son spectateur dans un monde soit fictif, mais bel et bien réel (c'est très difficile à expliquer). Impossible d'avoir ne serait-ce que les larmes aux yeux au générique de fin.
Bloody sunday se présente comme une oeuvre fondamentale dans le pseudo-documentaire. Paul Greengrass parvient à nous montrer ce qu'il sait faire de mieux et, en effet, ça nous donne des frissons; autant par une mise en scène quasi parfaite et bien choisie pour ce film, que par un soucis important du détail. Une merveille à couper le souffle.
Film interressant.Il permet de voir le déroulement de la journée sous tous les points de vue:jeunes nord-irlandais,les plus vieux,le député,l'armée brittanique...Mais le film tire tout de même que dans un sens,ou tout est contre les Anglais.
Ce "quasi-documentaire" sorti en 2002 marque le 30ème anniversaire d'un événement dans l'histoire de l'Irlande. Réaliste et provoquant, Paul Greengrass expose des faits d'une rare violence de manière remarquable. Que les gens un tantiné amateurs d'histoire se délectent de ce bijou!
Il n'y a pas de films historiques plus efficaces que celui qui nous transporte directement dans la période et les faits montrés, par son réalisme épatant celui-ci en fait partie. Paul Greengrass nous fait ressentir tout le stress, toute la fureur des personnes présentes ce jour-là.
Avec ce docu-fiction d'une rare puissance, Greengrass dynamite le genre et entre d'emblée dans la cour des grands. Dans des années, on s'en rappellera encore. Un essentiel.
Bloody Sunday ressemble plus à un documentaire qu'à un film, d'autant plus que ce sont des faits réels. Ce film m'a complètement bouleversée, c'est surprenant que le réalisateur ne soit pas irlandais d'ailleurs. La seule chose qui m'a dérangée, c'est la sonnerie du téléphone trop présente et souvent inutile, mais c'est juste un détail! Bloody Sunday est à voir évidemment, surtout que c'est un massacre pas si vieux que ça et vraiment révoltant.
Personne n'a osé mettre une critique 0 étoiles... pas de problème, je serai le premier ! Ce film ne présente aucun intérêt. On n'y apprend rien sur le conflit entre catholiques et protestants. On y voit seulement une bande de jeunes pas très malins qui jettent des pierres sur l'armée Anglaise. On entend ensuite un discours humaniste pas très original. On voit ensuite l'armée anglaise tirer à l'aveuglette sur des gens désarmés. Voilà, c'est à peu près tout. Contrairement à ce que j'ai pu lire ça et là, je n'ai ressenti aucune émotion en regardant ce film. Paradoxalement, le style "documentaire" n'ajoute aucune crédibilité à ce qui est montré. Nous étions deux à regarder ce film, et c'est 0 pour les deux.
Tout simplement bouleversant... P.Greengrass filme caméra à l'épaule ce qui nous donne l'impression de vivre les évènements tragiques de ce dimanche sanglant. Une immersion total dans le film grâce à la réalisation et au très bon jeux d'acteurs qui y participent. Une fois de plus on peut y avoir dans ce récit un belle démonstration de la bêtise humaine et de l'injustice. Je vous invite fortement à voir ce film.
Au coeur de l'action, Paul Greengrass nous présente un quasi-documentaire proche de l'hommage aux victimes de ce 30 janvier 1972, et prouve que c'est un metteur en scène talentueux, tant nos yeux adoptent son style, réaliste et vertigineux. Ainsi, c'est Le Choc. L'impression de vivre les événements et de les sentir au plus profond comme un grand coup de poing, avant d'être complètement KO durant le générique final, où l'émotion atteint son apogée, et ce Sunday Bloody Sunday signé U2... en live! Des acteurs pour la plupart non pros, en tout point épatants car d'une sincérité bouleversante, qui font oubliés la fiction. Un beau film qui nous permet de comprendre -presque d'adopter- le point de vue de ces jeunes tourmentés, engagés dans le conflit, par l'intermédiaire de l'IRA. Un chef d'oeuvre!
Entre Vol 93 et Bloody Sunday, on reconnaît bien le style propre à Greengrass. Dans Bloody Sunday, il traite d'un événement peu abordé (et même pas du tout à ma connaissance) d'une façon magistrale. Ce film colle à la peau de ses personnages et nous plongent véritablement au coeur de l'action, tout en ne basculant pas dans la surenchère. Bloody Sunday fait donc partie de ces films à voir absolument, tant au niveau purement formel qu'à un niveau plus "historique".
Grand artisan du docu-fiction, Paul Greengrass nous fait vivre à travers "Bloody Sunday", ce dimanche 30 janvier 1972 où tout bascula en Irlande du Nord. Le film se découpe en trois parties, avant le défilé, pendant et après.Si l'on peut reprocher une chose au film c'est sa première partie trop longue et qui tarde cruellement à aborder franco le sujet du film, c'est à dire le massacre qui fit 13 morts, mais elle a au moins le mérite tout de même d'instaurer dès les premières minutes un sentiment de tension qui trouvera son apogée lors du discours de Cooper suivi de l'assaut des paras.La suite s'orchestre magistralement dans un mélange de sang et de larmes tourné, ne l'oublions pas, caméra à la main par Greengrass ce qui restitue le sentiment d'assisster en direct à l'un des plus grands massacres du XXème siècle.Si le film nous permet de nous souvenir de cette date sanglante, on sent la volonté du réalisateur de rester neutre et de ne pas prendre parti pour les irlandais ou pour les anglais.La séquence de la fusillade est d'un réalisme saisissant et tourne rapidement en cauchemar puis s'ensuit une descente aux enfers longue, éprouvante et douloureuse pour le spectateur qui ne prendra fin que lorsque retentira l'hymne de U2 devenu un véritable chant de souvenir "Sunday, Bloody Sunday".
Un film impressionnant, bouleversant. Le parti pris de Paul Greengrass (celui de tourner caméra à l'épaule) est ici une réussite insolente, pour nous rapprocher au plus près de l'horreur, celui de ce sombre "bloody sunday" encore dans beaucoup de nos mémoires. Ce devoir de mémoire qui aurait pu se révéler d'un ennui assez insoutenable est en réalité une véritable lecon de cinéma, qui nous prend aux tripes pour ne plus les lacher pendant 1h40. Rarement l'impact des balles sur des personnages ont eu une telle résonnance dans un film. On est à plusieurs reprises terrifiés de ce qui se passe devat nos yeux, la monstruosité humaine, l'intolérance poussé a son paroxysme, avec comme peine finale la mort. Toutefois, Paul Greengrass, qui n'est néanmoins pas neutre sur la question (comment pourrait on l'être devant des monstres pareils) a eu l'intelligence de montrer le point de vue des deux cotés, et ainsi le fait que ce soit bien l'engouement collectif qui soit à l'origine de tels ravages. En tout cas, dans le registre réaliste et impressionnant, il me parait difficile de faire mieux que ce Bloody Sunday. A noter la remarquable prestation de James Nesbitt dans le role du député irlandais. Tout simplement magistral.