Deux camps, deux adversaires, protestants et catholiques, Irlande du Nord et Angleterre, et un conflit! Qui a commencé ? Bien heureux celui qui peut répondre à cette question, d'ailleurs, qui veut vraiment savoir! L'Angleterre doit rester la tête haute (la reine donne des medailles aux soldats qui ont participés au Bloody Sunday), et l'IRA, continu à mener une lutte armée et sans repis, quitte à tuer leurs compatriotes (3000 morts depuis le début du conflit)... Une chose est sûr, l'armée anglaise a fait un vrai carnage lors de cette manifestation, et tirer sur des prêtres ne fera jamais parti du boulot d'un militaire... de la haine, bien entendu vous en ressentirez pour les soldats,... eux qui n'hésitent pas à achever à bout portant... de l'incompréhension...encore plus quand personne n'osera dire la vérité: obligation hiérarchique ? Bloody Sunday est un film que l'on vit, vous n'en ressortirez pas indemne.
Ce film est un véritable électro-choc. Greengrass oscille entre une réalisation proche du documentaire et un scénario avec des personnages fictifs. L'hyperréalisme impressionant de ce film donne longuement à méditer sur la violence et la haine. Un film qui fera date et qui pourrait très bien avoir des vertus éducatives.
Ce film est absolument remarquable. La forme est proche du documentaire, c'est filmé camera à l'épaule, dans un soucis de réalisme et d'authenticité. On est au coeur de l'action, au plus près des personnages.Paul Greengrass parvient parfaitement à décrire la montée de la tension ce jour là et les erreurs tragiques de l'armée britannique qui ont conduit à la catastrophe.