121 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
24 critiques spectateurs
5
1 critique
4
7 critiques
3
10 critiques
2
3 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
peter W.
56 abonnés
1 137 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 30 novembre 2016
Une belle réalisation dans la lignée du néoréalisme italien et dans un style proche de Vittorio de Sica. Le scénario à le mérite de travailler à chaud le sujet avant que le couvercle ne soit remis sur la marmite. On assiste aussi à de bonnes interprétations mais le réalisateur n'arrive finalement pas à donner toute la profondeur possible à son film.
A voir ce film 75 ans après sa réalisation, ce qui surprend, c’est que des Allemands aient eu le courage d’aborder un tel sujet quelques mois seulement après la fin de la guerre. A relativiser cependant, sachant que le réalisateur talentueux n'est autre que Wolfgang Staudte qui a réalisé pendant la guerre le nazi et ignominieux Le Juif Süss et qui, après la guerre est devenu un pilier su stalinisme avant de s'enfuir à l'ouest. Ce qui est effrayant dans ce film, c’est qu’il montre la bonne conscience des assassins, représentés par un commandant revenu auprès de sa famille, la conscience du devoir bien fait, malgré les crimes auxquels il s’est livré. Centrer le film sur un héros positif, écœuré par ce qu’il a vu, mais désirant se faire justice afin, semble-t-il, de pouvoir affronter la vie après le traumatisme qu’il a subi, est une manière facile de purger la conscience d’un pays nazi où il me semble que bien peu de voix se sont élevées à l’époque contre l’horreur nazie. Pour autant, les qualités techniques - image, décors, direction d’acteur - sont impressionnantes, eu égard à la difficulté de tourner en Allemagne à cette époque. Interprétation en finesse malgré caractères archétypes des personnages. Un film-témoignage à voir !
Bon, franchement bon , même 70 ans après sa sortie. Ce qui est déjà fascinant dans ce film c est son ambiance, filmé dans les ruines encore fumantes de Berlin on voit le traumatisme d une population qui a vécue la guerre, s est abandonnée aux pires horreurs et qui du coup cherche à juger et exorciser ce passé très récent pour construire une nouvelle société. On suit l itinéraire d un médecin traumatisé par la guerre qui va vivre dans un appartement délabré avec une jeune femme tout juste libérée des camps et qui va retrouver un de ses supérieurs au front ce dernier étant un criminel de guerre. La mise en scène est pleine d idée, le cadre est remarquable. En fait le seul reproche que je peux faire au film ce sont quelques maladresses sûrement liées à l époque à laquelle il a été tourné. Comme la jeune femme qui paraît un peu trop fringuante pour quelqu un qui a passé plusieurs années dans les camps, le flash back qui aurait gagné à être plus étoffé et quelques scènes qui ont un côté trop sages quand on voit le sujet traité. Mais en dehors de cela c'est remarquable.
Les Assassins sont parmi nous a une ambiance assez attirante qui n'est pas sans rappeler les muets allemands mais je ne suis pas parvenu à pénétrer dans ce film seuls les 20 dernières minutes m'ont assez plu pour le reste je me suis plutôt ennuyé. De plus j'ai été déçu car pour un film tourné à Berlin juste après la fin de la guerre j'avais espéré un film plus détaillé sur l'ambiance chaotique de cette époque.
Le côté propagande est assez insupportable mais il fallait bien au cinéaste avoir droit aux financements du plan Marshall pour pouvoir tourner. Si l'on fait abstraction de cette propagande qui, à la fin, est très pesante, le film est remarquable.
Premier film allemand à sortir en Europe après la guerre. Le style néo-réalistey est très (trop) appuyé dans cette évocation du sentiment de culpabilité d'un homme brisé par les exactions qu'il a vécues, alors que les anciens bourreaux continuent comme si rien ne s'était passé. Tourné dans les ruines encore fumantes d'un Berlin défiguré, le film ne manque pas de force, en dépit de quelques outrances. Staudte poursuivra notamment avec Rotation (49), analyse implacable du système nazi, devenant l'un des meilleurs représentants du cinéma est-allemand.
Le film est un plaidoyer pour la justice. Comme le montre le dernier plan sur les croix. C’est aussi un formidable film sur la vengeance et l’amour. Il est dommage que le film soit coupé en deux car la fin n’a rien à voir avec le début, assez longuet. La dernière partie par contre est dense et propose une réflexion passionnante sur les hommes qui ont fait la guerre et leurs responsabilités dans la mort des innocents. Heureusement il y en a un dont la vie a été bouleversée et que l’amour d’une femme va peut-être sauver, tandis que second, « l’assassin », est voué à garder à l’esprit les conséquences de son acte….
Pour moi LE chef d'oeuvre absolu du cinéma allemand de l'immédiat après-guerre ! Une atmosphère tellement particulière, avec ses clairs-obscurs, ces gens qui tentent de revenir à la vie au milieu des ruines. Un film presque "expiatoire", au coeur d'une Allemagne meurtrie et culpabilisée par plusieurs années de conflit. L'amour naît au milieu de ces vestiges (magistralement mis en lumière par le réalisateur), un amour difficile mais révélateur d'un besoin de renouveau, entre une jeune femme revenue des camps et un ancien médecin militaire qui ne pense qu'à se venger et reporte sa propre culpabilité sur un abominable officier nazi qu'au fond, il hait. La réalisation est totalement fascinante, le rendu unique, et il faut savoir que ce film avait été réalisé à un moment où le cinéma de l'Allemagne de l'Est était contrôlé par les soviétiques ! Mais le réalisateur a su créer une oeuvre absolument unique. Berlin qui renaît de ses cendres, des rats qui rôdent encore dans des ruines, mais des femmes et des hommes qui survivent, tant bien que mal. Certaines scènes sont particulièrement touchantes, dramatiques mais si humaines, la justice oui, c'est ce que recherche les personnages principaux, vivre leur amour en tournant la page d'une ère apocalyptique. J'ai vraiment été très surpris par ce film, déjà très moderne pour l'époque. Du grand cinéma.
Les premières minutes annoncent en quelques images, quelques plans le contexte terrible allant d'une affiche presque anachronique illustrant "La belle Allemagne" à un plan sur les ruines de Berlin. On s'étonne de voir aussi peu de monde dans les rues, les survivants, la pauvreté, la détresse environnante, et on est d'ailleurs surpris de voir une rescapée des Camps revenir aussi en forme, belle, bien faite et sans soucis particulier à première vue. L'idylle est convenue, peu intéressante en elle-même mais la personnalité dépressive du médecin s'impose comme le fil conducteur du récit avec un petit suspense qui s'installe jusqu'à ce qu'on comprenne le grief du médecin envers son ancien supérieur... SPOILERS voir site !... Le plus intéressant est tout le travail psychologique sur les personnages, en abordant les thématiques de culpabilité et de pardon d'abord, puis de vengeance ou de justice sur la conclusion du film appelant à une réconciliation nationale tout en ouvrant la porte aux procès dont Nuremberg sera la symbole ultime. Précisons que la fin a été modifié par ordre de la censure soviétique afin de "na pas nourrir trop violemment certains ressentiments". Un film à conseiller. Site : Selenie
Un film dans la grande tradition du cinéma expressionniste allemand , noir et blanc d’avant-guerre : Murnau, Fritz Lang et Pabst ne sont pas loin . Une image à couper le souffle, des ombres reportées effrayantes, des noirs intenses, des reconstitutions de bâtiment, on est proche du néo fantastique. Le scénario est assez simpliste : 1945 , l’Allemagne a perdu la guerre détruite, ici Berlin pleine de gravas, de personnages fantomatiques, et un ex.docteur revenu de la guerre, un peu fragile, déséquilibré, qui rencontrera l’amour avec une ancienne prisonnière de camp. Mais surtout trouvera sur sa route l’ancien commandant de son régiment qui fut un tortionnaire. Comment va-t-il vivre cette rencontre, y a t- il place pour le pardon ou la vengeance. La compassion est-elle possible ? Pas beaucoup de finesse dans l’analyse, un scénario un peu simpliste et les acteurs sont souvent dans le surjeu théâtralisé . Mais le sujet est pourtant intéressant.
Très marqué par la tradition expressionniste allemande, ce film est le premier sorti en Allemagne après la fin de la guerre. Et par conséquent le premier à aborder, d'un point de vue allemand, le problème de la responsabilité face aux crimes de guerres et au génocide commis par l'Etat nazi. Depuis, bien sûr, de nombreux films ont abordé cette question de façon plus élaborée et plus subtile. Il a été produit par la DEFA, dans la zone d'occupation soviétique, avant que celle-ci ne devienne la RDA. C'est donc une oeuvre de propagande, même si on n'y voit ni soldats américains et soviétiques, ni militants communistes. Le réalisateur, Wolfgang Staudte, contrairement à ce qu'écrit un critique sur ce fil, n'a pas été le metteur en scène de l'ignoble Juif Suss. Il n'y a participé que comme comédien, ce qui n'est tout de même pas la même chose. Cette participation, dont on ignore les conditions, ne suffit donc pas à le disqualifier. Pas davantage que le fait qu'il soit passé à l'Ouest après avoir poursuivi sa carrière en Allemagne de l'Est. Le discours politique est tout de même relativement simpliste : les assassins doivent être condamnés, sans que soit fait allusion au nazisme. Le seul élément qui semble relever de la propagande communiste, c'est le personnage de l'officier sanguinaire qui retrouve une situation confortable comme patron d'une entreprise qui recycle les casques en les transformant en casseroles. Mais les causes de la guerre ne sont évoquées. Si le côté politique est faible, l'aspect humaniste donne tout son intérêt au film. Une des meilleures scènes, très émouvante, est celle où le médecin traumatisé par la guerre reprend goût à la vie en sauvant une jeune fille. On notera en revanche que le personnage de la jeune déportée est peu développé. En dépit de ses faiblesses, ce film est à voir, non seulement comme document, mais comme une oeuvre forte qui suscite l'émotion davantage que la réflexion.
Servi par une photographie digne des grands expressionnistes allemands d'avant-guerre (directeur photo de Metropolis) visible dès la première scène au milieu des décombres, la plaidoirie de Staudte mérite une découverte. Si on excuse l'apparence de la jeune Susanne, un peu trop bien portante pour quelqu'un qui sort d'un camp de concentration, la mise en scène élaborée met en scène pour la première fois la capitale germanique en ruine. Scénario classique: je reconnais un ancien nazi, coupable d'atrocités, que dois-je faire? Quelle intuition de tourner ce thème dès 46, alors que dans la vraie vie, les premiers procès à l'ouest ne viendront que vingt ans plus tard… Avec le procureur Bauer. Un film à connaitre, pétri de bons sentiments et guidé par le besoin de réconciliation, mais aussi servi par une efficacité sans fioritures dans la réalisation. Et qui finit le jour de Noël, jour béni chez toute famille allemande. TV - avril 2025