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Un visiteur
5,0
Publiée le 20 décembre 2010
Michael Powell/Eric Pressburger... une grande collaboration souvent injustement oublié par de trop nombreux cinéphiles. Le Narcisse noir est la preuve que ce duo relève du génie. Redécouvrir au Champo, dans un technicolor flamboyant (le film date de 1947 !) cette oeuvre d'art terrifiante, angoissante, coloré, édifiante m'a encore une fois bouleverse. le film relève presque du cinéma expérimental, Michael Powell utilisant des très gros plans et des effets visuels formellement innovant. le fond quant à lui est remarquable, jamais au cinéma l'action de l'environnement sur un groupe de personne a été aussi bien transcrit. c'est un film d'une force fabuleuse, unique, interpreté par une actrice d'une senibilité hors norme, Deborah Kerr, qui fait le moindre de ses émotions avec un naturel incroyable. je le recommande chaudement !
L’impossible installation d’un couvent-école-dispensaire dans les montagnes de l’Himalaya par des religieuses inexpérimentées. Plutôt film d’aventures avec de belles images reconstituées en studio, une belle photo justement oscarisée mais aussi étude psychologique de personnages déracinés et vulnérables, et des scènes choc. En revanche, la description des mœurs indigènes reste condescendante.
"Black Narcissus" m'a beaucoup moins convaincu que "The Red Shoes". Cependant, il reste un très bon film. Des nonnes viennent enseigner dans les plus hautes hauteurs de l'Himalaya , dans un palais tout juste donné par un général indien.¨Petit à petit, les Soeurs du couvent deviennent hystériques , troublées par l'endroit. Redoutablement mis en scène par les British de Powell et Pressburger, ce qui m'a d'abord bien frappé ce sont les décors , absolument magnifiques. Pour ce qui est de l'histoire, je l'ai trouvé assez linéaire, il n'y a que dans la dernière demie heure que l'on est pris dans cette descente aux enfers morale. Possédant un Technicolor encore une fois à l'esthétisme impeccable, je suis ressorti assez déçu.
Un film sublime , avec une esthétique qui frise la caricature et avec ce charme désuet et irremplaçable des années 40. En ce temps là tout était suggéré , ce qui renforçait l'intensité dramatique de l'histoire . Que dire encore : la photo est magnifique ... et puis on pourra trouver un côté amusant au film avec l'archétype du "héros" masculin qui nous est présenté ... décidément les temps ont bien changé ...
Ce film, s'il porte une part de ce classicisme qui peut agacer (décors peints, musique orchestrale trop présente...), sait pourtant rendre une ambiance pesante et bénéficie d'une photographie superbe.
Si la beauté des images était le seul critère ce serait un bon film, mais il y a en a d'autres qui rentrent en ligne de compte et sous ces aspects ça ne présente aucun intérêt à mon sens ...
Une belle qualité pour la photographie, l'esthétisme du film mais un scénario tellement plat.... Il faut attendre le dernier épisode pour que cela décolle un peu. Le seul intérêt pour cette mini-série aurait été de tomber dans de l'horreur ou du terrifiant de manière plus franche, mais on sent bien la patte de Disney qui veut faire de l'épouvante tout en ne faisant pas peur. Les autres thèmes tombent dans le même travers, on suggère sans explorer.
Un film d'une profondeur et d'une puissance extraordinaire. La beauté de Déborah Kerr est bouleversante. Quand on pense que ce film tourné en Irlande est sensé se passer aux portes de l'Hymalaya ! On y croit et c'est magique. Des scènes d'une intensité incroyable, on est suspendu comme à cette corde qui sert à agiter la cloche et on a envie de serrer la main de la nonne
Avec Le Narcisse noir, Michael Powell et Emeric Pressburger transforment le mélodrame en expérience sensorielle d’une intensité troublante. La mise en scène, portée par des couleurs somptueuses et des décors stylisés, fait du couvent un espace mental où les désirs réprimés finissent par affleurer. Le film explore la fragilité des certitudes spirituelles face à la puissance du désir et de l’environnement. Deborah Kerr et Kathleen Byron incarnent avec une tension remarquable cette progressive désagrégation intérieure. Une œuvre hypnotique et fiévreuse, où la beauté plastique devient le vecteur d’un véritable vertige psychologique.