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2,5
Publiée le 18 septembre 2018
L'un des films les plus cèlèbres de Claude Chabrol où tout le sujet (du moins une partie) est finalement rèsumè par le dernier plan entre Charles et Hèlène avec ce long regard d'amour! Un mari trompè (Michel Bouquet, remarquable) rencontre l'amant de sa femme et le tue! Chabrol met l'accent sur une famille de classe supèrieure dans une luxueuse villa quelque part en banlieue! Sans avoir un tempèrament de jaloux (peut-être parce que ça lui est très difficile d'être soupçonneux), le rèalisateur français touche juste dans les rapports de soupçon entre homme et femme! Un film comme "La femme infidèle n'exclut pas le cinèma d'Hitchcock avec une tension qui bouillonne sous la surface! Le problème, c'est que ce suspense psychologique profondèment ancrè dans son èpoque fait parti des films qui ont mal vieilli! Des lenteurs, une bourgeoisie vieillotte et une prestation dèphasèe de Maurice Ronet! Hommage à Stèphane Audran [1932-2018] avec ce charme mystèrieux qui n'appartenait qu'à elle! Ce n'est pas, il s'en faut, son meilleur rôle On lui prèfère largement "Le boucher"...
J'adore ce film ! Une véritable critique de la bourgeoisie qui s'emmerde grave. Tous les personnages sont des stéréotypes de la bêtise incarnée. Michel Bouquet est extraordinaire en pauvre type nul à souhait.
Avec la femme infidèle Claude Chabrol aborde avec sensibilté et beaucoup de soin certains de ses thèmes favoris, les tourments du couple, la passion, la bourgeoisie, la folie meurtrière. Tout l'intérêt et l'originalité du film, entre drame intimiste et policier, réside dans le portrait d'un homme amoureux, qui en dépit des trahisons de sa femme persistera à l'aimer: car la trahison ne suscite curieusement chez lui ni rejet ni dégout. Il persiste à aimer. Il n'a rien d'un meurtrier et pourtant il tue: magnifique longue scène à la fois étrange et truculente durant laquelle le mari trompé et l'amant se rencontre. Très belle interprétation de Michel Bouquet. Claude Chabrol accorde un soin infime à la photographie (gros plans répétés sur le beau visage de stéphane Audran), aux cadrages (travelling lent, avant et arrière). Le scénario manque somme toute d'originalité et la prestation de Stéphane Audran (fort peu sympathique bourgeoise) est quelque peu inégale. La femme infidèle conserve quarante ans après sa sortie tout son intérêt et son charme et mérite encore toute l'attention des cinéphiles.
Opus ( selon moi) majeur de la longue filmographie de Claude Chabrol ( plus de cinquante titres) , " la femme infidèle" est au travers d'un scénario convenu ( un bourgeois soupçonne son épouse de le tromper. Il charge un détective d'enquêter), propose une réflexion sur les névroses, les troubles de la personnalité de la classe dominante et sur l'institution du mariage.
La mise en scène est au scalpel et décrit une ambiance glacée soulignée par une bande son qui se marie à merveille aux images.
Il faut relever le casting exceptionnel servit par la sublime Stéphane Audran ( épouse à la ville du cinéaste) et par Michel Bouquet dont le personnage est formidable d'hypocrisie et de jalousie pathologique.
Avec " que la bête meure", " le boucher", " les noces rouges", " la femme infidèle" représente à mon goût, la quintessence du cinéma de ce metteur en scène de premier ordre, que fût Claude Chabrol.
Ça commence si bien... le couple si classe et élégant et la tension qui monte par le silence et le poids de la culpabilité. Il faut apprécier comment des détails aussi futiles que le puzzle peuvent créer un soupçon réel et des regards accusateurs. La progression est lente et intérieure et l’amour qui en définitive force le silence, témoin cette scène finale où la caméra s’efface sans bruit.
On se dit que l'on va revoir ça, et trouver ça quand même "daté"voire même finalement complaisant , et puis on est vite fasciné par la redoutable simplicité de la mise en scène, par la précision de l'écriture et la puissance d'incarnation d'un Bouquet. Quand à Stephane Audran elle n'est rien de moins ici, que l’égale des plus grandes icônes féminines du film Noir US des années 40.
L'ambiance et les acteurs m'ont paru trop neutre, inexpressifs au premier abord. Cependant, je dois reconnaître qu'après la scène du crime, mon attention s'est amplifiée. Le film est un véritable jeu de patience dont les longueurs se transposent peu à peu en suspens et donne envie d'aller jusqu'à ce final qui nous met dans l'oeil du protagoniste et que j'ai tout simplement trouvé génial ! :)
Un très bon Chabrol avec deux grands acteurs au sommet de leur art : Michel Bouquet et stéphane Audran qui font de cette histoire d'adultère un drame psychologique abouti.
A partir d’un scénario simple comme bonjour, Claude Chabrol brosse une galerie de personnages complexes et attachants. Comme à son habitude, le réalisateur épingle les petits vices des familles bourgeoises en évitant soigneusement l’écueil du jugement moral. La scène finale est d’une beauté renversante. Une vraie réussite.
Claude Chabrol me séduit encore une fois, le scénario pourrait tenir sur un timbre poste mais le réalisateur ficelle ça tellement bien que l'on ne s'ennuie pas. De même, on sait déjà tout ce qu'il se passera avant d'avoir commencé le film mais ça ne dérange absolument pas. La vie des personnages est tellement bien décrites qu'on se passionne pour cette histoire lugubre. La musique est superbe et rend l'atmosphère particulière stressante. Un film qui vaut le coup d'être vu.
Le tableau d’une quiétude et d’une régularité bourgeoise (le haut de la moyenne bourgeoisie des années les plus prospères) tellement parfaites qu’elles en deviennent ironiques. L’aparté le plus réussi à cet égard est la séquence de la panne de la diffusion télévisée… Le cinéma de Chabrol a eu une période sèche, austère, inquisitoriale comme l’examen de conscience hérité de la Contre-réforme (avec le paradoxe de rendre les personnages d’autant plus opaques qu’ils sont fouillés). La fin, suspendue, totalement énigmatique, est des plus surprenante : on a le sentiment que le film congédie le spectateur pour ne plus laisser place qu’à une espèce d’intimité à la fois apaisée et perverse entre les deux principaux protagoniste.
Chez Chabrol, l’infidélité n’est jamais un scandale. C’est un fait. Un mouvement discret, presque administratif, qui déclenche une mécanique bien plus grave que la jalousie : le contrôle. La Femme infidèle s’ouvre dans un monde calme, bourgeois, parfaitement ordonné. Rien ne déborde. Les gestes sont mesurés. Les intérieurs impeccables. Et pourtant, tout est déjà vicié. Charles Desvallées soupçonne sa femme. Il ne l’affronte pas. Il observe. Il délègue le regard à un détective. Ce choix, en apparence rationnel, révèle la vraie nature du film : ici, la violence n’est pas passionnelle, elle est méthodique. Michel Bouquet incarne un homme qui ne crie jamais, ne tremble pas, ne doute pas. Il accumule les preuves comme on range des dossiers. Et c’est précisément ce calme qui glace. Face à lui, Stéphane Audran compose un personnage presque opaque. Hélène ne se justifie pas. Elle existe. Elle se tait. Elle regarde ailleurs. Chabrol refuse de faire d’elle une coupable ou une victime. Il la filme comme un point aveugle. Une zone que le regard masculin tente de cerner, de comprendre, puis de maîtriser. La mise en scène est d’une sécheresse exemplaire. Pas de musique appuyée. Peu d’effets. Des cadres nets, presque indifférents. Chabrol filme les salons, les rues, les voitures comme des espaces neutres où la morale se déplace sans bruit. Tout se joue dans les silences, dans l’absence de réaction, dans cette manière de laisser faire l’inacceptable sans jamais le commenter. Oui, La Femme infidèle est un grand film de maîtrise. Mais c’est aussi un film qui tient volontairement à distance. Il n’offre ni catharsis ni empathie. Il observe, dissèque, puis se retire. Certains y verront une démonstration brillante. D’autres une froideur excessive. Chabrol ne tranche pas. Il regarde les dégâts et passe à autre chose. Ma note : 14 / 20
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Honnêtement, je ne m'attendais pas à recevoir de la part de ce film, une claque aussi grosse lors de mon visionnage; et pourtant, c'est véritablement ce qui s'est produit. Claude Chabrol est malicieux, exigeant et calculateur et cela se remarque indirectement voir directement dans sa manière de concevoir et de réaliser son oeuvre "La Femme infidèle" (1969) porté à l'écran par un Michel Bouquet et une Stéphane Audran exceptionnelle. L'interprétation et la direction des acteurs est sans conteste l'un des atouts de ce film qui se plait à construire des nouvelles/fausses pistes jusqu'à la grande révélation: le meurtre de l'amant de sa femme. Tout au long de ce film, on entretien, on habitue le spectateur à ce que le drame arrive tôt ou tard, le thriller n'a jamais aussi bien porter son nom grâce à ce film (réalisation, bande son, interprétation qui dirigent les acteurs vers quelque chose de sombre et inquiétant). Le spectateur est ainsi dire happé par les mésaventures de ce couple ordinaire d'apparence mais finalement très intriguant et pas totalement innocent. Une merveille du cinéma français !
Un régal que ce film !! Attrayant de bout en bout avec énormément de suspens. Comme souvent chez Chabrol. Des scènes tellement "fortes" comme la rencontre entre Michel Bouquet et l'amant de sa femme (vraiment une grande scène du film). Un film intelligent, réaliste, bien tourné, du suspens et du mystère à la Hitchcock. Que demander de plus !!
Plutot pas mal....Certes pas un rythme effrenant,mais un film qui petit a petit vous prend....Michel Bouquet tout en froideur colle parfaitement au personnage,en évitant de montrer une quelconque émotion.C'est un assez bon film.