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Un visiteur
4,0
Publiée le 2 mai 2011
Il ne s'agit pas d'une critique , mais si je ne m'abuse il y a deux fins. Celle que j'ai vue ce soir et celle d'avant où Michel bouquet incapable de se vivre en tant qu'assassin se livre à la police,malgré les supplications de son ami qui lui trouve des circonstances atténuantes !!! Ai-je des halllucinations !! Ce film est magnifique de toute façon !!!!
Comme les apparences peuvent être trompeuses ! Chabrol décortique avec précision les traits de caractère d'une bourgeoisie qui s'emmerde, enfermée dans ses propres codes. Un époux desintéressé, une épouse frustrée... un amant. Et tout bascule vers le désir, la colère puis la vengeance. Une très belle réalisation, des acteurs à couper le souffle et un scénario de premier choix.
Lent, ennuyeux et incohérent. C'est du Chabrol, OK, je ne vais pas m'étendre sur la technique qui est (quasi) parfaite. Le problème majeur pour moi est dans la (pseudo) intrigue policière - le dernier plan n'a pas de sens et j'aime bien qu'il y ait un minimum de logique dans le scénario . Les policiers n'ont rien, ni preuves ni indices matériels ni soupçons (à cette époque il n'y a ni luminol ni ADN) . Si Audran peut valablement soupçonner son mari , tant que les 2 disent aux policiers "circulez, il n'y a rien à voir" ils ne seront jamais arrêtés et certainement pas condamnés (pour quel motif ?) . Il n'y a donc aucun risque pour les 2 époux d'avoir des "ennuis" avec la police et ils peuvent vivre leur vie de la manière qui leur convient . Alors à quoi ça rime ce dernier plan qui sous entend lourdement que soit Bouquet va se livrer soit les policiers vont l'arrêter ? Exact - à rien et on reste sur l'impression qu'on se fiche de nous avec ce procédé à 2 balles qui consiste à finir avant la fin puisque tout ce qu'on pourrait dire s'exposerait à une critique (justifiée) d'incohérence et d'un scénario invraisemblable .
Un très bon film, tout en retenue et en sobriété. La fin, ouverte, est magnifique. Les acteurs sont tous géniaux. Le flic qui ne dit pas un mot est très angoissant.
Film lent, long et daté mais avec une véritable intensité à partir du point de bascule de l'histoire. Michel Bouquet et Stéphane Audran tiennent un peu le film à bout de bras, grâce à leur personnalité plutôt que par leur jeu d'acteur d'ailleurs.
Où l’on voit que (1) tromper son mari est le meilleur moyen de tromper son ennui, et (2) que la meilleure thérapie de couple est la complicité meurtrière ! Peinture de la vie bourgeoisie des années 60 : comment le souci des apparences peut-il recouvrir des sentiments aussi violents ? Bravo Chabrol pour avoir su rendre cette histoire vraisemblable (il y a quand même une ou deux bricoles dans le scénario qui…, mais bon). Belles prestations de Stéphane Audran et de Michel Bouquet. Audran est à l’acmé de sa beauté.
Un pur Chabrol. L'autopsie d'un couple de bourgeois des années 60. La mise en scène, qui semblait novatrice à l'époque, paraît bien datée de nos jours. Reste le plaisir de retrouver une pléiade d'acteurs, convaincants dans leurs personnages, aujourd'hui disparus.
Un très bon film de Claude Chabrol. Un homme, interprété par Michel Bouquet et sa femme, la rayonnante Stéphane Audran, mènent une existence bourgeoise. Sans éclats et sans passion. La vie est monotone et les plaisirs de la chair se font rares. Madame prend donc un amant. Mais le mari voit rouge et envoie ledit amant ad patres. La fin du film est bouleversante. Une fois que madame a compris que c'est monsieur qui a tué son amant et qu'il se fait arrêter, les époux échangent enfin un regard passionné, comme si le meurtre commis par le mari avait ravivé leur complicité et leur libido. On retrouve les grandes caractéristiques du style chabrolien dans ce film. Une critique implacable de la bourgeoisie, un jeu d'acteurs plutôt minimaliste... Personnellement, j'ai adoré la façon dont le réalisateur filme les silences qui, dans ce film, en disent plus que les dialogues.
Sûr qu'avec un mari aussi ennuyeux que Charles Desvallées, on pardonnera immédiatement à toute épouse de vouloir tenter l'aventure ailleurs et on devine l'extrême ennui du gamin entre ses deux boute- en-train de parents. L'univers de Chabrol n'appartient résolument qu'à lui, mais le jeu des acteurs est quand même un tantinet artificiel, non ? De plus, certains " couacs " étonnent venant du Maître ; comme la Mercedes qui a subitement perdu sa plaque minéralogie avant, dans la deuxième prise sur le trajet retour de chez Pégalla. Ou encore le constat amiable rempli en 10 secondes chrono en temps réel. Marrant, par contre la taille inversement proportionnelle de leur somptueuse et immense demeure à celle de l'unique téléviseur à écran de 36 cm en diagonale ! À pleurer de rire. Il aurait pu faire un effort Charles ; tous trois doivent se coller le nez dessus. Ah oui, au fait ; sur quel mobile et quelles preuves les deux flics viennent le serrer à la fin ? J'ai peut être dormi quelques minutes.
Un mari trompé tue l'amant de sa femme. Superbe prestation de Michel Bouquet et Stéphane Audran dans ce Charbol sobre et élégant qui, comme à son habitude, dissèque à merveille la bourgeoisie (ici dans la fin des années soixante).
Il l'aime,il l'aime ,il l'aime mais comment ??? Tous deux vivent ; elle rayonne dans sa beauté des années 70 , lui sublime le role du bon pere de famille des annees 70 et d'émotion ou celles ci sont feutrées ou enfouies dans cette époque...oui c'etait comme cela...tout cela sur fond de jalousie, meurtre, enquête et scoubidoubidou...mais ca date!!! cB
Première fois que je vois ce film, depuis je ne cesse de le regarder, il est tout simplement parfait. L'époque des années 68, les cafés, les bagnoles, la clope (quelle horreur !), les vêtements, on regarde ce film avec beaucoup de nostalgie, de plus ce film n'à pas pris une ride. Beaucoup de rythme, du suspense, précision du scénario, mise en scène sobre, on ne s'ennuie pas, très agréable à suivre. Bouquet et Audran excellents dans leur rôles respectifs, d'ailleurs tous les acteurs sont parfaitement dans leur rôles. La scène du crime est impressionnante car bien préparée par Charles Desvallées, la fin du film est inoubliable. Ce film peut paraitre lent, mais cette lenteur n'est qu'apparente, dans le contexte d'une petite vie douce et bourgeoise se dessine un drame familial avec un mécanisme d'une précision diabolique et glaçante.
Ah l'alcoolisme mondain de la bourgeoisie... Très nuancé et fin psychologiquement, ce drame présente une épouse encore complice, respectueuse, reconnaissante envers son mari et impliquée dans son rôle de mère mais qui par manque d'air, par ennui ou par pure attirance prend un amant avec lequel la relation n'est pas purement sexuelle. Intelligemment, spoiler: ce n'est pas la tromperie seule qui déclenche le coup de sang de l'époux mais la déception, la douleur, la colère de constater qu'il existe une autre vérité sur sa relation avec sa femme. Dans une mise en scène parfaitement maitrisée, le récit déroule sa fluide mécanique spoiler: (jusqu'au cynique dénouement) , porté par un excellent casting, une musique tendant l'atmosphère et des dialogues délectables par leur sous-texte (qu'il s'agisse des questions faussement innocentes du cocu, de sa confrontation avec son rival ou des doubles sens des enquêteurs). Une acide étude de moeurs pertinente.