Comédie de murs à laméricaine. Le sujet, pourtant insolite, est trop gentiment exploité. Les scènes de dialogues « entre ami(e)s » sont lourdes. Le choix des musiques pas toujours des plus judicieux. Certaines situations font tout de même sourire et linterprétation de Albert Dupontel et Marianne Denicourt relève le niveau général.
J'ai trouvé ce film vraiment nul. Heureusement qu'il y avait Albert Dupontel pour sauver ce film du flop... C'était rempli de clichés: c'est à croire que tous les hommes sont des machos qui ne pensent qu'à leur propre plaisir...
Pour une fois Dupontel n'est pas insupportable, par contre tout ce qui est autour l'est. Les dialogues sont completement rates et ne font pas rire, mais le pire ce sont les reactions des personnages totalement irrealistes. Je n'ai vraiment rien compris, la femme reproche a son mari de la tromper mais personne ne trouve a redire qu'elle soit parti en premier lieu vivre avec son amant. Son arrivee armee d'un fusil est egalement totalement ridicule et ce ne sont que des exemples parmi tant d'autres... En fait, l'idee de depart n'est finalement pas si bete que ca et les 10 premieres minutes peuvent passer, mais apres on a l'impression qu'il ne se passe rien et que la situation n'evolue pas.
Alex, désespérément las et taciturne, traine son ennui en famille comme au boulot. Seul dans sa maison, après que sa femme l'a quitté, Alex découvre les vertus de la poupée gonflable. La femme idéale est-elle cette compagne siliconée, sexy et pas délicate, tolérant le foot à la maison et la vaisselle qui s'entasse, et surtout muette? Réalisé par un homme, la comédie aurait été probablement taxée de misogynie. De cette situation insolite et triviale, plus ou moins piquante, la réalisatrice Valérie Guignabodet tire une comédie hélas caricaturale et peu convaincante. Car la liaison qu'entame Albert Dupontel ne sert que des propos convenus sur le couple et sur la sexualité du couple en particulier. Si certains mots ou scènes peuvent faire sourire par leur incongruité, la comédie ne s'impose pas par un ton ou un point de vue véritablement singuliers et se maintient le plus souvent dans le boulevard un rien vulgaire. D'un côté, il y a ce concubinage hors norme d'Alex, dont on fait vite le tour, faute d'idées, de l'autre, on découvre, dès lors que la "liaison" d'Alex n'est plus un secret, les réactions communes de son entourage. L'impression générale est l'inaboutissement: du propos, qui ne débouche sur rien, du personnage de Dupontel, lequel, muré dan son silence et sa mélancolie, n'exprime pas grand'chose. Un peu court.
Dès la lecture du synopsis,on se dit que la comédie de Valérie Guignabodet a toute les chances de tomber dans le vulgaire ou le graveleux.On a tort.Si effectivement,quelques gags au-dessous de la ceinture ressemblent à des passages obligés,"Monique"se voit plus comme une comédie grinçante sur les excès provoqués par la frustation sexuelle dans un couple moyen.Un cadre,photographe de son état,déphasé par sa vie monotone et sa femme peu exaltante,a l'idée apparemment saugrenue de commander une poupée en silicone sur Internet pour relançer sa vie sexuelle.Décalé,décalqué même,le film joue abondamment de l'absurdité de cette situation.On évite le scabreux,et on est stupéfait par le réalisme attirant de cette poupée.Sa présence pose la question de l'égoïsme masculin,de la misogynie moderne,mais surtout sur la modification des relations physiques d'adultes.Loin de la poésie d'"une fiancée pas comme les autres",Monique cherche à choquer gentiment et à divertir de cette mascarade assez irréaliste.Toutefois,une fois passée la surprise,tout cela tourne largement en rond,et la forme assez kitsch prête à sourire.Albert Dupontel,mutique et barré,donne de la profondeur au film,mais il en faudrait bien plus.
Je n'ai pas du tout accroché. Le pitch ne m'intéressait pas franchement et j'ai davantage subi que suivi cette comédie française un peu lourde et un peu vide de sens, malgré ce que le réalisateur veut laisser paraître.
Franchement, Monique, avec Albert Dupontel, c’est une comédie romantique… mais clairement pas comme les autres On est quand même sur une histoire d’amour entre un mec et une poupée moulée, donc déjà ça annonce la couleur. Et pourtant, ça marche ! C’est à la fois drôle, absurde, et un peu dérangeant, mais surtout ça pose une vraie question : c’est quoi, au fond, un couple ? Derrière le délire, il y a une petite réflexion presque philosophique qui surprend plutôt agréablement. Bon, par contre, faut être honnête : la forme a un peu vieilli, ça fait déjà un peu “film d’une autre époque” alors qu’il n’a pas tant d’années que ça. Mais le sujet reste suffisamment original pour qu’on passe un bon moment.
Très bonne comédie qui part sur le postulat de base de la lassitude du couple qui vire dans le loufoque presque cartoonesque avec l'arrivée de Monique. Après quelques moments un peu trash mais si typique de Dupontel, les situations deviennent de plus en plus absurde et finalement celui que l'on croyait le plus atteint se révèle être le plus équilibré. A voir
On a eu droit à pas mal de films à l'apparition de ces gadgets en silicone. La version française se défend grâce à Dupontel mais la réalisation laisse trop souvent à désirer...
Le premier long-métrage de Valérie Guignabodet, sorti en 2002, s’appuie sur un scénario délicieusement non-conformiste. Malheureusement, en restant au stade d’une simple comédie ce film n’exploite pas suffisamment le filon de la provocation. Pourtant, la relation sentimentale d’un quadragénaire avec une poupée moulée en silicone aurait pu procurer un enchaînement de situations délirantes. Surtout lorsque l’acteur principal est Albert Dupontel ! On a le droit néanmoins à quelques réflexions savoureuses sur le désir sexuel, et ce, sans jamais tomber dans la vulgarité. Bref, un divertissement audacieux mais poussif.