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Emmanuel Cockpit
90 abonnés
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4,0
Publiée le 6 décembre 2024
Après avoir été délaissé par son pays, c’est un Bébel bien remonté qui fait des étincelles. Sur une musique d’Ennio Morricone il enchaîne action et humour sur un rythme soutenu et illustrés de réparties cinglantes. Seul contre tous, son style hâbleur et musclé éclaire son charisme pour notre plus grand plaisir.
Seuls Jean Paul Belmondo et à la limite Robert Hossein semblent vouloir livrer une prestation convenable. Les autres mènent un jeu d'acteur d'une molesse et d'une incredibilité rares et nous donnent de la peine à croire à ce polar un peu démesuré... Avec cet espèce de climat dramatique qui sonne faux, à mettre le magnifique thème Chi Mai de Ennio Moriconne à tout bout de champs, ça colle pas du tout c'est assez ridicule... Heureusement les dialogues sont réussis et riches en punchline (les châtaignes !), un peu d'humour pour sauver ce pseudo classique navet, à base d'inspiration Western, de vengeance et de sang peinture !
Jean-Paul Belmondo le plus grand acteur de sa génération dans l'un de ses meilleurs film. Donc si vous me demandez si ça vaut le coup de le voir. Je vous répondrai qu'effectivement cela vaut le coup.
Du grand Launter avec irremplaçable Belmondo. Le scénario innedi de ce film nous plonge dans un monde que l'on connaît déjà, un monde corrompu ou les grand écrasent les petit et quoique nous cherchions à faire nous finirons toujours par nous faire taire. Ce film a bien vieillis et nous laisse cette merveille au son d'une autre époque immortalisant Mr J-P.B
Belmondo incarne dans ce film un rôle qui lui correspond. Bien que je trouve que ce film soit plutôt triste puisque le personnage de Belmondo s'est fait trahir de tout les côtés. Cependant, les cascades dans ce film sont bien réalisés et la bande sonore d'Ennio Morricone est exceptionnelle (et participe à mon sentiment de tristesse).
Laché en pleine mission africaine par sa hiérarchie, l'agent secret Français Joss Beaumont revient en France après deux ans de captivité et ça va barder. Branle-bas de combat chez les barbouzes parisiennes. Car Joss est un pro, un dur de dur. Dans un costume taillé sur mesure, Belmondo "belmondise" au coeur d'une intrigue politico-policière qui a pris, depuis, un sacré coup de vieux. La représentation que Lautner et Audiard font de certaines moeurs politiques où s'acoquinent la raison d'Etat (en l'occurence, la politique africaine de la France) et l'action non officielle des services secrets, n'est guère subtile. En vertu des personnages caricaturaux et des propos éculés qui inspirent leur sujet. Déjouant les pièges policiers (du méchant commissaire Rosen, alias Robert Hossein), Belmondo frime en héros malin, en séducteur et en cascadeur. Il n'y a pourtant pas de quoi, tant les péripéties du film apparaissent invraisemblables et simplistes. Par conséquent, on y prend peu d'intérêt, d'autant que les acteurs, se prenant un peu trop au sérieux, tel qu'ils sont dirigés ,jouent parcimonieusement la carte de l'humour.
Jean-Paul Belmondo, Georges Lautner, Michel Audiard et Ennio Morricone : nous voilà entre de bonnes mains. Jocelyn Beaumont fait trembler la République en revenant des geôles d'une dictature africaine. Sur fond de Françafrique, le héros est de retour au pays pour régler ses comptes avec les autorités, sa hiérarchie et ses amis qui l'ont lâché. Il est habile, fait tourner en bourrique ses anciens collègues et distribue du bourre-pif. Il embrasse aussi, sa femme et sa maitresse, toutes deux se languissant de son retour. Même la call girl du président du Malagawi, dont la plastique la rend éligible en tant que Claudette, lui propose ses charmes gracieusement. Il égrène quelques répliques dont il a le secret : "Joss Beaumont, espionnage et châtaignes." Les cascades et les poursuites en voiture finissent de remplir le tableau de cet excellent film avec Bébel au top de sa forme, bien servi par des seconds rôles tout en crainte ou admiration. À (re)voir absolument.
Un polar culte de Georges Lautner qui fait la part belle à JP Belmondo qui cabotine, saute, escalade, court et met des pains à tour de bras sur une intrigue bien sympathique. La mise en place est chouette, ensuite ça ronronne beaucoup pendant un moment puis vient la partie finale avec une course poursuite assez mémorable et un final très accrocheur. C'est assez bien foutu quoique trop long avec de nombreux creux, heureusement contrebalancé par la classe de Bebel. Un mot sur la BO absolument sublime d' Ennio Morricone qui peut mettre les poils autant qu'agacer ici car utilisée avec un manque de parcimonie évident. Ça reste un bon polar avec de belles scènes d'action et un rôle emblématique pour Belmondo. À voir.
Le flamboyant Belmondo dans un film de Lautner, dialogué par Michel Audiard et mis en musique par Ennio Moricone. Avec Desailly et Robert Hossein en prime. Que vous faut-il de plus ?
"Le Professionnel" est un film emblématique de la carrière de Jean-Paul Belmondo et représentatif du polar français de cette période. Réalisé par Georges Lautner, ce long-métrage reste un divertissement hautement efficace, à la fois spectaculaire et mélancolique.
La grande force du film réside dans son scénario habile pour ce classique oscillant entre policier, action et drame ponctué de quelques savoureuses répliques. Le tout est bien filmé et bénéficie d'un bon rythme, grâce à la mise en scène nerveuse de Georges Lautner qui orchestre un spectacle sans temps mort. Au-delà du simple film d'action, l'intrigue tisse une critique acerbe des magouilles politiques et de la raison d'État, donnant une vraie profondeur à la quête de vengeance de son héros.
Bien évidemment, le film est indissociable de la performance monumentale de Jean-Paul Belmondo. Il campe avec un charisme insolent un Joss Beaumont tour à tour invincible, drôle et tragique. C'est le "Bébel" que l'on aime, virevoltant et bagarreur, mais qui sait aussi laisser transparaître une blessure intime qui le rend profondément attachant. Face à lui, une galerie de seconds rôles impeccables, dominée par un Robert Hossein d'une froideur implacable, lui offre une opposition de grande qualité.
Comment enfin ne pas évoquer la partition mythique d'Ennio Morricone ? Le thème "Chi Mai", utilisé avec une intelligence rare, n'est pas un simple accompagnement : il est l'âme du film. Il confère à cette histoire de vengeance une dimension élégiaque et bouleversante, transformant un excellent polar en un drame inoubliable, notamment lors d'un final d'une tristesse iconique.
Pour toutes ces raisons, "Le Professionnel" est bien plus qu'un simple film d'action. C'est un classique populaire parfaitement maîtrisé, un grand moment de cinéma qui se revoit toujours avec le même plaisir.
Un film rondement mené et joué à merveille par tous les acteurs, par contre le sang est vraiment mal fait, il ressemble à de la confiture de fraise ...
Un grand classique, terriblement efficace, servi par une interprétation impeccable malgré quelques longueurs au début et fausses notes liées à un racisme évitable, avec évidemment une scène de fin légendaire et une musique fabuleuse.
Si vous voulez faire un film sérieux sur feu la Françafrique vous ne prenez pas Lautner comme metteur en scène ni Audiard comme dialoguiste. Pourtant ces gens-là ne sont pas des idiots et le dialogue entre Belmondo et le président africain qui précède la mort de ce dernier est un réel moment de vérité. Le reste du temps c'est la guignolade belmondesque habituelle avec galipettes, courses de bagnoles, bagarres, patins mouillés, fesses à l'air, ministres irresponsables, etc... N'ayant pas de chien, la pub Royal Canin ne m'avait laissé aucun souvenir. La musique de Morricone est vraiment de très haute tenue et ce n'est pas la première fois qu'elle sauve un film de Belmondo de la médiocrité et de l'oubli. Bon oui d'accord j'ai regardé. J'aime bien le personnage Bébel, sa gouaille et sa décontraction. Lautner sait filmer et a quelques bonnes idées. Le duel Belmondo Hossein au révolver ne déparerait pas un Sergio Leone et la présence du livreur au bouquet de fleurs est amusante. Va pour trois et demi.