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Gablivildo62
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4,5
Publiée le 11 août 2026
« Le Professionnel » est un film policier et d'action réalisé par Georges Lautner en 1981 avec Jean-Paul Belmondo (Joss Beaumont), Robert Hossein (commissaire Rouen) et Michel Beaune (capitaine Valéra) dans les rôles principaux ainsi que Jean-Louis Richard (le colonel Martin), Jean Desailly (le ministre), Bernard-Pierre Donnadieu (l'inspecteur auxiliaire Fargesainsi) dans les seconds rôles et Michel Audiard pour les dialogues. À la fois satire politique et polar d'action, « Le Professionnel » se veut une critique acerbe des mécanismes du pouvoir politique et des services secrets. L'affrontement entre Beaumont et Rosen génère le suspense et le rythme du film. « Le Professionnel » est aussi remarquable par son final et par sa musique « Chi Mai », mélodie poignante, composée par Ennio Morricone. Ce thème musical confère au film une dimension émotionnelle et mythique. « Le Professionnel » est une réussite pour le trio Lautner, Belmondo, Audiard : véritable succès populaire, plus de 5 millions d'entrées en salle.
Le chant du cygne de Bébel, le dernier grand concert de la plus flamboyante rockstar du cinéma français. En 1981, un homme rentre d'Afrique pour honorer un contrat que son propre pays a déchiré dans son dos. Joss ne réclame rien, il tient juste parole. Chez lui le professionnalisme tient lieu de morale, presque de foi, dernière chose intacte chez un homme à qui on a tout pris. De tous les personnages, c'est finalement le plus obéissant. Derrière lui, un appareil d'État commandite une opération puis abandonne son homme dès que les intérêts basculent. L'ami vend, la hiérarchie efface, le pouvoir arbitre. Le film décrit ainsi cette ère trouble, sur les écrans quelques mois après l'alternance de 1981, et il en épouse le vocabulaire au lieu de le mettre à distance, prologue africain compris, dont les stéréotypes restent frappants 40 ans plus tard. Lautner tenait là un sujet immense et s'est arrêté au divertissement charmant, soucieux de n'égratigner personne.
Le scénario est né dans le chaos et ça se voit. Personnages taillés à la serpe, intrigue qui s'effrite dès qu'on appuie dessus, Audiard qui semble avoir tiré le frein à main. Et pourtant la mécanique tient, parce que le film joue l'annonce. Beaumont prévient, puis exécute, une sorte de Conor McGregor de 1981. On sait déjà ce qui arrivera, reste à savoir par quel chemin. Nous sommes dans le western, le duel est fixé d'avance, tout le plaisir loge dans l'attente, et Lautner importe la grammaire de Leone dans les ministères et les parkings parisiens jusqu'à transformer la bureaucratie française en Far West. Le film hésite longtemps sur le registre qu'il veut tenir. C'est là qu'Ennio Morricone l'emporte, comme souvent. Cette guitare, ce sifflement, ce chœur : une élégie déposée sur un film d'action, qui dit ce que le scénario n'ose pas formuler : Beaumont est déjà mort en revenant. Que le thème ait été exhumé d'un film de 1971 achève de le bouleverser : un deuil de seconde main posé sur un flic condamné d'avance, et l'une des plus belles partitions du cinéma français. Reste que Lautner s'y accroche comme à une bouée. Chi Mai revient sur les trois quarts du film, alors qu'il est écrit pour un sommet d'émotion. À force d'être partout, il finit par ne plus rien soulever.
Jean-Paul Belmondo est à un carrefour de sa vie d'acteur. Après des années de surenchère burlesque et de culte de la cascade, il tente le retour au grave. Il fait encore du Bébel, il cogne, il en fait trop, mais sous le masque affleure une mélancolie physique qu'on ne lui connaît nulle part ailleurs. Taiseux, la peau brûlée, l'œil triste, Beaumont sourit mais ne rit pas. Le charme est devenu une armure, et cette armure grince. À 48 ans, l'acteur et le personnage ont fini par se confondre, deux hommes fatigués arrivés au même virage, qui cherchent la même sortie douce. Toute la grandeur du film tient dans ces deux noms, Belmondo et Morricone, le reste flotte.
Vu au cinéma avec mon père qui aimait les films d'action. J'avais aimé l'histoire de l'homme seul contre tous, son charme (c'est Belmondo) et son désintéressement chevaleresque. Le personnage du commissaire Rosen joué par Robert Hossein m'avait aussi fait forte impression. Les dialogues de Michel Audiard percutent bien. Et la musique d'Ennio Moricone est inoubliable, suscitant une sorte d'obsession comparable à celle du héros pour sa mission.
C’est le premier film de Jean-Paul Belmondo que je regarde. À 36 ans, il était temps. Alors oui, le film a un peu vieilli, surtout certaines scènes de bagarre qui paraissent aujourd’hui assez datées. Mais malgré ça, quel plaisir de voir Belmondo distribuer des châtaignes avec son charisme légendaire et balancer ses punchlines de macho solitaire avec autant de naturel. La course-poursuite en voiture est excellente et reste un vrai moment fort du film. Quant à la musique, elle est évidemment mythique, même si j’ai parfois eu l’impression qu’elle ne collait pas totalement à certaines scènes. Au final, ça reste un classique incontournable, porté avant tout par l’aura immense de Belmondo.
Le Professionnel est à la fois l’un des classiques et l’un des meilleurs avec le grand Jean-Paul Belmondo. Ce film fait partie du patrimoine cinématographique français avec sa bande son signé Enio Moricone
Un agent des services secrets, lâché, revient en France pour se venger en achevant la mission qu'on lui avait confiée. Un Belmondo efficace, avec une bonne intrigue et des seconds rôles solides. J'avais beaucoup aimé à sa sortie au cinéma dans ma jeunesse et j'aime tout autant le revoir lors de ses passages à la TV malgré ses quelques défauts. Le clou est la superbe musique d'Ennio Morricone avec Chi Mai.
Avec « Le Professionnel » l’acteur Jean-Paul Belmondo tient l’un de ses rôles les plus mémorables grâce autant à la prestance qu’il dégage à l’écran qu’à la mise en scène sèche et hyper efficace de Georges Lautner sans oublier un scénario bien écrit au suspense savamment dosé avec évidemment son final mémorable. Un film également indissociable de son thème musical composé par Ennio Morricone devenu culte par la suite pour une œuvre au succès colossal.
Un film culte qui mélange action, suspense et émotion. Belmondo est impeccable dans ce rôle de justicier solitaire, et la musique de Morricone sublime chaque scène. Malgré quelques passages datés, l’ensemble reste captivant et marquant.
Si vous n'aimez pas Belmondo, ou plutôt Bébel, passez votre chemin ! Les bobos ne jurent que par le tandem Godard-Bebel, mais si il n'y a avait eu que ce type de films, Belmondo serait oublié depuis 1961. "Le professionnel" reste le film le plus populaire de l'acteur. Sa présence est captivante, l'action et l'humour sont omniprésents, les comédiens sont excellents et la musique est inoubliable ! Un merveilleux souvenir de 1981.
Le Professionnel est une claque gaullienne déguisée en film d’action, où Bébel fume, flingue et balance des punchlines comme un James Bond franchouillard revenu de tout, surtout de la République. Lautner orchestre ce thriller comme une tragédie camouflée : derrière la légèreté, il y a la trahison d’État, la solitude du soldat sacrifié, et la France qui vend ses hommes comme elle planque ses secrets. La musique de Morricone n’accompagne pas l’action — elle la pleure, elle la sculpte en mythe. Et quand Josselin Beaumont tombe, ce n’est pas un héros qui meurt : c’est l’illusion d’un pays qui tenait ses promesses.