Les Tontons flingueurs
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Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2025
Si Georges Lautner, auteur grand public à succès, ne fut jamais apprécié par la critique, " les tontons flingueurs" (1963) est aujourd'hui reconnu comme un film culte et toujours projeté, de temps à autre, dans les salles spécialisées.

Sorte de film noir aux traits humoristiques ( les dialogues argotiques et fleuris de Michel Audiard sont depuis passés dans le langage commun), il est soutenu par un casting de premier ordre ( Lino Ventura, Bernard Blier, Francis Blanche...).

Le scénario est adapté d'un roman d'Albert Simonin. Au nom d'une amitié ancienne, un truand chevronné demande sur son lit de mort à un ami de s'occuper de sa fille et prendre la succession de ses affaires. Mais des anciens associés ne l'entendent pas ainsi.

Filmé presque exclusivement en intérieur, on peut saluer la mise en scène et la photo en noir et blanc très réussies.

Certes la première partie est sans doute ( selon moi) bien plus maîtrisée que la seconde ( c'est là que les ruptures de rythme et l'essoufflement du scénario se font sentir), mais la bonne humeur qui se dégage de la vision de " les tontons flingueurs" est telle qu'on ne boudera surtout pas son plaisir.
 Stallworth
Stallworth

6 abonnés 144 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2025
Je m'attendais à passer un très bon moment en allant voir ce classique et je n'ai pas été déçu !
Un superbe film où se mêlent une intrigue légère à savoir dompter la fougueuse Patricia, et une plus sérieuse : assurer la domination de Fernand pour succéder au Mexicain, chacune comportant son lot de traits d'humour, toujours bien sentis, et toujours bien placés de sorte qu'on n'est jamais dans l'excès. On retiendra en particulier la scène de la cuisine comme l'un des moments iconiques du film, et même du cinéma français.
Et que dire des acteurs, tous très bon dans leur rôle, avec un Lino Ventura au top pour mener la danse. Et mention spéciale pour les acteurs jouant le fiancé de Patricia et Pascal que j'ai aussi beaucoup apprécié.
Le signe du M
Le signe du M

5 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2024
Vieux film en noir et blanc certe, mais il a très bien vieillit. Les dialogues d'Audiard sont formidables, tout comme les acteurs. Ce film est un petit bonbon qui fait toujours plaisir à voir.
Adrien89
Adrien89

1 abonné 36 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2024
Comédie culte de gangsters. Les répliques sont croustillantes et les acteurs mémorables.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2024
On l’a peut-être oublié car sans doute pas assez dit, « Les tontons flingueurs » film culte s’il en est de Georges Lautner sorti sur les écrans en 1963 et adapté de « Grisbi or not grisbi » roman d’Albert Simonin paru en 1955, est le troisième film tiré d’une trilogie policière elle-même culte. Albert Simonin démarre sa carrière d’auteurs de romans policiers truffés de dialogues argotiques de sa composition avec « Touchez-pas au grisbi » paru en 1953 lui aussi adapté pour l’écran par Jacques Becker avec Jean Gabin dans le rôle récurrent de Max le Menteur. L'acteur profite de l’occasion pour remonter sur son trône de patron du cinéma français et ne plus jamais en redescendre. En 1961, Le même Gabin remet le couvert avec « Le cave se rebiffe » encore une fois, inspiré de la même trilogie simonienne. Deux ans plus tard Georges Lautner parachève l’affaire avec « Les tontons flingueurs » où Lino Ventura succède à Jean Gabin. Si « Touchez-pas au grisbi » respectait fidèlement l’intrigue et l’esprit du roman, les deux films suivants s’en détournent assez largement avec l’assentiment d’Albert Simonin à chaque fois impliqué dans l’adaptation pour livrer des comédies plutôt sarcastiques faisant la part belle aux bons mots et aux répliques vachardes. « Les tontons flingueurs » fait aujourd’hui l’objet d’un véritable culte par-delà les générations en raison des répliques écrites par Michel Audiard particulièrement en verve avec comme point d’orgue la célébrissime scène dite de la « cuisine » où Lino Ventura, Bernard Blier, Jean Lefèvre, Francis Blanche et Robert Dalban s’arsouillent avec un breuvage de provenance douteuse qui emmène tout ce petit monde en bordure des rizières d’Indochine juste avant la déroute de Dien Bien Phu. Autant dire que le film est devenu quasiment « intouchable ». Pourtant à la « revoyure », il faut bien admettre qu’en dépit de nombreuses et incontestables qualités comiques, « Les tontons » supporte un peu moins bien le passage des décennies que ses deux prédécesseurs indémodables que sont « Touchez-pas au grisbi » et « Le cave se rebiffe ». C’est en comparaison avec ce dernier réalisé par le trop sous-estimé Gilles Grangier que les petites faiblesses des « Tontons flingueurs » se font jour. « Touchez-pas au grisbi », on l’a dit plus respectueux de l’aspect noir du roman est un remarquable film à la dimension tragique brossant le portrait de deux truands sur le déclin unis par une amitié indéfectible. Qu’est-ce qui cloche donc dans le film phare de Georges Lautner ? Sûrement pas les acteurs qui chacun livre une prestation remarquable, rodés qu’ils sont pour la plupart à jacter le "Audiard". Peut-être faut-il chercher du côté de l’intrigue qui un peu flemmarde mise trop sur le running gag et le bon mot au risque de tomber dans la répétition en raison d’une dramaturgie tenant sur une feuille de papier à cigarette. Chaque nouvelle vision du film nous amène à constater que l’on n’a rien retenu de celle-ci, préférant attendre un peu distrait la venue de chaque scène ou réplique culte. Le constat sera encore plus flagrant quand un an plus tard Lautner réunira à nouveau la même équipe dans « Les barbouzes » qui n’ayant pas en son sein les mêmes scènes drolatiques tourne un peu en rond. Faiblesse narrative qui n’affecte en rien « Le cave se rebiffe » parfaitement huilé et cohérent d’un bout à l’autre, chaque scène préparant judicieusement celle qui suit faisant ainsi monter la sève comique d’un film en tout point remarquable. Mais ne soyons pas trop durs, ces « Tontons flingueurs » sorte de garnements avec leurs pistolets silencieux inoffensifs ressemblant à des enfants dans la cour de récréation sont tout de même très fréquentables. Il faut ne pas oublier de leur ajouter Paul Meurisse le fameux « Monocle » toujours distingué venant fait une très courte apparition.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 11 juillet 2024
À tout miser sur les dialogues de Michel Audiard, on en perd l'intérêt du spectateur qui n'y serait pas sensible. Force est de reconnaître que les répliques, pour certaines, font mouche, prêtent à rire, sonnent bien. Mais une fois ce parlé argotique dépassé, on aimerait que le récit prenne le dessus, que la mise en scène fasse quelque chose.

C'est verbeux, ça joue sur l'interprétation virile des vedettes de l'époque, en tentant de parodier le film noir, mais ça s'enfonce surtout dans des portraits de personnages déjà-vu: le patriarche bourru, l'intello fragile, le second bébête…
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2025
Lorsque l’on évoque Les Tontons flingueurs, il est difficile de ne pas penser à ses répliques ciselées, à ses personnages hauts en couleur et à son humour qui fait mouche à chaque scène. Réalisé par Georges Lautner, sublimé par les dialogues inégalés de Michel Audiard, ce film est une œuvre majeure du cinéma français, alliant comédie et film noir avec une maestria rare. Cependant, tout chef-d'œuvre, même culte, a ses légers bémols.

Georges Lautner s’illustre ici par une réalisation précise, qui exploite au mieux les codes du film noir tout en les détournant avec intelligence. Chaque plan est pensé pour renforcer la dynamique narrative, tantôt en jouant sur le suspense, tantôt sur un humour absurde et irrésistible. L’élégance de la mise en scène se marie parfaitement à l’atmosphère des années 1960, offrant au spectateur une plongée immersive dans un monde de truands où l’argot est roi.

Les dialogues de Michel Audiard sont incontestablement le cœur battant du film. Ciselés comme des bijoux, ces échanges regorgent de répliques qui frappent par leur pertinence et leur humour. Le langage, truculent et poétique, est une véritable prouesse qui donne à chaque personnage une voix unique. Audiard parvient à capturer l’essence des interactions humaines, même dans des situations rocambolesques. Ce qui impressionne, c’est la capacité des dialogues à transcender l’époque du film et à rester intemporels.

Lino Ventura incarne Fernand Naudin avec une subtilité remarquable, mêlant rudesse et noblesse. Il est le pivot autour duquel gravitent des personnages tout aussi mémorables. Bernard Blier, en Raoul Volfoni, est hilarant de lâcheté bravache, tandis que Francis Blanche excelle en notaire pince-sans-rire. Chaque acteur apporte sa pierre à l’édifice, contribuant à une alchimie parfaite entre les membres du casting. Les personnages secondaires, bien que parfois un peu caricaturaux, enrichissent l’univers du film en y ajoutant des touches d’excentricité et d’humour.

Si certaines comédies souffrent de moments inégaux, Les Tontons flingueurs se distingue par une régularité dans l’écriture et la mise en scène. La scène de la cuisine, où les personnages dégustent un alcool clandestin tout en se livrant à des échanges absurdes, est un sommet d’humour et de non-sens maîtrisé. Ce moment emblématique, à la fois hilarant et parfaitement joué, résume l’esprit du film : un mélange de comédie et de sincérité brute, porté par des dialogues inégalables.

La bande originale de Michel Magne joue un rôle subtil mais crucial. Déclinée dans plusieurs styles, elle accompagne chaque scène avec une justesse qui renforce l’atmosphère du film. Qu’il s’agisse de moments de tension ou de comédie, la musique sert toujours l’action, sans jamais voler la vedette à ce qui se déroule à l’écran.

Tout grand film comporte ses failles, et Les Tontons flingueurs ne fait pas exception. Le rythme peut parfois sembler légèrement irrégulier, notamment dans certaines scènes de transition où l’action s’essouffle un peu. De plus, quelques personnages secondaires manquent de développement, ce qui aurait pu enrichir encore davantage l’histoire. Ces détails, bien que perceptibles, n’ôtent rien à l’impact global de l’œuvre.

L’une des forces majeures du film réside dans sa capacité à jouer sur plusieurs tableaux. Il parodie le film noir tout en rendant hommage à ses codes, maniant la dérision sans jamais sombrer dans le pastiche gratuit. Cette subtilité, rare dans le cinéma, confère au film une profondeur insoupçonnée. Les thèmes abordés, tels que la loyauté, la filiation ou encore le choc des générations, résonnent encore aujourd’hui, faisant de Les Tontons flingueurs une œuvre universelle.

Les Tontons flingueurs est bien plus qu’une simple comédie : c’est une exploration décalée mais sincère des relations humaines, portée par des dialogues mémorables et un casting de légende. Malgré quelques imperfections, le film reste un joyau du cinéma français, un mélange d’intelligence, d’humour et de nostalgie qui touche toutes les générations. Une œuvre à voir et revoir, pour savourer à chaque visionnage les multiples nuances de ce cocktail explosif.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2024
"Les tontons flingueurs", c'est sans aucun doute le film emblématique des parodies de séries noires, notamment celles de Lautner. Pararadoxalement, il le doit moins au metteur enscène lui-même qu'aux textes fameux d'Audiard et à leurs interprètes. Les sentences et autres aphorismes populaires d'Audiard trouvent ici un écho d'autant plus favorable que Bernard Blier et Lino Ventura savent les pratiquer comme personne et font un récital en truands rivaux.
Le sujet n'est pas en soi d'un intérêt majeur, le scénario n'apparaissant ni ingénieux ni autre chose qu'un prétexte. Ventura, truand reconverti "dans l'honnête" se retrouve exécuteur testamentaire d'un ancien comparse et tuteur de la fille de ce dernier.
Un des ressorts de la comédie tient au décalage entre les activités délictueuses des protagonistes et la perspective qu'ils en ont. En clair, Fernand Naudin-Ventura se comporte désormais en père de famille modèle et en gérant de sociétes (en fait tripots et bordels...) avec le sentiment du bon droit et du travail consciencieux. Ces façons de paradoxes constituent l'essentiel de la parodie.
Quelques séquences d'anthologie et les apparitions de Blier (le célèbre Raoul Volfoni) dynamisent une mise en scène un peu terne.
Nicolas Métrich
Nicolas Métrich

41 abonnés 738 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2026
Une bonne comédie policière du même genre que le film " Du mou dans la gâchette " .
Un bon scénario , une bonne histoire .
De l' action et du comique , qui fait beaucoup rigoler .
Mais hélas , il y a aussi des des longueurs et des lenteurs , parfois on s'ennuie un peu .

Il y a des moments amusants dans le film , avec des scènes comiques , trés drôle .
Des moments , où il y a aussi des scènes d' action , donc il y a quand même beaucoup de moments , où on ne s'ennuie pas .

Mais hélas , il y a aussi des moments mou , avec des lenteurs , des longueurs , sans scènes d' action, ni de scènes comique , des moments ennuyant .

Tandis que le film " Du mou dans la gâchette " , ne fait pas beaucoup rigoler , mais fait beaucoup sourire, et est trés agréable à regarder , sans aucune longueur , ni aucune lenteur , on ne s' ennuie pas .

J' ai une légère préférence pour le film " Du mou dans la gâchette " , auquel je met la note de 3 étoiles et demi , tandis que le film " Les tontons flingueurs " , je met la note de 3 étoiles .
fifigizmo
fifigizmo

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2024
je connais une polonaise qui en boit au petit dejeuner.....happy birthday to you...que cest bon,tout ca.
Jean Baptiste
Jean Baptiste

3 abonnés 137 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2023
Là on parle de chef d'oeuvre, de mastodonte du cinéma français signé Georges Lautner.
Ventura, Blier, Lefebvre, etc... Les dialogues inoubliables.
Ce genre de films qu'on n'aura plus du tout malheureusement.
Nana Dupont
Nana Dupont

2 abonnés 65 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2023
Répliques et acteurs cultes, TOUT y est. Reste que le scénario est tout de même un peu faible. A voir pour la nostalgie
pascal piacentini
pascal piacentini

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2023
Pur chef d'œuvre intemporel. Dialogue, musique, personnage. Que du bonheur avec ces répliques cultes qui font parti de notre patrimoine.
Biertan64
Biertan64

65 abonnés 1 483 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2023
Un classique du cinéma français, parodie des polars américains, qu'il faut avoir vu une fois dans sa vie pour son casting de vedettes de l'époque mais surtout pour les dialogues en argot écrits par Audiard, et qui se sont transformés avec le temps en répliques cultes.
Touche pas au grisbi!
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2023
Savoureuse parodie de film noir, adaptée d’un roman d’Albert Simonin, Grisbi or not Grisbi. Adaptation scénaristique effectuée par l’écrivain lui-même, avec Michel Audiard aux dialogues. Et quels dialogues… Humour, argot, répliques qui claquent. C’est un festival génial de bons mots et de formules devenues cultes. « Un bourre-pif ! Mais il est complètement malade ce mec ! Aux quatre coins de Paris qu’on va l’retrouver, par petits bouts, façon puzzle. Moi, quand on m’en fait trop, j’correctionne plus, j’dynamite, j’disperse, j’ventile ! » L’art d’Audiard à son apogée, servi par une bande d’acteurs dont le joyeux cabotinage est absolument jouissif. Alors, certes, ce n’est pas un grand film de cinéma : l’intrigue est inégale et décousue ; la réalisation pas toujours très fine. Mais c’est l’une des comédies policières les plus réjouissantes qui soient. Avec l’une des scènes de beuverie les plus drôles qui soient. En plus des textes et de l’interprétation, on s’amuse des quelques notes de musique qui accompagnent les bourre-pifs dont est victime le personnage de Bernard Blier, du bruit des coups de feu assourdis (pout’, pout’), du rythme fou-fou de l’ensemble et du caméo de Paul Meurisse à la fin (clin d’œil à la série de films Le Monocle, du même Lautner).
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