981 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
67 critiques spectateurs
5
20 critiques
4
19 critiques
3
18 critiques
2
7 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Eowyn Cwper
166 abonnés
2 041 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 19 janvier 2020
Ce n’est pas tous les jours qu’on peut voir un film linguistique ! Nell se base sur l’idioglossie, ce qui n’est pas, contrairement aux apparences, l’étude de la langue des idiots, mais le phénomène consistant à créer (souvent spontanément) une langue pour soi ou un petit groupe tels des jumeaux. Elle est peut-être plus transparente sous son autre nom : la cryptophasie. Ou pas.
Nell, c’est donc aussi la personne qui idioglosse, à savoir Jodie Foster, qui tient ici un de ses rôles préférés. Les cas d’enfants sauvages ne sont plus très neufs au cinéma depuis longtemps, mais on tente d’élever son personnage au même rang d’exception que celui de L’Enfant sauvage de Truffaut ; l’actrice a d’ailleurs lu les mêmes livres qui l’ont inspiré, en version originale française parce que pourquoi pas.
On n’a en tout cas jamais assez d’une surdouée pour jouer une (prétendue) déficiente mentale, car la seule performance de la Rainwoman d’Apted aurait pu gâcher entièrement la tentative de lui donner sa propre langue. Ce n’est pas à la portée de tout le monde de baragouiner. Heureusement, & de façon un peu inattendue, personne dans la production ne semblait du genre à considérer qu’une langue fictive ne valait pas la peine d’être soignée sous prétexte que personne ne la comprendrait.
Pour nous initier à ce synopsis qui a des airs bien barbants pour tout le monde sauf moi, la caméra fait la navette entre les belles montagnes de Caroline du Nord & la civilisation en une alternance qui serait magnifiquement mise en valeur s’il ne semblait pas un peu trop aisé de déplacer deux personnages (un homme & une femme, hein, ça se voit venir) en-dehors de leur vie professionnelle jusque dans les montagnes de Nell, quoique Neeson arrivera à maintenir un brouillard surréel de gentillesse malgré l’exploration presque trop profonde de ce trait énorme dont on l’affuble. On ne peut pas être aussi élogieux pour Natasha Richardson dont la prestation est juste passable, quoiqu’on peut mentionner à sa défense la responsabilité qu’elle a hélas de ridiculiser la science & la psychologie dans la cristallisation qui est faite du cliché psychorigide affilié à sa profession.
Fortement reposée sur Foster afin de la laisser mener la danse, l’œuvre est bizarrement hypodramatique – ce dont je ne me plains pas, car si c’est monotone dans l’idée, c’est aussi d’une linéarité confortable qui ne se dispense pas pour autant de décorer le déroulé de la dose de méchanceté & d’injustice qui va bien. Cependant, il aurait fallu en faire plus afin d’offrir une catharsis digne de ce nom.
Pas excellemment équilibré autour de ses points très forts, l’opus d’Apted n’en génère pas moins une histoire respectueuse d’une marginalité souvent mise en boîte, sachant en outre transformer ses détails en petites pointes d’empathie, signes qu’Egg Pictures ne met pas tous ses œufs dans le même pas niais.
Perdues au beau milieu des forêts de Caroline du Nord, vivent reclus une vieille femme et sa fille. Après le décès de sa mère, Nell va devoir apprendre à vivre avec le monde extérieur alors même qu’elle a été élevée à l’écart de la société et dans la crainte des hommes…
Adapté de la pièce de théâtre "Idioglossia" de Mark Handley, le film a quelques similitudes avec L'Enfant Sauvage (1970) de François Truffaut spoiler: (la rencontre entre l’enfant et le docteur, où ce dernier va tenter de prouver au monde scientifique qu’il n’est pas attardé et qu’il peut être civilisé) , mais la comparaison s’arrête là.
Le réalisateur britannique Michael Apted (Gorilles dans la brume - 1988) réalise un très beau drame, touchant et sincère (bien que prévisible par moment). On ne peut qu’être bluffé par la brillante performance de Jodie Foster (Les Accusés - 1989), une prestation qui lui vaudra d'ailleurs d'être nommée aux Oscars dans la catégorie Meilleure actrice.
Jodie Foster (qui est aussi coproductrice) illumine le film de sa présence. Elle incarne une âme innocente et pure qui tranche radicalement avec la société dans laquelle évolue l’ensemble des autres protagonistes, notamment Liam Neeson & Natasha Richardson spoiler: (qui incarnent tous deux des médecins diamétralement opposés, le premier est persuadé qu’elle est capable de recouvrer la parole et qu’elle est saine d’esprit tandis que le deuxième est psychologue et opterait pour un internement psychiatrique afin de l’étudier) .
Nell (1995) vous envoûte du début à la fin, à la fois profond et empli de tendresse, il est difficile de ne pas y adhérer.
C’est le film d’un éveil. Il est évident que c’est plus beau quand elle apprend à découvrir les hommes dans la nature où elle fait corps avec elle. C’est joliment filmé et on ne pouvait échapper au problème de la « découverte » totalement inhérente à cet fait divers unique. Je reproche un peu le côté savant avec la compréhension du langage obscur qui réunit forcément deux êtres qui se ressemblent
Une histoire d’enfant sauvage qui enfonce des portes ouvertes et ne surprend jamais. Malgré son côté balisé je n’ai pas passé un mauvais moment grâce à des acteurs talentueux et une belle mise en valeur de la nature.
Un joli film , sur un sujet intéressant , l'enfant sauvage qui devra affronter la société qu'il ne connait pas .Ici une jeune fille vit seule dans une cabane dans la forêt après le décès de sa mère. Le film est parfois un peu simpliste, naïf et basique . Mais le film doit beaucoup à la magnifique interprétation de Jodie Foster , qui tient un rôle magistral, pas très connu en France. Une sacrée performance de jouer cette petite sauvageonne, dans des expressions variées , diverses et complexes.
Mettant en valeur de beaux paysages naturels et porté par une Jodie Foster inspirée le récit souffre de son lourd didactisme renforcé par des clichés narratifs et des dialogues moralistes vantant avec pertinence mais sans subtilité la pureté de la vie sauvage et l'aspect colonialiste de ceux qui imposent leur vérité à autrui. De louables velléités pour une réalisation empesée.
Jodie Foster, dans un rôle très casse-gueule, est brillante et émouvante dans la peau d'une jeune femme qui n'a jamais connu la "Civilisation", le couple formé Liam Neeson et la regrettée Natasha Richardson fonctionne parfaitement (le contraire aurait été vraiment étonnant !!!) et les paysages de Caroline du Nord dans lesquels se déroule l'action sont magnifiques. Si (on a presque envie de dire inévitablement !!!) l'ensemble tombe dans quelques conventions hollywoodiennes du point de vue scénaristique dans la dernière demi-heure, les qualités citées ci-dessus ainsi qu'une réalisation qui fait la part belle à l'humanisme et à la sobriété font que ce film réussit parfois à aller droit au cœur.
Une belle histoire en ce que l'amour s'établit à la base sans qu'une bonne communication verbale soit nécessaire. Jodie Foster y interprète avec talent un de ses meilleurs rôles.
Selon mes lointains souvenirs, c'est un film assez sympathique, tourné sur une dimension dramatique, avec des problèmes d'attribution de la jeune femme élevée en autarcie à différents services de l'état. C'était assez bien, mais ce film manquait un peu de sensations.
un très beau drame dans lequel Jodie Foster est remarquable! au début, elle m'agaçait un peu, et puis très vite on s'attache à elle...la fin est très émouvante et très belle!!
11,5 / 20 Écoutez , pour moi « Nell » est une horrible déception . J'ai accroché immédiatement pour la beauté des images , mais le rythme n'apporte rien de captivant malgré de magnifiques paysages . Jodie foster est convaincante , Liam neeson est convainquant également mais sans plus . Je trouve les environnements poétiques avec de beaux plans et une mise en scène écologique . L'histoire est toute sympathique mais très longue , pas un seul rebondissement , les péripéties sont absentes , et je ne trouve rien d'émouvant .. bien que la photographie étincelante et les personnages intéressants le film reste assez fade avec des dialogues niais et un scénario peu prenant ( des longueurs dérangeantes ) . Pour ma part , le film est amplement regardable , instructif , miroitant et éclairant mais mis a part le contexte et l'entourage du film je ne retiens rien . Un début prometteur mais une suite longue et plate qui détruit l'ensemble du scénario . Natasha Richardson est de loin la plus impliquée dans l'histoire bien que je trouve Jodie foster nettement supérieure mais dans ce film ci son rôle est légèrement lassant sur la dernière partie bien qu'il s'agit de la nature logique du personnage . Je reste donc perplexe sachant que je voulais le voir depuis un bout de temps , une classification assez haute pour un film qui ce trouve être au final sans surprise ! Regardable , correct mais vraiment trop mou ! Je ne cache pas d'ailleurs que je me suis bien ennuyé. La fin reste très jolie , j'ai même beaucoup aimé cette fin .. mais globalement je suis très déçu . Le film ressemble étrangement à un documentaire télévision ( pas un mauvais point ) mais c'est vrai que c'est assez flagrant . C'est plus de l'aventure d'un drame a mon gout même si le film prend une tournure plus sérieuse .