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Luuuuuuuuc
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3,0
Publiée le 4 avril 2026
"I never kick a dead horse, Lady."
Après les succès des classiques Bonny and Clyde et Little Big Man, le 10ème long métrage d'Arthur Penn propose une éblouissante galerie de portraits dans une petite partie du Montana où le fleuve Missouri tient un rôle de premier plan où se rencontrent éleveurs (John McLiam), voleurs de chevaux (Jack Nicholson, Randy Quaid, Harry Dean Stanton) et un régulateur (Marlon Brando) dans un western qui emprunte beaucoup plus aux codes du Nouvel Hollywood naissant qu'à ceux d'un genre déjà bousculé par le réalisateur.
Ainsi, le jeu des interprètes, les dialogues et les situations font-ils penser à la Nouvelle Vague française et au Réalisme italien, la direction d'acteurices s'avérant réduite, pour le meilleur (Jack Nicholson, Kathleen Lloyd) et pour le pire (Marlon Brando, en totale roue libre, tantôt fabuleux, tantôt insupportable cabotin, qui inspira sans aucun doute le jeu de Johnny Depp dans la saga Pirates des Caraïbes).
L'ensemble n'est au final pas dénué d'humour, parfois burlesque, mais manque terriblement d'emphase et sombre finalement dans un scénario décousu et sans beaucoup d'intérêt.
Film baroque un peu décousu mais avec des scènes particulièrement savoureuses. Le personnage magnifiquement interprété par Marlon Brando, chasseur de primes à la fois maniéré et impitoyable est absolument excellent et il vaut l’intérêt pour le film a lui tout seul. Du sexe débridé tellement rare aussi dans ce type de film ajoute un peu de légèreté au propos même si personnellement j'ai trouvé beaucoup de second degré dans les scènes violentes, un film précurseur des ambiances à la Tarantino.
comment ne pas être scotché entre deux monstres sacrés du cinéma dans un western violent et original. Marlon Brando, qui comme toute attente, me surprend avec sa manière d'aborder ses personnages, et Jack Nicholson, son talent n'est plus a démontrer.
Le film semble écartelé entre deux volontés : celle de faire du western « moderne » et celle de mettre en face et en scène les deux monstres sacrés que sont Jack Nicholson et Marlon Brando. La première est clairement loupée : voulant s’affranchir d’un vrai scénario, l’intrigue est inintéressante ; voulant s’éloigner d’une structure narrative classique, le film manque de construction, et les scènes semblent posées là par hasard ; refusant une esthétique traditionnelle, il en est, un comble pour un western, presque laid ; enfin, son coté « libération des mœurs » (l’attitude de la femme) manque de subtilité et de crédibilité. Quant à la seconde, elle permettra quand même de garder un mémoire les accoutrements et attitudes de Marlon Brando, auquel il faut reconnaître un charisme hors du commun. C’est bien peu, et bien décevant pour un cinéaste qui avait à maintes reprises fait preuve d’un autre calibre.
Un western qui a un peu vieillit : une histoire de bandits, voleurs de chevaux, mais sédentaires et qui fréquente pourtant la famille d’un grand éleveur de la région. Bien sûr un de ses voleurs, le beau Jack Nicholson tombera amoureux de la belle héritière. Mais le film vaut surtout pour la confrontation exceptionnelle de Marlon Brandon et Jack Nicholson, deux géants du cinéma américain. Et il faut reconnaitre que Marlon Brandon nous livre un de ses meilleurs rôles, avec la composition de pasteur -juge- chasseur de primes, à moitié allumé, bien barré. Un rôle parfait pour lui, il nous embarque complément et retrouve la folie du colonel Kurtz dans « Apocalypse Now ». De jolies scènes de montagne, des paysages, et des chevaux sauvages. La scène finale d’affrontement entre les deux héros est d’anthologie , Nicholson et Brando rivalisant de folie meurtrière.
L'affiche était prometteuse, la première scène fabuleuse dans sa cruauté inattendue également, pourtant globalement c'est la déception qui domine. Quand on voit arriver Brando on se demande ce qu'on est en train de regarder ? Un cabotin sur son cheval qui une fois descendu se met à pérorer comme un comme sur les planches d'un théâtre. Et s'il n’y avait que ça, le film souffre d'un énorme problème de suivi narratif sans maîtrise du temps. Ajoutons que les personnages sont vraiment insuffisamment écrits. Pourtant tout n'est pas à jeter, Nicholson est bon même si on l'a connu meilleur Kathleen Lloyd illumine le film de son joli minois (quel dommage qu'elle n'est, jamais fait carrière au cinémas, de plus son personnage est intéressant (quoiqu'à la limite de l'anachronisme ?). La photo est très belle. Mais ça reste bien moyen tout ça !
Un western désabusé avec un duo remarquable au casting. Certes ces acteurs sont à la hauteur mais ils ne sauvent pas un film long et lent de sa torpeur, les dialogues et la réalisation perdent un peu le spectateur dans les meandres d une intrigue pas tellement prenante.
Quelques années après "Little Big Man", Arthur Penn dynamite à nouveau le western en soignant l'étude psychologique des personnages, tournant le dos au manichéisme du genre. On est ici davantage en présence d'hommes et de femmes qui font ce qu'ils peuvent pour survivre dans un monde où l'ordre et la loi n'ont pas cours. Les dialogues sont également à l'unisson, notamment entre Tom et Jane, cette dernière n'hésitant pas à parler de sexe sans détour à l'homme qu'elle désire. Cette liberté de ton rend le film particulièrement attachant et le face à face entre les deux monstres que sont Brando et Nicholson passe finalement au second plan, le cinéaste n'étant pas adepte de la confrontation de testostérone. A noter que le casting est de haute volée puisque Harry Dean Stanton, Randy Quaid et Frederic Forrest jouent les comparses de Nicholson.
Merci Arte de nous faire découvrir de vieux films (oui, 50 ans, ça commence à faire vieux...) méconnus, surtout lorsqu'ils tournent autour d'un duel au sommet entre Marlon Brando et Jack Nicholson. Un western inhabituel et imprévisible, peut-être un peu trop tarabiscoté mais prenant.
Je pense en regardant ce film que Nicholson aurait tout à fait pu jouer ce rôle de fou illuminé. Il en a déjà joué pas mal. Le film est intriguant et assez prenant même si le début est très long à démarrer. Il n’y a pas vraiment de confrontation entre les deux car ils jouent leur partition chacun de leur côté mais la dernière partie est excellente. On arrête de jouer et on agit. C’est la force du film. Les rapides du Missouri sont terribles dans leur derniers retranchements !!
Western peu courant. Marlon Brando en personnage décalé est excellent. Nicholson fait lui aussi le job. Plutot bien, malgré quelques petites longueurs.
Que c'est long et plat .... 30 mns de moins auraient été bienvenues ! La faute à une romance désuète et ridicule, surgie de nulle part, ainsi qu'à plusieurs scènes d'amusement traitées de façon enfantine, l'ensemble de ces scènes cassant le rythme et éliminant d'office toute possibilité de tension dans le film. Cependant les acteurs jouent correctement et la musique est sympa ; mention spéciale à Marlon Brando dans un rôle totalement inattendu qu'on aurait bien vu jouer par Jack Nicholson. Un film à oublier.quand même.
Drôle de film, Missouri Breaks. Bien que n' étant pas vraiment fan de western, je me suis dit " Bon , c'est Arthur Penn... Il y a Marlon et Jack aussi, on sait à peu près où on met les pieds. Et , rien à dire, le travail est bien fait, tout y est. Nouvel Hollywood à plein régime, héros déboîtés , critique sociale , violence servie crue ... Un modèle du genre, avec des bouffées d'Easy Rider et une photo aussi chaude qu'un 15 août à Woodstock ( C.f l'affiche, allergiques au jaune passez votre chemin). Mais il y a Marlon, et là... Les miracles commencent ! On ne saura probablement jamais qui de lui ou de Penn a véritablement dessiné les contours de ce fou de Lee Clayton ( Brando dans le film ), maispeu importe ... "Régulateur" de son état, et payé par un riche propriétaire terrien pour faire le ménage, Clayton c'est le type qui vous descend tranquillement un malfrat à 500m tout en susurrant des chansons d'amour à son cheval. Un gars un peu spécial, qui pique des glaçons dans les cercueils pour soigner ses rages de dents, et aime bien se déguiser en grand-mère pour accomplir ses basses oeuvres. Un genre de Terminator qui serait abonné à Vogue. Comment Brando arrive t' il à faire tenir debout cet excentrique pervers, dément, ridicule, grandiose, froid comme un serpent et délicat comme une fillette ? C 'est un mystère... Mais il y arrive ! Chacune de ses mimiques, chacun de ses défauts d'élocution est si outré et pourtant si étrangement juste , que la notion même de surjeu en est tout à coup pulvérisée. Sa composition explose le film, et le porte plus haut et plus loin que prévu. Echec commercial et critique à sa sortie, un peu passé à la trappe et injustement sous estimé, The Missouri Breaks est un western définitivement atypique. Eminemment intéressant par la manière dont il confronte, juxtapose et imbrique une démarche esthétique et intellectuelle contextualisée à ce qui tient du génie purement individuel.
Un western qui ne vaut que pour ses magnifiques paysages tellement on s’y ennuie de bout en bout. Plus on avance dans le film et plus il semble devenir involontairement parodique, Jack Nicholson et Marlon Brando surjouent en permanence.