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Un visiteur
4,0
Publiée le 11 novembre 2006
cest une sorte de thriller intelligent, qui na dintelligent que la non-violence des protagonistes et les effets de style du réalisateur Hanecke. Le problème est quun thriller sans véritable suspense, sans torpeur du spectateur, sans surprise autre que larrivée dune nouvelle et énième cassette ça reste vide de sens. Quand en plus de cela le réalisateur Hanecke gonfle le spectateur avec ses plans fixes à rallonge frisant lanecdotique ce pseudo-thriller fait tâche vis-à-vis de ses pairs. Que de clichés xénophobes sur le climat politique ambiant de lannée 2005 et de laprès 11 septembre. Je nai pas apprécié les flashs informatifs sur la situation en Irak parce quen termes cinématographiques cest du domaine du rajout de sensations, de sentiments. Ces flashs sont mis au montage pour donner un angle au film. Or langle du film, sil y en a un, cest la déchirure progressive dun couple sous les coups de butoir dun harcèlement. Lintrigue est tirée à quatre épingles entre oppression, drame, suspense et géopolitique sans quaucun de ces dits penchants ne soient abouties (explication détaillée sur mon blog « Fredhorizons : critiques de film »). La vraie force dHanecke est sa mise en scène froide, animale, prospectrice, inquisiteur, culpabilisante. Ses cadrages au couteau. Hormis ses 4-5 longs plans séquence Hanecke mérite son prix de la mise en scène au festival de Cannes tant elle est singulière et puissante. Si Hanecke a peut être eu la prétention dinventer un style, quil sache quil ne fera pas « école » avec ses longs plans fixes. Ce film a quand même une sacrée ambiance
Désarroi, surprise, fascination se sont succédé en moi : les fameux plans fixes dont on a tant parlé ! Dabord : Haneke se paie-t-il notre tête ? Puis : énervement. Puis : est-ce Haneke qui filme ou le corbeau ? Dautres visions me traversent : la pelouse et les buissons de « Blow up », le ciel et les maisons de « Batalla en el cielo ». Et lidée que tout cela nest pas gratuit, est tout sauf du mépris du spectateur. Nous étions moins impatients, jadis. Le doute apparaît : si ces plans sont tournés par linconnu... Nous cherchons les indices, comme Georges doit le faire. Et devenons enquêteurs. Si nous faisions le total des minutes consacrées à ces plans fixes ? Ils occupent une faible minorité du temps. Je comprends lagacement de certains spectateurs et ne conseillerai donc pas de voir ce film sans sy être préparé. Mais il fait réfléchir sur la notion de culpabilité, car il sagit ici dune faute bien réelle, pas dune culpabilité diffuse comme trop souvent. Georges cherche à la minimiser, mais elle a détruit une existence. Lenfant du couple le ressent, le malaise est palpable. Parlons des acteurs : jeu fantastique de vérité, scènes pouvant être du vécu à lintérieur du couple, personnages de Majid, sobre, bouleversant, et de son fils (Walid Afkir, très beau rôle). Lhistoire personnelle rejoint la grande histoire. Haneke est autrichien et son pays na pas encore « digéré » la période très sombre après lAnschluss. Il a adapté « La pianiste », uvre de sa compatriote Jelinek, et cela nest pas par hasard. Lanecdote de Podalydes à propos du chien (très drôle) se passe un 17 octobre, comme le massacre des Algériens de Paris ordonné par Papon en 61. Cela na rien et en même temps beaucoup à voir avec la faute personnelle de Georges (on le découvre dans le film). Il y a de multiples strates sous la scène-choc. On pense au terrorisme. On est mis en face de ses peurs même fantasmatiques. Un film utile et qui mérite un effort sur limpatience éprouvée au début.
bon film, du moins jusqu'à ce que j'arrive au générique, sans avoir compris, si qqu'un a la clé de l'énigme je suis preneuse, ce film a fait l'objet d'éloges fabuleux, moi je pensais mettre le max d'étoiles, mais franchement je suis restée sur ma faim, et j'attends toujours la réponse à ma question, qui, et pourquoi .??
Et si "Caché" était un film malhonnête ? L'écrivain Raymond Carver avait coutume de rudoyer les élèves qui, en atelier d'écriture, pratiquait dans leurs écrits, la rétention d'information. "Malhonnête, travers de paresseux", disait-il. La paresse. Parce qu'il est plus compliqué de boucler une intrigue comme un coffre-fort, de créer une chaîne inoxydable de causes et d'effets que de laisser les choses dans l'ombre, sans s'en soucier. "Manipulateur". Parce qu'il est très aisé de mener le spectateur par le bout du nez. C'est pour cela qu'il est venu. J'ajouterais, concernant Haneke, l'intellectualisme. Parce se moquer des ressorts de l'intrigue, faussement prétendre que le problème est ailleurs, au-delà des petites bassesses narratives, c'est classe et bien noté sur la petite échelle de la bonne critique. Tout dire, c'est vulgaire. Ne rien dire, c'est comme souffler au dessus d'un pot de chambre. Haneke prétend donc atteindre autre chose, derrière ce paravent narratif : un animateur d'émission littéraire reçoit d'étranges cassettes (de sa maison - comme si une sorte d'oeil géant les épiait), et des dessins anonymes morbides. Point de salut. Point de lumière ! Sa caméra salit tout, noircit tout. Intellectualise tout. Où est donc la chair ? Auteuil et Binoche, campe le non jeu, comme deux pantins plantés sur des rails. Tout est faux, gris, saturé de malaise. Tout est propos. Bien sur, le film laisse la possibilité d'une grille de lecture. Le problème principal, c'est qu'à défaut de faire du cinéma, Haneke semble filmer un essai et qu'on a l'impression d'en feuilleter les pages sans même convaincu. Il aurait sans doute mieux qu'il l'écrive.
Un authentique foutage de gueule. Surtout ne vous fiez pas à ce ratage pour juger Haneke qui a réalisé Funny Games qui lui mérite 5 étoiles. Dans Caché, la très bonne idée de base du film (les cassettes vidéos) n'est qu'un simple plagiat de "the lost highway" de Lynch, mais sans son apport fantastique et sa terreur. Seul Auteuil, Duval et le vieil algérien sont convaincants en tant qu'acteurs, les autres jouent faux au possible, ce qui se remarque d'autant plus dans le cadre de la réalisation sobre et toujours interessante d'Haneke. Hormis une scène choc, le film est ennuyeux et n'apportera aucune réponse à l'égnigme. De plus, il y a de quoi être las de l'éternel couche sociale traitée ici : les petits bourgeois, à croire que la majorité des films francais prennent cette couche de la population dont il n'y a plus rien à dire. Le scénario est minimal, et à vrai dire, à l'instart d'une majorité de scénarios, ne part pas d'une réalité crédible mais d'un petit monde nombriliste émanant de la seule imagination, avec un léger message sur la question algérienne. On est à des lustres d'un monde complet comme décrit par exemple dans "Violence des échanges en milieu tempéré". Un film a éviter à tout prix !!! Et si on vous force à le voir, faites vous payer très très cher.
Ayant un point de départ identique à celui de "Lost Highway", "Caché" se révèle ensuite être un thriller assez dérangeant, ce qui en ravira certains. L'interprétation est de qualité, et les plans sont maîtrisés, même si certaines scènes sont parfois un peu longues. L'atmosphère est également particulière, ce qui permet de conférer énormément de violence au moindre élément. La fin, assez ouverte, est selon moi réussie, malgré son manque relatif d'explication.
Un budget de 8,5 millions d'euros, pour ça ? Mais qui peux me dire où cet argent est parti ?, dans les salaires de Daniel Auteil et Juliette Binoche qu'il a fallu payer un maximum pour qu'ils acceptent de jouer dans ce film, tellement il était nul ? Une oeuvre narcissique et d'autosatisfaction. Une production réduite à 3 caméras DV, une intrigue aussi prenante qu'un documentaire animalier, et un alibi (et quel alibi !), déterrer de vieux démons liés à la décolonisation, traité de manière complaisante, pseudo intellectuelle et cynique. Réalisé par un intello déconnecté des réalités, pour des bobos ayant soif de vérités clichées et de réflexions "profondes". A fuir, donc.
Très bon film où suspens et psychologie se mêlent en permanence. Auteuil est égal à lui-m^me, c'est à dire excellent et Juliette Binoche resplendit tout en évoluant vers le tragique tout au long du film. Peu importe l'explication qu'on donne à la fin ce n'est pas cela qui est important ; se trouver fasse à son passé et essayer de comprendre pourquoi il revient ainsi nous met sous pression tout au long du film.
Quelle histoire ! après les gesticulations de caméras des frères Dardenne, nous voici avec la caméra endormie de Haneke. Si on supprimait les plans fixes et inutiles du film, on pourrait le réduire au tiers ! J'ai éprouvé un malaise à voir ce film, les dialogues frolent parfois l'impro. La mise en scène poussive, embrouillée dans des détails ininterresants ne nous apportent rien. Les plans interminables, ajoutés aux longs plans séquences, alourdissent le film inutilement. Quant à l'intrigue, elle veut faire référence à trop de choses et à trop d'évenements et n'apporte aucune réponse. Auteuil et Binoche s'enlisent dans des situations bavardes ou muettes, leur jeu m'a semblé complètement faux. Bref je suis resté jusqu'à la fin, mais je me suis fait violence !
On avait pas revu Michael Haneke depuis Le Temps du Loup, film qui n'avait pas vraiment marché. Aujourd'hui, il revient avec un film très fidèle à lui même : Caché. Prix de la mise en scène au dernier festival de Cannes, cet ovni raconte l'histoire de Georges, un homme que l'on harcèle en lui envoyant des cassettes vidéos personnelles de lui. Vu comme ça, le scénario pourrait faire penser à un polar sans prétention vu et revu. Mais quand c'est Michael Haneke qui s'en charge, rien n'est pareil. Rien n'est pareil parce que par ses plans séquences, Michael Haneke retranscrit le réalisme et le cinéma mystérieux. Une sorte de David Lynch avec son style à lui. Car Michael Haneke a un style inimitable. Mais ça ne fonctionne pas toujours, et même si Caché possède une intrigue et une morale psychologique, il manque de réponses et d'indices. On en retiendra le côté mystérieux mais aussi le côté inachevé. Le film manque de réponses, et c'est le seul reproche que l'on peut faire à Caché, film propre à Michael Haneke.
Excellent... quel film... quelle interprétation... Cette ambiance si glacée dans les relations, l'angoisse, le poid du passé, le mensonge... Magnifique!
"Caché" est pour moi ce que j'appelle le film parfait. Excellence de l'interprétation, mise en scène exemplaire, sujet prenant et surtout le fait que l'on se refasse le film bien après sa vision. Le film a remporté à juste titre le Prix de la Mise en scène au Festival de Cannes en 2005. Les plans de Michael Haneke marquent notre mémoire d'une trace indélébile telle les taches de sang sur les dessins du film. Haneke fait participer le spectateur, devenant lui-meme voyeur et la vision en plans fixes du domicile des personnages principaux est notre vision. "Caché" est un film sur la culpabilité et sur un homme qui refuse de faire face à ses responsabilités. Culpabilité pouvant non seulement marquée sa propre existence mais également celle d'autrui et d'une autre génération, un mensonge pouvant devenir une véritable gangrène. Le réalisateur est aussi à l'aide dans le suspense (j'ai souvent pensé à Clouzot ou Hitchcock) que dans le drame et on sent l'homme étudiant ses contemporains et leurs travers. Daniel Auteuil et Juliette Binoche sont parfaits (comme d'habitude). Auteuil excelle dans ce role où on le sent au fil de l'histoire lutter contre ses démons et qui voit ses blessures d'enfance se réouvrir, sa culpabilité le ronger. On se sent vraiment impliqués dans cette histoire peu banale mais néanmoins plausible. Maurice Bénichou est très émouvant et possède LA scène devenant l'élément modificateur de la trame et qui ne laisse pas le spectateur indifférent. Haneke réalise un film passionant, prenant le spectateur aux tripes sans le lacher durant deux heures mais qui en plus s'amuse à nous triturer les boyaux et les méninges. Sublime.
Un scénario d'une rare intelligence et particulièrement intéressant. Le spectateur est scotché du début à la fin même si celle-ci s'avère relativement décevante comparée à des attentes inespérées. Une intrigue particulièrement d'actualité et qui vous prend aux tripes.
Gros coup de poing dans l'estomac, "Caché" est sans doute le film de cette année qui porte le mieux son titre. Partant d'une histoire mystérieuse qui rappelle le point de départ du "Lost Highway" de David Lynch, Haneke ose réaliser un film totalement métaphorique qui n'apportera donc aucune réponse rationnelle à ceux qui ne chercheront pas à aller au-delà de ce qui nous est montré. Car le cinéaste autrichien nous envoie dans la figure tout un pan peu glorieux de notre histoire nationale, une guerre que l'on oublie encore un peu trop souvent de traiter dans les programmes d'histoire. L'auteur établit un parallèle très intéressant entre l'histoire personnelle du personnage principal et la grande Histoire. Ainsi, il est question de responsabilité personnelle mais aussi collective. Cette caméra n'est finalement rien d'autre que le reflet de la mauvaise conscience du personnage principal. Le tout est filmé de manière clinique par un Haneke qui privilégie le plan séquence afin de mieux faire ressentir le malaise, ce qui est renforcé par l'absence de musique. Evidemment, ceux qui cherchent à trouver un coupable cherchent toujours puisque ce n'est pas l'intérêt du film. Il faut plonger plus profondément dans les blessures nationales pour comprendre le salutaire message du cinéaste. Ceux qui ne feront pas cet effort d'analyse risquent de s'ennuyer ferme, tandis que les autres seront émerveillés devant tant de finesse et d'intelligence dans le propos.
Film vide et ennuyeux où de longs plans séquences peinent à tenir une intrigue qui tient sur un bout de papier. Michael Haneke a réalisé une catastrophe qui force le sommeil et ne tiendra éveillé que les morts-vivants...