Solaris
Note moyenne
2,3
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283 critiques spectateurs

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Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2020
Je l'avais commencé il y a une bonne quinzaine d'années sans aller au bout, miné aussi bien par la fatigue que l'ennui, sans jamais le reprendre. Deuxième tentative en 2020, moins raté sans être réussi pour autant. N'ayant pas vu l'adaptation d'Andreï Tarkovski (honte à moi, je sais), je me garderais de faire des comparaisons hasardeuses. N'empêche, le début se montre très intrigant, nous plongeant assez vite au cœur de l'intrigue (et de l'espace), laissant espérer un voyage singulier, marquant. Pour le singulier, on peut y trouver son compte, je serais nettement plus dubitatif sur le marquant. Il y a quand même un aspect qui plaide clairement en faveur de « Solaris » : son esthétique. Que ce soit les plans spatiaux, le vaisseau, la photographie superbement ouatée ou même la manière de filmer, notamment les acteurs : Steven Soderbergh a vraiment fait du très beau boulot, la bande-originale, aérienne, complètement adaptée au propos, faisant également bonne impression. Le problème, c'est qu'une heure et demie lorsqu'on n'a pas grand-chose à raconter, c'est quand même long. Vous aurez noté que je n'ai pas écrit « rien à dire ». Il y a quand même une réflexion sur l'existence, l'amour, la mort, la mémoire, ne pouvant laisser indifférent à travers cette histoire de clone extraterrestre. De plus, intégrer au fur et à mesure des spoiler: flashbacks (dont certains assez touchants)
pour nous éclairer sur la vie personnelle du héros est une assez belle idée, même s'ils semblent aussi là pour compenser le manque de densité du récit. Cela apparaît parfois vain, voire légèrement prétentieux, Soderbergh semblant avoir beaucoup de questions mais peu de réponses, le rythme assez lent accentuant cette impression. Donc oui, difficile d'être totalement insensible à cette passion légèrement morbide, surtout lorsqu'elle est interprétée par un George Clooney remarquable, dont on comprend totalement la fascination pour la sublime Natascha McElhone, merveilleusement mise en valeur par le réalisateur. N'empêche, celle-ci aurait dû être beaucoup plus forte, notamment par les interrogations qu'elle soulève, non sans quelques gros loupés (le personnage de Snow : je ne sais pas très bien ce qu'a essayé de faire l'ami Steven, mais ce personnage bizarre et « cool » ne s'intègre juste pas du tout à cet univers assez froid), jouant, certes, habilement de l'ellipse, sans convaincre réellement. Reste cette fin, dont j'avoue ne pas savoir quoi penser. Certes, elle est ambiguë et soulève, là encore, des réflexions intéressantes. Mais donne aussi l'impression de vouloir offrir un spoiler: « happy end » (avec vraiment pleins de guillemets)
pas forcément indispensable et surtout pas très logique. Curieuse expérience, pas inintéressante, sans être réellement concluante.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 janvier 2025
Steven Soderbergh choisit une approche minimaliste et introspective pour son drame de science-fiction "Solaris". L'histoire suit le Dr Chris Kelvin, interprété par George Clooney, envoyé en mission sur une station spatiale orbitant autour de la mystérieuse planète Solaris. Il y découvre que l’équipage est hanté par des manifestations physiques de leurs souvenirs, notamment celui de sa défunte épouse. L’approche manque cependant d’intensité, et bien que le film explore des thèmes profonds tels que le deuil et la mémoire, il peine à insuffler une véritable tension dramatique.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 février 2020
Trente ans après, Steven Soderbergh réalise un remake du "Solaris" de Tarkovski et signe une œuvre romanesque solaire et envoûtante qui affranchit la passion amoureuse des contraintes du temps et de l'espace.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2020
un film contemplatif qui éprouve la théorie selon laquelle plus on s'éloigne de chez soi, et plus on se rapproche de soi. Le voyage va donc confronter son héros George Clooney, avec ses souvenirs sous la forme de sa femme, Natascha Mc Elhone, magnifiquement photographié et filmé par Soderberg. Un film intimiste donc dans un écrin de science-fiction. Le film repose donc plus sur les sensations, bien aidé par une magnifique partition de Cliff Martinez et une belle photo (les passages sur terres sont aussi réussis), que sur un scénario vaporeux. D'autant plus que une fois les bases posées, l'histoire avance de moins en moins harmonieusement. Mais au moins, Soderbergh invite le spectateur à la reflexion et au questionnement sur ce qui fait l'être humain et ce qui le forge
Arnaud R
Arnaud R

99 abonnés 826 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2018
Réflexion de l'ordre métaphysique sur le deuil et sur la persistance du sentiment amoureux et tous les regrets qu'il peut induire, ce film de Soderbergh intrigue sans totalement convaincre par une narration un peu fouillis et très meditative.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mars 2016
Si je n'ai pas encore lu le roman éponyme de Stanislas Lem, j'ai pu visionner sa première adaptation cinématographique (très bonne) d'Andreï Tarkovski datant de 1972. Différente dans son approche et dans sa mise en scène, ce reboot ne possède malheureusement ni l'intensité, ni la subtilité du film soviétique. Si l'on peut saluer la résistance des producteurs (James Cameron et la 20th Century Fox) et du réalisateur/scénariste (Steven Soderbergh) face à un formatage de type "blockbuster/action", le résultat n'en demeure pas moins décevant et peu audacieux. L'atmosphère étouffante et chargée de mystère, si présente dans la version de Tarkovski, se fait beaucoup moins ressentir ici. C'est principalement la faute à une histoire longue à démarrer et régulièrement coupée par des flashbacks, cassant ainsi un rythme déjà relativement lent. Il manque clairement un souffle d'intelligence, de spiritualité et/ou de philosophie dans le scénario. Ce film de moyenne qualité ne vaut pas celui de Tarkovski que je vous recommande chaudement.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2021
Une proposition superbe, lancinante, hypnotique, intrigante, qui donne surtout envie de se plonger dans la version originale, réalisée par Tarkovski.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2025
Steven Soderbergh n'a pas vraiment de patte ou de style en particulier, chacun de ses films étant une réinvention de lui-même, une nouvelle expérience n'ayant, pour certaines, rien à voir avec les précédentes, ce qui rend sa filmographie si éclectique et ce pourquoi je l'admire énormément. Et même si on peut considérer ce film comme étant une seconde adaptation du roman éponyme de Stanisław Lem, passer après Andreï Tarkovski était tout de même un pari risqué, d'autant plus que le film de 1972 est considéré comme un classique. Enfin du moins par une certaine partie du public puisque, d'après Wikipedia, beaucoup de spectateurs de l'époque s'attendaient à un "film de science-fiction classique". C'est-à-dire autre chose qu'une sorte de film d'auteur hollywoodien sur une introspection. Parce-que oui, "Solaris", c'est un peu ça, c'est avant tout un voyage certes mais un voyage initiatique dans lequel le héros va explorer nombreuses de ses peurs et névroses et affronter son passé de manière assez brutale tout en abordant des questions philosophiques et métaphysiques. Pas tout à fait du "Aliens" du coup mais plus du "2001, l'odyssée de l'espace" dans l'idée ; comparaison pas si déconnante d'ailleurs puisque le premier film des années 70 était censée être la "réponse" russe au film de Stanley Kubrick. Eh oui, la Russie sait aussi faire du cinéma, il fallait bien le montrer ! Ainsi, le film de Tarkovski était particulièrement démonstratif dans sa mise-en-scène et son histoire étalée sur près de trois heures mais le réalisateur n'en avait pas pour autant perdu de vue son objectif principal : la psyché de ses personnages, développée en long, en large et en carré. Ici, la psyché est également particulièrement importante puisqu'elle bien-sûr au cœur du film mais je dirai qu'elle est un peu moins aboutie que dans les premier film. Enfin, elle en donne en tout cas l'impression. Car cette version américaine traite différemment son sujet, non pas que ce soit mieux ou non, mais c'est par exemple un peu plus frontal dans son approche. Non pas que l'ensemble soit moins subtil, je dirai que le film est peut-être plus accessible ; enfin partant du principe que Tarkovski délivre des œuvres beaucoup plus nébuleuses. Néanmoins, j'ai plus ressenti de poésie dans cette version. Notamment grâce au scénario mais surtout la mise en scène qui sublime chaque moment introspectif du personnage principal mais également de sa compagne. Car oui, la phrase "être ou ne pas être" n'a jamais été aussi vraie qu'ici. Par exemple, est-ce qu'une copie identique à l'originale avec les mêmes souvenirs peut-être considérée comme une même personne ? Question que nous avions déjà dans la première version bien-sûr mais ici poussée jusqu'au-boustiste. Concernant le casting, les prestations de George Clooney et Natascha McElhone sont tout simplement excellentes et viennent sublimer ce scénario ô combien complexe. Ainsi, si j'avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans cette version de "Solaris", je me suis ensuite assez vite laissé emporter pour n'en ressortir qu'à la toute fin, émerveillé par ce que je venais de voir.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mars 2020
Beaucoup de lenteur pour un film souvent ennuyeux. On retrouve pas la magie de l'original. Pourtant une réalisation soignée et assez classe. Mais la difficulté du scénario ne permet pas une bonne expression.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 553 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2026
Ce film SF de 2003 mise uniquement sur le mystère, il est cependant assez bien conçu et a quelques intérêts dans sa perspective qui va au-delà de l'humain. La fin est cependant compréhensible mais pas tellement cohérente comme proposant diverses issues.
Dawasta
Dawasta

77 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2011
Ici le psychologique l'emporte largement sur le coté SF. On est entre "2001" et "Sphere". Une sorte de "Shining" dans l'espace sans la violence. Un hommage à Kubrick de toute évidence. Esthétiquement c'est très soigné, chaque plan prend son temps et on reconnait bien le style de Soderbergh quand il raconte une rencontre mais malgré tout ce film reste très lent. Il n'est pas dénué d'intérêt pour autant, il faut juste savoir que c'est la relation humaine qui est au centre de l’histoire, et que le cadre spatial n'est que secondaire. Mention spéciale pour la musique qui contribue à cet effet anesthésiant et envoutant. (Pas mal)
Dom Domi
Dom Domi

54 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2020
Un film magique et hors temps. Entre paranormal et mystères psychologiques, on évolue dans des sphères où l'imaginaire s'impose et impose sa loi. La loi des rêves... Fabuleux. domi...
Auditore
Auditore

11 abonnés 261 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 février 2013
J'ai enchaîné "Solaris" juste après "Alien Nation" et je dois avouer que j'en suis arrivé à la même conclusion : ces deux films ne sont PAS des films de science-fiction !

Une fois la couleur annoncé, on se rends (très) vite compte que l'on regarde un film "dramatique" avec des acteurs qui jouent le rôle de personnages aussi charismatiques qu'une huître de l'océan pacifique. Il y a des longueurs que les gens comparent très justement à "2001" (même si comparer une ferrari à une lada c'est pas très juste...) qui sont tout à fait inutile.

L'histoire est complètement décousue, ce qui amène le spectateur a essayer de "reconstruire" l'histoire avec le peu d'éléments qu'il a sous la main. De fait, nous sommes alors amenés à nous perdre dans notre remémoration des faits, ce qui fait croire à certains qu'ils ont vu un film de génie réalisé d'une main de maître (alors qu'au fond il ne s'agit que d'erreurs d'interprétation personnelles)...

Ce film est un remake, et vu les bonnes notes données à l'original, je ne vais pas hésiter à descendre celui-ci en flèche en le considérant comme un film raté. D'ailleurs, le réalisateur est Soderbergh, le même qui a fait l'ignoble "contagion". Dommage que la presse encense encore ce genre de navets ! Quand c'est nul, c'est nul !
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2010
Solaris continue de former un cas totalement à part dans la science-fiction. Tiré du très beau et étrange livre de Stanislaw Lem avait déjà eu une adaptation très personnelle, onirique et puissante d’Andrei Tarkovsky. Cette nouvelle adaptation au cinéma est deux fois plus courte et se focalise sur son personnage principal et sa relation avec sa femme décédée 10 ans plus tôt, une relation construite sur l’amour, la fascination et le remords. Les seconds rôles sont très peu présents, l’histoire n’existe qu’à travers quelques flash-back… C'est pas un mal, car le film est prenant et envoûtant quand il le souhaite. Clooney et Natascha McElhone sont un beau duo et pourtant tout ça ne suffit pas. Le hic ! Steven Soderbergh prouve que son talent est plutot faible au niveau de la SF, depuis il y a eu Sunshine de Danny Boyle.
CeeSnipes

327 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2014
Il a beau être un excellent réalisateur, peut-être le plus talentueux de son époque, Steven Soderbergh reste un professionnel de l’onanisme sur caméra. Full Frontal et Schizopolis en sont les grands exemples.

On aurait clairement dû attendre Solaris pour le consacrer comme le chef de file du genre, tant Steven Soderbergh se regarde filmer sur ce film. Heureusement, il est extrêmement doué et il parvient à rendre son histoire de culpabilité et de souvenir aussi logique et compréhensible qu’un film de Michael Bay. En effet, Solaris s’aventure souvent sur des sentiers très étranges, avec des sujets très forts qui demandaient un excellent acteur pour réussir à transmettre avec exactitude tous les états d’âme que traverse son personnage principal. Si Steven Soderbergh a permis à George Clooney de s’émanciper de son image télévisuelle avec Hors d’Atteinte, ce dernier lui rend bien la pareille avec son interprétation parfaite de Chris Kelvin. Autour de lui, on trouve deux excellents acteurs, Viola Davis et Jeremy Davies et quelques apparitions réjouissantes de visages connus. Mais ce sont les plans de Soderbergh, savamment construits et définitivement froids, qui font merveille, accompagnés d’une musique atmosphérique de Cliff Martinez, qui livre encore un score de grande qualité.

Solaris aurait pu être un nouveau chef d’œuvre de Soderbergh s’il n’était pas entravé par une sensation de manipulation un peu trop présente dans son œuvre depuis quelques films et qui fonctionne un peu moins bien.
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