Persona
Note moyenne
4,2
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135 critiques spectateurs

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GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2023
Dans ce film sorti en 1966, Ingmar Bergman offre une mise en scène étonnante et complètement révolutionnaire pour l’époque. C’est déroutant mais parfaitement innovant avec une magnifique photographie de l'île de Farö, au milieu de la mer Baltique (lieu récurrent dans les œuvres du cinéaste suédois). Sous la forme d’un huis clos dramatique, l’histoire expose la relation fusionnelle entre une infirmière (Bibi Andersson) et sa patiente (Liv Ullmann) plongée dans un profond mutisme. Cette rencontre destructrice parvient à transmettre des émotions sensorielles telles que l’attirance psychique et physique, le désir de maternité, etc.. Bref, une œuvre qui explore les abîmes de l’âme humaine avec une densité parfois assommante.
fooker95
fooker95

10 abonnés 86 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 janvier 2023
Il faut regarder ce film sans a priori quant au prétendu génie de Bergman, qui en a tout de même montré beaucoup dans Fanny et Alexandre. Malheureusement on est ici plus proche du Doutage de Milenie de Gouinaloue que du grand film. La proportion écrasante de plans fixes, la sophistication littéraire du texte qui est aussi lourde que peu vraisemblable, l'absence d'histoire, la bande son qui semble écrite par un gosse qui plagierait Boulez, les moments oppressants et absurdes insérés selon le délire narcissique de l'artiste entre guillemets, tout y est. Arnaque.
Raphaëlle Gr
Raphaëlle Gr

2 abonnés 57 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 septembre 2022
L'un des plus beaux films au monde : visuellement et dans l'exploration de la psyché. Le film s'ouvre et se ferme sur une projection cinématographique, symbole de ce qu'il propose : une réflexion fine sur la représentation et les rôles sociaux. De très beaux gros plans qui scrutent l'âme des formidables actrices Liv Ullman et Bibi Anderson, pour mieux les rapprocher et les confondre. Une merveille !
Aurélia R
Aurélia R

18 abonnés 80 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 août 2022
Suite à son internement psychiatrique, Bergman a une illumination créative, et Persona prend vie. Ce film d'une grande virtuosité est écrit avec les nerfs et le cœur ! Les deux actrices filmées aux plus près des visages sont d'une intensité saisissante. L'histoire est avant tout une relation fusionnelle, où une infirmière tente d'aider (ou de sauver) une actrice qui du jour au lendemain est devenue muette. Comment la relation entre ces deux femmes va t-elle évoluer ? Que vont-elles exprimer comme secrets ? Pour le découvrir, plongez dans le tourbillon Bergmanien.
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mai 2022
57 ans après peut on encore se passionner pour ce genre de cinéma extrêmement intellectuel, superbement filmé; très beau noir & blanc, mais d'une froideur telle qu'on ne se sent plus concernés! Les 2 comédiennes sont parfaites mais les dialogues sont tellement écrits, qu'elles en deviennent abstraites. Mise en scène volontairement distante, malgré ses gros plans insistants, envahissants, apparition d'une caméra filmant en toute fin du film, référence au "Mépris" de Godard"? Curieux objet cinéphilique!
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2021
Je précise tout de suite que je ne suis pas là pour analyser ce film, réalisé par Ingmar Bergman et sorti en 1966, tout simplement car cela a déjà été fait et je n'ai pas la prétention d'apporter une quelconque analyse scientifique, ou alors, ce serait de la branlette intellectuelle. Du réalisateur, j'ai déjà vu "Cris et chuchotements" (que j'avais d'ailleurs beaucoup aimé, bien plus que celui-ci), je sentais donc le trip intello et contemplatif venir, avec une certaine appréhension (on a toujours peur de passer pour un débile devant ce genre de film si on ne rentre pas dans le délire). Le film a en effet tout du film d'auteur cliché : c'est en noir et blanc, c'est lent, c'est contemplatif et il y a une femme qui regarde la pluie en fumant. Et je dois reconnaitre que je ne suis pas vraiment parvenu à complètement rentrer dans le film, dans cette histoire s'apparentant à une séance de psychanalyse vue de l'extérieur. Au début, je n'ai pas tellement compris où le film voulait en venir ou même aller, on suit ces deux femmes dont l'une ne parle pas et l'autre parle trop, c'est certes poétique mais ça va cinq minutes, surtout que je suis quelqu'un de très cartésien qui aime avoir rapidement des réponses. C'est donc en vitesse que je file lire des analyses (très branlettes intellectuelles avec de longues pages qui ne racontent, au final, pas grand-chose et qui ne cessent de vanter le génie du réalisateur) et c'est là que je tombe sur cette théorie de Jung sur laquelle le film s’appuierait. Je ne vais pas l'expliquer ici, vous trouverez des critiques qui en parlent en détail, mais en gros, on serait grosso-modo dans un délire schizophrénique, ce qui est plutôt intéressant ! Cela permet, dans un premier temps d'éclairer un peu l'intrigue et puis ça la rend aussi plus pertinente (on sort un peu du mélodrame classique quoi). Mais seulement, le problème, c'est que, si on ne connait pas cette théorie, on se tire un peu une balle dans le pied car le tout devient beaucoup moins accessible et plus flou. Mais bon, même en ayant cette théorie en tête, je ne peux pas dire que j'ai complètement adhéré au film non plus, c'est certes intéressant mais je ne vais pas vous cacher que je me suis un peu ennuyé sur la fin, trouvant tout ça, au bout d'un moment, plutôt longuet. Je reconnais cependant que le film n'a effectivement pas prit une ride, il reste par ailleurs toujours aujourd'hui une claque esthétique ; les plans, les ombres, les cadrages, tout est très travaillé ! Concernant les acteurs, nous retiendrons principalement Liv Ullmann et Bibi Andersson qui jouent très bien. "Persona" est donc un film qui ne reste effectivement pas mal dans l'ensemble mais, en revanche, je ne partage pas l'avis de la majorité le considérant comme un chef-d’œuvre du septième art.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2022
Persona c’est une théorie de Young qui consiste à sonder l’inconscient. Éminemment esthétique mais trop lent et trop compliqué pour moi. Mériterait peut-être une seconde vision. J’ai du mal avec les films nécessitant une notice d'emploi...

Je reste perplexe après la re-vision de ce film considéré comme un chef-d’œuvre du cinéma, tourné sur l’île de Fårö, lieu de prédilection du cinéaste. Un film très créatif au niveau des effets visuels et sonores, apparents dès le générique. Le scénario aborde de multiples thèmes, dont celui de l’incommunicabilité, du sexe, des pulsions maternelles, et d’une relation fusionnelle voire amoureuse à interprétations multiples… Eclairé par des scènes lumineuses (le verre brisé), il ne laisse pas indifférent.
Niels C.
Niels C.

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mars 2021
Mon premier Bergman

Quel rôle jouons nous dans notre cercle sociétal ? C'est la grande question de Persona, évidemment directement tiré de la persona de Jung. De cette question surgit l'opposition.

D'un coté Elizabet, femme tentant de se défaire de son rôle sociétal au travers d'un mutisme. Il est amusant alors de tracer un parallèle entre son rôle maternel qu'elle acquiert par défaut et auto pression et son métier d'actrice l'amenant à endosser des personnalités étrangères à son Moi. Qui est alors le plus faux ? La mère qui ne le voulait pas ou l'actrice qui reflète l'irréel ?

De l'autre coté, Alma opère comme la stricte opposée d'Elizabet, obéissant principalement à ses pulsions, l'amenant alors à rentrer en conflit avec sa volonté d'être une bonne épouse.
Et alors que la rencontre entre les deux femmes amènera Alma à confier ses pensées et ses souvenirs les plus intimes, on se retrouvera avec le constat suivant : malgré leurs oppositions, les deux personnages désireront ce que l'autre a ou a pu faire.

Et comme cette première couche de philo n'était pas suffisante, Bergman propose une analyse de la distribution du pouvoir dans les relations, au niveau inconscient, le mutisme d'Elizabet lui donnant du pouvoir sur Alma. Dans son excès de narcissisme, l'actrice aura besoin de la reconnaissance de l'infirmière qui a contrario aura besoin d'une confidente et d'une personne pour la juger.

Niveau mise en scène, tout est fait pour augmenter l'ambivalence des deux personnages. Alors que les relations entre les femmes se dégradent, les ombres deviennent plus contrastées, jusqu'à couvrir la moitié des visages.
Toujours dans cette idée de dualité, les scènes d'intérieur ne dévoileront que peu de mobilier et d'espace tandis que les extérieurs projetteront des lignes d'horizons infinies. La maison devient donc un lieu protégé où les histoires et confessions ne peuvent s'échapper mais également une prison physique où l'ennui se fait tour le temps sentir. De l'autre coté, la plage se transforme en une source de liberté, un échappatoire, mais aussi un espace de solitude.

Il serait vain d'épiloguer sur la réalisation virtuose de Bergman qui réinvente à chaque plan les codes et gimmicks du genre. De même, il serait inutile d'épiloguer sur les immenses prestations de Bibi Andersson et Liv Ullmann.

Chef d'oeuvre interdimensionnel
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2020
En 1h20, Bergman s'attache à explorer toutes les possibilités offertes par le jeu de miroirs qu'il instaure entre ses deux personnages féminins dans un film qui appelle de nombreuses interprétations psychanalytiques. La thématique du double, et de la dualité, est aussi l'occasion pour Bergman de signer l'un de ses films les plus inventifs formellement : on pense ainsi autant aux bricolages surréalistes de Bunuel qu'aux expérimentateurs français et italiens du début des années 60. Troublant et fascinant.
DanielOceanAndCo
DanielOceanAndCo

3 abonnés 384 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 octobre 2020
Le meilleur Bergman que j'ai vu, une oeuvre à la fois métaphysique et onirique emmennée par deux commédiennes absolument sublimes. On retrouve ici de nombreux thèmes chers à Bergman : le désir et l'introspection de soi entre autres. S'ajoute à cela une magnifique photo et une réalisation sobre et élégante et le plaisir du spectateurs est total.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 mai 2020
Bon, ça a beau être signé Ingmar Bergman, le film n'a pas été très galvanisant à mes yeux.
Malgré une courte durée (à peine 1h20), ce long-métrage m'a tout de même un peu ennuyé. La faute a un récit qui perd plus qu'il ne charme le spectateur. Alors que la thématique est extrêmement fascinante (et loin d'être éculée à l'époque de la sortie du film comme c'est le cas aujourd'hui), le dédoublement de personnalité et la schizophrénie, l'histoire avance peu et elle n'est pas marquée par beaucoup de péripétie. Par ailleurs, le film démarre par un prologue qui n'aura rien à voir avec le reste de l'intrigue.
Si les deux actrices (Bibi Andersson et Liv Ullmann) jouent plutôt bien, la personnalité et les comportement de leurs personnages ont tendance a laissé perplexe et je m'y suis peu attaché.
On peut tout de même noter et apprécier toute la recherche de mise en scène pour renforcer la sensation de dédoublement de personnalité. Il y a un vrai travail expérimental, qui, dans les années 60, est franchement révolutionnaire pour le 7ème art (avec les prémices des illusions psychédéliques).
Bref, il y a de quoi satisfaire les amateurs de films sur la folie et la schizophrénie et les férus du cinéaste suédois ; pour ma part, ça ne m'a que moyennement séduit.
Hugo C.
Hugo C.

9 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2020
Ce film d'Ingmar Bergman est une vraie réussite, au-delà de ses plans magnifiques et des jeux d'acteurs fabuleux, Bergman nous transporte dans cette histoire de deux ... femmes. Une qui est l'infirmière d'une grande actrice en hôpital psychiatrique, restée muette. L'infirmière se dévoue à l'actrice en lui racontant une soirée érotique qui la rendra enceinte, lui avouant comme a une amie qu'elle finira par avorter. Plus tard nous remarquerons que Elizabeth a eu un enfant non souhaité, déchirant sa photo en deux parties, comme les deux femmes qui n'en sont qu'une ? avec cette scène mythique répétée qui coupe les deux visages pour n'en donner qu'un.
La scène d'ouverture nous plonge encore plus dans l'intrigue avec ces morts-pasmorts qui hantent et vivent dans la tête d'Elizabeth ? Puis l'apparition de l'enfant regardant une pellicule, qui s'éteint à la fin du film... Bergman nous perd de manière réussie dans la tête d'une ou deux femmes, sur cette île, mêlant bruits de vague et paysages vastes (Martin Scorsese a du s'en inspiré pour Shutter Island) avec son travelling fantastique sur l'infirmière courant vers Elizabeth. Les deux femmes se ressemblent, s'opposent et se complètent, une calme toujours, muette à rendre fou et une autre bavarde, énervée de son silence.
Le réalisateur a aussi choisi de casser les codes du cinéma, en sortant du film à deux reprises, une où l'écran brûle et laisse place au blanc, blanc du film, blanc éblouissant, blanc bergmanien et une autre où une équipe de cinéma tourne vers le spectateur.
Un grand film signé Bergman qui restera un de ses plus grands.
Victor B
Victor B

2 abonnés 52 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 avril 2020
Entre rêve et réalité, on entre dans la psychologie des personnages qui relèvent des questions sur l'amour, l'avortement ou encore la maternité. Des images incroyables et un jeu d'acteurs remarquable. A voir de toute urgence.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2020
C’est très difficile de juger ce film : deux femmes se retrouvent à cohabiter ensemble, l’une est murée dans le silence depuis plusieurs jours, l’autre est son infirmière et, au contraire, profite de ce silence pour se confier à la première. La relation entre les deux femmes est troublante, cela soulève des interrogations sur leurs identités réelles, leurs intentions. L’approche est très moderne, notamment dans les images (l’écran qui se brise, la superposition des visages, la même scène vue deux fois pour avoir les deux points de vue). C’est complexe et à la fin on n’est pas sûrs d’avoir bien compris tout ce qui s’est passé. Les dialogues (qui sont plutôt des monologues) sont intéressants, parfois un peu trop opaques, on s’interroge. C’est un film qui ne laisse pas indifférent,on sent qu’on est sur un objet cinématographique particulier.
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 283 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2019
Grande intelligence dans la mise en scène. Film qui a inspiré et qui inspire encore. La couleur de l’œuvre en noir et blanc est très beau esthétiquement. Film qui interpelle et qui sublime la vie humaine. Classique d'un grand réalisateur de cinéma.
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